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  • Le Liban, suite 7,

    un petit territoire mais une grande histoire.

     

    Le Hezbollah en terre libanaise

    Le drapeau du Hezbollah.

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    L'emblème du Hezbollah est vert, couleur de l'islam, sur fond jaune. Il est composé du mot «Hezbollah» en calligraphie de style coufique, dont l'alif du mot Allah se transforme en un bras brandissant un fusil d'assaut de type AK-47, surmonté d'un extrait de verset du Coran écrit en rouge (Al-Maidah, V, 56) فإن حزب الله هم الغالبون (fāʾinna ḥizb allāh hum al-ġālibūn), «Et quiconque prend pour alliés Allah, Son messager et les croyants, «réussira» car c'est le parti d'Allah qui sera victorieux». En bas de l'image, on trouve en écriture rouge المقاومة الإسلامية في لبنان (al-muqāwamah al-islāmīyah fī lubnān) «résistance islamique au Liban», Wikipédia .


    Le Hezbollah Libanais fondé en juin 1982 est un mouvement politique Chiite développé dans la continuité du mouvement Amal fondé en tant que milice par l'Imam Moussa Al-Sadr, voire la suite 4, possédant une branche armée (Al-Muqawama al-Islamiyya, Résistance islamique) qui fut créée en réaction à l'invasion Israélienne au Liban en 1982, en s'appuyant sur un financement Iranien. Il est apparu au Liban par ce que cet État possède une caractéristique que nul autre État ne possède, il est sectorisé en 18 communautés religieuses reconnues et implantées sur son territoire. La nature montagneuse du Liban a contribué au développement des mouvements religieux. Ces mouvements ou communautés sont d'origine une force religieuse et militaire comme le Hezbollah, en l'occurrence Chiite.

    shi3a_dawlaa.1282227557.jpgL'État Chiite au Liban en jaune.

    La concentration Chiite au Sud Liban n'est pas sans raison au développent du Hezbollah. Le Hezbollah cristallise à lui seul le problème du Moyen-Orient. Il s'est développé sous l'impulsion Chiite Iranienne, en continuité, (voir du Amal au Hezbollah) du mouvement Amal en 1974 ou (1975 ?), fondé en tant que milice armée des «déshérités» avec le soutien de la Syrie pour combattre la puissance hégémonique Israélienne dans cette région sous l'excuse d'assurer sa sécurité.


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    Hassan Nassrallah, le chef.

    Implanté au Liban Sud depuis sa victoire sur l'armée Israélienne il constitue outre, une force militaire terroriste pour certains États occidentaux, inscrit depuis 1997 comme organisation terroriste aux États-Unis, au Canada, en Australie, et Israël, un parti politique dirigé par le cheikh Hassan Nassrallah depuis 1992. La position de l'Union Européenne est ambigüe sur sa cotation terroriste, le Hezbollah n'est pas considéré terroriste, mais le Conseil de l'Europe incluait l'officier supérieur des services de renseignements du Hezbollah l'Imad Faïz Mughniyah sur la liste des terroristes, or celui-ci est décédé le 12 février 2008 ! Or, le Hezbollah compte à l'issue des élections législatives de 1992, 12 députés puis 6 en 1996 dont deux chrétiens et un sunnite, ce n'est donc plus un mouvement terroriste, mais un parti politique !

    Le Hezbollah, le parti de Dieu, s’est par ailleurs forgé une légitimité certaine en assurant le financement de très nombreuses activités d’aide sociale, hôpitaux, écoles, reconstruction des habitations détruites par l’armée Israélienne, palliant ainsi les carences de l’État libanais sans pour autant vouloir s’y substituer. L'organisation du pouvoir est faite par un Conseil consultatif exécutif constitué de 7 membres et présidé par le secrétaire général Hassan Nasrallah. Il prend ses décisions par consensus. Le secrétaire général possède une autorité importante, mais non absolue. Cela permet notamment d'éviter que son décès ne «décapite» totalement le mouvement, Wikipédia.

