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  • Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite 64,

    la libération de la France.

     

    Support Wikipedia Elle se traduisit par l'instauration d'un gouvernement provisoire de la République Française présidé par le général de Gaulle. La libération de la France fut la dernière campagne avant la chute du Reich sur le front Occidental.

    La situation des forces armées avant le débarquement en Normandie.

    Les armées des Républiques socialistes sur le front de l'Est eurent une supériorité totale, le rapport de force fut de 5 à 1 pour les soldats et de 6 à 1 pour les chars et l'artillerie. Les unités soviétiques ne cherchèrent même plus à réaliser des manœuvres militaires, elles se contentèrent d'avancer en ligne droite pour ne pas se gêner mutuellement. En hiver 1944 Hitler y crut encore malgré les multiples rapports qui lui furent transmis sur l'armée rouge lui faisant croire qu'elle fut à bout de souffle. Il était encore préférable d'être de son avis. Lors de la bataille de Budapest les lignes Allemandes le long de la Vistule furent balayées.

    Les forces Soviétiques entrèrent finalement dans Varsovie en janvier après qu'elle fut détruite et abandonnée par les Allemands. À la fin de cette offensive en seulement 23 jours, l'Armée Rouge se trouva à 60 km de Berlin le long de la rivière Oder. Lors de cette offensive, l'armée Rouge pénétra en Prusse-Orientale, ce qui provoqua la panique des populations Allemandes qui craignirent de subir des représailles pour les actes de barbarie commis en URSS. Plusieurs millions de civils fuirent vers l'ouest dans le rude hiver 44 sans soutien des autorités Allemandes qui n'eurent rien prévu pour organiser cette évacuation sous la menace des Soviétiques qui progressèrent de 30 km par jour. Au moins 800.000 d'entre eux périrent lors de cette fuite. Les camps de concentration et d'extermination situés en Pologne occupés furent également libérés. Ce fut le début de la grande débâcle Allemande.

    Il était temps que les Allies débarquent en Normandie la crainte fut que les Russes ne vinrent jusqu'en France.

    Les campagnes d'Afrique et du Moyen-Orient de 1940 à 1943 virent la victoire des Alliés. Ils furent parvenus à gagner la maîtrise de la région privant ainsi les Allemands de bases territoriales et de moyens logistiques. Les territoires conquis servirent ensuite de bases aux Alliées pour déclencher notamment le débarquement en Italie en 1943 et la campagne militaire Italienne, ainsi que pour le débarquement en Provence en 1944. Théâtres périphériques du conflit mondial, les campagnes Africaines et Moyen-orientales influèrent à la fois sur le front de l'Ouest, le front de l'Est, le front d'Europe du Sud et, à un degré moindre sur le front Asie-Pacifique.

    La campagne de Tunisie entre le 17 novembre 1942 et le 13 mai 1943 vit s'affronter les forces de l'Axe, Allemagne Italie, aux forces Alliées composées principalement d'Américains, de Britanniques et d'un petit nombre de Français. La campagne débuta par des succès Allemands mais la supériorité en nombre et en armement des Alliés conduisirent finalement à la défaite complète de ceux-ci. Elle se traduisit par 275.000 prisonniers de guerre Allemands, principalement issus de l'Afrika Korps, et des Italiens. La campagne de Tunisie fut le prolongement de la guerre du désert qui opposa l'armée coloniale Libyenne de l'Empire Italien à la 8ème armée Britannique occupant l'Égypte et qui s'acheva par le contrôle des Allies de l'Afrique du Nord.

    Pendant ce temps, le 23 janvier 1943, la 8ème armée Britannique s'empara de Tripoli alors que Rommel «le Renard du désert» se trouva bien plus à l'ouest. À cette période, des éléments des forces Américaines pénétrèrent en Tunisie à travers des cols de l'Atlas algérien, contrôlant ainsi l'intérieur d'un triangle cerné par les montagnes. Leur position eut l'avantage de pouvoir couper l'Afrika Korps des forces de Von Arnim au nord. Rommel ne put laisser cette situation s'établir et décida d'attaquer ces forces avant qu'elles ne constituèrent une menace trop importante. Le 30 janvier, la 21ème Panzerdivision rencontra des éléments des forces Françaises près de Faïd, le principal passage entre le versant oriental des montagnes et la plaine littorale. Elle les écrasa et encercla deux bataillons Américains à proximité, les Français furent trop éloignés pour leur porter secours. Le 19 février 1943, Rommel lança ce qui allait être connu sous le nom de bataille de Kasserine. Deux jours durant, il enfonça les défenses Américaines, l'Afrika Korps perdit peu d'hommes tandis que les Américains en perdirent 6.000 ainsi que les deux-tiers de leurs chars. Dans la nuit du 21 février, les troupes Britanniques, prélevées des lignes qui firent face aux Allemands à Sbiba, arrivèrent pour soutenir la défense Américaine. Faisant face à une défense tenace et apprenant que des éléments de tête de la 8ème armée Britannique eurent déjà atteint Médenine situé à quelques kilomètres de la ligne Mareth tenue par les Allemands, Rommel décida d'abandonner l'attaque et de se retirer vers la ligne Mareth dans la nuit du 22 février.

