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Anne Lauvergeon,

remerciée par Sarkozy.


référence au féminin.com

Support Wikipedia Sarkozy a attendu la fin de son mandat pour se séparer de cette femme mise en place par François Mitterrand, sa dernière trace ainsi disparait. La stratégie Sarkozienne de posséder tous les leviers importants qui s'étend encore avec l'arrivée de ce Directeur général Luc Oursel en 2007 n°2 du groupe n'avait d'autre but que d'intégrer Areva dans le giron d'EDF sous la coupe d'Henri Proglio nommé fin 2009 PDG, et qui avait affirmé sa volonté d'être le chef de file de la filière nucléaire à l'exportation, la fin du mandat fin juin d'Anne Lauvergeon en fut l'occasion. Anne Lauvergeon et Henri Proglio s'étaient notamment opposés sur le traitement des déchets nucléaires, mais aussi lors de la vente des centrales nucléaires à Abou Dhabi. Son grand tord était son indépendance n'acceptant ni la gouvernance d'Henri Proglio et les exigences de Sarkozy. Autre critique, la perte d'un contrat de 20 milliards de dollars en décembre 2009 avec les Émirats Arabes Unis. Le consortium EDF et EDF Suez s'était fait battre par celui de la Compagnie Sud-coréenne publique Kepco qui a construit une vingtaine de centrales en Corée du Sud, maître d’œuvre de la centrale de Fukushima au Japon dont on connait maintenant la valeur industrielle de ce groupe. La fermeté d'Anne Laubergeon n'avait pas permis l'alignement du prix sur celui de Kepco moins cher dès lors que l'on voulait sacrifier à la sécurité. Mais ce que l'on oublie vite, c'est que maintenant les Japonais se tournent vers Areva pour résoudre leurs difficultés. Anne Lauvergeon retourne donc à son profit ce soit disant échec, donc au profit d'Areva sur le nucléaire civil. On voit ainsi que sur ce dossier elle avait entièrement raison, c'est donc une erreur stratégique que de l'évincer. L'espoir d'un «nucléaire low cost» s'est envolé le 11 mars au Japon, merci Anne Lauvergeon.

Le départ d'Anne Lauvergeon ouvre donc un boulevard à Henri Proglio d'autant que Luc Oursel n'a pas le poids d'Anne présidente du directoire du n°1 mondial du nucléaire depuis sa création en 2009, il devra faire ses preuves dans un climat qui ne lui est pas favorable. Il n'aurait pas vraiment convaincu dans la branche réacteurs, il se serait enlisé dans le chantier Finlandais.

Sarkozy qui préside le Conseil de politique nucléaire obtient ainsi la main par Henri Proglio sur le nucléaire civil, pour l’Élysée. Il n'était ni possible ni souhaitable de maintenir une bicéphalité à la tête de l'énergie Française. Les oppositions d'Anne Lauvergeon depuis des mois à Sarkozy et qui savait dire non, n'avait-elle pas  refusé un maroquin ministériel, les finances, en 2007, lui ont couté son poste en 2011, finalement elle aura tenu quatre ans . Son refus de l'époque était motivé pour sauver le démantèlement annoncé. En 2007-2008 le gouvernement envisageait de rapprocher Areva de Alstom dont le premier actionnaire était Bouygues à 30 %, c'était vendre le nucléaire au privé, invraisemblable si l'on se rapproche du référendum Italien. La marotte de Sarkozy démanteler ce qui existe pour façonner ensuite à sa main même si cela est contre productif, l'exemple de la police n'est plus à démontrer sur la sécurité. Areva aurait été partagée en deux d'un coté les réacteurs et de l'autre le combustible, solution qui en général  n'a pas la propriété de réduire les coûts, mais d'accroître les difficultés.

En fait ce n'était pas Luc Ourson mais Philippe Knoche en charge des réacteurs qui était le favori sous Lauvergeon. Il n'était pas question d'Oursel, il ne figurait même pas sur la liste présentée à l’Élysée en février par le comité de sélection. Comité qui était composé de Jean-Cyril Spinetta président du Conseil de surveillance d'Areva, de René Ricol commissaire général à l'investissement l'homme du grand emprunt qui avait impressionné Sarkozy, ainsi que de François David président de la Coface, Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur. Les préférences de ce Comité allaient à Jean Pierre Camadieu PDG  du groupe Rodhia du corps des Mines, à Fabrice Bregier DG d'Airbus et du corps des Mines, à Marwan Lahoud DG délégué à la stratégie et au markéting d'EADS, du corps de l'aéronautique, à Isabelle Kocher  ancienne du cabinet Jospin une tête, les Mines, Normale sup, DEA d'optique quantique, agrégée de physique PDG de la Lyonnaise des Eaux, mais Oursel n'y était pas.

