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  • Christine Lagarde directrice générale du FMI,

    un parachute doré avant l'heure ?

    Document site Web impôts, fiscalité, économie, argent,...

    Support WikipediaEn général c'est à la fin de la mandature du gouvernement que les ministres, ceux qui ont bien servis, sont récompensés de leur obéissance politique par un parachute permettant pendant quelques années d'arrondir leurs revenus. La mise à l'écart de DSK précipite les choses et quoi de plus normal dans le contexte du libéralisme actuel de proposer Christine Lagarde la championne du CAC 40, des réductions d'impôts et par voie de conséquence le report des charges du pays sur les classes inférieures, réduisant la consommation et par voie de conséquence les investissements tout en augmentant le chômage.

    Christine Lagarde pour qui j'ai une certaine admiration pour son parcours n'est que le porte drapeau des banques.

    La rupture brutale d'une grande activité peut parfois conduire à une légère dépression lorsque le téléphone ne sonne presque plus. Pour Christine Lagarde femme de pouvoirs pas de problèmes, maîtrise d'Anglais avocate et femme d'affaires ayant dirigé un grand cabinet de renommée mondiale dont elle fit la prospérité par une augmentation de 50 % de son chiffre d'affaire, mais, tout comme DSK ayant échoué au concours d'entée de l'ENA, montre ainsi que l'ENA n'est pas la voie si royale que l'on prétend, la valeur de la personne joue un rôle bien plus important que le parchemin.   Pour Christine Lagarde sans avoir l’auréole de DSK ni son expérience ministérielle n'en ait pas moins une femme reconnue, classée cinquième femme d'affaire Européenne par le Wall Street Journal Europe, libérale, elle est toute indiquée aux yeux  de cette droite Européenne pour succéder à DSK. Le FMI, si elle l'intègre n'aura aucun problème d'harcèlement sexuel masculin, et pourra être certain qu'elle fera de son mieux pour appliquer cette politique économique qui la caractérise. Je vous prête de l'argent mais vous étranglez un peu plus vos concitoyens  par une politique drastique de rigueur.

    Est-ce la seule solution pour redresser le pays qui subit de plein fouet la crise de la finance due au dérèglement financier mondial, non puisque finalement ce ne sont que des pansements puisque l'on ne s'attaque pas aux vraies causes de ce dérèglement financier anarchique.

    La conférence de presse de Christine Lagarde.

    Je fais mon coming out dit-elle en envoyant en Anglais une lettre de motivation aux membre du comité de direction du FMI avec des pièces jointes montrant le soutien de Sarkozy, Berlusconi, Merkel, Barroso, de Didier Reynders ministre des finances Belge. Pour le porte-parole d'Angela Merkel, «Madame Lagarde est une personne dotée d'une grande compétence, qu'elle a acquise après avoir occupé pendant des années des positions de haut rang dans le secteur privé, dans la politique et dans le gouvernement de son pays». Il a également loué «sa grande compétence sur la scène internationale» et estimé que la ministre Française «maîtrisait au mieux la question de la crise de la dette publique en Europe, ce qui est particulièrement important» , dans la mesure où le FMI est associé aux Européens dans les plans de secours aux pays en difficulté.

    Christine Lagarde n'est pas seule à briguer ce poste, le président de la banque centrale du Mexique Augustin Augustin Carstens, sont tous deux des candidats «très fiables» à la tête du FMI, a jugé Timothy Geithner secrétaire au trésor au sein de l'administration Obama. «Ce sont deux personnes très talentueuses» a-t-il déclaré lors d'un entretien public en réponse à une question sur la succession de Dominique Strauss-Kahn. «Christine Lagarde a des compétences exceptionnelles et combine de façon excellente la connaissance de l'économie et de la finance et le sens politique dont il faut savoir faire preuve, à ce genre de poste, et il en est de même pour Augustin», a-t-il ajouté.