    Les forces de Rommel atteignirent l'extrémité occidentale de la ligne Mareth le 25 tandis que les Britanniques furent positionnés sur l'extrémité orientale depuis le 17 et envoyèrent des sondes en direction de l'ouest le 26 février. Le 6 mars, la majorité des forces de Rommel, trois divisions blindées et deux divisions légères, ainsi que des éléments de trois divisions Italiennes, lancèrent l'opération Capri, attaque lancée vers le sud, en direction de Médenine, le plus au nord des points stratégiques Britanniques. La réponse de l'artillerie Britannique fut intense, repoussant l'attaque de l'Axe détruisirent 55 de leurs 150 chars. Rommel resta convaincu que les forces Américaines constituèrent une faible menace tandis que les Britanniques étaient à un niveau équivalent, En effet, les Américains analysèrent la bataille, relevèrent plusieurs officiers supérieurs le 6 mars, le commandement du 2ème corps d'armée Américain passa de Fredendall à George Patton assisté d'Omar Bradley.

    Benard Montgomery lança une attaque majeure, baptisée Opération Pugilist, contre la ligne Mareth dans la nuit du 19 mars au 20 mars 1943. Des éléments de la 50ème division d'infanterie Britannique enfoncèrent la ligne et établirent une tête de pont à l'ouest de Zarat les 20 et 21 mars. Mais une contre-attaque par la 15ème Panzerdivision détruisit la poche et rétablit la ligne le 22 mars. Le 26, le général Brian Horrocks, à la tête du Corps ? Britannique, contourna les monts Matmata, traversa la vallée de Tebaga et prit la ville d'El Hamma à la pointe nord de la ligne. Ce mouvement sur le flanc rendit la ligne Mareth très difficile à tenir. Le lendemain, des unités Allemandes et Italiennes tentèrent de stopper l'avancée d'Horrocks, avec des batteries anti-chars stratégiquement placées, dans une tentative pour gagner du temps dans leur retraite. En moins de 48 heures, les défenseurs de la ligne Mareth marchèrent sur 60 kilomètres vers le nord-ouest et installèrent de nouvelles positions défensives sur l'oued Akarit près de Gabès.

    À la libération de Gabès, les deux camps se rencontrèrent à la bataille d'El Guettar le 23 mars. La bataille ressembla lors des premiers affrontements à une bataille de chars enfonçant les premières lignes Américaines, ce qui les fit entrer assez vite dans un champ de mines Américain déclenchant aussitôt après, l'artillerie Américaine avec ses unités anti-chars qui ouvrirent le feu. La 10ème Panzerdivision perdit 30 chars sur cette courte période et dut se retirer du champ de mines. Une seconde attaque fut lancée en fin d'après-midi, cette fois-ci appuyée par l'infanterie, mais fut également brisée, la 10ème division dut se replier sur Gabès. Les Américains furent incapables de tirer avantage de l'échec Allemand et attendirent pendant plusieurs semaines pour pousser l'infanterie Italienne hors des deux collines stratégiques situées sur la route de Gabès. La 8ème armée Britannique et le 2ème corps Américain continuèrent leurs attaques la semaine suivante et, finalement, la 8ème armée perça les lignes et força l'Afrika Korps à abandonner Gabès pour effectuer une retraite vers les autres forces de l'Axe stationnées plus au nord. Les collines faisant face aux forces Américaines furent également abandonnées, ce qui leur permit de faire la jonction avec les forces Britanniques au cours de la journée. À ce stade, la bataille devint une guerre d'usure.

    En possession du meilleur terrain défensif de la région aux mains des Britanniques et sans aucun signe de ralentissement de la 87ème armée, Rommel retourna en Allemagne pour essayer de convaincre Hitler d'abandonner la Tunisie et de replier l'Afrika Korps en Europe. Hitler refusa et Rommel fut mis sur la touche.

    La campagne de Tunisie fut la dernière bataille en Afrique du Nord avant que les Alliés ne s'engagèrent dans l'invasion de la Sicile et de l'Italie.

    La suite 65 sera la suite de celle-ci

    Références.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Budapest
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vistule
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Oder
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Deutsches_Afrika_Korps
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tripoli_%28Libye%29
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans-J%C3%BCrgen_von_Arnim
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Erwin_Rommel
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Kasserine
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sbe%C3%AFtla
    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9denine
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mareth
    http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Patton
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Montgomery
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Pugilist
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Zarat
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Brian_Horrocks
    http://fr.wikipedia.org/wiki/El_Hamma
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27El_Guettar

  • Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite, 63,

    la fin du régime de Pétain.

