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Des élections cantonales, il faut savoir tirer des conclusions nationales,

la dynamique a été confirmée.

 

Support Wikipedia Cette dynamique est représentée par trois faits, le premier l'abstention, premier parti en France, marquant le désarroi des Français envers les élections qui pour beaucoup d'entre-eux ne servent plus à rien surtout quand il s'agit des cantonales scrutins de peu d'importance, appelées à disparaître pour des élections territoriales. Le second fait est bien sûr la montée du FN de Marine qui surfe sur l'échec des partis de gouvernement alors que ceux que nous avons eu sont, de 15 années de gouvernement des socialistes, deux sous François Mitterrand un sous Chirac, et de 38 années de gouvernement de droite traditionnelle. Mettre droite et gauche dans la responsabilité de la défaite des partis de gouvernement est une malhonnêteté évidente qui contribue à considérer les politiques comme des menteurs peu scrupuleux, voire malhonnêtes. Il ne faut donc pas s'étonner de ce point vue du rejet de la classe politique. Le troisième fait est la confirmation du parti socialiste comme force politique majeure locale qu'il faut prendre avec des pincettes bénéficiant de reports de voies de la droite conventionnelle dont ses électeurs écœurés de la politique menée ont préféré voter socialiste que de voter FN. Tout est donc faussé dans ce second tour par rapport au premier ou les socialistes étaient, malgré tout, déjà en tête avec 25,04 % des voix dans une abstention record, voire Les sondages, les cantonales et la réforme de l'ISF .

Quel est le fait le plus inquiétant pour un républicain, c'est bien entendu les abstentions. Elles marquent le raz le bol par un rejet général dont profite le FN. L'UMP obtient 18,6 % sur 45 % de votants ne représentant de ce fait que 8,37 % du corps électoral soit sur 7.910.018 votes exprimés 1.471.263 votants sur un 19, 015 millions d'inscrits. L'UMP s'est perdue ne représentant plus ce qu'elle était il y a 4 ans, mais elle gère l'Assemblée nationale, le Sénat et la quasi totalité des institutions voilà un autre motif majeur du désintérêt des Français pour ces élections. L'autre facteur et probablement le plus important est l'injustice mise au sommet de l'État par le président lui même. Injustice sur la répartition de la richesse nationale, l'échec de la politique sociale, le démantèlement de nos services de santé, le démantèlement de notre éducation, le démantèlement de nos forces de police, l'échec de la sécurité avec la politique antirépublicaine du président introduisant une double peine par la perte de la nationalité pour les étrangers jeunes Français commettant des délits contre les forces de l'ordre, et j'en passe. Mais aussi la richesse retrouvée des entreprise du CAC 40 et des banques, jamais elles n'ont été aussi florissantes. Les augmentations de l'énergie, ruinant les classes populaires ne pouvant plus se chauffer. Mais aussi la stagnation des rémunérations, la misère des retraités, et l'augmentation générale du coût de la vie, mais aussi les cadeaux de plusieurs milliards à la restauration, le bouclier fiscal, la loi Tepa, la suppression envisagée de l'ISF alors que l'on a besoin d'argent.

Le désintérêt des Français d'en bas qui votent FN est la conséquence d'un tout, ayant cru en Sarkozy sur sa politique sécuritaire condamnant la gauche de laxisme, alors qu'elle avait fait de bonnes choses avec la police de proximité. Mais aussi la fuite des capitaux des fortunés dans les paradis fiscaux préférant le rendement de l'argent placé à celui de l'investissement productif seul capable de réduire le chômage. Il y a aussi les délocalisations qui les frappent de plein fouet, conséquence d'une politique des entreprises cherchant le profit maximum au détriment de la richesse de notre pays.