    Quand à José Manuel Barroso président de la Commission européenne, il a annoncé qu'il soutenait «pleinement» sa candidature. Soulignant, dans un communiqué, que ses «qualités, ainsi que son engagement pour le renforcement de la gouvernance économique mondiale, sont indispensables pour assurer la mission du FMI et sa contribution vitale à la stabilité économique internationale». Même le dernier G8 sous la présidence de Sarkozy a plébiscité Christine Lagarde, les États-Unis conservant la banque mondiale, cela va de soi.

    On nous  oblige à comprendre que pour la direction du FMI ce doit être un Européen, la banque mondiale étant pour un Américain, cela signifie donc aux yeux des pays les plus riches qu'ils sont les maître du monde ? Mais alors les pays émergents que l'on regroupe dans le vocable Brics comprenant le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, et l’Afrique du Sud, ne sont que de seconde catégorie ? Un directeur du FMI issu de ces pays verrait, par ce qu'il est confronté à des conditions sociales critiques, la répartition des richesses différemment et pourrait peut être aider les pays en difficulté autrement ? Pour convaincre ces pays qu'ils seront pris en considération s'ils acceptent Christine Lagarde au poste si convoité du FMI, elle s'est envolée le dimanche 29 mai pour le Brésil.

    Christine Lagarde est accusée d'abus d'autorité dans l'affaire Crédit-Lyonnais-Bernard Tapie-Adidas. Laurent Mauduit de Médiapart va même jusqu'à écrire «scandale d’État». Depuis qu'un tribunal d'arbitres privés a alloué, le 7 juillet 2008, la somme de 403 millions d'euros à Bernard Tapie, dont près de 230 millions resteraient pour lui ? Ce serait le constat qui apparaîtrait du rapport de la Cour des comptes qui est révélé en version intégrale sur le site.

    En d'autres termes, il est reproché à Christine Lagarde d'avoir favorisé Bernard Tapie en clôturant la procédure judiciaire par la mise en œuvre d'un tribunal d'arbitres privés, lire l'affaire Tapie.

    Le procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a recommandé le 10 mai l'ouverture d'une enquête pour abus d'autorité dans le dossier de cette affaire Tapie. Dans sa lettre que François Fillon a adressée à la Cour des Comptes concernant la capacité juridique à compromettre il est précisé que «le CDR bien que détenu par un établissement public, est une société commerciale et peut donc compromettre NDLR», comme peut le faire toute personne de droit privé qu'elle soit ou non détenue par l’État directement ou indirectement, c'est à dire avoir recours à une procédure d'arbitrage. «Cette question a d’ailleurs été tranchée par un jugement du tribunal administratif de Paris, le 8 octobre 2009 et confirmé en appel le 31 décembre 2010».

    Il faut donc se garder de tirer des conclusions, cette mise au point précise tout simplement que le CDR était aussi une société privée et que dans ce cas, la procédure du tribunal arbitral pouvait être appliquée comme d'ailleurs toutes procédures administratives. La qualificatif de «scandale d’État» employé par Laurent Mauduit paraît inapproprié. Le CDR est l'organisme chargé de gérer les dettes du Crédit-Lyonnais dont celle de Bernard Tapie.

    A cette affaire se greffe des soupçons d'irrégularité sur Jean-François Rocchi, l'ancien président du Consortium de réalisation, et de Bernard Scemama, l'ancien président de l’Établissement public de financement et de restructuration, le procureur général de la Cour des comptes Jean-François Bénard en a été officiellement saisi. C'est une information Médiapart sur les «présomptions d'irrégularités et d'actes illégaux commis lors du règlement du contentieux de l'affaire Tapie-Adidas-Crédit-Lyonais». Ces deux réquisitoires ont également été transmis, assure Mediapart, à Gérard Palisse, le président de la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), chargée d'examiner le rôle de Christine Lagarde dans cette Affaire.

