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  • Robert Badinter et les anciens présidents de la république,

    marque sont hostilité à leur présence au Conseil constitutionnel.

     

    Robert Badinter sénateur, ancien Garde des Sceaux, et ancien président du Conseil constitutionnel lance un pavé dans la rente «in vitam» accordée aux anciens président de la république. On sait que les présidents de la république ont leur siège réservé au Conseil constitutionnel après qu'ils aient terminé leur mandat présidentiel. On aurait pu penser que cette faveur accordée jusqu'à leur mort, sauf démission, indépendamment de leur refus de siéger, était le fait de leur compétence en matière de droit constitutionnel et d'expérience politique, et bien pas du tout, c'est pour leur assurer une retraite convenable, qui l'eut cru ?

    L'histoire est la suivante, sous la quatrième république les anciens présidents, on sait qu'ils étaient nommés par les députés et qu'ils n'avaient aucun pouvoir sinon d'inaugurer des évènements nationaux ou d'assister la présence Française à des manifestations internationales, un poste honorifique tout simplement, et bien, c'est le général de Gaulle qui, au moment de sa prise de pouvoir s'est ému, que le président René Coty, le dernier de la quatrième république, parte avec la très maigre pension de Conseiller d'État, même pas celle de président du Conseil d'État.

    Et c'est à la suite de cette situation que maintenant les présidents de la 5ème république ont leur siège attribué d'office au Conseil constitutionnel et perçoivent la pension qu'alloue la plus haute administration aux serviteurs de l'État, voir les grands hommes gâtés de la république.

    Alors Badinter, qui est pour le non cumul des mandats, «le cumul des mandats est un des fléaux de la démocratie Française», s'attaque à la présence des anciens présidents de la république au Conseil Constitutionnel,

    «Moi, je suis absolument hostile à la présence des anciens présidents de la République, au Conseil constitutionnel». Voir la vidéo ici, http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/badinter-cumul-des-mandats-un-des-fleaux-democratie-francaise-49462

    Cela n'a plus de sens aujourd'hui.

    Pour les présidents de la République, «la question matérielle ne se pose plus. Il y a très généralement la retraite des parlementaires à taux plein, et ils ont généralement exercé d'autres activités, la haute fonction publique, notamment. Et puis comme président de la République, c'est la moindre des choses, qu'ils touchent une pension». Pour Badinter, «on devait augmenter la retraite des anciens présidents de la république mais ne pas les maintenir au Conseil constitutionnel, sous le prétexte que jadis on avait trouvé un moyen singulier d'honorer Monsieur René Coty».

    Mais aussi, leur présence dans les décisions du Conseil constitutionnel ne peuvent être que sujettes à caution étant donné que le nombre de présidents de droite sera de trois si Sarkozy y siège à la fin de son mandat, il a sa place de droit. Dans ces conditions, l'équilibre démocratique n'y est plus puisqu'ils y sont à vie. Il serait souhaitable qu'ils n'y siègent que la durée d'un mandat, ou pas du tout comme le souhaite Badinter, ce qui permettrait leur renouvellement par des personnalités politiques ou économiques d'horizons différents.

    La démocratie y gagnerait et les décisions du Conseil aussi, celui-ci sera de plus en plus sollicité eu égard à la politique menée par les abus de position dominante des majorités parlementaires. Il devient un recours indispensable pour réguler les dérives d'une Assemblée orientée dans un seul sens, et même si, ses décisions ne réparent pas les excès parlementaires, elles peuvent en atténuer les effets, voir «Le Conseil constitutionnel juge inconditionnel.....» Seulement, il faut que les conseillés soient nommés en respectant l'équilibre de notre population, ce qui n'est pas le cas actuellement. Les nominations des conseillés sont faites par le président de la république, et les présidents des deux Assemblées nationale et le Sénat, tous à droite. Alors, pour ne pas paraître hégémonique, on nomme, le président Sarkozy, un conseillé de gauche, tel Michel Charasse exclus en 2008 du PS, étant le plus souvent à droite qu'à gauche. Que l'on ne vienne pas signifier que Sarkozy voulait rétablir l'équilibre démocratique de cette Assemblée de sages. La cinquième république a l'avantage de donner une majorité de gouvernement, qui n'y était pas le cas sous la quatrième, mais celle-ci avait l'avantage de faire une politique qui n'était pas dans la rue. En fait, on a changé de république sur le problème Algérien, un cas spécifique douloureux, mais un cas, pas une généralité. Aux États-Unis, il y a une élection à mis mandat qui peut remettre en cause la majorité gouvernementale en fonction de celle de l'électorat, d'ailleurs, elle s'exprimera mardi 02/11/10, Barak Obama peut perdre ses majorités aux deux chambres. Les États-Unis sont bien plus démocratiques que nous. Nous ne pourrons avoir une paix sociale dans une gouvernance basée sur une Constitution aussi peu démocratique mise en place par une droite de l'époque qui ne l'était pas.