Alors le FN dans tout ça, sans programme autre que celui des mosquées et des prières de rue, il se développe et c'est tant mieux. C'est dans l'opposition permanente que la position est la plus confortable, opposition provoquée par le vote majoritaire introduit par la droite éliminant par voie de conséquence les petits partis les privant de représentation nationale, plus antirépublicain il n'y a pas. Le FN aura deux élus, c'est un commencement, et il ne faut pas le juger seulement sur ces deux élus, son potentiel en voix dans de nombreux cantons frise les 45%. L'un des élus est dans le canton de Carpentras Monsieur Patrick Bassot face au socialiste sortant, et le second dans le canton de Brignoles, Vars, Monsieur Jean-Paul Dispard pour 5 voies face à un communiste. Par contre, son potentiel en voie national reste fort récoltant 11,56 %, malgré qu'il soit plus faible que lors du premier tour ou il récolta 15,14 % mais 19,22 % ou il se présentait. 11,56 % s'explique aussi pour un nombre de votants d'UMP inférieur au second tour voulant corriger leur dérive plus droitière, l'abstention restant quasiment la même. Cela s'explique aussi par le fait que le FN n'était pas présent sur tous les cantons au second tour, 402 cantons seulement et son score monte à 35,51 % ou il était présent, gagnant près de 300.000 voix, voire 204 duels FN-PS sur 394 et 89 UMP-FN dont 5 triangulaires PS-FN-UMP. En 2004 le FN avait attiré au second tour 500.000 électeurs, cette année ils sont plus de 915.000.

Il devient donc un troisième parti avec l'UMP et les socialistes de niveau supérieur à la famille centriste réunie puisqu'il se trouverait présent à l'élection de 2012 quelques soient les scenarii projetés.

Quelle conséquence sur sa position par rapport à l'UMP pour l'élection présidentielle. C'est le problème qui conditionne le changement de majorité au sommet de l'État. Pour qu'un socialiste gagne il faut que le FN reste dans la position d'un parti majeur, c'est à dire qu'il fasse seul son chemin. Mais de plus, il faut qu'il arrive en position de second tour c'est à dire devant l'UMP. Et là ce n'est pas gagné. Marine a clairement annoncé son intention concernant cette alliance,

«Pourquoi ferions-nous alliance avec des gens qui portent sur leur épaules la responsabilité de notre économie, du pouvoir d'achat des Français, de leur mise en insécurité permanente, de l'immigration massive ?», a-t-elle déclaré. «Nous allons, grâce à cette très forte poussée, organiser un grand rassemblement autour du FN, qui deviendra ce pôle de rassemblement à vocation majoritaire, pour remplacer ce système UMP-PS», a-t-elle affirmé. Mais cela est valable pour un premier tour ! Que ferait le FN dans un second tour ou il ne serait pas en lice ?

L'UMP est le grand perdant c'est évident, malgré les propos de Jean-François Copé qui tendent à minimiser la position socialiste, les propos de Martine Aubry disant qu'elle préfère la position du PS à celle de l'UMP résume à elle seule l'incohérence et la mauvaise foi de Copé. L'UMP récolte 241 sièges tandis que le PS en récolte 625 c'est sans commentaire. Hier soir François Baroin porte parole du gouvernement était pâle, déclarant «qu'il ne fallait pas sous estimer les messages», mais aussi affirmant que ce serait «de la pure folie que d'avoir un autre candidat que Sarkozy». En fait, l'UMP s'en sort mieux que ce qui était envisageable au premier tour, ces électeurs traditionnels se sont repris. Ils obtiennent 18,6 % pour 17,07 % lors du premier tour, cela peut aussi être la conséquence du vote «dit républicain» dans un duel UMP-FN. La suite dépendra de Sarkozy, que peut-il faire, s'il continue dans la politique actuelle ou s'il la modifie c'est cuit sans l'apport du FN. Son intérêt reste la poursuite de cette politique ce qui limitera les dégâts d'un changement et confirmera son obstination irréfléchie. Il est allé trop loin dans le démantèlement de notre pays pour espérer reprendre la confiance des électeurs qui avaient votés pour lui. Il va peut être laisser couler quelques objectifs comme le débat sur l'Islam et la laïcité tout à fait inutiles, une loi existe, il faut l'appliquer, elle est bonne pour tous ceux qui sont Français. Quand aux autres, ils doivent s'y soumettre. S'il faut donner aux musulmans des lieux de culte, il faut le faire n'en déplaise aux Français, ou alors les virer.