    Pour Christine Lagarde c'est un dossier creux, sur France 2 aux informations de 20 heures, elle s'est exprimée sur une décision d'ouverture des poursuites. «Si, la commission, décidait de poursuivre cette enquête, ce ne serait pas particulièrement surprenant. Personnellement, ça ne me dérangerait pas du tout», a-t-elle dit. «C'est un dossier creux dans lequel j'ai totalement respecté la loi, je n'ai avantagé personne, j'ai souhaité solder un gros reliquat d'un passé un peu triste du Crédit lyonnais».

    Christine Lagarde sur France 2

    Il faut donc attendre le résultat de l'enquête lancée par le procureur général Jean-Louis Nadal, mais est-ce qu'elle peut influer pour écarter Christine Lagarde étant donné les soutiens dont elle bénéficie ?

    Pour que l'enquête se traduise par l'envoi de Christine Lagarde devant la Cour de justice avant le 10 juin, date de clôture des candidatures au FMI, il faudrait un miracle de sorte que la décision du FMI ne peut prendre en compte pour Christine Lagarde l'éventuelle procédure judiciaire pour son choix. Elle a donc toutes les chances de remplacer DSK quitte ensuite à démissionner pour assurer sa défense, elle se trouvant ainsi dans la même situation que lui !

    Sur Europe 1 le dimanche 29 mai,  Christine Lagarde s'est attachée à démonter les soupçons qui pèsent sur ses épaules dans l'affaire Tapie. Elle a notamment déclaré que la saisine par la Cour de justice de cette affaire était «fausse par certains aspects et dénuée de fondement juridique». Au mois de mai 2007 j'étais ministre de l'agriculture et de la pêche, je m'occupais du thon rouge, si l'on commence avec des faits si inexacts cela m'inquiète un peu.

    Christine Lagarde sur Europe 1

    Christine Lagarde affirme par ailleurs qu'elle restera candidate au FMI si la Cour de justice ouvre une enquête, même s'il s'agit d'un lourd handicap.

     

  • Du G8 au gouvernement mondial,

    le pas est franchi !

    Support Wikipedia Le groupe G8 des pays dits des plus riches ou les plus industrialisés, donc les plus influents, se cristallise généralement sur les problèmes de gestion voire de gouvernance financière mondiale. Il faut dire que depuis 2008 la crise financière due à la faillite de la banque Lehman Brothers qui par son effet domino précipita le système mondial dans une crise telle que les banques d'affaires interdépendantes ont vu d'un coup s'envoler des milliards compromettant les investissements et le paiement des entreprises qui avaient besoin de liquidités, voir «Le capitalisme financier et ses conséquences», et «La crise financière oui mais,». Le premier sommet fut un G20 qui se déroula à Washington le 15 novembre 2008. Ce sommet visait à discuter des causes de la crise et de passer en revue les solutions pour en sortir afin qu'elle ne se reproduise plus. C'était encore du temps de Georges Bush, qui avait mis son pays dans une situation de dettes jamais atteinte et dont son successeur Barack Obama hérita, sans pouvoir faire d'autre chose que d'accroître le déficit qui atteint 220 milliards de dollars en augmentation de 14 % par rapport à l'année précédente. Cela nous montre que cette crise est loin d'être résorbée et qu'il faut s'attendre à un bouleversement mondial de la finance, on ne peut exister sainement dans un tel déséquilibre financier d'autant que nous Européens, nous sommes dans le même bateau.

    D'ailleurs la crise économique était au rendez-vous de ce G8 à Deauville à l'issue de sa première journée de travail, le G8 s'est ainsi félicité de la reprise, a affirmé Nicolas Sarkozy. Les dirigeants des principaux pays industrialisés qui se seraient inquiétés de la crise de la dette dans la zone euro doivent demander à la Grèce de poursuivre ses efforts d'assainissement budgétaire et son dialogue avec le FMI. Pour les Américains, c'est la faiblesse de l'euro par rapport au dollar qui inquiète pour leurs exportations. Le protectionnisme Américain est toujours aussi fort. En fait dans ce genre de concertation chacun pense d'abord à lui, et si il y a un consensus sur un sujet tant mieux, le G8 aura servit à quelque chose. Dans la conclusion sur la dette, les États-Unis et le Japon, ont déclaré faire tout leur possible pour assainir leurs finances publiques sur le long terme. Plusieurs dirigeants ont insisté sur le fait que les problèmes de dette publique en Europe, la hausse des cours du pétrole, des denrées alimentaires et des matières premières et la surchauffe des économies émergentes étaient autant de facteurs pesant sur l'économie mondiale.

