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  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 15,

    l'offensive sur la ligne Hidenburg,

    du 15 août au 26 septembre 1918

    Support Wikipedia La ligne Hindenburg ou ligne Siegfried était un vaste système de défenses et de fortifications au nord-est de la France pendant la Première Guerre mondiale. Elle fut construite par les forces armées Allemandes pendant l'hiver 1916-1917. La ligne s'étendait sur près de 160 km de Lens, près d'Arras, du Pas-de-Calais, à l'Aisne, près de Soissons.


    fwwludendorff4.1292085703.jpgPaul von Hidenburg.

    La décision de commencer sa construction fut prise par les généraux Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff à la suite de la Bataille de la Somme. Elle fut construite à travers une poche sur le front Allemand. Ainsi, en se retirant jusqu'à ces fortifications, l'armée Allemande raccourcissait sa ligne de front. Sa longueur totale fut ainsi réduite de 50 km, ce qui permit aux Allemands de libérer 13 divisions et de les mettre en réserve.

    La retraite jusqu'à la ligne débuta en février 1917, et le territoire entre le précédent front et nouveau fut dévasté par les Allemands qui employèrent la tactique de la terre brûlée. Les fortifications comprenaient des bunkers en béton armés de mitrailleuses, entourés de plusieurs lignes de fil barbelé, reliés entre eux par des tunnels pour les liaisons entre soldats, des profondes tranchées, des abris contre les obus et des postes de commandement. À une distance d'un kilomètre en avant des fortifications une ligne d'avant-postes plus légère, dont le rôle était comparable à celui des chasseurs à pied, ralentir et perturber l'avance ennemie.

    L’offensive Britannique au nord de la Somme et la Française entre Oise et Aisne 18-29 août.

    Vestiges d'une bataille

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    img063.1292172540.jpgLa première phase de la bataille de Picardie était close, voir la suite 14. Mais un grand effort se prépare entre la Somme et la Scarpe. Déjà, entre Aisne et Oise, l'armée Mangin a été lancée à la conquête des plateaux. Partie à l'attaque le 18 août, elle borde l'Ailette le 23. Suivant cette progression, l'armée Humbert reprend violemment l'offensive le 21, conquiert les pentes nord du Plémont, franchit la Divette, occupe Lassigny. Par leur avance, ces deux armées menacent la droite de la XVIIIème armée Allemende accrochée sur la ligne Chaulnes-Roye. En même temps, l'armée Byng, entre l'Ancre et Croisilles, et la gauche de l'armée Rawlinson, au nord de la Somme, attaquent.

    Le 21 août, à l'aube, les 4ème et 6ème corps de l'armée Byng partent à l'assaut, entre Miraumont et Movenneville. Très brillamment, les troupes Britanniques, appuyées par des tanks enlèvent les avancées des défenses ennemies. La lutte est particulièrement vive aux abords d'Achet-le Grand et du Bois longeast la progression continue méthodique, la voie ferrée d'Arras à Albert, ligne principale de défense de l’ennemi, est atteinte, 2000 Allemands sont faits prisonniers.

    Le 22 août ,après cette attaque préparatoire, l'offensive est déclenchée sur un front de 53 kilomètres, entre Lihons et Mercatel. Au sud de la Somme, le corps Australien enlève Herleville, Chuignes et fait 2000 prisonniers, la gauche de l'armée Rawlinson passe l'Ancre, enlève Albert, porte sa ligne sur les collines à l'est de la route Albert-Bray, capture 2.400 prisonniers. Le coup le plus rude est donné plus au nord par l'armée Byng. Dépassant la ligne principale de défense, la voie ferrée Arras-Albert, les 6ème et 4ème corps enlèvent Gomiécourt, Ervillers, Boyel, avec une grande quantité de canons, font plus de 5.000 prisonniers, et poussent sur Bapaume et Croisilles. A cheval sur la route Arras-Bapaume, le 6ème corps se rabat sur Bapaume et menace d'encercler les Allemands cramponnés aux crêtes de Thiepval, qui, attaqués en même temps plus au sud, succombent. Bray-sur-Somme est enlevé.

    La bataille continue du 25 au 28. La résistance augmente, l'ennemi contre-attaque, oppose sur cet ancien champ de bataille de 1916, au terrain semé d'obstacles, une défense désespérée.

    Le 29, Bapaume tombe. Les Allemands se replient du nord de Bapaume à la Somme, sur le front Cléry, Combles, Frémicourt, Bullecourt, Heudecourt. Menacé à la fois au nord de la Somme par les armées Britanniques et sur les rives de l'Oise par les armées Françaises, l'ennemi commence son repli dans la boucle de la Somme, talonné de près par Rawlinson, Debeney et Humbert, il se retire sur la rivière de Péronne à Ham. Chaulnes et Nesle sont occupés par les Alliés.

    Les offensives sur la Scarpe et l’Ailette 25 août - 8 septembre.