Pour François Fillon,

«Dans un contexte rendu très difficile par deux années de crise, les candidats de la droite et du centre ont bien résisté. La gauche progresse, mais le recul de la majorité est moins important qu'annoncé». Le score du FN «démontre que le vote protestataire ne doit pas être sous-estimé et banalisé». «Ce parti doit être combattu et les causes de son audience doivent être lucidement évaluées et traitées. Le très faible nombre de ses élus démontre cependant qu'une grande majorité de citoyens, notamment de la majorité, refuse les solutions extrémistes». «L'abstention record» est «le signe de la distance qui existe entre les citoyens et la politique». «Nous avons un devoir de rigueur intellectuelle et de respect républicain afin de restaurer la noblesse de l'engagement public et rétablir la confiance dans l'avenir». La noblesse, il reconnaît quelle est perdue, la faute à qui ?

Lundi 28 mars des divisions internes à l'UMP semblent s'accroître au point que Sarkozy a dû recadrer ses troupes. La droitisation cause problème.

«Ceux qui mettent en cause la famille politique sont ceux qui ne se battent pas pour elle, et ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de notre famille ne le feront pas avec notre complicité», a-t-il lancé.

Propos à l'encontre de Jean-Louis Borloo qui a confirmé par la voix de son bras droit Laurent Hénard que les résultats décevant de l'UMP devraient inciter à la création d'une force politique nouvelle. On voit ainsi que lorsque tout baigne ce parti est bien, mais lorsqu'il est mal plus rien ne va, en d'autres termes il et aussi mauvais que le PS quand rien ne va. Dans les Hauts de Seine le clan Sarkozy en a pris un coup, Isabelle Balkany battue à Levallois Perret fait sourire Patrick Devedjian patron du département qui a survécu réélu avec seulement 266 voix d'avance sur son adversaire PS Denis Peschanski, mais recevant le soutien de Jean Sarkozy fils du président.

Le parti socialiste peut mieux faire selon certains, une façon comme une autre de clamer qu'il n'est pas si bien que les résultats pourraient le laisser supposer, et c'est vrai il ne donne pas l'enthousiasme qu'il pourrait attendre. De grandes difficultés s'annoncent aux primaires, eu égard au nombre de prétendants aux duels. Il y en a maintenant deux de poids, Hollande qui a été bien élu condition de son engagement aux primaires et Madame Royal. Entre les deux le poids est du coté d'Hollande une valeur politique certaine et culturelle, mais est-il populaire ? Ségolène Royal très rejetée par les médias, qui depuis quelques temps l'ignorent complètement faisant tout pour pousser Hollande, comme ils l'avaient fait pendant une semaine pour DSK. A croire qu'ils veulent pousser un second pion au cas où DSK ne se représenterait pas. Mais, on sait bien que la compétence n'est pas la principale qualité pour être président, la preuve nous est donnée depuis pas mal de temps. Un président à des conseillés payés pour penser si lui ne le peut pas. Ségolène traine à 17 % quand DSK est à 34 % et Hollande à 23 % avec Martine Aubry, tous les trois seraient en tête au premier tour de 2012, Ségolène largement battue.

La gauche est assurée de diriger plus de 60 départements sur 97 or Guadeloupe, Martinique, Guyane et Mayotte qui vient de passer à gauche soit, 1213 conseillés généraux PS+PRG, PCF, PG, divers gauche, et pour 753 de droite UMP, NC, divers droite. Europe Écologie-les Verts 27, et le Modem 16. La répartition définitive sera obtenue le 31 mars lors de l'élection du conseiller général du département. Compte tenu de ces résultats, le Sénat peut-il basculer à gauche en septembre ? C'est peu probable bien que cette victoire renforce sa position.