    Nicolas Sarkozy sort tout auréolé de ce sommet ou il passa sa main dans le dos de Barack Obama rappelant lors de son discours de clôture conjointement avec celui d'Obama qu'en cette Normandie sous leurs pieds dormaient beaucoup d'Américains, a tout lieu d'être satisfait des relations entre la France et la Russie. En principe, un accord serait conclu pour la vente de quatre bâtiments de guerre Mistral à la Russie à Paris le 21 juin lors de la visite de Vladimir Poutine.

    Cette année ce sont les révolutions pays arabes qui ont la vedette, ainsi que la sécurité nucléaire qui pose de sérieux problèmes mondiaux puisque nous sommes tous concernés par ces sources radioactives que constituent toutes les centrales nucléaires, même si certaines apparaissent moins «dangereuses que d'autres», bien que pour ce qui est des déchets nucléaires nous sommes tous à la même enseigne. Sur le Japon et sa catastrophe de Fukushima, les Huits expriment leur confiance dans sa capacité de sa maîtrise à la surmonter, comme si la confiance pouvait arranger les erreurs commises dans la construction de cette centrale.

    Le grand évènement reste tout de même le printemps arabe. Après avoir marqué leur surprise sur l'utilisation du mot «dégage» pour l'instauration de la démocratie dont ces huit grandes puissances se sont félicitées en proclamant le renforcement des sanctions contre les dirigeants Syriens tout en maintenant la pression contre le dictateur Libyen, Mounammar Khadafi. La politique générale affichée par ce sommet est donc le soutien au peuple pour plus de justice. Et dans ce cadre, les invités d'honneur à ce sommet sont l’Égypte et la Tunisie qui dans un partenariat durable avec les Huits, devraient bénéficier d'une série de mesures économiques et politiques pour soutenir les réformes démocratiques et répondre aux aspirations pour la liberté de l'emploi des femmes et de la jeunesse. Le Caire aurait déjà demandé une aide de 10 à 12 milliards de dollars d'ici mi-2012 pour relancer son économie, tandis que la Tunisie aurait besoin de 25 milliards sur 5 ans. Finalement l'aide sera de 40 milliards pour la Tunisie et l’Égypte sous forme de prêts, de caution ou de dons. 20 milliards proviendraient des banques de développement d'ici 2013, une dizaine de milliards d'engagements bilatéraux, et une autre dizaine de milliards de pays du Golfe, Arabie Saoudite, Qatar, Koweït dans un fond financier spécialement dédié. Les pays d’Afrique noire furent aussi à l'honneur pour promouvoir la démocratie, le sommet a signé une déclaration commune avec plusieurs pays africains dont le Sénégal, l'Algérie, l’Éthiopie et l'Afrique du Sud pour leurs progrès démocratiques.

    La révolution des pays arabes au G8

    Pour Sarkozy, c'est un coup de pouce pour relancer son Union pour la Méditerranée, lui donnant une stature internationale à une année de la présidentielle. Ce G8 à Deauville lui donne de nouveaux espoirs.

    Le G8Document La Tribune actualité.

    Un tel sommet à quelques jours de la catastrophe DSK qui était devenu une personne «indispensable» à ces sommets, il est évident que sa succession fut abordée, et Nicolas Sarkozy en a profité pour booster Christine Lagarde, différents dirigeants lui ont apporté un  soutien officieux.