    Mais la bataille continuait en s'élargissant. Le maréchal Foch poursuit inlassablement son plan offensif. Il écrit au maréchal Haig,

    «poursuivez vos opérations sans laisser de répit à l'ennemi en étendant la largeur de vos actions. C'est, d'une action croissante et d'une offensive nourrie par derrière et fortement poussée en avant, sans objectif limité, sans préoccupation d'alignement d'une liaison trop étroite qui nous donnera les plus grands résultats avec les moindres pertes... Les armées du général Pétain vont repartir immédiatement dans la même logistique».

    En même temps que l'armée Mangin s'apprête à rompre le front ennemi entre l'Aisne et Saint Gobain, l'armée Horne, sur la Scarpe, attaque le saillant formé à l'est d'Arras.

    Dès le 25 août, le corps Canadien, à cheval sur la Scarpe, et la gauche de l'armée Byng avaient enlevé les positions difficiles de Monchy le Preux, Guémappe et porté leur ligne au contact de la redoutable position de Quéant-Drocourt, rameau de la ligne Hindenburg.

    Le 2 septembre, le corps Canadien se porte à l'assaut, progresse rapidement le long de la route Arras-Cambrai, pénètre de 10 km dans les lignes Allemandes et atteint Buissy. Au centre, les Australiens dans la nuit du 30 au 31 août se sont jetés fougueusement à l'assaut en pleines ténèbres et ont enlevé le bastion formidable de Mont Saint-Quentin.

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    Un détail du camp retranché Allemand de Péronne. On y distingue un réseau de voies du chemin de fer de campagne, l'équivalent Allemand du système Péchot Français, un cimetière...Wikipédia

    Le 1er septembre, après des combats sanglants, ils pénètrent dans Péronne. Pour flanquer cette attaque au nord de la ville, Bouchavesnes, Frégicourt sont enlevés. Plus au sud, sur les bords de l'Oise, l'armée Humbert, en dépit d'une résistance tenace, avait conquis Noyon et les hauteurs qui, à l'est, dominent la ville.

    Partant de l'Ailette, le 5 septembre la lutte se poursuit, Mangin pénètre dans la forêt de Coucy et la gauche de l'armée se porte vers Chauny jusqu'aux lisières de la forêt de Saint-Gobain dans les anciennes lignes de mars 1918. Les régiments de la 41ème Division de la 69ème DI et de la 5ème DI en chasse l’ennemi au prix de terribles combats. Débordés au nord, en direction de Cambrai, et au sud sur les rives de l'Oise, en direction de La Fère, attaqués en même temps fortement, au centre, à Péronne, les Allemands reculent vers les positions Hindenburg.

    Les armées Britanniques et Françaises refoulent les arrière-gardes ennemies qui ne peuvent s'accrocher sur la ligne de la Tortille et du canal du Nord.

    Le 8 septembre, le front allié passe à l'ouest d'Arleux, de Marquion, à Havrincourt, Epehy, Vermand, puis suit le canal Crozat.

    Les offensives et les avancées vers la ligne Hindenburg.

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    Référence Vestiges 1914-1918

    10-25 septembre. Les Allemands sont arrivés dans les avancées de leur fameuse position Hindenburg, constituées par les anciennes lignes Britanniques perdues en mars, positions formidables qui couvrent le rempart réputé imprenable de la ligne Hindenburg. Entre Havrincourt et Holnon, les 3ème et 4ème Armées Britanniques, Byng et Rawlinson, attaquent dès le 10 septembre.

    La 4ème Armée enlève Vermand, les lisières ouest des Bois d'Holnon, et pénètre dans Epehy et Jeancourt. Au même moment, le 12 septembre, la 11ème armée Américaine enlevait tout le saillant de Saint-Mihiel, avec 15000 prisonniers et 200 canons.

    Le 13, après des combats ardents, elle s'empare des Bois et du village à Holnon. La 3ème armée Britannique franchit le canal du Nord au sud de la route Bapaume-Cambrai, déborde les positions d'Havrincourt à Gouzeaucourt, qui sont emportées en grande partie. La lutte est âpre, l'ennemi s'accroche désespérément.

    Le 14 septembre, Mangin et Degoutte se porte avant, à leur tour, contre le redoutable bastion de Laon qu'ils attaquent, l'un par le massif de la forêt de Coucy, l'autre par l'Aisne. Ce jour-là, à l'armée Mangin, les régiments de la division Bablon, de la division Segonne, de la division de Roig-Bourdeville, enlèvent Vauxaillon, Laffaux, Allemant, Sancy, le Moulin de Saint-Pierre et, sur un front de 1500 mètres, capturent 2500 prisonniers. L'Armée Degoutte, moins heureuse quoique tout aussi vaillante, ne réussit pas à chasser de Gleures les divisions d'Eberhart, mais elle fixe l'ennemi et l'empêche de porter le gros de ses forces contre la 1ère Armée.