«C'est la 7ème victoire consécutive de la gauche aux élections locales, plusieurs départements concernés par le renouvellement sénatorial sont passés à gauche, comme les Pyrénées-Atlantiques ou le Jura. Tous les ingrédients sont réunis pour permettre une victoire de la gauche au Sénat», s'est réjouit auprès de l'AFP le patron des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel. A l'inverse le président du Sénat Gérard Larcher qui reste «serein».

«On n'assiste pas à la poussée socialiste attendue. Arithmétiquement, le poids des conseillers généraux reste marginal et au plan de la tendance il n'y a pas le souffle annoncé pour la gauche. Mes prévisions restent les mêmes, la majorité sénatoriale devrait pouvoir l'emporter au mois de septembre», a-t-il dit à l'AFP. Il faudra attendre les 3ème et 4ème dimanches de septembre,

«La gauche dirige quasiment toutes les régions, les 2/3 des départements et une large majorité de villes et de communes. On a donc bon espoir de faire basculer le Sénat», estime le sénateur-maire PS de Dijon, François Rebsamen. Pour lui, «quand on dirige un département on a une influence très importante sur le réseau des maires». La perte du Sénat par l'UMP serait la fin pour un temps de sa domination parlementaire et ouvrirait avec une chambre haute à gauche la possibilité d'une réforme de la Constitution permettant l'introduction d'une part de proportionnelle aux élections législatives. Pour Martine Aubry,

«Notre responsabilité est immense et je vais mettre toute mon énergie à rassembler la gauche pour porter ce projet d'une autre France, car c'est bientôt 2012». «Les Français ont ouvert la porte du changement aujourd'hui et nous allons nous y engouffrer avec eux pour changer la France». «Notre responsabilité est immense». «C'est ce que nous allons faire dès le 5 avril en présentant un projet aux Français, et puis bien sûr en rassemblant la gauche, parce que c'est comme cela qu'en 2012 la France pourra changer, se redresser et que nous pourrons rendre justice aux Français».

Dans ces élections on cherche les centristes. Le Modem apparaît quasi inexistant et François Bayrou vient de perdre son fief des Pyrénées-Atlantiques. C'était le dernier département d'Aquitaine dirigé par la droite, il vient de basculer à gauche. Le PS détient 28 cantons contre 24 à la droite, 17 pour le Modem et 7 pour l'UMP. Le Nouveau Centre obtient 58 conseillers départementaux. Hervé Morin a estimé dimanche que les élections cantonales représentaient «un échec pour la majorité, tandis que les socialistes enregistraient tout au plus une vaguelette».

Pour y voir plus clair, il nous faut attendre la riposte UMP, il n'y a pas de candidat remplaçant du niveau de Sarkozy qui a tout écrasé, et la désignation des postulants socialistes avec la primaire en septembre pour mesurer l'enthousiasme quelle peut susciter après des Français, mais source de tous les dangers. Le renouvellement du Sénat en septembre qui marquera la potentialité parlementaire de la gauche sera un signe. Quand au FN, il va exploiter cette poussée pour constituer un parti national socialiste à la fois proche des gens d'en bas mais nationaliste source de tous les dangers.

Commentaires

  • ATTENTION, cette information primordiale pour tous les porteurs de projets TIC en Côte d'Ivoire est l'occasion à NE PAS RATER.

  • air max pas cher bonsoir,

    Je pense que pour la Côte d'Ivoire une solution est en cours d'avancer.

    Laurent Gbagbo est sur le point de partir, les policiers et gendarmes l'ont quitté.

    Seules les forces spéciales lui restent.

    Bien à vous,

    A.Mirolo

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