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  • Le coupable abandon par la droite des classes moyennes et inférieures,

    confirme la crédibilité électorale du FN !

    Support Wikipedia Il y a 66 années lorsque j'ai connu l'usine c'était sous l'occupation Allemande, le parti de la classe ouvrière tant publique que privée était de loin le parti communiste Français. Il représentait plus de 28 % de voix électives, sa domination ouvrière tout d'abord dans le secteur public à la SNCF puis ensuite dans le secteur privé chez Renault par l'action de son syndicat la CGT soutenant les revendications salariales ont permis, à l'ensemble de la classe ouvrière au prix de grèves et de luttes, l'amélioration des conditions sociales des salariés, faisant de lui le premier parti ouvrier en France pendant des décennies. Sa grande figure fut Maurice Thorez secrétaire général puis ministre et vice président du Conseil sous Charles de Gaulle, le parti étant dirigé par le couple Jacques Duclos et Benoit Frachon. A la libération le PCF se réclamait le parti des fusillés annonçant 75.000 fusillés ce qui ne fut jamais vérifié. Mais le PCF était le parti qui revendiquait avoir le plus souffert de l'occupation nazie, et c'était probablement vrai. A la libération de Gaulle réussit à éviter la prise de pouvoir par le PCF qui était implanté dans les organes dirigeants de la résistance, créant des milices patriotiques, pouvant lancer une insurrection populaire, disposant de Comités locaux de libération sur tout le territoire ou les maquis «rouge» avaient un poids considérable face au gouvernement provisoire du général de Gaulle, mais l'insurrection ne démarra pas et le parti resta dans une politique républicaine pour intégrer ensuite des ministres dans les gouvernements suivants avec des socialistes et le MRP formant à eux trois les partis dominants de cette époque.

    Depuis la dissolution de l'Internationale Communiste le parti prit le non de parti communiste Français, mais restait sous directives de Moscou. Cette obédience fut le thème d'une critique continue le qualifiant pendant des décennies de parti Bolchévique. Mais son implantation parmi les ouvriers restait forte c'était sa base électorale. La CGT comptait en 1940 500.000 adhérents, 800.000 en 1946 dont les grandes figures furent Léon Jouhaux et Benoit Frachon. Elle eut pendant l'occupation une action clandestine et participa au Conseil National de la résistance. A la libération de Paris, elle s'installa rue La Fayette et fit paraître son journal la Vie Ouvrière organe de propagande ouvrière qui était sous forme de tract pendant l'occupation, et bien entendu l'Humanité organe central du PCF qui resta longtemps un journal prosoviétique. En 1945 le journal titrait à 400.000 exemplaires pour 46.000 en 2002. En 1994, la mention organe central du PCF devint journal du PCF et en 1999 la mention du lien fut supprimée. Les militants du PCF restent cependant très impliqués dans la diffusion du journal, essentiellement à travers la vente militante de L’Humanité Dimanche.

    Les bouleversements technologiques qui suivirent les années 50 par l'apparition du transistor modifièrent lentement la puissance des ouvriers dans le domaine de la mécanique, ils devinrent des techniciens avec l'amélioration des conditions ouvrières et le parti communiste commença son déclin à partir de 1968. L'apparition des machines transfert, de la robotique et de l'informatique et leurs connexes, le boom de l'automatisation lié au transistor en quelque sorte modifia le rapport de l'ouvrier à la machine, vidant les usines de leurs ouvriers, portèrent un coup terrible à cette masse de travailleurs qui, au cours du temps vit ses effectifs diminuer. L'évolution mondiale des marchés contraignant les entreprises à cette automatisation afin de réduire leurs effectifs pour des coûts de main d'œuvre compétitifs afin de subsister. Ce fut l'agonie de cette classe ouvrière par la disparition de grandes entreprises de mécanique industrielle qui avaient fait sa gloire et par celle progressive de domaines industriels, comme la moto, les machines outils, l'horlogerie, la photographie, l'informatique du consommateur par manque de dynamisme industriel et d'investissement des entreprises, préférant le profit immédiat par la bourse ou par la sous traitance extérieure.

    L'influence du PCF ne fut donc plus ce qu'elle fut ne recueillant que 3,7 % de voix en 2002 pour Robert Hue son secrétaire général soit un recul de 5 points par rapport à 1995, ce fut le début du grand déclin du PCF. A l'élection présidentielle de 2007 Marie-Georges Buffet n'obtient que 1,93 % des suffrages contraignant PCF à une politique à la carte fonction de ses bastions en banlieue parisienne ou sa représentation reste encore forte, et à des alliances locales et nationales. Ce séisme national orienta le PCF à former avec Jean-Luc Mélenchon dissident du PS le Front de gauche pour les élections présidentielles de 2012.

    Le parti communiste n'existe donc plus en tant que force politique nationale. La modernisation du monde ouvrier, la mondialisation des marchés, l'Europe ont  tué ce parti de la classe ouvrière, l'Union Soviétique avec ses satellites n'existant plus pour soutenir une politique prolétarienne aussi inquiétante que celle représentée par les partis xénophobes qui se développent en Europe par suite des flux migratoires des populations d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

    La place laissée libre par les communistes dans le monde ouvrier s'est donc vue remplacée au cours du temps par le Front national parti originairement soutenu des commerçants xénophobes qui ne voyaient pas plus loin que bout de leur nez, des catégories plus instruites dans les domaines bancaire, de la justice, les industriels, les gros commerçants, les professions libérales, et une forte implantation rurale qui voyaient exaspérés l'arrivée de la gauche socialo-communiste au pouvoir. Petit à petit la propagande Frontiste fit son œuvre parmi des jeunes communistes exaspérés que les partis de gouvernement de droite n'apportaient pas de solution à leurs difficultés, associant aussi ceux de gauche sans distinction de durée gouvernementale.