     

    Support Wikipedia La fin de la collaboration approche, on sent de plus en plus la présence de la résistance, elle s'intensifie, les jours du régime de Pétain furent comptés. Les alliés en cette année 1944 débarquèrent en Normandie, et ce fut pour nous tous un jour d'allégresse, la fin d'un cauchemar, de souffrance et de morts qui aura duré quatre années. Ce fut aussi l'année des règlements de comptes, les collaborateurs furent poursuivis jugés et fusillés pour certains. Le maréchal Pétain fut jugé 23 juillet 1945 devant la Haute Cour de justice créée le 18 novembre 1944, condamné à mort à la dégradation nationale et à la confiscation de ses biens, il fut gracié par le général de Gaulle chef du gouvernement provisoire. Ce fut aussi la fin de la persécution des juifs et celle de notre dette d'armistice qui nous grugea de notre richesse, c'est un pays à reconstruire. Le virage de la fin de la révolution nationale fut l'Opération Torch en 1942, et le sabordage de la Flotte Française à Toulon, le 27 novembre 1942, la dissolution de l’Armée d’armistice firent perdre à Pétain ses derniers atouts face aux Allemands avec l'invasion de la zone Sud. La victoire des Alliés en Afrique du Nord par la prise de la Tunisie dernier maillon avant la libération de l'Italie, puis le débarquement en Provence quasiment simultanément avec l'opération Overlord, sonnèrent le glas du régime de Pétain.

    En maintenant sa politique de collaboration, Pétain perdit beaucoup de la popularité dont il jouissait depuis 1940. L'effet bouclier par son sacrifice comme il aimait à le dire, faisant le don de sa personne à la France qu'il incarna au début s'estompa, quand à l'hypothèse du double jeu qui consista à prétendre que cela permit de sauver les meubles s'estompa également, tout au moins il fut difficile d'y apporter un crédit, ne connaissant pas ses relations personnelles avec les Allemands. Une chose apparut certaine c'est que, dans bien des domaines la politique répressive qu'il mena contre les juifs et contre la Résistance allèrent bien au delà de ce que demandèrent les Allemands, et même elle la devança pour les juifs. La question fut donc de savoir si malgré tout il protégea les Français ?

    On ne pourra jamais y répondre ne sachant pas ce qui serait advenu s'il n'avait pas été là. On ne peut le faire que par rapport aux autres pays qui ont eu une gestion Allemande par suite de leur capitulation. De ce fait, ils ne déchargèrent pas les Allemands de cette contrainte leurs donnant ainsi une charge qu'il leur aurait fallu assurer.

    Avec la France fut du velours nous ne tirèrent en fait que peu d'avantages de cette collaboration puisque la zone libre, principal avantage de l'armistice, fut envahie le 11 novembre 1942. Malgré la résistance du général de Lattre de Tassigny commandant de la 16ème division de Montpellier refusant d'obéir aux instructions du général Bridoux ministre de la guerre qui impliqua aux unités de rester dans leur garnison, il prît le maquis pour être finalement arrêté et envoyé à la prison militaire de Toulouse. Pétain sentit que des choses lui échappaient.

    Il reçu du Fürher une lettre annonçant que, du fait de l'évolution militaire, l'Allemagne se trouvait dans l'obligation de passer outre les accords de l'armistice. Il protesta contre cette décision incompatible avec les accords d'armistice mais en vain, ne pouvant s'y opposer par la force, notre armée d'armistice n'existait plus.

    Une protestation fut rédigée entre 6 h 30 et 9 h 50, au terme d'une réunion orageuse dans le bureau de Pétain où se trouvèrent, entres autres,

    Weygand qui fut arrêté entre Vichy et Guéret par les SS sur ordre d'Himmler l'un des officiers les plus puissants de IIIème Reich. Bousquet ayant refusé sèchement, Pétain fut emmené prisonnier en Allemagne et placé en résidence surveillée au château d'Itter dans le Tirol Autrichien lieu de détention de plusieurs personnalités et officiers généraux Français. Renvoyé en France Weygand fut d’abord interné comme prévenu de collaboration au Val-de-Grâce, puis finalement libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, en bénéficiant d'un non-lieu sur tous les chefs d'accusation par la Haute Cour de Justice. En 1951, il refusera d'être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat. Jusqu'à son décès, il milita pour la réhabilitation du maréchal Pétain et de sa mémoire. Quand il mourut en 1965, il était le doyen d'élection de l'Académie française.

    Auphan fut condamné par contumace par la Haute Cour de Justice le 14 août 1946 aux travaux forcés et à la dégradation nationale à la confiscation de ses biens pour être ensuite réhabilité par le Conseil d'État en 1956,

    Menetrel fut le secrétaire particulier docteur et éminence grise et ami de Pétain,

    Rochat fut le secrétaire général du Quai d'Orsay condamné à mort par contumace par la Haute Cour de Justice. En mars 1955 de retour en France il se constitua prisonnier, il fut condamné à cinq ans de dégradation nationale dont il fut immédiatement relevé.

    Platon vice-amiral fut exécuté en juillet 1944. Alors que celui-ci déclara qu'il valait mieux ne pas se presser de protester, Weygand exaspéré lui lança au visage, «Amiral, c'est effroyable, vous êtes la honte de la France».

    Gerd von Rundstedt général feld-maréchal écouta d'un air ennuyé, empocha sans mot dire la protestation que lui tendit Pétain. Il ne s'opposa pas à sa diffusion par radio.