    Le 16 septembre, Mangin s'empare du Mont des Singes, de Vailly, et prend pied sur le Chemin-des-Dames. Il s'agit, d'après les ordres de Fayolle, d'aborder par l'ouest cette formidable position et de s'installer sur la ligne Vailly-Chavignon, pour obliger l'ennemi, pris en flanc, à l'évacuer sans combat.

    Le 18, une attaque générale est déclenchée par les armées Byng et Rawlinson en liaison avec l'armée Debeney. Toutes les positions entre Gouzeaucourt et Holnon sont emportées avec 10000 prisonniers et 150 canons. Au sud, l'armée Debeney a pris le front de la 3ème Armée Humbert. Celle-ci a appuyé la zone de la 10ème Armée, retirée du front par suite d'un front plus étroit, pour être transportée en Lorraine en prévision d'une offensive future. L'armée Debeney, étendue jusqu'au sud de l'Oise, attaque, après avoir enlevé l'épine de Dallon, au sud ouest de St Quentin par les 40ème, 102ème, 119ème bataillon de chasseurs, et 321ème et 401ème régiments d’infanterie aidés du 265ème RAC, Castres et Essigny-le-Grand, (4 régiments d’infanterie de ligne et le 210ème régiment d’artillerie), dans la vallée de l'Oise. L'ennemi est désorganisé, usé, fatigué, dans l'incapacité d'exécuter une contre-offensive. Pour se soustraire à cette bataille continuelle qui l'épuise, il a cherché à se réfugier dans des positions qu'il estime imprenables, et à l'abri desquelles il espère pouvoir se réorganiser, se reposer, se reconstituer des réserves.

    C'est pour lui une nécessité, car du 15 juillet au 25 septembre il a envoyé à la bataille 163 divisions, dont 75 ont été engagées deux ou trois fois.

    Le 26 septembre, malgré une réduction de front de près de 200 kilomètres, il doit maintenir en ligne presque le même nombre de divisions qu'au 15 juillet, parce que leurs effectifs et leur valeur combative sont très amoindris. De plus, il n'a réussi à conserver ces effectifs qu'en dissolvant déjà 10 divisions, en ramenant dans une cinquantaine d'autres les bataillons de 4 à 3 compagnies, en rappelant des usines un grand nombre de sursitaires pour ne pas entamer la classe 1920, sa dernière ressource. De toutes parts les armées alliées sont en contact avec la position Hindenburg, prêtes au grand assaut des lignes réputées imprenables, d'où les Allemands se sont élancés le 21 mars pour leur victoire.

    La suite 16 portera sur l'offensive en Champagne et en Argonne

     

  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 14,

    la bataille de Picardie

    du 8 au 15 août 1918

    Support Wikipedia Le maréchal Foch n’a pas attendu d’avoir recueilli tous les fruits de sa victoire de la Marne pour continuer son œuvre. Le 24 juillet, tandis que nos troupes Françaises entraient à Fère-en-Tardenois, les commandants en chef avaient été réunis au château de Bombon et avaient reçu des directives pour les opérations ultérieures.

    Le plan Foch. référence, 1918 nos derniers combats sur le chemin de la victoire.

    Après la bataille qui vient de le ramener sur la Vesle, malgré les renforts de 850 000 hommes l’armée Allemande commence à donner des signes d’épuisement. Maintenant que sa tenaille cherchant à enserrer l’Île de France est brisée, et se trouvant très affaiblie, l'armée Allemande est obligée de puiser dans ses réserves pour se reconstituer. Pour Foch, l’occasion semble opportune. Il se rappelle dans quelles conditions les lignes s’étaient stabilisées au front et sur les bords de la poche de Montdidier. Sur la ligne occidentale notre première armée, du général Debeney, dominait sur tout le front. Disposant d’une rivière au milieu de marécages et de tourbières, von Huiter se maintenait encore sur le plateau de Rouvrel-Grivesne en vue de tenir sous son feu la voie ferrée de Paris. Mais, devant lui, depuis trois mois Debeney ne perdait pas son temps. Dès le 13 juillet après s’être successivement emparé, avec l'appui des chars d'assaut Britanniques, du bois de Sénécat, du parc de Grivesnes, de Cantigny, du bois Billot et de la ferme Anchin, le 23 juillet, il conquiert Mailly-Raineval, Sauvillers, et Aubvillers faisant au passage 1800 prisonniers et 300 mitrailleuses. Ce sont les régiments de la 3ème division Française qui ont inscrit ce beau succès.

    rwg05086.1292002466.jpgGénéral Rawlinson, cliquez sur l'image pour l'agrandir.