    Le FN serait donc devenu le parti des ouvriers, c'est totalement inexact c'est le parti de ceux qui sont contre les partis de gouvernement qui ont monopolisé la politique Française sans apporter à leurs yeux de solution nationale à la France. La poussée du FN tient essentiellement à cela par ce qu'il n'a jamais eu de responsabilités gouvernementales étant mis par la droite classique dans une position de parti interdit, non républicain pour la gauche, lui permettant ainsi de tout critiquer sans qu'il soit confronté aux réalités.

    Sa mise permanente en parti à rejeter cultiva son implantation alors qu'il eu mérité comme d'autres une représentation législative qui lui est interdite par la forme de la Constitution concoctée par la droite pour s'assurer le pouvoir pendant des décennies, mais souhaitant bénéficier des voix frontistes. La gauche de Mitterrand avait introduit une part de proportionnelle à un tour dans les élections législatives en mars 1986, et le FN avait obtenu 35 sièges faisant ainsi son entrée à l'Assemblée nationale. L'arrivée de Jacques Chirac comme premier ministre en 1986 par la victoire de la droite signant la première cohabitation réintroduit les élections législatives à deux tours qui voient ainsi la représentation nationale du FN amoindrie pour ne représenter que 5,3 % des électeurs en mars 1993 au second tour.

    C'est le paradoxe de FN combattant une gauche démocratique et soutenant une droite sectaire !

    Son langage xénophobe dans les banlieues à fort taux d'immigrants, et le comportement islamique de ceux-ci refusant leur intégration dans le respect des lois républicaines font le nid du Front national. A cela vient s'ajouter la politique xénophobe de la droite classique qui, perdant les soutiens du FN essaye, par cette politique, d'inverser la tendance donnant ainsi une crédibilité au front National. L'abandon par la droite de la classe moyenne et des milieux défavorisés au profit d'une politique orientée vers la classe aisée génératrice d'une grande injustice, a fini de convaincre ces populations que le FN était le parti que l'on avait pas essayé et qu'il fallait lui donner sa chance, poussant ainsi ces populations vers lui. La droite, parti de gouvernement qui avait obtenue leur confiance, ne fit que les rendre plus misérables. La montée du FN ne profite donc pas à la gauche, ces classes ouvrières ne lui reconnaissent plus son rôle de parti des pauvres gens et ils les associent à l'échec de la droite. Les socialistes composante principale de la gauche ne récoltent pas de l'échec de Sarkozy ce qu'ils pouvaient prétendre.

    La situation politique devient extrêmement confuse pour l'élection présidentielle sachant qu'il est peu probable que les Frontistes qui s'étaient portés sur Sarkozy en 2007 lui apportent de nouveau leurs suffrages, la donne a changé le FN devient un grand parti qui veut sa représentation au même titre que les autres. Nous allons donc vers une nouvelle recomposition du paysage politique Français qui comprendra deux partis d'importance égale à droite mais de doctrine différente. D'un coté le FN avec des UMP xénophobes proches et de l'autre, la droite plus traditionnelle regroupant avec les UMP les centristes jusqu'à François Bayrou. La gauche restant dominée par les socialistes mais non assurée d'une victoire présidentielle comme les sondages le prévoient.

    Marine Le Pen un panaché de gauche sociale et de droite nationaliste.

    NOVOPRESSE|FRANCE titre «Révolution économique au FN: Marine Le Pen est-elle de gauche ?»

    De la fin de l'extême droite historique de Laurent Bonzon dans Slate.fr conseillé de Marine Le Pen on tire «vous serez surpris des futures inflexions du parti», les économistes le sont déjà. Il écrit qu'en matière économique, «Marine Le Pen reprend des thèmes de gauche, voire d’extrême gauche», «Sur la fiscalité, les mesures qu’elle prône se rapprochent de celles défendues par Thomas Piketty dans son livre. Piketty, conseiller économique de Ségolène Royal en 2007 ! Idem pour la ré-industrialisation qu’elle appelle. Ça fait penser au parti communiste, au parti de gauche. Ce n’est plus du tout un programme d’extrême droite».

    «Socialement je suis de gauche, économiquement de droite et, nationalement, je suis de France», avait déclaré Jean-Marie Le Pen en avril 2002.

    Marine Le Pen prônerait un «État fort», non seulement sur le plan institutionnel mais aussi dans le domaine économique, n’hésitant pas à regretter que, lors de la crise financière, les banques n’aient pas été nationalisées et tempêtant pour que l’État retrouve, en matière économique, un «rôle stratégique».