  • Sarkozy a-t-il gagné

    sur la réforme des retraites ?

    Rien n'est moins sûr, même si la mobilisation à baissé. La lassitude, les pertes de salaires, les vacances de la Toussaint autant de facteurs démobilisant. La contestation continuera sous une autre forme plus larvée, mais non moins significative, voila ce que les grévistes et les manifestants pensent.

    Tout le monde sait bien qu'un vote démocratique avec une majorité aux deux chambres n'est pas une victoire, mais seulement le fait que cette majorité de députés élus il y a plus de deux années, ne pouvait ne pas la voter. Mais est-ce suffisant pour qu'elle soit acceptée par les salariés alors que les Français sont contre à plus de 62%. Permettez-moi d'en douter. Tout le monde sait bien que cette réforme est conditionnée par l'état de nos finances, et que l'argumentation de la durée de vie de notre population n'est que l'argument massue que beaucoup gobent et qui cache la réalité de nos difficultés financières. La majorité UMP et les membres du gouvernement martèlent sans cesse le même argument c'est pour sauver le régime par répartition, ce n'est que la conséquence de la politique menée. La raison est son financement, que nous devons compléter, chaque jour, par l'emprunt pour la financer. Si nous ne voulons pas être soumis à des taux d'intérêt élevés nos devons montrer aux banques que nous faisons tout pour réduire nos dépenses.



    Cette réforme répond à cette exigence, par ce que nous n'avons plus assez d'argent, ayant favorisé par cette politique dogmatique de réduction des impôts et autres avantages à la classe aisée de Français, sans que la redistribution espérée se soit exprimée. Notre dette plombe nos possibilités puisqu'il nous faut chaque mois en rembourser une partie. Je rappelle que Sarkozy avait clamé que l'augmentation de la dette ne constituait pas un problème. Nous avons donc deux contraintes, la perte de rentrées fiscales et le remboursement de la dette. L'activité industrielle ne reprend pas et le chômage augmente, ce qui aggrave encore plus nos difficultés. Nicolas Sarkozy qui espérait en cette redistribution avait annoncé dans son programme électoral que les retraites étaient financées et qu'il n'envisageait pas d'y toucher. Il a montré de ce fait une méconnaissance des réalités de notre société, son incompétence. Les bénéficiaires de ses largesses ont nourrit les paradis fiscaux. La crise internationale de la finance a plombé le reste de nos finances et comme la consommation est au plus bas l'argent manque puisque nous n'avons pas reçu en retour le fruit des largesses gouvernementales.

    L'argument est de clamer que c'est la faute de la crise, c'est exact dans le cadre de la politique actuelle, mais dans une politique responsable associant tous les Français non. Or, que fait cette réforme, elle fait reposer sur la classe sociale salariée 80 % du coût de cette réforme, il est bien évident qu'ils ne peuvent l'accepter même si elle est votée par les deux chambres. Certes nous vivons plus vieux, il faut en tenir compte, mais pas tout de suite, et pas comme cela a été fait, c'est ce qu'ils expriment. Ils voulaient négocier ce que le gouvernement jugeait non négociable, c'est donc une grande rancœur qui s'installe durablement dans le monde salarié, qui plombe toutes relations sociales. Cette réforme cristallise tous les mécontentements à la fois contre le système et contre Sarkozy. Il est fort à parier que cette rancœur n'est pas près de s'éteindre, et ce ne sont pas les petits replâtrages pour faire glisser la pilule qui apaiseront le monde salarié. Des revendications salariales vont s'exprimer dans les entreprises ce qui placera le combat sous une autre forme. Alors, Sarkozy a gagné je n'en suis pas sûr et la réalité apparaîtra en 2012. Être ferme et droit dans ses bottes est satisfaisant pour 25 ou 28 % de l'électorat, mais il a perdu la bataille de l'opinion. Cette réforme est jugée injuste comme le reste de sa politique, il avait l'occasion de la corriger en recevant les syndicats pour reprendre le dialogue, il ne l'a pas fait, c'est une lourde erreur.