    Dans l'émission de France 3 «Ce soir ou jamais» du 26 mai sur le G8, le FMI, comment ça marche, à quoi ça sert, j'ai beaucoup aimé les propos de Michel Serres quand il dit que se présente à nous un nouveau monde depuis quelques décennies, et son propos nous montre que par exemple au début du siècle il y avait entre 75 et 77 % d'agriculteurs, et qu'aujourd'hui nous sommes 1 % d'agriculteurs. En 1860 à peu près il y avait entre 5 à 8 % du monde qui habitait les villes et aujourd'hui nous serions 60 à 70 % habitants des villes. Et puis en 1870 l'espérance de vie dans les pays Occidentaux est de 84 ans, elle était de 30 ans en 1830 ! Les changements sont colossaux, et la transformation profonde de la pharmacie et de la médecine à fait de nous un monde qui avait un milliards et demi d'habitants quand je suis né, aujourd'hui nous sommes sept milliards d'habitants. Et de conclure que dans les discutions politique qu'il entend, il s'agit peut être de l'ancien monde, et aujourd'hui il n'est plus du tout ce qu'il était. Un nouveau monde une nouvelle gestion du monde si l'on peut conclure les propos de Michel Serres.

    Jacques Attali dans son blog, «les deux Tsunami»,  voit la croissance mondiale se réinstaller au rythme de 4,5 % l'an, ce qui pour lui permettra à la production mondiale de retrouver son niveau perdu de 2008. Dans ce contexte, il voit les pays émergents passer de 7 trillions de dollars à plus de 20 millions, ce qui par voie de conséquence créera une demande nouvelle aux pays Occidentaux pour ces classes de population, en particulier sur les technologies nouvelles. Pour l'Europe, il écrit, «qu'elle peut aussi y prétendre si elle consent aux réformes nécessaires en matière d'éducation, de fiscalité, et d'exportation», ce qui avouons le n'est pas la voie actuellement tracée.

    En d'autres termes comme le suggère Michel Serres si l'on veut suivre la nouvelle gestion du monde, et comme le signale Attali, il nous faut une autre politique plus volontaire et attractive que celle qui est menée.

  • Entre Obama et Nétenyahou,

    rien n'allait plus.

    Depuis qu'Obama a déclaré qu'Israël devrait considérer les frontières de 1967 pour une paix avec les Palestiniens, sur la base d'une révision des frontières issues de la guerre des Six jours, rien n'allait plus entre lui et Nétenyahou. Il faut dire qu'il a poussé le bouchon un peu loin, aucuns président des États-Unis n'avaient osé avancer un tel argument de paix mais devaient en penser pas moins ! L'Orient LE JOUR.com titre : Nétenyahou inflige un camouflet à Obama.

     

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    Document l'Orient LE JOUR. com. Cette photo montre bien le visage tendu de Nétenyahou et l'attention d'Obama qui se sont entretenus pendant deux heures à la Maison Blanche, Jim Young/Reuters.

    Pour Nétenyahou, si Israël est prêt à faire des compromis généreux pour la paix, il ne peut pas revenir aux lignes de 1967, car ces lignes sont indéfendables, pour Obama, «une paix fondée sur des illusions s'écrasera en définitive sur les rochers de la réalité du Moyen-Orient. La seule paix durable sera fondée sur la réalité, des faits intangibles». Pour qu'il y ait la paix, «les Palestiniens devront accepter certaines réalités fondamentales». Nous n'avons pas beaucoup de marge d'erreur, parce que, «M. le président, (Nétenyahou), l'histoire ne donnera pas une nouvelle chance aux juifs», a-t-il continué. Sans même évoquer le problème de Jérusalem Est occupée et annexée, le retour aux frontières de 1967 conduirait à l'évacuation de 300.000 Israéliens des colonies de Cisjordanie. Colonies implantées en dehors de toute illégalité internationales.