    Le maintien des 35 heures et de l'âge de la retraite serait dans l'air. Sur l'ISF réforme injuste et inappropriée. Et puis,

    «En pleine crise économique et sociale, quand les inégalités progressent, quand la dette et les déficits explosent, est-ce vraiment le moment de chercher par tous les moyens à faire un tel cadeau aux plus riches ? Certainement pas». Et puis, «le report de l’âge de la retraite à 62 ans, réforme elle aussi «injuste et inefficace» selon elle, en affichant sa préférence pour une retraite «à la carte avec un taux plein au bout de 40 annuités».

    Voici des positions de gauche qui mêlées à une gestion de droite nationaliste sont parfaitement dans celles du fascisme de Mussolini et du national socialisme d'Hitler. L'action sociale sur la classe ouvrière le vecteur de leur politique dont on sait ce qu'elle fut !

  • Vers une révision de l'espace Schengen ?

    La presse Italienne dénonce deux populismes qui s'affrontent ?

    Support Wikipedia Pour Le Monde.fr du 22/04 la presse Italienne dénonce «deux populismes» à la suite de l'arrêt momentané, une journée, des trains le 17 avril entre les gares de Vintimille et Nice. Arrêt justifié par Paris pour raison d'ordre public, voir le conflit migratoire entre l'Italie et la France publié le 22 avril. Pour justifier son argumentaire l'auteur de l'article, Charlotte Chabas, cite les nombreux articles parus le lundi 17/04 dans la presse transalpine, ce que je n'ai pu constater que sur la Républica.it après avoir cherché. Qu'il y ait deux populismes politiques entre la France et l'Italie politiquement xénophobes n'a rien d'évident, ce sont les mêmes, tout deux rejettent les réfugiés, seulement l'Italie les rejette dans l'espace Schengen au lieu de les rejeter chez eux, tandis que la France ferme une journée sa frontière, l'engagement n'est pas le même, alors populisme oui, bien qu'historiquement la France devrait avoir plus d'égard vers les Tunisiens que l'Italie.

    Pour la Républica.it du 18 avril également sous le titre «immigrazione», l'Italie a d'ailleurs reconnu que le blocus Français était légitime à la suite de la déclaration de la Commission européenne. Charlotte Chabas se réfère à ce quotidien qui aurait dénoncé une «gifle» de Paris à Rome ce que je n'ai absolument pas observé, mais les informations ne sont probablement plus accessibles ? En fait tout laisse supposer que Charlotte Chabas se serait référée à l'analyse de l'EXPRESS.fr qui titrait Paris gifle Rome le 18/04 pour son article.

    Effectivement, l'article de Bernardo Valli du 18 avril analyse le comportement de la France et de l'Italie qu'il qualifie misérables, adjectif selon lui qui ne serait pas trop fort par ce que ce sont des intérêts politiques et économiques qui ne prennent pas en compte le drame humain qui se joue chaque jour sur les côtes Italiennes dans lesquelles les «Européens se baigneront lors de la saison estivale !» En associant la France à l'Italie se sont pour lui deux populismes qui s'expriment, «Francia e Italia i due populismi». C'est une évidence l'Italie est dirigée par un parti xénophobe, la Ligue du Nord, ce qui, comme en France, est essentiel pour une majorité parlementaire de droite avec les votes du FN.

    Comme en France après la seconde guerre mondiale, les Ritals français mangeaient le pain des Français, aujourd'hui ce sont les arabes qui envahissent la France !

    La France n'a pas changée, la mentalité populiste de la classe d'en bas est toujours aussi xénophobe dès lors qu'il lui faut attribuer un coupable à son malheur, la France est envahie par l'Islam ! Le FN l'a bien comprit et surf dessus puisque cela lui réussit dès lors que les arabes se montrent, prient dans les rues, ne respectent pas nos lois et notre république. Cet état d'esprit est le pire de tous car il permet tout et n'importe quoi, pour des motifs nationalistes dont on sait qu'ils ont été à la base du fascisme et du national socialisme. Dans ce contexte Sarkozy connait le pire des sondages représentant 28 % par le fait que ses soutiens du FN se sont déplacés vers Marine-Le-Pen rendant pour lui, aujourd'hui, une impossible réélection.

    Sa politique est un échec total, abandonnant la classe d'en bas pour les plus riches, il a fait son malheur et par là même celui de la France s'il advenait, par cette politique, que le FN prenne l'Elysée. Le pire c'est que cette classe d'en bas n'a pas confiance dans les partis de gauche républicaine devenant des partis de classe moyenne alors que leur raison essentielle est justement de leur apporter de meilleures conditions de vie.

    «Da alcune settimane due populismi si scontrano in Europa offrendo uno spettacolo tutt'altro che edificante. Direi miserabile. L'aggettivo non è troppo forte, perché al centro della contesa ci sono quei profughi, economici o politici, la classificazione è spesso cancellata dal dramma umano, che ogni giorno approdano sulle nostre sponde dopo avere visto affogare non di rado nelle acque del Mediterraneo figli, genitori, amici. Nelle stesse acque nelle quali noi europei cominceremo presto a fare i nostri bagni estivi».

    De quelconques semaines que ce soit, deux populismes se sont rencontrés en Europe offrant un spectacle en tout état de cause pas édifiant. Disons misérable. L'adjectif n'est pas trop fort par ce qu'au centre du conflit se sont des intérêts économiques et politiques qui ne prennent pas en compte le drame humain qui chaque jour arrive sur notre rivage après vu se noyer, bien que rarement, fils, parents, amis dans les eaux de la Méditerranée. C'est dans ces mêmes eaux que nous Européens commenceront à faire notre baignade estivale.