    Foch a vu Haig le 3 août, à Mouchy-le-Châtel, et les détails de l’opération ont été arrêtés secrètement en trois nuits. Il s’agit d’une offensive combinée de la 4ème armée Britannique du général Rawlinson et de la 1ère armée Française du général Debeney sous les ordres du maréchal Haig. Les troupes d’assaut Françaises, Canadiennes, Australiennes et Britanniques déjouant les observations de l’aviation ennemie arrivent à pied d’œuvre dans la nuit du 7 au 8 août. Rawlinson qui a en première ligne 7 divisions britanniques et en soutien 5 divisions, attaquera entre Morlancourt et la route d’Amiens à Roye, sur un front de 18 kilomètres. Debeney qui dispose de 8 divisions Françaises en première ligne, et qui sera renforcé par 4 divisions, n’agira que par sa gauche, au sud de la route de Roye, et sur un front de 7 kilomètres, jusqu’à Moreuil inclus. On poussera «le plus loin possible».

    rwg05078.1292003917.jpgField Marshal sir Douglas Haig .

    La région de Sancerre qu’elles vont attaquer est un vaste plateau couvert de riches moissons de blé et d’avoine coupé de ravins et de bouquets d’arbres où se trouvent 72 000 hommes de l’armée de Marwitz entre l’Ancre et la Luce tandis que Hutier dispose de 3500 hommes entre Luce et Braches. C’est ce front de 34 kilomètres que Rawlinson et Debeney comptent prendre. Rawlinson doit prendre la tête du mouvement appuyé au Sud par Debeney trois quarts d’heure plus tard avec barrage roulant, tanks, gros chars d’assaut, nombreux camions ravitailleurs et une masse impressionnante d’artillerie de tous calibres qui, pour sauter sur les points d’appui attendront l’artillerie de Debeney.

    L’attaque a été fixée au 8 août. Référence http://www.chtimiste.com/

    Or justement, dans la nuit du 7 au 8 août, la pluie cesse, le temps est favorable aux Alliés.

    A 4h20, tandis qu’une brume épaisse obscurcissait encore le ciel, on entend trois coups d’une pièce de gros calibre, comme si quelque formidable impresario eût donné le signal d’une gigantesque levée de rideau, un barrage roulant d’artillerie se déchaîne devant les divisions Canadiennes et Australiennes de Rawlinson, qui précédées par 400 chars de toutes dimensions, suivies par leur artillerie, et par leurs camions de ravitaillement, survolées par des centaines d’avions, se portent en avant, comme une marée irrésistible... Affolés, les Allemands s’enfuient sans tenter la moindre résistance. Ludendorff, dans ses mémoires, signale cette journée, comme l’un des plus pénibles de la guerre «qui scellèrent le destin». «Six ou sept divisions Allemandes, écrit-il, que l’on pouvait considérer comme des plus particulièrement résistantes, furent complètement mises en pièces». Des unités entières avec leurs cadres se sont rendues sans combattre». Le brigadier Français Cellier, avec 15 soldats alliés, a capturé 700 Allemands, 14 officiers dont un colonel, et 2 pièces d’artillerie.

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    Référence Vestiges 1914-1918

    Le soir, la ligne Anglaise a progressé de 12 kilomètres. Elle passe par Chipilly, Harbonnières, Beaucourt-en-Santerre. Mais l’ennemi a largement évacué le terrain, si bien que, ce soir là, le contact ne soit pas entièrement repris par les cavaliers et par les automitrailleuses à 10 kilomètres plus à l’est, sur la ligne Proyart-Bouchoir. La vague ennemie est brutalement refoulée à 30 kilomètres d’Amiens. Les Allemands ont laissé 7000 prisonniers, dont un général et un État-major de corps d’armée aux mains de nos alliés. Seule, au milieu de la débâcle générale, la garnison de Morlancourt résistera jusqu’au lendemain. Le général Debeney qui disposait de moyens moindres, fut obligé d’avoir recours au procédé classique de la préparation d’artillerie. Cette préparation dura 45 minutes et l’attaque se déclencha à 5 heures. Le terrain était difficile, il fallut manœuvrer. Les soldats Français de la 37ème division, 2ème et 5ème Zouaves, 2ème et 3ème Tirailleurs, débouchèrent d’abord de la Luce, en liaison avec l’offensive Anglaise. Là, l’ennemi, inquiet des progrès Britanniques, résista mollement, et il fut possible à nos troupes de gagner un terrain moins accidenté et plus favorable aux chars d’assauts.

    Par surcroît, ce mouvement, qui débordait Moreuil par le Nord et par le Sud, faisait tomber ce point d’appui dont n’avait pu triompher un assaut de la 66ème division Française, plusieurs régiments de chasseurs. Puis, l’attaque se développe de proche en proche vers le sud, et le soir, la 1ère armée Française a dépassé la Neuville-Sire-Bernard, et largement Villers-aux-Erables, ayant gagné 8 kilomètres en profondeur.