Il apparait, par sa compétence d'ingénieur de Mines, ingénieur en chef du corps des Mimes, fils de militaire, membre du Directoire d'Areva, l'homme de la continuité, connaissant le nucléaire mais vraisemblablement comme un homme de paille à la main du patron d'EDF, n'ayant pas le talent politique d'Anne Lauvergeon ni le soutien de poids de Spinetta qui avait menacé de démissionner si Anne Lauvergeon n'était pas reconduite. Il devra procéder à l'ouverture du capital des Mines d'Areva et développer l'activité à l'export si chère à Henri Proglio. Il est évident que pour un tel poste les ingénieurs du corps des Mines sont tout indiqués l'école en est le réservoir après avoir fait l'X.

Déjà en 2010 Sarkozy qui ne cachait pas son désir de l'évincer, avait sauvé sa tête grâce à Spinetta.

Les réactions ont été importantes surtout à gauche, mais aussi par des UMP, et des centristes, qui ont signé une tribune de soutien à lire ici. Il était évident que Sarkozy n'en tiendrait pas compte, les divergences de politique nucléaire étaient trop fortes pour lui, cherchant la réduction des coûts, qui dans ce domaine n'est pas permise. Qu'importe, il ne sera plus aux commandes si malheureusement un grave problème survient par suite d'une politique de réduction des coûts si elle porte sur la sécurité.

Le Comité exécutif d'Areva était monté au créneau. Dix-sept de ses dix-neuf membres, sauf Oursel, ont adressé une lettre à Jean-Cyril Spinetta, en faveur de leur patronne. «Anne Lauvergeon est la seule personnalité de l'entreprise disposant des compétences et qualités requises pour conduire Areva dans les années à venir», écrivent-ils. François Hollande, affirme à son tour qu'un remplacement d'Anne Lauvergeon «serait un symbole fâcheux». Et puis c'est une double faute de sens et de méthode vendredi 17/06 à Strasbourg. L'erreur de méthode c'est d'improviser alors qu'il y avait une procédure de sélection, et de sens après Fukushima l'industrie nucléaire va connaître une mutation qui demande de la maîtrise. Pour les syndicats du comité de groupe Européen, «seule une personne connue et reconnue au niveau mondial, comme l'est la présidente d'Areva, pourra mener à bien ce nouveau défi que les événements imposent au groupe».

Pour Christian Bataille député socialiste du Nord, «c’est le fait du Prince, une nouvelle fois c’est le président de la république qui décide parce qu’une tête ne lui convient pas qu’il faut la changer». Réaction également le député socialiste Jean-Yves le Déaut. «Anne Lauvergeon a refusé à Nicolas Sarkozy d’être ministre et a voulu garder son indépendance, ça n’a pas plu à Nicolas Sarkozy, car il fonctionne en monarque absolu», ajoute ce spécialiste des questions scientifiques et technologiques au PS. Jean-Marie le Guen député PS de Paris, a tenu à souligner le «charisme» et le «prestige» de cette femme qui a refusé en son temps la main mise d'un groupe privé sur le nucléaire Français à savoir Bouygues. Christian Jacob président du grouper UMP à l'Assemblée, ce n'est pas un limogeage puisqu'elle est arrivée à la fin de son mandat. L’État actionnaire  privilégié la continuité puisque c'est le n°2 qui va prendre le relais. Pour lui, il est normal que sur le nucléaire l’État ait son mot à dire.

Ségolène Royal regrette le remplacement d'une femme «exceptionnelle», espérant que ce limogeage n'est pas dû à son indépendance. Les deux femmes se connaissent bien, elles ont travaillé ensemble à la présidence de la république.

Pour Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse à Berlin,  estime que le choix de Luc Oursel est celui de la continuité, «Madame Anne Lauvergeon à fait deux mandats, dix ans à la tête d'une entreprise c'était la fin de son mandat, le gouvernement a pris la décision de nommer à la tête de l'entreprise le numéro deux de l'entreprise, il y a donc de la continuité», le gouvernement qui est-ce ?

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