    «Il presidente del Consiglio ha definito quell'esodo uno "tsunami", cioè una catastrofe naturale, un fenomeno maturato nelle viscere del Mediterraneo e quindi senza volto. Insomma, una sciagura da scongiurare. Francia e Italia si comportano appunto come se quei profughi fossero un'onda di maremoto. La tenzone tra i due populismi ha assunto toni grotteschi nelle ultime ore a Ventimiglia, al confine tra Francia e Italia, dove di solito transitano fortunati turisti o pendolari del posto tra la nostra Riviera e la Costa Azzurra, e dove hanno fatto irruzione gruppi di quei profughi reduci dalla spesso tragica traversata del Mediterraneo......»

    Le président du Conseil Européen a définit cet épisode comme un «tsunami» c'est à dire une catastrophe naturelle, un phénomène mature des viscères de la Méditerranée et donc sans visage. En somme un malheur à conjurer. La France et l'Italie se comportent justement comme quelques réfugiés révoltés d'une onde de mer morte ? La tension entre les deux populistes a assumé des comportements grotesques dans les dernières heures à Vintimille à la frontière entre la France et l'Italie ou transitent de fortunés touristes ou des voyageurs entre notre Riviera et la Côte d'Azur, ou ont fait irruption des groupes de réfugiés rescapés de la tragique traversée.....

    Vidéo «di profughi fossero»

    «Una crescente ondata di populismo accomuna Italia e Francia e al tempo stesso inasprisce il loro dissenso. A Roma il governo dipende da un partito xenofobo, indispensabile alla maggioranza parlamentare, e solerte nell'alimentare i sentimenti contro gli immigrati. Un dirigente della Lega occupa addirittura il ministero dell'Interno.

    A Parigi, a un anno dalle elezioni presidenziali, Nicolas Sarkozy conosce i peggiori sondaggi. L'ultimo gli aggiudica il 28 per cento dei consensi, un quoziente che potrebbe annunciare un'impossibile riconferma alla testa della Quinta Repubblica, nel caso Sarkozy intendesse riproporsi. E che, in tal caso, non esclude neppure un'umiliante eliminazione al primo turno. Quest'ultima ipotesi potrebbe avverarsi se la candidata del Front National, Marine Le Pen, andasse al voto decisivo del secondo turno con il campione della sinistra, ancora da designare. Nicolas Sarkozy cerca dunque di recuperare i voti dell'estrema destra. I quali decisero la sua elezione quattro anni or sono, ma che, stando ai sondaggi, sarebbero stati riassorbiti nel frattempo dal Front National, da quando la figlia di Jean-Marie Le Pen, il fondatore, ha rinnovato, modernizzato, il discorso dell'ormai vecchio padre....»

    Une onde croissante de populisme unie la France et l'Italie en même temps exacerbe leur désaccord. A Rome le gouvernement dépend d'un parti xénophobe, indispensable à la majorité et soulève des sentiments contre les immigrés. Un dirigeant de la ligue occupe même de ministère de l'intérieur.

    A Paris, à un an de l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy connait les pires sondages. Le dernier lui adjuge 28 % de sympathisants, une valeur qui pourrait annoncer une impossible réélection à la tête de la cinquième république. Et que, dans un tel cas, il ne faut pas exclure une humiliante élimination au premier tour. Cette dernière hypothèse pourrait se confirmer si la candidate du Front national, Marine-Le-Pen allait au vote décisif au second tour contre le candidat de gauche encore à désigner. Nicolas Sarkozy cherche donc à récupérer les votes de l'extrême droite. Lesquels décideront de son élection quatre années après, mais comme, se référant aux sondages, ils se seraient reportés entre temps au FN, par le fait que la fille de Jean-Marie Le Pen, fondateur, a rénové, modernisé, le discours de son désormais vieux père....

    Dans ce contexte Nicolas Sarkozy veut revoir les conditions de l'Espace Schengen envisageant la suspension provisoire de la libre circulation dans cet espace, ce qui reviendrait à l'Italie qui reçoit un flot de réfugiés important dans son Île de Lampédusa de faire face seule à ce douloureux problème humain, autant dire qu'il n'y a plus d'Europe. Il est évident que la modification des accords de libre circulation n'empêchera pas des bateaux de décharger sur ses rivages des réfugiés c'est donc une mesure discriminatoire contre un important pays fondateur de cette Union. Pour Sarkozy, qui juge le système bancal il faut veut «réfléchir à un mécanisme de clause de sauvegarde» qui permette de «rétablir de manière ponctuelle des contrôles» intérieurs lorsqu'une frontière extérieure ne fonctionne pas. Une autre piste consisterait à renforcer l'Agence européenne de surveillance des frontières, Frontex .