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    1918. La guerre touche à sa fin, mais la bataille de Picardie, de mars à septembre fait rage. Des troupes en train de monter en ligne, Source l'internaute. © Roger Viollet

    Ludendorff sent le besoin de réserves pour faire face à un choc qui, si rude dès le premier moment, annonce de terribles lendemains. Ces réserves, il ne peut guère les prendre que dans le Nord, entre Ypres et la Bassée. Il va donc évacuer le saillant de Merville, que la gauche de l’armée Sixt von Armin et l’armée von Quast abandonnent aux armées Britanniques Plumer et Birdwodd. Commandé discrètement le 8, du coté de Bailleul, ce mouvement prendra plus d’ampleur dans quelques jours. Le 9 août est encore une journée de victoire. Foch qui a transporté son Quartier Général du château de Bombon à Sarcus y reçoit Haig, Fayolle et Persching, et leur prescrit de ne plus prendre de repos avant que les objectifs assignés n’aient été atteints. Pershing doit hâter les préparatifs de son opération de Saint-Mihiel, Fayolle et Haig exploiter à fond les grands résultats obtenus sur l’Avre. Donc, Canadiens et Australiens progressent encore ce jour-là de plusieurs kilomètres en direction de Chaulnes et de Lihons.

    Debeney continue à gagner du terrain, la gauche en avant débordant les lignes Allemandes successives et triomphant de leur résistance par la seule manœuvre, presque sans combattre. Il a l’ordre de gagner Roye, nœud de routes d’une importance capitale, dont la chute fera vider la poche de Montdidier. Mais pour aller à Roye, Debeney doit passer par Montdidier, et il voudrait épargner à ces pauvres Allemands les horreurs d’une dernière bataille. Tandis qu’une nouvelle offensive débouche au nord de Pierremont et progresse jusqu’à la ligne Le Quesnoy-Dave-Nescourt-Gratibus, le corps d’armée du général Jacquot se lance à l’attaque, à 16 heures, au sud de Montdidier, sur le front Gonnelieu, le Ployron, face au nord-est.

    D’un élan magnifique, les régiments Français de la 169ème division d’infanterie appuyés par deux bataillons du 225ème R.I., prêtés par la 60ème division, ceux de la 133ème division 401ème, 321ème régiment d’infanterie, 32ème et 116ème bataillons de chasseurs à pied, poussent jusqu’aux abord de Faverolles, en plein est de Montdidier.

    Alors, dans la nuit du 9 au 10 août, les Allemands s’empressent d’évacuer Montdidier, et sous l’ardente pression des colonnes Franco-britanniques, leur ligne se replie depuis Méharicourt jusqu’à Rollot.

    Le maréchal Foch s’adresse à l’armée du général Humbert. Il sait bien que cette armée n’a aucune réserve, mais il compte sur l’énergie de son chef et sur la démoralisation de l’ennemi. C’est un coup d’audace qu’il demande, Humbert doit pousser sa gauche de 3 kilomètres en avant dans les organisations Allemandes. Je n’ai rien observe Humbert par acquit de conscience. «Allez-y tout de même!» Répond Foch. Et Humbert heureux d’avoir carte blanche, y va..... Le 10 août, à 4h20 du matin, le corps d’armée du général Nudant attaque, à 7 heures, c’est le corps d’armée Français du général Fonclare qui le prolonge à droite . Les Allemands essaient de résister, ils sont bousculés.

    Dès 9 heures, les régiments de Nudant sont dans la région de Ressons-sur-Matz, et ceux de Fonclare dépassent la région de Vendelicourt. Haig et Debeney progressent, eux aussi, sur toute la ligne. Le soir, tout le front Allemand a été refoulé, malgré une résistance acharnée, il finit par se fixer, à la nuit, à peu près sur les lignes de 1914 à l’Echelles-Saint-Aurin, Marquivillers, Grivilliers, Bus, Boulogne-la-Grasse, Conchy-les-Pots, Roye-sur-Matz, le Plessier, Elincourt, Chevincourt .

    Le maréchal Foch sans repos, calmement, inlassablement, poursuit son plan qui se déroule comme mû par un mécanisme d’horlogerie. «Travail d’horloge», like clock work, disaient les Britanniques en parlant du maréchal Foch. Du 18 juillet au 12 août, Foch avait remporté deux très grandes victoires stratégiques aux poches de Château-Thierry et d’Amiens.

    La suite 15 portera sur l'offensive sur la ligne Hidenburg


  • Philippe Pétain, Maréchal de France, suite 13,

    la seconde victoire de la Marne,

    la contre offensive Française du 15 au 31 juillet 1918.