    Le Hezbolah est donc un parti militaire dans l'État Libanais.


    Géopolitique du Moyen-Orient , suite,

    LIBAN, Les États-Unis, une justice «à la carte», la France, une suspicion légitime par René Naba du blog renenaba.com.

    Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre Part 3/3


    La justice pénale internationale, dont l’avènement avait été salué comme annonciateur d’une ère nouvelle est, ainsi, d’emblée, obérée par sa sélectivité et ses immunités, en un mot par sa partialité. Les États-Unis, un des tortionnaires majeurs de l’époque contemporaine, le maître d’œuvre des tortures de la base Américaine de Guantanamo, Cuba, de Bagram, Afghanistan, et d’Abou Ghraib, Irak, de même qu’Israël, considéré par une fraction importante de l’opinion publique mondiale comme «l’État voyou N°1» de la scène internationale, n’ont pas souscrit au traité fondateur de la Cour pénale internationale. Ils disposent de ce fait d’un privilège de juridiction qui leur confère une sorte d’immunité régalienne les plaçant à l’abri des poursuites, héritage de l’ancien «régime des capitulations» de l’empire Ottoman.

    «Depuis Nuremberg, les États-Unis ont toujours prôné et construit une justice «à la carte». Le propos d’une grande limpidité ne provient pas d’un pourfendeur aigri de l’Imperium américain, mû, selon l’expression consacrée, par un «antiaméricanisme primaire», mais d’un journaliste du quotidien Français le Monde, quotidien de référence s’il en est. Analysant «La nouvelle victoire Américaine à propos de la Cour Pénale Internationale», à la suite de l’adoption de la définition juridique du «crime d’agression», en complément aux crimes de génocide et crimes contre l’humanité, Stéphanie Maupas soutient

    «Que ce soit pour les crimes nazis, japonais, rwandais ou yougoslaves, Washington est toujours parvenu à imposer sa liste de suspects, quand d’autres étaient soit «oubliés», soit acquittés».

    «Enjeux clés de cette justice qui menace chefs d’État et hauts gradés, les cibles des procureurs successifs ont toujours fait l’objet de tractations», relève-t-elle dans une correspondance de La Haye en date du 27 juillet 2010. La réforme a été adoptée par cent onze états membres, mais la décision de sa mise en œuvre a été repoussée à dans sept ans.

    Il en est de même des autres pays du champ occidental. La France, hébergeur du faux témoin Syrien Zouheir Siddiq, compte à son actif l’élimination des principaux opposants du tiers monde hostiles à son hégémonie, Félix Mounier, Cameroun-1958, Mehdi Ben Barka, Maroc 1965, de même que les chefs de file du mouvement indépendantiste Kanak Jean Marie Tjibaou et Yéwéné Yéwéné, tous deux assassinés en 1989 en Nouvelle Calédonie sur un territoire dont la France a la charge de sa sécurité, ou enfin, le chef de l’opposition Tchadienne Ibn Omar Mahmat Saleh , 2008, arrêté à la suite d’informations émanant des services d’écoute de l’armée Française.

    Une «suspicion légitime» frappe d’ailleurs la France tant en ce qui concerne le Darfour que le Liban, en raison de son rôle présumé dans l’élimination de l’opposant Tchadien et de son activisme à «internationaliser» l’assassinat de Rafic Hariri, un crime relevant en principe du droit pénal Libanais. Le président Français de l’époque, Jacques Chirac, un obligé notoire de l’ancien premier ministre Libanais, s’est appliqué à porter devant la justice pénale internationale le cas Hariri. La reconnaissance du ventre ne saurait donner lieu à des excès, ni à manipuler de faux témoins, et l’honneur d’un homme ne se lave pas par le recours à de témoins stipendiés.