    La règle actuelle est que le premier pays d'entrée gère les populations migrantes, Paris reproche donc aux autorités Italiennes de vouloir se débarrasser des immigrés Tunisiens en leur octroyant des permis de séjour de six mois, voire des billets gratuits jusqu'à Vintimille, dernière ville Italienne avant la frontière Française. Rome déplore en retour le manque de solidarité de ses partenaires face à ce fardeau inattendu. Actuellement l'espace Schengen permet le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières entre deux États de la zone en cas de «menace grave pour l'ordre public ou la sécurité intérieure», une disposition jusqu'ici utilisée pour empêcher des mouvements de hooligans lors de matches de football ou de manifestants violents avant certains grands sommets internationaux. Paris a invoqué ce risque de troubles à l'ordre public pour suspendre dimanche dernier la circulation des trains depuis Vintimille vers le sud-est de la France, ce qui en fait était exagéré, ce ne sont pas les quelques Tunisiens arrivant à Nice qui constituaient une menace grave pour nous. Ce sujet brulant va être au centre de débats de la réunion entre Sarkozy et Berlusconi à Rome le mardi 26 avril.

    Pour la Républica.it en rétrospectives par Francesco Bei, Sul tavolo del vertice Roma-Parigi una lettera congiunta diretta alla Ue. Sur la table du sommet Rome-Paris une lettre conjointe directement à l'Union européenne.

    «Diplomatici al lavoro per chiedere modifiche alle norme comunitarie e aiuti ai Paesi che accolgono i migranti. Ma Palazzo Chigi vuole che l'Europa dia un sostegno concreto nel gestire gli sbarchi».

    Diplomatie au travail pour demander une modification des normes communataires et aide aux pays accueillant des migrants. Mais Palazzo Chigi veut  que l'Europe donne un soutien concerté dans la gestion des débarquements.

    «Di Roma.

    081926342-af3a20aa-acba-43aa-a78c-5e47d11ac601.1303658070.jpgImmigrati sbarcano sull'isola di Lampedusa.

    Una lettera congiunta, firmata da Nicolas Sarkozy e Silvio Berlusconi, indirizzata a Bruxelles per chiedere una modifica alle regole di Schengen e un aiuto concreto ai paesi che devono fronteggiare l'emergenza immigrazione. A questo stanno lavorando la diplomazia italiana, il Viminale e palazzo Chigi, per uscire dal vertice bilaterale di martedì con qualcosa di concreto. E per questo la minaccia della Francia di sospendere unilateralmente il trattato di Schengen, a tre giorni dal summit di villa Madama, piomba come una doccia gelata sul governo. Per Berlusconi si tratta soltanto di un «equivoco». Gli sherpa di palazzo Chigi, Farnesina e Viminale entrano in fibrillazione, il premier si consulta con Maroni e Frattini. Partono telefonate a Parigi. E tuttavia si preferisce non enfatizzare lo strappo, quasi giustificando l'uscita dell'Eliseo «alle prese con una difficile campagna elettorale».

    De Rome.

    Une lettre conjointe signée par Nicolas Sarkozy et Sivio Berlesconi envoyée à Bruxelles pour demander une modification des règles de Schengen et une aide aux pays qui doivent affronter l'émergence migratoire. C'est à cela qu'est en train de travailler la diplomatie Italienne, le palais du Viminale Chigi, (palais romain siège du ministère de l'intérieur dans lequel la présidence du Conseil a été transférée, il est à la fois le siège de la présidence du Conseil et le ministère de l'intérieur) pour sortir du sommet bilatéral de mardi, quelle que chose de concerté. Cette menace de la France de suspendre unilatéralement le trafic de Schengen à trois jours du sommet de villa Madama (qui est une villa suburbaine au pied du Mont Mario résidence d'accueil des chefs d'Etat étrangers) tombe comme une douche gelée sur le gouvernement. Pour Berlusconi il est seulement question de traiter d'une «ambiguïté». «Les sherpa» du palais de la présidence du Conseil et du ministère de l'intérieur sont en fibrillation, le premier consulte avec Maroni Fratini commissaire Européen chargé de la justice et des affaires intérieures par téléphone à Paris. Toutefois on préfère ne pas infantiliser le filme justifiant la sortie de l'Elysée, «comme aux prises avec une difficile campagne électorale».

    Pour la Stampa.itLa minaccia francese, sospendere Schengen. La menace Française, suspendre Schengen.

    «Di Alberto Mattioli, corrispondente da Parigi, «Trattato zoppicante». Proposta in vista del vertice tra Sarkozy e Berlusconi: gli Stati devono difendersi ripristinando le frontiere».

    De Alberto Mattéoli, correspondant de Paris, «Traité boiteux». Proposition en vue du sommet Sarkozy et Berlusconi, les Etats doivent se défendre en rétablissant les frontières.

    «Contro ondate di immigrati come quelle arrivate dalla Tunisia la soluzione francese è semplice: sospendere Schengen «zoppicante» e poi liberi tutti, in Europa, di ripristinare i vecchi controlli alle frontiere per impedire ai disperati di varcarle. Per il momento, è una proposta. Ma, fanno sapere dall’Eliseo illustrando temi e contenuti del vertice prossimo venturo fra Berlusconi e Sarkozy, martedì a Roma se ne parlerà. Ieri ci sarebbe stata una telefonata tra Eliseo e Palazzo Chigi».

    Contre l'onde des migrants comme celle qui est arrivée de Tunisie, la solution Française est simple suspendre le Schengen «boiteux» et puis libre à tous, en Europe, de rétablir les vieux contrôles aux frontières pour empêcher les désespérés de voyager. Pour le moment c'est une proposition. Mais ils font savoir de l'Elysée, illustrant des thèmes et contenus du sommet prochain entre Berlusconi et Sarkozy mardi à Rome qu'on en parlera. Hier il y aurait eu une communication téléphonique entre l'Elysée et le palais Chigi.