    La conception Française. Voir aussi la référence «http://blogs.histoire-et-secrets.com/1918/»


    Support Wikipedia L’État-major Allemand ayant depuis le 21 mars obtenu des succès incontestables, rejeté les armées alliées jusqu’aux portes d’Hazebrouck, Nord-Pas-de-Calais, d'Amiens, de Compiègne et de Meaux, et les croyant très affaiblies, obligées de se masser autour de Paris en coupant, à Châlons-sur-Marne, le centre de leur armée. Il paraissait ainsi possible à Ludendorff de manœuvrer en vue d’un vaste Tannenberg, voir aussi ici, par l’Est et l’Ouest de la capitale. Mais, avec sa science approfondie de la stratégie, Foch avait prévu cette faiblesse, c'est-à-dire le flanc découvert du Valois, et conçut immédiatement un plan général.

    image011.1291918137.jpgGénéral Degoutte qui sera chargé de rédiger les clauses du traité de Versailles.

    Gouraud et Berthelot tiendraient à coup sûr en Champagne, une troupe d’attaque avec Mangin, Degoutte attaquerait le flanc face à l’Est la poche Allemande de Tardenois. En réalité, l’État-major allié attendait son heure depuis le printemps. Pour Foch, l’appoint décisif Américain constituait l’évènement. Mais il convenait d’attendre l’occasion favorable, une partie de nos forces, revenaient d’Italie. L’armée Anglaise se reconstitua complètement, et notre programme de matériel se réalisa avec des projectiles à gaz, des chars d’assaut légers et des avions de bombardement. Brusquement, à la mi-juillet, le flanc Allemand découvert se présenta.

    fwwludendorffp.1292085531.JPGErich Ludendorff

    Foch, grand stratège, et Pétain, grand tacticien, prudent, froid et juste, allaient se servir de la faute de Ludendorff, renverser la situation et s’emparer de l’initiative. Si l’on se rappelle de la direction de toutes les batailles Françaises, on remarquera que depuis 1914, elles sont toutes engagées face à l’Est. L’erreur capitale de l’Allemagne en violant la neutralité belge et en marchant sur Paris, lui vaudra sa défaite finale. L’Angleterre entrée en ligne pour venger la Belgique et sauver sa propre liberté ne peut attaquer l’Allemagne que face à l’Est. Ludendorff, que l’on croyait homme de guerre n’a, lui aussi, rien compris, il a été arrêté sur l’Avre par Debeney en avril, avant d’être paralysé en juin sur le plateau de Mery

    Mais, il continua à faire croire à la presse Allemande et à croire lui-même que Foch n’avait plus de réserves. Or c’est à ce moment même que derrière la place d’Armes du Valois, à l’abri des forêts, nos réserves et troupes se massent, les divisions Américaines arrivent, notre nouveau matériel de tanks se rassemble, Mangin va bondir comme un lion sur l’ennemi en sommeil.

    A cette date mémorable la situation de l’armée Française se présente ainsi. Le chef d’État-major est le général Buat qui a remplacé le général Antoine. Trois groupes d’armées, à l’Ouest, Fayolle, au centre Maistre, à l’Est Castelnau, sont prêts au combat. Dans le secteur où va préluder la victoire Française, nos armées enserrent une large et profonde poche Allemande dont le fond est sur la Marne. Cette poche est occupée par les deux armées de van Mudra et de Boehm. C’est là, qu’au Nord la 10ème armée de Mangin tient un secteur de 25 kms entre l’Aisne et l’Ourcq, tandis que la 6ème armée de Degoutte tient au sud le secteur d’entre Ourcq et Marne. De plus, ardentes et l’arme au pied, quatre divisions Américaines sont partagées entre ces deux armées.

    La contre offensive Française sur la Marne.

    Après plusieurs victoires importantes, les Allemands sont finalement stoppé par une contre offensive Française dirigée par le général Mangin le 28 juin. Mais les Allemands n’ont pas dits leurs derniers mots. Ils lancent l’offensive de la paix, «le Friedenstrum» ou bataille pour la paix, voir la suite 11, heureusement les Français écrasent les Allemands le 15 juillet 1918 dans la bataille défensive de Champagne. Près de 40000 Allemands sont tués, blessés ou prisonniers. Pas moins de 5000 Français seulement sont hors de combat. Cette victoire qui sauve notre armée est l’œuvre des bonnes dispositions défensives et offensives du général Pétain, devenu alors général en chef de l‘armée Française.

    Trois jours après cette victoire défensive de la 4ème Armée Française, Foch, Général en chef des Armées Alliés, décide de réduire la poche de Château-Thierry pour mettre fin à tous les espoirs Allemands de marcher sur Paris.

    Le 18 juillet, à 4h30, depuis Bouresches jusqu’à Pernant, sur le front de 55 kilomètres des armées Mangin et Degoutte, 10ème et 6ème, notre artillerie déclenche un formidable tir. C’est un barrage roulant derrière lequel cahotent 470 chars d’assaut, dont 320 chars devant Mangin et 150 devant Degoutte. Une nuée d’avions Français et Anglais obscurcit le ciel et le nettoie d’ennemis. Ils s’attendaient bien à une offensive Française, mais malgré l’expérience du 28 juin, ils ne la concevaient pas autrement que précédée d’une préparation d’artillerie de trois où quatre heures.

    char_renault_ft_17.1291903945.jpgChar Renault FT-17. Source : www.chars-francais.net.