    Pour Jean-Claude Mailly les salariés n'acceptent pas ce projet de loi de devoir travailler plus longtemps, ce sont eux qui paient plein pot la crise financière, ça leur reste en travers de la gorge, la suite sur la vidéo de l'interview à France info.



    Alors le gouvernement pour atténuer cette rancœur propose des négociations patronales sur l'emploi des jeunes et des séniors, comme si c'était la première fois que les syndicats les réclamaient. Il n'a jamais su donner une réponse à ce grave problème, et le patronat non plus. Nous avons depuis longtemps le taux d'emploi des séniors le plus faible de la communauté et pour les jeunes le taux de chômage le plus élevé. Alors, d'un coup des améliorations seraient possibles, qui peut le croire ?

  • Georges Frêche des mots qui dérangent,

    mais un grand socialiste.

     

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    Georges Frêche le 17 septembre 2010, Wikipédia.

    Nous n'entendrons plus ce trublion de la politique, ce socialiste qui dit quelques vérités pas toujours bonnes à dire, mais que beaucoup pensent, mais aussi des triviales comme celle adressée à Louis Nicolin qui avait perdu du poids, «regardez comme il est maigre quand il bande il voit sa quéquette, vingt ans que cela ne lui était pas arrivé». Il ne s'est pas fait que des amis. Il a souvent dérangé le bien pensant socialiste, celui qui ne veut entendre que notre équipe nationale est composée de trop de joueurs de couleur, ce qui est exact aux yeux de beaucoup, si l'on compare avec les autres équipes nationales. Mais faut-il y voir autre chose que le fait que les Français «blancs» ne s'investissent pas assez dans le foot ? Certes, les joueurs de couleur sont les meilleurs, mais les blancs pourraient l'être. Serait-il raciste, il n'en a jamais montré le moindre penchant, et il a été exclu du parti socialiste. Sur Laurent Fabius l'accusant de «tronche pas catholique» en janvier 2010 ce qui provoqua la colère de Martine Aubry, il devait avoir un compte à régler avec lui, mais c'est vrai qu'il n'a pas toujours été clair. Dans ce registre, il n'y a pas que lui, Frêche aussi n'a pas toujours été clair quand il clame au soulèvement des banlieues en novembre 2005, «je me demande si ce ne sont pas les flics qui, comme en Mai 68, mettent le feu aux bagnoles». Et puis il y a les Harkis,

    «Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée Française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez»,

    lance-t-il à un membre d'une association harkie, le 12 février 2006. Quelques jours, plus tard, le Parti socialiste décide de le suspendre de ses instances nationales. Il sera également condamné à 15.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montpellier pour ces propos, avant d'être relaxé en appel.

    Il y a bien d'autres provocations, sur l'immigration, la police, la religion, avec lui on ne s'ennuyait pas. Des gens intelligents il y en a 5 à 6 % «moi, je fais campagne pour les cons», le cynisme et la mégalomanie ne l'étouffaient pas. Et celle là, «Que va-t-on pouvoir faire si on ne peut même pas changer le nom de cette région? On n'a pas de couilles», s'insurge-t-il, après avoir tenté de débaptiser la région Languedoc-Roussillon en Septimanie. Avec lui, on ne savait ce qu'il pouvait faire et dire, imprévisible, mais toujours sûr de lui. Une forme de propagande qui le mettait en lumière et qui, par certains cotés, plaisait.