    La Résolution 242, 1967, des Nations unies demanda à Israël de se retirer «des territoires occupés», version officielle Française, ou «from occupied territories», version officielle Anglaise. De plus, l'article 35 de la charte des Nations unies interdit toute modification des frontières par la force. Selon cette Résolution, l'occupation elle-même est illégale, la colonisation l'est dans tous les cas, quelle que soit la nature de l'occupation. Même si la fixation des frontières n'a pas été faite par l'ONU en 1949, mais par les lignes de cessez-le-feu nées de la guerre des Six jours, l'ONU considère donc ces lignes comme constitutives de frontières de fait, «sous réserve d'accords modificatifs entre les parties». Concernant les colonies proprement dites, la quatrième Convention de Genève 1949 interdit l'implantation de populations nouvelles dans un territoire conquis suite à un conflit (art. 49: « La Puissance occupante ne pourra procéder [...] au transfert d'une partie de sa population civile dans le territoire occupé par elle »). Ce qui fonde la condamnation des colonies Israéliennes par l'ONU. Voir Territoires palestiniens occupés - IVème Convention de Genève. Mais, c'est du papier seule la puissance des armes prime.

    C'est donc la grande affaire du moment, le refus de Nétenyahou est catégorique,  il oblige Obama à dire que ses propos ont été mal interprétés, en fait il temporise,  ou tout au moins à clarifier ses idées. C'est lors d'un discours le dimanche 22 mai devant le Congrès annuel du principal lobby pro-israélien aux États-Unis l'APAIC, l'American Israël Public Affairs Committee, qu'il avait lancé pour la première fois la création d'un État palestinien dont les lignes seraient guidées sur les frontières de 1967, ce qui change tout. En d'autres termes, ce serait à partir de cette frontière que Palestiniens et Israéliens devraient  négocier une frontière différente de celle qui existait le 4 juin 1967, tenant compte des «nouvelles réalités démographiques sur le terrain et des besoins des deux parties». M. Obama a observé que sa proposition sur les frontières de 1967 n'avait «rien de particulièrement originale» et que l'idée était discutée depuis longtemps par les parties. L'APAIC constitue un groupe de quelques 100.000 personnes pro-israéliennes et républicaines très influentes dont certaines avaient appelé à voter Obama. Un président Américain ne peut se mettre à dos ce lobby et pour assurer sa réélection Obama doit composer.

    Par ailleurs Obama a envoyé au 10.000 congressistes un engagement ferme sur la volonté inébranlable pour l'Amérique de soutenir Israël et d'assurer sa sécurité. D'ailleurs, il a rappelé que l'aide financière Américaine à la défense d'Israël avait atteint sous son administration «des niveaux record». Il a souhaité le maintien, avec l'aide des États-Unis, de la «supériorité» de la force militaire Israélienne sur ses adversaires potentiels dans la région

    Le lundi 23 mai à Washington Nétenyahou devant ce même lobby a déclaré «la paix doit garantir la sécurité d'Israël et donc Israël ne peut revenir aux frontières indéfendables de 1967». Selon Le Monde.fr plusieurs protestataires ont estimés «inacceptable» la négation de la situation des Palestiniens mais leurs voix furent rapidement couvertes par les acclamations de l'assistance montrant ainsi que le sort des Palestiniens était le moindre de leurs soucis. Bien évidemment Nétenyahou a demandé aux Palestiniens la reconnaissance de son État comme État juif. Pour ceux-ci cela reviendrait à admettre qu'ils sont pour certains des terroristes et à renoncer au retour des réfugiés Palestiniens. Pour Nétenyahou, «ceux qui soutiennent les Palestiniens sont peu nombreux, la question du soutien à Israël ne divise pas l'Amérique. Elle unit les jeunes et les vieux, les libéraux et les conservateurs, les démocrates et les républicains».

    Le mardi 24 mai, Nétenyahou s'est adressé devant le Congrès Américain à majorité républicaine pour présenter une «vision pour une paix Israélo-palestinienne sécurisée» selon les propos qu'il avait prononcés devant l'Apaic. Il fut acclamé par le Congrès lors d'un discours sans concession pour le processus de paix tout en promettant que son pays serait généreux quand à la taille mais très ferme quand aux frontières de l'État palestinien, l'intégralité du discours en Français. On voit bien l'hégémonie Israélienne quand il emploie les mots généreux quand à la taille, en fait c'est Israël qui construit l’État palestinien.