    Les bévues qui ont émaillé la procédure, la partialité du premier enquêteur l’Allemand Detlev Mehlis, ont plongé le Tribunal dans un climat de suspicion généralisé tant en ce qui concerne sa fonction première que sa finalité, que le choix de ses officiants. Au terme de cinq ans de fonctionnement, le TSL constitue à proprement parler une parodie de justice d’autant plus symptomatique qu’il a constamment écarté de son champ d’investigation, le volet Israélien, en opposition avec le principe du débat contradictoire, quand bien même le système des télécommunications Libanaises s’est avéré être sous contrôle Israélien. Cette découverte, qui pourrait avoir de sérieuses implications concernant la détermination des responsabilités, devrait conduire le tribunal à reconsidérer sa position d’autant plus impérativement que la crédibilité des données est désormais frappée de suspicion du fait de la main mise du Mossad sur les communications Libanaises. L’enquête internationale dans son ensemble risque ainsi de s’effondrer.

    Le tribunal spécial sur le Liban, institué par un accord conclu entre le Liban et les Nations Unies, le 5 juin 2005, confère des privilèges exorbitants à la commission d’enquête de l’ONU en ce qu’elle permet à cette instance d’exercer une tutelle de fait sur les autorités locales Libanaises, en l’habilitant à enquêter sur un fait qui ne constitue pas un «crime international» juridiquement parlant. Mais le fait de privilégier le cas du chef du clan Saoudo-américain au Moyen-Orient, au détriment d’autres personnalités éminentes de la scène internationale (Benazir Bhutto Pakistan 2007, Salvador Allende Chili 1973, Patrice Lumumba Congo Kinshasa 1961),

    «au détriment des dizaines de personnalités Libanaises, au détriment des milliers des victimes civiles de la guerre Libanaise, au détriment des dizaines de dirigeants Palestiniens et des milliers de civils Palestiniens tués par les Israéliens»,

    donne à penser que la coalition occidentale entend placer sur la défensive les principaux contestataires de l’ordre hégémonique Américain dans la zone, l’Iran, via le dossier nucléaire, La Syrie et le Hezbollah, via le dossier Hariri, principal pierre d’achoppement à la capitulation déguisée conduite par le président Palestinien Mahmoud Abbas.

    La sélectivité dans son choix porte préjudice au Tribunal en ce qu’elle constitue une négation du principe d’universalité de la justice internationale et fait craindre une instrumentalisation de cette juridiction à des fins politiques au service des desseins du camp occidental. Sauf infléchissement ultérieur, un tel tri sélectif opéré en Mars 2009, Rafic Hariri/Liban, 1er mars, et Omar al-Bachir /Soudan, 4 mars, à l’exclusion de tout autre cas similaire, pourrait dénaturer sa posture morale en imposture, la négation même de la notion de justice. Le ciblage du monde arabo-africain, à l’exclusion de toute autre sphère géopolitique, à la notable exception de l’ex Yougoslavie et du Cambodge, séquelles du bloc communiste, paraît ressortir d’un projet visant à maintenir sous pression la zone privilégiée d’expansion de la Chine et de la Russie, sur le flanc méridional du camp occidental, en désignant à la vindicte publique leurs traditionnels alliés régionaux, la Syrie, l’Iran et le Soudan. Plaide en faveur de cette thèse, le choix discriminatoire de traduire devant la justice internationale les assassins de Rafic Hariri et pas ceux de Benazir Bhutto, de poursuivre le Soudanais Omar El Bachir et non le Tchadien Idris Deby au bilan sanguinairement comparable, voire même du Libyen Mouammar al Kadhafi, responsable de la disparition du chef spirituel de la communauté Chiite du Liban l’Imam Moussa Sadr .

    La suite portera sur «La criminalisation du Hezbollah, une guerre de substitution contre l’Iran».

  • Le Liban, suite 6,

    un petit territoire mais une grande histoire.


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    Les cèdres du Mont Liban.

    Le cèdre du Liban est plus qu'un arbre, il est tout un symbole et une œuvre de la nature.


