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La révolution Syrienne,

qui montre notre impuissance.

Support Wikipedia Combien faudra-t-il de morts et d'exilés pour que cesse ce carnage. Chaque jour, les informations nous montrent des Syriens massacrés fuyant leur pays pour la Turquie voisine. Des chars, des hélicoptères tirent sur ces révoltés de ce nouveau monde arabe qui en a assez de ce parti Baas issu d'un mouvement arabe socialiste fondé sur la dynastie Alaouite représentée par le président Bachar el-Assad depuis février 2000 successeur de son père Hafez el-Assad au pouvoir depuis trop longtemps. La majorité des Syriens sont sunnites, mais pour gouverner les Alaouites s'appuient sur les minorités chrétiennes et druzes. Nous n'avons jamais vu une telle horreur écrivait récemment  l'OMG Human Rights Watch. «Des tueries systématiques et des actes de torture par les forces de sécurité syriennes à Deraa depuis que les manifestations y ont commencé le 18 mars, indiquent fortement que ceux-ci peuvent être qualifiés de crimes contre l'Humanité».

Mais rien n'empêche les Syriens de descendre dans la rue. Finalement la répression nourrit leur révolte, les stimules

Les charniers Syriens

Les charniers découverts dans la ville de Daraa.

Les déserteurs de l'armée Syrienne.

L'armée Syrienne aurait prit le contrôle de la ville de Jisr al-Choughour où elle a menée une vaste opération qui a entraîné la fuite en Turquie de milliers d'habitants. De violents heurts dans cette ville de 50.000 habitants au Nord-Ouest du pays dans laquelle les troupes de Bachar el-Assad sont entrées dimanche 12 juin et auraient pris son contrôle. Les soldats pourchasseraient les révoltés armés dans les fûtaient et dans les montagnes environnantes. Depuis plus d'une semaine le mouvement de contestation se focalise dans cette région du gouvernera d'Idleb à 330 kms au Nord de Damas.

Document l'Internaute.

«Ils ont brûlé les récoltes avec des munitions incendiaires, ils ont tué les chèvres, les vaches. Dans la ville, les épiceries, les supermarchés ont été pillés, il ne reste plus rien. Les portes sont défoncées», raconte un habitant de Jisr al-Choughour réfugié en Turquie. C'était une vraie opération de guerre comme on en a vu lors des deux guerres mondiales. Dès le 10 juin, les chars sont aux portes de la ville et la pilonne de l'extérieur en l'arrosant à la mitrailleuse lourde. Selon les habitants, les forces sont commandées par Maher el-Assad, frère du président qui dirige notamment la quatrième division mécanisée. «Ils utilisent jusqu’à 150 chars et véhicules
blindés. Jisr al-Choughour est petite et il n’y a pas assez de place
pour garer tous ces blindés. Le bombardement est désormais continu».

Cette répression provoque au sein de l'armée des défections allant jusqu'à ce que des soldats se retournent contre leur armée. Quatre chars ont commencé à se tirer les uns sur les autres explique Abdullah un Syrien qui se trouvait présent et qui est entré clandestinement en Turquie. «Quand ils ont commencé à se tirer les uns sur les autres, je me suis enfui. Je ne sais pas s'ils ont détruit des ponts ou pas. Avant ça, personne n'avait tiré sur les ponts, c'est par là que les chars sont passés». La ville serait enfermée par des postes sur les routes de contrôle de Lattaquié et d'Alep. Les entrées et sorties sont interdites.

Cette situation provoque l'exode massif de Syriens vers la Turquie ou plus de 9.000 s'y sont réfugiés de la région de Jisr Al-Choghour. Mais de l'autre côté de la frontière, environ 15 000 autres campent dans les oliveraies, en attendant la fin des violences ou un éventuel passage. «Cela fait environ une semaine que nous avons fui notre village, après l'arrivée de l'armée. Avec ma famille et mes deux enfants, nous manquons de tout. Je suis venu chercher des médicaments pour mes enfants qui sont tombés malades à cause des fortes pluies», raconte Ahmed Azar, un Syrien d'une trentaine d'années qui est parvenu à franchir la frontière illégalement pour aller au ravitaillement.

L'armée Syrienne a pris Jirs Al- Choughour


Le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a promis que les frontières resteraient ouvertes aux réfugiés Syriens qui ont été plus de 400 à arriver dans la seule nuit de samedi à dimanche. Mais c'est avec parcimonie que les Turcs laissent passer les Syriens, ils redoutent un problème Humanitaire qu'ils ne pourraient maîtriser.

Du vendredi 03 juin des dizaines de milliers de manifestants à Hama à 200 kms de Damas ou 34 civils ont été tués lors de cette plus grande manifestation depuis le début de l’insurrection, selon l'Observatoire des droits de l'homme. Les forces de sécurité ont ouvert le feu directement sur les manifestants près du siège du parti Baas. Cette ville fut le théâtre de violents affrontements lors de la révolte de 1952 entre les Frères musulmans et l'armée Syrienne. Entre 10.000 et 25.000 civils avaient été tués pendant les 27 jours de siège.

D'Amman, le principal groupe d'opposition Syriens a annoncé que depuis la mi mars la répression a entrainé plus de 1.300 morts civils et 10.000 arrestations.

Pendant ce temps la communauté internationale reste inactive bien que condamnant la répression. Les États-Unis ont pris des sanctions ainsi que l'Union Européenne. Mais il n'y a pas unanimité au Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner la répression puisqu'il se heurte au veto de la Russie et de la Chine. Les déclarations de la Maison Blanche accusant Damas d'avoir provoqué une crise humanitaire grave, et celle de Paris sur une menace concernant la stabilité régionale, avec l'arrêt de cette brutale répression, n'y font rien. Ce qui était prévisible, ces régimes autoritaires ne connaissent que la force puisque c'est à partir d'elle qu'ils se maintiennent au pouvoir.

La chute du parti Baas mènerait au pouvoir les sunnites ce qui changerait la géopolitique au Moyen-Orient. La Syrie est le seul pays arabe a avoir conclu une alliance avec l'Iran, Damas est de ce fait l'ouverture de l'influence de l'Iran dans le monde arabe. Il est donc important que Bachar el-Assad reste au pouvoir pour l'Iran qui est soutenue par la Russie et la Chine, cela peut expliquer les vétos Russe et Chinois au Conseil de sécurité. En outre, c'est la porte ouverte à une guerre civile qui pourrait être entre les diverses factions qui composent cette région, sunnite, druze chiite, et les Frères musulmans. Il ne faut pas oublier le Liban sous tutelle de la Syrie, le Hezbollah chiite soutenu par l'Iran, ce serait donc une vraie aventure si le parti Baas venait à perdre le pouvoir. Cela peut expliquer les interventions verbales des États-Unis et de l'Union Européenne qui n'engagent à rien de concret.


 

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