    Pour le Corrière Della Sera it , La Francia smentisce l'ipotesi di sospensione del trattato di Schengen Parigi vuole solo «una discussione con l'Italia sui termini della riforma della governance di Schengen».

    La France dément l'hypothèse d'une suspension du trafic de Schengen, Paris veut seulement  une discussion avec l'Italie sur les termes de la réforme de la gouvernance de Schengen.

    «Di Milano,

    «Le autorità francesi hanno chiarito alla Commissione europea di non avere alcuna intenzione di introdurre controlli alle frontiere interne» o «di avere mai ipotizzato una sospensione degli accordi» di Schengen. Lo ha detto a Bruxelles Michele Cercone, portavoce della commissaria europea per gli Affari interni Cecilia Malmström a seguito delle notizie in tal senso riportate da fonti dell'Eliseo. Il portavoce ha chiarito che il governo francese ha informato la Commissione che l'intenzione dell'Eliseo è quella di aprire con le autorità italiane «una discussione sui termini della riforma della governance di Schengen così come è prevista nel documento che la Commissione europea presenterà il 4 maggio». Il meccanismo di revisione della governance fa riferimento a un maggior ruolo della Commissione nella valutazione dei rischi alla frontiera esterna, anche di fronte a flussi migratori».

    De Milan,

    Les autorités Françaises ont éclairé la Commission européenne de n'avoir aucune intention d'introduire des contrôles aux frontières internes et de n'avoir jamais eu l'hypothèse d'une suspension des accords de Schengen. Michel Cercone porte-paroles l'a dit à Bruxelles à la commissaire Européenne pour les affaires internes Cecilia Malmström suite à des informations sensées être fondées de l'Élysée. Le porte-paroles a éclairé que le gouvernement Français a informé la commission que l'intention de l'Élysée est d'ouvrir avec les autorités Italiennes une discussion sur les termes de la réforme de la gouvernance de Schengen comme prévu dans le document que la Commission européenne présentera le 4 mai. Le mécanisme de révision de la gouvernance fera référence à un meilleur rôle de la Commission dans l'évaluation des risques à la frontière extérieure, même face aux flux migratoires.

    Depuis cette annonce de la France d'une suspension des règles de Schengen, sa position a évoluée. Henri Guiano, a dit le 24/04 que «la France ne veut pas suspendre Schengen», l'accord de libre circulation des personnes en Europe, mais «revoir les clauses de sauvegarde dans des situations particulières». «C'est une question de bon sens. On ne peut pas accueillir tout le monde», a-t-il déclaré. Pour lui, alors que des milliers de Tunisiens ont quitté leur pays pour se rendre d'abord en Italie, «l'enjeu, c'est de les aider sur le chemin de la démocratie, pas de les aider à se vider de leurs forces vives». «Le résultat de tout cela ne peut pas être l'immigration massive du Sud vers le Nord», a poursuivi M. Guaino.

    Il est évident que la position de la France est irréaliste, ce n'est pas voir la réalité en face, s'ils arrivent en Italie c'est simplement par ce que Lampédusa est plus proche de la Tunisie que la France, comment ferait-on si sur nos côtes débarqueraient 20.000 réfugiés Tunisiens, le problème est en premier là. Que l'on aide en même temps ce pays à gérer ce problème oui, et cela n'a rien à voir avec la démocratie.

    De son côté, l'Italie ne veut pas mettre en discussion Schengen, mais serait favorable à une sorte de «contrôle technique» pour déterminer à quel point il est adapté aux réalités actuelles, a indiqué hier le chef de la diplomatie Italienne, Franco Frattini,

  • Après le travailler plus pour gagner plus,

    Sarkozy aime les usines qu'il trouve belles !

     

    Support Wikipedia Notre président serait-il devenu un métallo ? Lors de sa visite à l'usine de la Fonte Ardennaise à Vrigne-aux-Bois accompagné d'Éric Besson, industrie, et de Philippe Richert, Collectivités territoriales, avant de se rendre à Renwez, Ardennes, pour participer à l'Assemblée générale des maires du département, il a du surprendre son auditoire ou on ne l'attendait surement pas en déclarant, que voulez-vous, «moi, je trouve qu'une usine c'est beau !» Déclarer cela dans une usine de fonderie, quand on connait ces usines ou les conditions de travail sont de loin les plus éprouvantes, c'est à se demander de qui se moque-t-il ? Dans ces usines les cubilots électriques, à gaz, à arc, fonctionnent 7jours/7, sont des fours verticaux qui produisent de la fonte liquide à environ une température de 1250 ° C. C'est à partir de la coulée de cette fonte dans des moules que sont fabriquées les pièces mécaniques, un travail fait manuellement, c'est dire s'il y fait chaud. La dureté du travail n'empêche pas qu'il soit beau en soit. La fonderie est le premier art mécanique mis au point par l'homme depuis l'âge du bronze pour la fonderie d'art, mais ce n'est pas ce que l'on remarque, ce sont ses conditions de salubrité éprouvantes et dangereuses.