    La protestation fut retransmise plusieurs fois dans la matinée. A midi, elle fut assortie d'une nouvelle déclaration de Pétain,

    «Français, je croyais avoir vécu les jours les plus sombres de mon existence. La situation d'aujourd'hui me rappelle les mauvais souvenirs de 1940. Je salue avec douleur les militaires, et tous ceux qui tombent pour l'honneur de l'Empire et la sauvegarde de la patrie. Français de la Métropole et de l'Empire, faites confiance à votre Maréchal qui ne pense qu'à la France».

    Au début de l'après-midi, les Allemands occupèrent les postes d'émission et interdirent la diffusion des protestations.

    Pétain ne fut plus qu'une fiction de souveraineté, tiré de la référence l'histoire en question , l'invasion de la zone libre.

    Le problème que l'on doit se poser, Pétain a-t-il toujours été maître de la situation bien qu'en bonne santé à 88 ans, étant entouré de ministres collaborateurs, et de généraux complaisants et pour certains plus collaborateurs que lui ?

    Alors que le 6 juin 1944, les troupes Alliées, Royaume-Uni, États-Unis et Canada, lancèrent une gigantesque offensive amphibie sur la région côtière de Normandie. Cette opération d'envergure connue sous le nom d'Opération Overlord et la date sous le nom de D-day (Jour J), fut le débarquement en Normandie qui fera l'objet des prochains articles.

    Les derniers jours de l'occupation se précisèrent Paris fut libéré le 24 août 1944 quand les premiers éléments de la 2ème DB entrèrent dans Paris par la porte d'Orléans sous le commandement du général Leclerc, maréchal de France. Pétain ne qui fut plus qu'un simple prisonnier des Allemands songea à se livrer au maquis d’Auvergne du colonel Gaspard, et tenta de déléguer l’amiral Auphan auprès de de Gaulle pour lui transmettre régulièrement le pouvoir sous réserve que le nouveau gouvernement reconnaisse la légitimité de Vichy et de ses actes. «Aucune réponse ne lui fut donnée».

    Le 17 août 1944, les Allemands, en la personne de Cecil von Renthe-Fink, ministre délégué, demanda à Pétain de se laisser transférer en zone nord. Celui-ci refusa et demanda une formulation écrite de cette demande, Robert Aron, Grands dossiers de l'histoire contemporaine , op. cit., p. 41-42. Von Renthe-Fink renouvela sa requête par deux fois le 18, puis revint le 19, à 11 h 30, accompagné du général von Neubroon pistolet au point qui arrêta Pétain assis sur son lit à demi vêtu qui leva un œil et lui dit, «Ah c'est vous....», tiré de la référence La bataille de France. Il lui indiqua qu'il avait des «ordres formels de Berlin».

    Le texte écrit fut soumis à Pétain, «Le gouvernement du Reich donne instruction d’opérer le transfert du chef de l’État, même contre sa volonté Robert Aron, Grands dossiers de l'histoire contemporaine. Devant le refus renouvelé du maréchal, les Allemands menacèrent de faire intervenir la Wehrmacht pour bombarder la ville de Vichy. Après avoir pris à témoin le ministre de Suisse, Walter Stucki, du chantage dont il fut l’objet, Pétain s'y soumit, et «lorsque à 19 h 30 Renthe-Fink entra dans le bureau de Pétain avec le général von Neubronn, il veillait à la préparation de ses valises et rangea ses papiers». Le lendemain, 20 août 1944, il fut emmené contre son gré par les Allemands à Belfort.

    Brouillon de la lettre adressée au Chancelier Hitler pour protester contre son arrestation.

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    «Le 8 septembre, après un séjour de plus de deux semaines dans l'est de la France, Pétain et Laval furent installés au château de Sigmaringen, en compagnie des principaux chefs de la collaboration parisienne. Comment se sont-ils retrouvés en Allemagne ? Pourquoi les Allemands ont-ils emmené ces hommes dans leur retraite vers l'est ? Telles sont les premières questions que pose ce transfert. Si Pétain et Laval considérèrent qu'ils furent «enlevés» et emmenés de force, les autres protagonistes firent le voyage de leur plein gré.

    Le 17 août 1944 s'opéra de Paris le transfert forcé de Pierre Laval vers l'est. Il arriva dans la capitale le 9 août, alors que les Alliés étaient aux portes du Mans. Son plan, ambitieux et complexe, visa à prendre de Gaulle de vitesse. Cela impliqua l'obtention d'aides très diverses, avoir l'accord d'un assez grand nombre de parlementaires, leur remettre le mandat confié par eux au maréchal le 10 juillet 1940, obtenir le concours d'Édouard Herriot, président de la Chambre en 1940, qui, malade, se trouvait à Maréville, près de Nancy, gagner les Allemands à ce plan, et arracher enfin le consentement des Américains. Vaste programme... En quelques jours, tout capota, les quelques parlementaires rencontrés n'y crurent plus, Herriot, ramené à Paris, fit attendre Laval. Au final, les autorités Allemandes s'opposèrent au projet. Pire, Otto Abetz, le représentant Allemand à Paris, reçut l'ordre, le 16 août, de conduire Pierre Laval et les membres du gouvernement à Belfort. Le départ eu lieu le 17 août au soir, non sans que Laval eut rédigé une lettre pour Abetz qui se terminait sur ces mots, «Je dois donc m'incliner. Mais vous comprendrez que dans ces conditions, je cesse d'exercer mes fonctions de chef de gouvernement».