    Maire de Montpellier de 1973 à 2004, il a transformé sa ville, tous le reconnaissent. Reconnu comme un bâtisseur par l'ensemble de la classe politique, gauche et droite confondues. Elle lui a rendu hommage, dimanche soir, pour son action d'ancien président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, en faveur de sa ville et de sa région. Même Martine aubry, dans ces moments là, on efface tout, pour ne voir en ce socialiste paradoxal que son coté militant et cultivé, déclarant «un grand élu visionnaire et bâtisseur dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et sa région». «Au-delà des désaccords que nous avons pu avoir, je souhaite me souvenir d'un homme courageux et engagé». Quand à François Hollande, il a rendu hommage à l'homme doué d'une conviction telle qu'il pouvait déplacer les montagnes. Pour François Bayrou, c'était quelqu'un de très cultivé en même temps provocateur qui n'hésitait pas à transgresser, à choquer. Pour Benoit Hamon porte parole du PS,

    «c'est une très triste nouvelle. Nous avons eu des désaccords, nous nous sommes fâchés. Mais Georges Frêche laisse une empreinte considérable. Il avait totalement transformé la ville de Montpellier, la «belle endormie», pas seulement son image mais les conditions de vie de ses habitants et notamment des classes populaires. C'est la mémoire d'un homme politique passionné par le peuple Français que je veux saluer».

    Tout est oublié pour un instant, la mort efface les désaccords, l'hypocrisie est toujours présente dans ces moments là.

    En fait, à Montpellier, il était indéboulonnable, bien qu'ils, les socialistes ont essayés. C'est donc qu'il était apprécié. Aux dernières élections régionales tous étaient contre lui. Sous l'étiquette divers gauche puisque exclu du parti socialiste il gagne avec 54 % devant l'UMP 27 % et le FN 19 % ayant écarté au premier tour, la candidate du PS Madame Hélène Mandroux, maire de Montpellier depuis 2004, ne recueillant que 7,74 % contre 34,28 % à Georges Frêche.

    Il avait réussit à hisser sa ville au 8ème rang des villes de France faisant construire de nouveaux quartiers dont le plus symbolique, le néoclassique Antigone réalisé par l'architecte Ricardo Bofil.

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    Esplanade de l'Europe, panoramique Wikipédia

    Inspiré de la Grèce Antique, l'aménagement du quartier s'est achevé au début des années 2000 avec trois grands équipements, la piscine olympique, la médiathèque centrale Émile Zola et le passage de la ligne 1 du tramway. Le percement d'un immeuble de la place du Nombre d'Or à la même époque a permis de créer une perspective complète du Polygone au Conseil régional et de faciliter la circulation des piétons qui peuvent au hasard de leur promenade contempler de nombreuses copies de célèbres sculptures gréco-romaines, telles la Victoire de Samothrace, la Vénus d'Arles, la Diane à la biche ou Zeus, il était devenu l'empereur de Septimanie .

    Une Montpelliéraine n'en revenait pas, j'ai de suite téléphoné à tout le monde, ça m'a fait quelque chose,.... lire la suite sur L'Indépendant.com.

    Maintenant se pose la question qui prendra sa place ? Tant critiqué, mais toujours présent pour que cette région reste à gauche. La succession est lourde c'était un tribun qui par sa verve et son savoir en imposait !

    Hélène Mandroux dans un livre «Maire Courage» à paraître le jour des obsèques de Georges Frêche et préfacé par Martine Aubry règle ses comptes avec l'empereur de Septimanie devenu son pire ennemi lors des régionales. Au cabinet du maire on assure qu'aucune décision n'est prise, on attend le retour d'Hélène Mandroux du Japon. Pour l'éditeur on ne peut rien arrêter. Dans ce livre à la sortie malencontreuse, mais pouvait-on prévoir la mort de Georges Frêche ? Hélène Mandroux dresse le portrait d'un homme intelligent qui a régné sur la peur, de ses réactions, de ses insultes, et de ses humiliations.

    Malgré cela, c'était à la fois un Mitterrand pour la grandeur de ses réalisations, un Gaulliste pour son réalisme, un socialiste pour son amour des autres, mais un pédant.

     

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