    En fait, la fonderie de la Fonte Ardennaise aurait subi un lifting pendant quinze jours pour cette visite, même une équipe serait venue le samedi matin pour tout nettoyer. La journée aurait été payée, sur les 855 salariés de l'usine 150 ont répondu présent. Visite soigneusement calibrée, et préparée avec enthousiasme assure le directeur. Ce n'est franchement pas très gentil de tromper ainsi notre président.

    C'est comme le travailler plus pour gagner plus quand le travail manque trompant ainsi de nombreux Français, divisant ainsi la France entre ceux qui pouvaient bénéficier de ses largesses et les autres au chômage qui auraient bien aimer travailler. «Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas» paroles du président du chômage, allant fêter sa victoire au Fouquet's, fréquentant les plus riches du CAC 40 les exonérant à payer trop d'impôts, issu d'une petite noblesse Hongroise et ancien maire de Neuilly-sur-Seine, ami des Bush et des Bollorés fêtant sa victoire sur son yacht pour se reposer des efforts de la campagne présidentielle. De même «je serais le président du pouvoir d'achat», alors qu'il ne s'en est jamais préoccupé tout au long des quatre années qui viennent de s'écouler. Il a mis son bleu de travail pour annoncer dans cette région Française ou le travail n'est pas un vain mot pour s'adresser à la France qui «souffre», la vraie France celle des Ardennes. La France souffre en effet de tout. Des prix du gaz, de l'électricité, de celui de l'essence, de la précarité, du logement, de l'injustice, des paradis fiscaux, des niches fiscales, du chômage et bien sur de la vie chère et de la sécurité dont il avait fait son occupation première critiquant ce que ses prédécesseurs avaient fait.

    Quel était le motif de cette visite, la fameuse prime de 1.000 euros pour les salariés dans les entreprises qui distribuent de dividendes à leurs actionnaires que le patronat ne veut entendre parler ainsi que certains ministres cherchant à en réduire la portée provoquant un cafouillage dont nous avons le privilège nous Français. Alors, «on ne peut accepter que les entreprises du CAC 40 aient pu distribuer 80 milliards (sic) de dividende et qu'en même temps on explique qu'il n'y a pas assez d'argent pour les salariés». Un retour de conscience du président avant 2012 juste pour sa tranquillité de n'avoir rien oublié dans sa générosité. En fait, d'après le Canard enchaîné, c'est 40 milliards de dividende pour 80 de bénéfice, nous sommes contents pour eux.

    C'est le 13 avril que François Baroin ministre du budget avait annoncé sur l'initiative de Sarkozy une prime d'au moins 1.000 euros pour les salariés des entreprises versant des dividendes, afin de contraindre ces dernières à associer les travailleurs à la création de richesse, un bien grand mot !

    Mais ils n'avaient pas prévus la réaction du patronat et de la ministre Madame Christine Lagarde. 1.000 euros, ça peut faire mal même pour ces entreprises qui font d'importants bénéfices.

    Sarkozy n'y avait pas pensé ?

    Et l'on entend, ce débat méconnait la situation des entreprises et continu de l'assimiler à celle des grands groupes cotés déclare la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris. Toutes les entreprises qui font des dividendes ne sont pas d'une extrême solidité s'écrit Antoine Richard d'Entreprise et Personnel, une association de Directeurs des Ressources humaines, DRH. Quel est leur salaire ?

    Laurence Parisot se déclare stupéfaite de cette annonce, comment accepter que l'État décide de la politique salariale des entreprises au risque de tuer l'envie d'entreprendre et d'étouffer la liberté créatrice, de grand mots. On voit le travail de cette politique au niveau du chômage et des emplois précaires ainsi que des augmentations de salaires.

    «Comment imaginer que cela ne pèse pas immédiatement sur la masse salariale des entreprises au risque d'empêcher les recrutements à venir», a-t-elle poursuivi, en estimant que cela n'aurait pas le même poids pour les petites, les moyennes et les grandes entreprises. «Une telle proposition, qui entrave la liberté contractuelle et la liberté d'entreprendre, est-elle vraiment compatible avec la Constitution ?» A-t-elle fait valoir. Nous n'en attendions pas moins de cette charmante personne. Mme Parisot a enfin assuré que cette question n'avait pas été évoquée lors de la rencontre qu'elle a eu avec le Premier ministre François Fillon il y a une dizaine de jours.

    Pour Christine Lagarde, elle ne pense pas que l'on puisse y donner un caractère obligatoire dans son montant. Elle estime que cette question tout comme les autres modalités, devra être «négociée entre d'une part les patrons et d'autre part les représentants des salariés». «Ce à quoi nous réfléchissons en ce moment, c'est la chose suivante :

    un mécanisme d'exonération de charges sociales, le forfait social oui, les charges sociales non, pour que les entreprises puissent payer des primes exceptionnelles aux salariés, a-t-elle ajouté. Elle a par ailleurs affirmé que les petites et moyennes entreprises ne devaient pas être exemptées du versement de cette prime, «pourquoi voulez-vous faire des exemptions pour les PME-TPE ?». «Pour que se soit applicable dans les meilleurs délais», la mesure serait inscrite dans le projet de loi de finances rectificative de juin, a précisé Christine Lagarde.