    A leur arrivée à Belfort, et ceci est une chose essentielle pour comprendre l'épisode de Sigmaringen, Pétain et Laval ne se considérèrent plus, le premier comme le chef de l'État, le second comme le chef du gouvernement. A cet égard, ce fut bien la fin du régime de 1940 avant même que le sacre populaire de de Gaulle, une semaine plus tard, n'acheva d'effacer celui-ci».

    Autour de Pétain et de Laval, les ministres et hauts fonctionnaires, furent classés en deux catégories : les «actifs» et les «passifs». Ces derniers accompagnèrent Laval dans son refus de continuer à assurer ses prérogatives, Jean Bichelonne, Maurice Gabolde, Paul Marion, Abel Bonnard, Jacques Guérard, Charles Rochat. Ils furent logés au même étage que leur patron. Dans une aile du château, les «actifs», acceptèrent de suivre Fernand de Brinon, le président de la «délégation gouvernementale» imposé par les Allemands. Il y eu là, Marcel Déat, Joseph Darnand, le général Bridoux, Jean Luchaire. Tous furent accompagnés de leurs épouses, hormis Brinon suivit sa secrétaire-maîtresse Simone Mittre. A l'étage inférieur, Otto Abetz logea quelques services diplomatiques et administratifs. On mentionnera la présence bien curieuse, dans cette principauté d'opérette, de deux «ambassades», celles d'Italie et du Japon, établies en ville.

    Autour du château, dans Sigmaringen, s'installa, tant bien que mal, toute une colonie Française. Parmi les figures marquantes, l'acteur Le Vigan, le journaliste Lucien Rebatet, Marcel Bucard, fondateur du parti franciste et, bien sûr, Louis-Ferdinand Céline , l'observateur irremplaçable «d'un château l'autre» qui dressa un parallèle de sa vie à Sigmaringen soignant avec dévouement toutes les misères rassemblées là. «Communauté réduite aux acquêts», selon l'expression de Rebatet, la petite société de Sigmaringen se composait de cellules fragmentées, communiquant mal entre elles, voire s'ignoraient totalement.

    Ce texte de Jean-Paul Cointet est tiré de Historia, Sigmaringuen, terminus de la collaboration.

    Le 23 avril 1945, après avoir obtenu des Allemands qu'ils le conduisirent en Suisse, et des Suisses qu'ils l'acceptèrent sur leur territoire, Pétain demanda à regagner la France. Par l'intermédiaire de l'ambassadeur Karl Burckhardt, le Gouvernement suisse transmit cette requête au général de Gaulle. Le Gouvernement provisoire de la République décida de ne pas s'y opposer. Le 24 avril, les autorités suisses lui firent rejoindre la frontière puis il fut remis aux autorités Françaises le 26 avril. Le général Kœnig fut chargé de le prendre en charge à Vallorbe. Le maréchal fut ensuite interné au fort de Montrouge.

    Ainsi commença pour lui jusqu'à sa mort un long calvaire qui se termina à l'Île d'Yeu.

    Pierre Laval fuit en Espagne en mai 1945 et fut arrêté à Barcelone le 30 juillet, et remit au gouvernement provisoire présidé par le général de Gaulle.

    Laval comparut devant la Haute cour de justice en octobre 1945. Particulièrement inconscient de la gravité des actes qui lui furent reprochés, Laval parlait fréquemment à ses proches du jour où il reprendrait sa carrière politique. Il semblait sincèrement persuadé de pouvoir encore convaincre ses juges du bien-fondé et de la nécessité de sa politique. La haine générale accumulée contre lui pendant l’Occupation éclata au grand jour à son entrée dans le box des accusés, très vite, Laval fut hué et insulté par les jurés, dont plusieurs furent d’anciens collègues au Parlement, qu’il se prit inconsidérément à tutoyer familièrement, il fut de fait empêché de parler et de se défendre ? Il fut exclu de son procès ? La défense refusa de plaider en protestation. La presse résistante elle-même condamna le naufrage pénible du procès. Le général de Gaulle s'interrogea sur l'opportunité ou non de recommencer le procès ? Laval n’en fut pas moins beaucoup trop compromis pour que le verdict de culpabilité fut de toute façon soumit au moindre doute ? Il fut condamné à mort le 9 octobre pour «Haute trahison en ayant aidé l’ennemi et violé la sécurité de l’État».

    Il tenta de se suicider le jour de son exécution en avalant une capsule de cyanure.

    L'exécution de Pierre Laval.

    Compte rendu sténographique, 1946, réalisé sous la direction de Maurice Garçon, les derniers moments de Laval sont décrits en ces termes, «Le 15 octobre, vers 9 h 00 du matin, M. le Procureur Général Mornet, accompagné de M.le Président de la Commission d’Instruction Bouchardon, se présentèrent à la prison de Fresnes dans la cellule du condamné, lui annoncèrent que le moment était venu d’expier. Pierre Laval était couché et parut ne pas entendre. Rapidement on comprit qu’il était sous le coup d’une intoxication et le docteur Paul, médecin légiste, qui était présent, lui fit une piqûre de morphine. On trouva sur les couvertures du lit une ampoule qui avait contenu du poison que le condamné venait d’absorber, ne voulant pas, avait-il écrit, tomber sous des balles Françaises.