    Le Cèdre du Liban est mentionné dans la Bible comme utilisé par Salomon pour construire la charpente du temple de Jérusalem. Il est également mentionné dans le Psaume 104.16 , «les cèdres qu'il a plantés». Le cèdre, symbole du Liban, est considéré comme un arbre sacré car il est mentionné dans les trois grandes religions monothéistes, voir les précents articles. Alphonse de Lamartine (1790-1869), émerveillé par les cèdres du Liban lors de son voyage en Orient en compagnie de sa fille Julia, eut ces paroles,

    «les cèdres du Liban sont les reliques des siècles et de la nature, les monuments naturels les plus célèbres de l'univers. Ils savent l'histoire de la terre, mieux que l'histoire elle-même».

    Il est originaire du Moyen-Orient, Liban, Turquie, Syrie. Sa présence sur les pentes du Mont Liban est devenue exceptionnelle. Il ne reste au Liban que quelques forêts,

    • la première se trouve dans la région de Bcharré, au nord. Il s'agit de la réserve dites «des Cèdres de Dieu» (Arz er Rab). Cette forêt compterait aujourd'hui 2 arbres trimillénaires, 10 millénaires et 363 plusieurs fois centenaires. On accède à cette réserve naturelle en passant par Bcharré. Pour y aller depuis Beyrouth, prendre l'autoroute du nord en direction de Tripoli et sortir à Chakka. Un domaine skiable se trouve à proximité de cette forêt.
    • la seconde se trouve dans le Chouf, dans la région du Barouk. Il s'agit d'une forêt plus grande et plus difficile d'accès, elle est aussi moins célèbre.
    • la troisième se trouve à Tanourine, Liban-Nord.
    • la quatrième se trouve à Jeij, au niveau de Byblos.

    Le Mont Liban désigne avant tout une chaîne de montagnes du Liban se trouvant proche de la rive Méditerranéenne et culminant au Qornet es Saouda à 3083 mètres d'altitude. Il s'agit des plus hauts sommets du Proche-Orient. Sur son flanc ouest se trouve le littoral Libanais et sur son flanc est, le plateau de la Bekaa. La situation géographique de la région fut un atout pour les premières communautés Maronites qui y prirent refuge. Ce massif montagneux a donné son nom à une subdivision administrative du pays, le Gouvernorat de Mont-Liban.


    La plaine de la Bekaa est un plateau situé dans la partie orientale du Liban, entre les chaînes du Mont-Liban et de l'anti-Liban, à une altitude moyenne d'environ 900 mètres. Elle couvre 4 000 kilomètres carrés, soit plus du tiers de la surface du Liban.

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    280px-baalbek8.1283060047.jpgLe temple de Bacchus, Wikipédia .

    Baalbek ancienne héliopolis des Romains, aujourd'hui, ville moderne comptant 80.000 habitants. La ville antique, située dans le nord de la plaine de la Bekaa, est composée de ruines de l’époque gréco-romaine, avec des traces plus anciennes de l’époque sémitique. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, elle  marque la séparation entre, au nord, le bassin de l'Oronte (Nahr al-Assi en arabe), et au sud le bassin du Litani. Le complexe de trois temples géants laissé par les Romains comprend,

    • Le temple de Bacchus, un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain,
    • Le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite,
    • Le temple de Vénus.

    Le nord la vallée de l'Oronte est une région semi-aride à aride menacée de désertification. Le centre et le sud bénéficient de ressources en eau plus abondantes. La plaine s'étend sur 120 km sur une largeur de 8 à 14 km.

    Les montagnes du Chouf.

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    Géopolitique du Moyen-Orient , suite,

    Le Liban, banc d’essai de la théorie de la désorientation informative et de la dissension sociale, par René Naba du blog renenaba.com.

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    Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre (Partie 2/3), fin


    L'appartenance à Al-Qaïda du Saoudien Faysal Akbar.