    Or, rien n’avait annoncé cette charge des monstres d’acier, les chars Renault FT 17. Ce sont les 9ème armée Allemande du général Von Einem et la droite de la 7ème armée Allemande du général Von Boëhm qui supporteront le choc. Elles ont 8 divisions en première ligne et 10 divisions en soutien immédiat. En un instant, tout est englobé dans la bataille, et il faut se hâter d’appeler des renforts de l’arrière.

    29 régiments d'infanterie 4 zouaves, 3 tirailleurs, deux mixtes, 5 bataillons de Chasseurs à pied, les régiments Marocains, Malgaches et Russes, ainsi que plusieurs bataillons Américains, se ruent à l’assaut, pour plus de détails voir la référence, ici.

    Les Poilus ne se laissent pas décourager par les nombreuses mitrailleuses Allemandes qui les empêchent de passer, ils passent quand même en écrasant de grenades les mitrailleurs Allemands, les tirs de batteries Allemandes ne les impressionnent pas plus, ils les capturent au corps à corps, baïonnette au canon, comme les zouaves qui capturèrent 4 canons à l’arme blanche.

    img065.1293472914.jpgA midi, les villages de Dammard, Belleau, Troesnes, Villers-Hélon sont enlevés par les troupes Françaises. A gauche, la division Marocaine, Zouaves, Tirailleurs, Légion, a dépassé Chaudun, et les Américains s’emparent de Vierzy. Le soir, les deux Armées Françaises dénombrent 12000 prisonniers Allemands, un chiffre record pour une seule journée de bataille. Sur 55 kilomètres de front d’attaque, nos lignes ont progressé vers l’est d’une dizaine de kilomètres. La gauche de Mangin tient déjà les plateaux à 3 kilomètres de Soissons. En enlevant le plateau de Pernant, la 11ème division a déjà fait 2000 prisonniers Allemands.

    Le 19 juillet, à 4 heures du matin, nouvelle ruée suivant la même méthode à laquelle l’ennemi n’a pas eu le temps de s’accoutumer. Même succès. Cependant vers Chaudun où deux divisions Allemandes fraîches, la 9ème et la 20ème ont été transportées en auto-camions, nos colonnes sont un instant arrêtées. Partout ailleurs, la progression Française continue, des compagnies entières de soldats Allemands se rendent à nos chars d’assaut, et seules, les divisions Allemandes nouvellement intervenues se battent avec énergie. La 10ème armée Française dépasse le Plessis-Huleu, et la 6ème armée enlève Neuilly-Saint-Front et conquiert le plateau de Priez. Cet important succès rend la situation des Allemands extrêmement difficile. Du Plessis-Huleu, nos mitrailleuses interdissent la route de Soissons à Château-Thierry, et nos canons la voie ferrée. Ce sont là les seules artères dont l’Armée Allemande de Von Boëhm dispose pour alimenter ses forces qui combattent sur la Marne. Or, voici que l’Armée de Mitry attaque à son tour entre Saint-Aignan et Boursault. Il faut reculer. Von Boëhm le fait fort habilement, et dans la nuit du 19 au 20, il évacue la rive sud de la Marne.

    Le 20 juillet, pour éviter l’étranglement de la poche de Château-Thierry et la perte des troupes qui y sont engagées, Ludendorff envoie cinq divisions fraîches de renfort contre notre 10ème Armée.

    image010.1291917099.jpgLe Général Mangin progresse tout de même vers Hartennes et maintient sur tout son front les gains de la veille, mais les efforts de notre 41ème division se brisent contre la résistance d’Oulchy-le-Château. Le Général Degoutte, lui, pousse vigoureusement de l’avant, et c’est maintenant de ce côté, la lutte pour Château-Thierry, déjà débordée par le Nord, cependant que de Mitry continue sa pression au sud, et que la 5ème Armée de Berthelot attaque la poche par l’Est.

    Le 21 juillet, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement Mangin, en accumulant contre lui des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments de Mangin tiennent bon et repoussent les Allemands. Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions de Von Boëhm, dont la résistance devient décidément molle. Le soir, la 6ème Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes qui passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds.

    La deuxième victoire de la Marne, prélude d’opérations de plus grande envergure, est gagnée. Elle est complète. Elle forme un ensemble magnifique d’une perfection classique, portant la brillante empreinte de la valeur et du génie Français.

    image012.1291917399.jpgGénéral Berthelot commandant la 5ème armée lors seconde de la bataille de la Marne.

    A droite et au centre, Gouraud et Berthelot, grâce au sublime esprit de sacrifice des poilus des îlots de résistance, ont constitué le mur contre lequel l’assaut des Allemands s’est brisé. C’était le 15 juillet 1918. A gauche, De Mitry, Degoutte et Mangin ont foncé concentriquement sur l’aile droite Allemande. Et, grâce à une admirable préparation et à une foudroyante rapidité d’exécution, l’ont écrasée.