    «Nous reconnaissons qu’un État palestinien doit être suffisamment grand pour être viable, indépendant et prospère», Al-Oufock. Quand à Jérusalem Est, Nétenyahou est inébranlable, «Israël ne permettra jamais de diviser Jérusalem qui restera toujours la capitale de l’État hébreux». Pour lui, Israël est le seul État démocratique qui a protégé la liberté de conscience, ou à la fois juifs, chrétiens, musulmans ont pu prier librement, c'était lorsque Jérusalem était sous contrôle Israélien ! Quand à la reconnaissance par l'ONU d'un État palestinien, Israël s'y opposera, déclarant que cette tentative Palestinienne n'apportera pas la paix. La paix ne peut être imposée que par des négociations. La presse Israélienne clame qu'il a fait le discours de sa vie, mais ce n'est pas pour autant qu'il obtient une majorité de satisfaits. Au sein de sa coalition et même de son parti le Likoud, des mises en garde s'élèvent de ceux qui rejettent toute concession et qui ne veulent pas entendre parler d’État palestinien. C'est le cas du député Dany Danon qui considère que le Hamas au pouvoir à Gaza tirera des missiles dans le sud d'Israël qu'il ait un État ou pas. Benyanin Nétenyahou est aussi critiqué par l'opposition centriste Kadima ou les travaillistes lui reprochent de manquer d'audace.

    Mais les Palestiniens restent déterminés à demander la reconnaissance en septembre de leur État par l'ONU, et cela sur les frontières de 1967, mais ne pas le proclamer unilatéralement. C'est un responsable du Fatha à Moscou Azzam Al-Amhad responsable du dossier de la réconciliation avec le Hamas au sein du Fatah, qui le 24 mai assure que la Russie y serait favorable. «Nous allons vers les Nations unies pour réclamer l’adhésion de l’État de Palestine et sa reconnaissance sur les frontières de 1967, mais nous ne considérons pas cela comme une action unilatérale», a-t-il indiqué.

    Quelles sont les concessions qu'Israël pourrait faire aux Palestiniens, d'après le site Al-Oufock, Nétenyahou serait près à l'abandon des terres bibliques aux yeux des juifs pour une paix avec les Palestiniens. «Je suis prêt à des compromis douloureux pour parvenir à cette paix historique. Il en va de ma responsabilité en tant que dirigeant d’Israël», a déclaré Netanyahu devant le Congrès américain, un discours rejeté aussitôt par les dirigeants palestiniens.
    «Ce n’est pas facile pour moi. Ce n’est pas facile parce que j’admets que, dans une paix véritable, il nous sera exigé d’abandonner des parties de la terre juive ancestrale», a-t-il dit, faisant allusion à la Cisjordanie, appelée Judée-Samarie par les juifs.
    Quand au problème des réfugiés Palestiniens de la guerre de 1948, ce problème devrait être résolu hors des frontières d’Israël.

    Devant ces prises de position catégoriques que peuvent espérer les Palestiniens ? La reconnaissance par l'ONU d'un État palestinien ne résoudra rien, ce ne peut être qu'un État virtuel, un État de papier. Nétenyahou pourrait-il faire d'autres concessions, peut être, mais pas celles exigées par les Palestiniens. Quels sont leurs possibilités, accepter ce qu'Israël est prêt à faire, ou conquérir pas la force armée les territoires qu'ils réclament, mais là c'est la guerre ! Alors, le mieux ne serait-il pas de mettre un peu d'eau dans son vin ?

    Selon RIANOVOSTI, les Palestiniens approuveraient la position d'Obama de considérer les frontières de 1967 comme base de négociation en règlement du conflit avec les Israéliens. C'est le secrétaire du Comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine OLP, Yasser Abel Rabbo qui déclare à l'issue d'une réunion avec les dirigeants Palestiniens à Ramallah que le futur État palestinien doit avoir une frontière commune avec la Jordanie, l’Égypte et Israël.

     

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