    Il devint évident au bout de peu de temps que le poison fut éventé. Les médecins firent deux piqûres de camphre, puis procédèrent à un lavage d’estomac. Le condamné rendit la plus grande partie de la substance toxique qu’il avait absorbée et se ranima assez rapidement. Son état s’étant amélioré, il fut décidé, puisqu’il pouvait se tenir debout et marcher, que l’arrêt serait exécuté. Pierre Laval, qui s’était habillé et qui maintenant paraissait rétabli, marcha d’un pas ferme jusqu’à la porte de la prison et monta dans le fourgon qui le conduisit derrière la prison de Fresnes devant une butte qui pendant la guerre avait servi aux Allemands de lieu d’exécution. Quelques minutes suffirent pour le conduire au poteau. Il refusa l’escabeau qu’on lui proposait pour s’asseoir, se laissa lier au poteau et mourut fusillé».

    Il fut inhumé dans une fosse commune du cimetière parisien de Thiais puis au cimetière du Montparnasse.

    Alors que huit demandes en révision du procès Pétain furent rejetées, aucun défenseur de Laval ne prit la peine, ou le risque, de demander la révision de son procès. Seule sa famille et en particulier son gendre René de Chambrun, mari de sa fille unique Josée et ardent défenseur de sa mémoire, milita pour sa réhabilitation, mais en pure perte.

    Jean Jardin, 1904-1976, son directeur de cabinet, qui fut aussi son éminence grise et continua à jouer ce rôle après la guerre auprès d’autres personnalités.

    La suite sera 64 sera la libération de la France

    Références,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Lattre_de_Tassigny
    http://www.histoire-en-questions.fr/vichy%20et%20occupation/gouvernement%20de%20vichy/invasion%20zone%20libre.html
    http://www.livresdeguerre.net/glossaire/index.php?lettre=G
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Weygand
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Himmler
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Itter
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Haute_Cour_de_justice_%28France%29#Gouvernement_provisoire_de_la_R.C3.A9publique_fran.C3.A7aise
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Auphan
    http://www.histoire-en-questions.fr/vichy%20et%20occupation/personnalites/menetrel.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Rochat
    http://www.passion-histoire.net/n/www/viewtopic.php?f=49&t=22410&start=0&st=0&sk=t&sd=a
    http://www.dday-overlord.com/
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Leclerc_de_Hauteclocque
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Coulaudon
    http://en.wikipedia.org/wiki/Cecil_von_Renthe-Fink
    http://batailles-1939-1940.historyboard.net/t1544-le-marechal-petain
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_gouvernementale_de_Sigmaringen
    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%27un_ch%C3%A2teau_l%27autre
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_C%C3%A9line
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_de_Chambrun

  • Philippe Pétain, Maréchal de France ses années noires de 1940 à 1944, suite, 62,

    la résistance Juive, et la résistance extérieure.

     

    Support Wikipedia La politique aryenne nazie d'élimination de la race juive en Europe par la Shoah, les conduisit à une résistance inégale devant cette répression raciale, et leur sacrifice souvent méconnu oblige à l'évoquer pour la mémoire. Juifs comme les non juifs, les articles précédents le montrent furent engagés pour combattre cette oppression nazie. La forme armée fut la plus employée pour résister, et leur plus grande révolte fut celle du ghetto de Varsovie en avril-mai 1943 qui montra leur courage pour sauver leur dignité.

    Les ghettos car il y en eut plusieurs, ils furent en faits des camps de la mort. Les juifs de Pologne furent rassemblés dans des quartiers fermés dénommés «ghettos». Ghetto est un mot Vénitien ghetto signifiant fonderie issu de l'Italien getto, par exemple le ghetto de Venise ou furent rassemblés les juifs, devenu par la suite l'appellation «quartier juif». En Pologne un ghetto fut d'abord fondé à Lublin, et un autre à Łódź. Le ghetto de Varsovie fut créé le 12 octobre 1940, jour de la fête juive de Yom, Kippour, le jour du grand pardon. Apparurent par la suite le ghetto de Cracovie, le ghetto de Częstochowa, le ghetto de Kielce, et le ghetto de Lwów.

    En septembre 1939, l'armée Allemande avec l'URSS, attaqua puis occupa la Pologne. Dès octobre, les premiers ghettos furent créés pour y rassembler les Juifs. Celui de Varsovie rassembla jusqu'à 380.000 personnes, en 1939, il eut 1.300.000 habitants à Varsovie, dont 380.000 Juifs. La ville fut prise par l'armée Allemande dès le début de la guerre le 30 septembre 1939. Dès l'hiver 1939-1940, les nazis commencèrent à persécuter les Juifs, obligation de porter un brassard blanc avec l'étoile de David bleue, identification des magasins juifs sur leurs vitrines, confiscation des radios, interdiction de voyager en train en novembre 1939. Le ghetto fut formé au centre de la ville de Varsovie. Il fut initialement composé de deux parties, le grand ghetto, relié au petit ghetto par un pont en bois. Le tout fut entouré sur 18 kilomètres de murs de plusieurs mètres de haut et de fils barbelés.