    Pour Xavier Bertrand, en sortie de crise nous devons absolument prendre en compte l'état d'esprit des salariés a-t-il indiqué. Pendant cette période difficile leurs salaires n'ont pas beaucoup augmentés, il y a besoin d'une envie de justice a-t-il déclaré sur le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Il envisage d'associer bénéfices et salaires. Les entreprises qui font des bénéfices et dont «les dividendes progressent» devront «en faire bénéficier leurs salariés», soit par une prime directe ou d'intéressement, ou de participation. Cette prime concernerait en premier lieu les grandes entreprises. «Je propose qu'elle soit obligatoire et que ses modalités précises soient discutées dans l'entreprise», a détaillé Xavier Bertrand. Quant au chiffre de 1000 euros, il correspondrait en fait au montant de la prime donnant droit à «des exonérations, fiscales pour l'entreprise et sociales pour les salariés», a indiqué le ministre.

    Pour les entreprises qui ne seraient pas concernées par ce dispositif, «il faut que ce soit les salariés qui bougent, a insisté le ministre. Il faut que les branches professionnelles se mettent autour de la table pour en parler».

    On voit que le temps urge et que les élections approchent, il s'agit de récupérer ceux qu'il a bluffé dont beaucoup d'ouvriers les pauvres, qui n'avaient pas compris. Il faut modifier la donne en faisant beaucoup de bruit mais qui ne peut être que de peu d'effet dans le contexte de gel des salaires de la fonction publique et du refus du patronat. Ce sera la seconde année consécutive que le gouvernement gèlera en 2012 les salaires des fonctionnaires, la dernière hausse du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires, date de juillet 2010, où il avait été revalorisé de 0,5 %.

    Les 5.200.000 agents de la fonction publique, soit un salarié sur cinq, vont donc rester au moins trois ans sans augmentation générale, alors que l'inflation repart à la hausse. Il faut réduire le déficit public, une hausse de 1 % du point d'indice est évaluée à 900 millions d'euros. Par contre le gel du point d'indice ne signifie pas gel des salaires, en d'autres termes divisons et nous règnerons !

    Un gadget pour les experts. Dénonce Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès. «Pour moi, ça ressemble à une mesure de dernière chance pour un gouvernement qui ne sait plus quoi faire». D’abord, la mesure ne concernera pas tous les salariés. En effet, toutes les entreprises ne reversent pas de dividendes à leurs actionnaires. Il s’agit de choix stratégiques et les sociétés peuvent décider de réinvestir l’argent dégagé. Notamment les start-up. Pourquoi un salarié travaillant dans une entreprise qui ne reverse pas de dividendes n’aurait pas droit à cette fameuse prime ? La mesure risque seulement d’accroître les inégalités entre salariés.« Pour moi, cette mesure rate une cible essentielle, les travailleurs précaires, les exclus du schéma traditionnel du travail», commente Eric Heyer, économiste à l’OFCE. Dommage pour un président qui promettait d’être l’homme du pouvoir d’achat ! «On ne réglera pas la question de pouvoir d’achat comme ça, s’emporte Nicolas Bouzou. Il faudrait agir sur le taux de chômage, stimuler la croissance atone plutôt que de se lancer dans des mesures punitives qui n’ont rien à voir avec le rôle de l’État».

    Sarkozy aurait dit une connerie ?

    Si la gauche vient au pouvoir, elle aura des cheveux à se faire pour augmenter les salaires !

    Depuis le président a arbitré pour une prime dont le montant n'est pas fixé pour les entreprises de plus de 50 salariés qui verseraient des bénéfices. Celles de moins de 50 salariés seront incitées à verser une prime qui sera exonérées de charges sociales. Il n'y aura pas d'obligation pour ces entreprises. Un projet de loi pourrait être soumis au parlement avant l'été a annoncé François Fillon. Cette prime sera soumise jusqu'à un montant de 1.000 € au même taux de cotisation sociale que les primes de participation, soit 8 %. D'après les calculs du Monde.fr 2,8 millions de personnes soit moins de 10 % de la population active seraient susceptibles de la percevoir. Cela paraît suffisant pour que quelques voix reconnaissantes votent pour Sarko en 2012, diviser pour régner ? Évidemment, même son de cloches partout, cela ne profitera qu'un petit nombre de salariés et qu'il aurait mieux fallu augmenter les salaires plutôt que de faire un cadeau au patronat d'après François Chérèque. Pour lui, il y aura beaucoup de déçus.

    Ce dispositif est «une catastrophe, en particulier pour les salariés des petites entreprises», alors que «le patronat s'en sort bien», a-t-il insisté. «On va diviser les salariés entre eux» et «il faut ne pas connaître les négociations d'entreprise pour faire une erreur de ce type», a poursuivi François Chérèque. Selon lui, dans une entreprise «qui va se voir imposer une prime sur laquelle elle ne paiera pas d'impôt sur les sociétés, moins de charges, il y aura moins d'augmentation de salaires, plus de prime». «Celui qui va y perdre, c'est le salarié, par contre pour l'entreprise, ce sera un cadeau, un effet d'aubaine», a-t-il dénoncé. Selon François Chérèque, «le gouvernement a d'autres moyens d'agir», comme «donner un coup de pouce au SMIC» ou prendre des mesures «sur l'énergie». «Il a une responsabilité directe qu'il ne prend pas», a-t-il déploré.

    François ta rien comprit c'est ça, avec le FN en plus !

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