    Les résultats sont, la capture de 20 000 prisonniers Allemands, de plus de 400 canons Allemands, 3300 mitrailleuses capturées, et l’usure irréparable de soixante divisions Allemandes, la délivrance de Château-Thierry et l’obligation pour Ludendorff d’abandonner très vite la poche de Fère-en-Tardenois où il ne peut plus ravitailler ses troupes, puisqu’il n’est maître ni de Reims, ni de la voie ferrée au sud de Soissons. La victoire Française est acquise, mais la lutte continue avec acharnement, car il faut exploiter le succès, et depuis le généralissime jusqu’au plus humble soldat, tout le monde s’y emploie avec la dernière énergie.

    Le 24 juillet, la division du général Roig-Bourdeville enlève Oulchy-la-ville aux Allemands, et ses régiments d'infanterie, ils capturent 600 prisonniers Allemands. Le 25 juillet, Oulchy-le-Château tombe, attaqué de front par le 23ème régiment d’infanterie Française et à revers par le 128ème régiment d’infanterie, de la division Bablon. De l’autre côté, l’armée Française du général Berthelot est aux abords de Ville-en-Tardenois, et dans un magnifique assaut, le 103ème régiment d’infanterie, qui, depuis le 15 juillet, a perdu presque tous ses officiers et 75 pour cent de ses effectifs, enlève le village de Romigny aux Allemands.

    Le 26 juillet, Von Boëhm lâche la Marne et fait sauter les ponts de l’Ourcq. Le soir, notre infanterie Française est à Bruyères, à Villeneuve-sur-Fère et à Courmont. La nuit, on se bat à Ronchères, où l’ennemi résiste, grâce à une puissante artillerie. Le 27 juillet, Mangin attaque Buzancy, Degoutte traverse Fère-en-Tardenois, Berthelot dépasse Ville-en-Tardenois, l’ennemi tient âprement. Ailleurs, il cède et notre cavalerie cueille des trophées ou parvient difficilement à conserver le contact.

    Le 1er août, nos régiments ont forcé la résistance acharnée des Allemands dans le village d’Hartennes, où ils avaient accumulé de puissants moyens, et le soir, les 206ème, 234ème et 244ème régiments d’infanterie de la division Menvielle enlèvent brillamment les villages de Cramaille et Servenay. Le front de la 10ème Armée Française atteint le soir la ligne de Grand-Rozoy-Cramaille. Dès lors, Von Boëhm, menacé sur ses derrières, va précipiter sa retraite, la couvrant par de petits détachements armés de mitrailleuses, qui ont l’ordre de se sacrifier pour arrêter nos colonnes.

    Le 3 août, les Allemands bordent la Vesle, poursuivis par nos tirailleurs. Les résultats de la victoire sont acquis, la poche de Château-Thierry est réduite, la voie ferrée de Paris à Strasbourg est libre. Cette brillante victoire, éclatante comme un coup de foudre, au lendemain des succès les plus décisifs de l’Allemagne, eut dans le monde entier un immense retentissement.

    Personne ne s’y trompa, cette fois c’était la fin. L’Empire Allemand avait joué et perdu dans les grandes batailles sur le front Français occidental, et il venait de perdre celle-ci. Le 6 août, Clemenceau proposait au Président de la République de faire du général Foch, dont la victoire commençait à couronner l’énergie et les calculs, un Maréchal de France,

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    Ferdinand FOCH maréchal

    de France, de Grande-Bretagne et de Pologne

    «la dignité de maréchal de France, disait son rapport, ne sera pas seulement une récompense pour les services passés, elle consacrera mieux encore dans l’avenir l’autorité du grand homme de guerre appelé à conduire les armées de l’entente à la victoire définitive».

    Le décret du 7 août, nommant le général Foch Maréchal de France, il motivait cette nomination par le simple résumé des résultats obtenus dans la deuxième victoire de la Marne.

    «Paris dégagé, Soissons et Château-Thierry reconquis de haute lutte, plus de 200 villages délivrés, 35 000 prisonniers Allemands, 700 canons Allemands capturés, 3300 mitrailleuses Allemandes capturées, les espoirs hautement proclamés par l’ennemi avant son attaque écroulés, les glorieuses armées alliés jetées dans un seul élan victorieux des bords de la Marne aux rives de l’Aisne, tels sont les résultats d’une manœuvre aussi admirablement conçue par le haut commandement Français que superbement exécutée par des chefs et des soldats incomparables»

    foch-a-strasbourg.1291912212.jpg

    le maréchal Foch saluant le monument du général Kléber à Strasbourg, le 27 novembre 1918.

    La suite 14 portera sur la bataille de Picardie.

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