    Un reste de mur du ghetto de Varsovie

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    Document Wikipédia

    En été 1942 commença le «repeuplement vers l'est», il ne fut en fait que de la déportation vers le camp de Treblinka, situé à quelques 80 kilomètres de Varsovie. La première vague de déportations vers les camps de la mort ramena la population du ghetto à 70 000 habitants. Les rafles se firent de jour comme de nuit, aussi bien dans les habitations que dans les usines, où il fut plus facile d'arrêter les Juifs. Ceux-ci furent ensuite conduits vers la Umschlagplatz, la gare de triage de Varsovie reconvertie en centre de rétention où s'entassèrent jusqu'à 8000 personnes attendant leur déportation.

    Le ghetto se souleva contre les Allemands entre le 18 janvier et le 16 mai 1943.

    En janvier, «l'Union Militaire Juive», (Żydowski Związek Wojskowy, ŻZW), «l'Organisation juive de combat» (Żydowska Organizacja Bojowa, ŻOB) et «l'Armée Intérieure» Polonaise, Armia Krajowa, «AK» s'opposèrent par la force aux déportations, en prenant le contrôle du ghetto. Les forces Allemandes mirent un certain temps à réagir, mais le 19 avril, la police et les forces auxiliaires SS entrèrent dans le ghetto sous le commandement du SS Oberführer Ferdinand von Sammern-Frankenegg. Le plan prévit une prise intégrale du ghetto en 3 jours qui échoua. Aussi Ferdinand von Sammern-Frankenegg fut remplacé par Jürgen Stroop, qui mit quatre semaines à l'anéantir. Les forces juives Polonaises alignèrent 400 insurgés de ŻZW Union Militaire Juive, conduits par Dawid Moryc Apfelbaum et Paweł Frenkel et environ 40 combattants de la ŻOB, Organisation juive de combat, sous les ordres de Mordechaj Anielewicz. L'Armée Intérieure, l'AK, fournit quelques hommes, mais aussi des armes. Marek Edelman, seul commandant survivant de l'insurrection, donna un nombre de combattants plus restreint, «Je me souviens d'eux tous, des garçons et des filles, 220 au total», âgés de 13 à 22 ans. Marek Edelman avait 24 ans lorsqu'il prit le commandement de l'un des trois groupes de combattants, constitué de 50 combattants. Après la mort des premiers dirigeants et le suicide de Mordechaj Anielewicz le 8 mai, c'est lui qui dirigea l'insurrection. Ayant survécu aux combats, il participera l'année suivante au soulèvement de Varsovie.

    La nourriture manqua terriblement. Mais Edelman indiqua, «nous ne mourions pas de faim. On peut vivre pendant trois semaines simplement avec de l'eau et du sucre», que lui et ses hommes trouvèrent chez ceux qui furent déportés. Durant les combats, environ 7.000 résidents du ghetto furent tués, 6.000 furent brûlés vifs ou gazés durant la destruction totale du quartier. Les Allemands déportèrent les survivants dans le camp d'extermination de Treblinka et les camps de travail de Poniatowa , de Trawniki et de Majdanek. L'impact moral et historique de l'insurrection du ghetto de Varsovie fut conséquent. La résistance dépassa les prévisions Allemandes, même si l'issue fut certaine vu le déséquilibre des forces.

    «My nie chcemy ratować życia. Żaden z nas żywy z tego nie wyjdzie. My chcemy ratować ludzką godność» «Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d'ici. Nous voulons sauver la dignité humaine». Arie Wilner, pseudo Jurek, soldat de la ŻOB.

    Le ghetto de Varsovie



    La résistance juive en France comme pour Varsovie et pour toutes les formes de résistance, regroupe les différents mouvements de lutte contre les Nazis. Les Juifs n'eurent pas d'autre alternative que le combat, mourir les armes à la main fut sauver son honneur. La politique nazie d'extermination ne fut appliquée qu'aux juifs, de sorte que la résistance juive revit une forme particulière. Elle se distingua donc de celle des Français, bien que des juifs fussent intégrés dans les mouvements Français. Il y eu bien sûr la résistance armée du ghetto de Varsovie mais aussi la résistance humaine de secours et de sauvetages aux juifs pourchassés par la police, la milice et la gestapo. C'est vers la fin de l'année 1942 que les conditions de résistance des juifs furent réunies, la rafle du Veld'Hiv étant le détonateur fit prendre conscience de ce génocide. On sut toujours demander pourquoi les juifs ne se révoltèrent pas contre cette tuerie, et d'aucuns les traitèrent de lâcheté.

    Selon Marc Jarblum , la résistance juive s'est heurtée à quatre difficultés qui ont retardé son apparition,

    * la passivité de la population non-juive,
    * l'indifférence du monde,
    * les mensonges de Allemands pour dissimuler les massacres massifs,
    * les représailles Allemandes contre les familles.

    Marc Jarblum sioniste et socialiste convaincu immigré de l'Europe de l'Est a été un acteur important dans le sauvetage des juifs en France et en Suisse.

    La menace qui planait sur tous les Juifs les a regroupés pour secourir les internés dans les camps Français, Beaune-la-Rolande transit et internement, le camp des Milles concentration Français, etc.... Favoriser les filières d'évasion, et la confection de faux papiers. Les premiers réseaux clandestins furent formés autour des Éclaireurs Israélites de France, Association scout juive Française dès 1941 avec Robert Gamzon dit Castor et de l'Œuvre de secours aux enfants, OSE avec le docteur Joseph Weill et Georges Loinger. Une résistance militaire s'organisa aussi avec Jacques Lazarus autour de l'Armée juive, qui devint à la Libération l'Organisation Juive de Combat ou OJC créée en 1942 à Toulouse par Abraham Polonski, qui prit le maquis dans la Montagne Noire aux pieds de Mazamet près de Castres. L'OJC participa aux combats de la Libération notamment à Castres et au Puy-en-Velay et fut intégrée aux FFI. Un de ses dirigeants, Maurice Loebenberg dit Maurice Cachoud, responsable de la confection des faux-papiers dans la région de Nice fut appelé par le MLN, Mouvement de Libération Nationale à Paris pour y centraliser le service des faux papiers. À la suite d'une trahison menée par Karl Rehbein dit Charles Porel, celui-là même qui fut aussi responsable du massacre des jeunes résistants fusillés à la cascade du bois de Boulogne, fut arrêté par la Gestapo française et torturé à mort en juillet 1944. Lire le document libération de Paris par Gilles Primout guet apens Porter Maillot.  Des membres de l'OJC furent encore parmi les dernières victimes d'Aloïs Brunner criminel nazi encore recherché qui les fit déporter le 17 août 1944 de Drancy. Ce fut le «dernier wagon» ou encore le convoi des 51 otages. 27 prisonniers de ce dernier transport, dont Jacques Lazarus, parvinrent à s'évader en sautant du train.

    La résistance extérieure.

    Elle fut incarnée par le général de Gaulle. «La flamme de la résistance Française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas». Ainsi s'exprima le général de Gaulle dans son appel du 18 juin 1940, après avoir invité «les officiers et les soldats Français» et «les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement» à le rejoindre en Angleterre.

    Revenant à la charge le lendemain 19 juin sur les mêmes antennes de la BBC, il ajouta, «Tout Français qui porte encore des armes a le devoir absolu de continuer la résistance». Reconnu par Winston Churchill le 28 juin comme «Chef des Français libres», il signa le 7 août avec le gouvernement Anglais un accord préparé du côté Français par le professeur René Cassin qui consacra la reconnaissance de la France Libre par le gouvernement Britannique le 27 octobre 1940, il institua à Brazzaville, «terre Française», un «Conseil de Défense de l'Empire». Par la suite, il créa le 24 septembre 1941 un «Comité national Français», qui défendit les intérêts de la France dans le camp des Alliés et administra les territoires ralliés à la France libre, l'Afrique Équatoriale Française, le Cameroun, les Comptoirs français de l'Inde, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Nouvelle Calédonie et les autres possessions Françaises du Pacifique.

    Le général de Gaulle organisa des unités combattantes à partir des effectifs existant en Afrique, au Levant et de tous les volontaires venus d'un peu partout. Ce fut le cas de la «Force L, pour Leclerc», formée en Afrique Noire, qui s'empara de l'oasis Italienne de Koufra le 1er mars 1941 et fit, en 1943, la conquête du Fezzan, avant de participer avec la 8ème armée Britannique à la libération de la Tunisie. Ce fut également le cas de la Brigade Française Libre, BFL, qui sous le commandement du général Koenig, se couvrit de gloire à Bir Hakeim en retenant les forces de Rommel et en permettant à nos alliés Britanniques de se replier en Égypte et de préparer ainsi leur contre-offensive. Des escadrilles de chasse et de bombardement furent également formées tandis que des navires de guerre et de commerce reprirent la mer sous le signe de la croix de Lorraine, de de Gaulle et la résistance, Charles de Gaulle.org.

    La suite 63 portera sur la fin du régime de Pétain.

    Références,

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lublin
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%81%C3%B3d%C5%BA
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghetto_de_Cracovie
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Treblinka
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_von_Sammern-Frankenegg
    http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%BCrgen_Stroop
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dawid_Moryc_Apfelbaum
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mordechaj_Anielewicz
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Marek_Edelman
    http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=42&pChapitreId=6031
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Majdanek
    http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticlceId=21&pArticleLib=Le+camp+de+concentration+de+Trawniki
    http://www.akadem.org/photos/contextuels/4290_1_jarblum.pdf
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Beaune-la-Rolande
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89claireuses_%C3%A9claireurs_isra%C3%A9lites_de_France
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Gamzon
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92uvre_de_secours_aux_enfants
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Loinger
    http://judaisme.sdv.fr/perso/dirige/joweill/joweill.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lazarus
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_Juive_de_Combat
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Polonski
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_Noire
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_de_lib%C3%A9ration_nationale
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusill%C3%A9s_de_la_cascade_du_Bois_de_Boulogne
    http://www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/emaillot.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alo%C3%AFs_Brunner
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Cassin
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Pierre_K%C5%93nig

     

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