    Le saoudien Faysal Akbar, par sa revendication de son appartenance à «Al Qaïda» et sa connexion Syrienne, représentait, quant à lui, un parfait alibi pour l’administration Bush en vue de la mise en cause de la Syrie, et de la justification de l’invasion de l’Irak et de la poursuite de la «Guerre contre le terrorisme». L’homme a avoué sa participation à l’assassinat de Rafic Hariri, annonçant au passage aux enquêteurs, tel un appât, sa proximité avec Aboul Moussab Al Zarkaoui, le commandant opérationnel d’Al Qaïda en Irak….de quoi faire rêver le renseignement Américain sur une possible capture de Oussama Ben Laden, leur ennemi public n° 1. Il se rétractera par la suite accusant des «étrangers» de lui avoir soufflé le nom d’Assaf Chawkat , beau frère du président Syrien Bachar al Assad, en tant que commanditaire de l’assassinat de Rafic Hariri.

    Un troisième faux témoin, Ahmad Merhi, au palmarès à faire pâlir Illich Ramirez Sanchez, le fameux Carlos, le croquemitaine de l’Occident de la décennie 1970-1980, a prétendu, lui, avoir trempé dans tous les complots tramés depuis le 11 septembre 2001, attentat de New York, au 14 Février 2005, assassinat Hariri. Il s’arrangera pour entrer dans les bonnes grâces des services de renseignements du Danemark. En échange de la protection Danoise, il leur offrira sa collaboration dans la dénonciation des meneurs des manifestations anti-danoises dans le Monde arabe, organisées à la suite de la publication des caricatures du prophète dans un journal Danois. Cet indic multicarte se révélera être surtout impliqué dans l’assassinat du ministre Libanais de l’industrie, Pierre Gemayel, le fils de l’ancien président de la république Amine Gemayel, et mêlé aux troubles du camp Palestinien de Nahr el Bared (Nord-Liban).

    Un quatrième, un syrien trafiquant de drogue, Akram Chakib Mourad, extralucide, aurait repéré la Mitsubishi, la camionnette qui a déclenché l’explosion, six mois avant son vol et son affectation à la mission suicide au Liban, alors qu’elle était encore au Japon. Il aurait même avoué l’avoir aperçu dans la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah alors qu’elle se trouvait encore au Japon.

    Un cinquième, un Palestinien agent du Mossad, condamné par la justice militaire et expulsé du Liban, en 2003, y reviendra, en 2005, sous une nouvelle identité, à l’aide d’un passeport suédois pour déposer contre la Syrie et ses alliés Libanais. Expulsé du Liban sous le nom de Abdel Basset Bani Awdah, il reviendra sous le nom de Antonius Bani Awdah estampillé sur un passeport Suédois. L’Allemand Detliv Mehlis, qui lui avait promis le financement d’une opération de chirurgie esthétique pour le rendre méconnaissable, lui conférera la protection découlant du statut de «témoin privilégié. Il cloisonnera l’affaire et conservera par devers lui son témoignage, dont il s’en servira comme d’un fil conducteur dans son enquête, jaloux de son butin, ne partageant ses informations avec aucun autre de ses collègues jusqu’à la découverte du pot aux roses.

    Curieusement, la piste de l’unique personne qui a revendiqué publiquement l’assassinat, Ahmad Abou Addas, le jour de l’attentat depuis la chaîne transfrontière «Al Jazira» a été négligée. L’homme habitant du secteur ouest de Beyrouth, avait disparu de son domicile trois semaines avant l’attentat et sa disparition signalée par son père aux services de police. «Salafiste Jihadiste», selon la désignation dont il se revendiquait, il vouait aux gémonies «tous les dirigeants arabes qui gouvernaient d’une manière contraire à la volonté de Dieu » et tenait des propos hostiles à Rafic Hariri.

    Les connexions sulfureuses de Gébrane Tuéni.

    Pis, dernière et non la moindre des anomalies, le «héros martyr» de la presse Libanaise, Gébrane Tuéni, pour stupéfiante que cela puisse paraître, entretenait des relations d’affaires avec la Mafia. Le symbole du printemps de la liberté du Liban et fer de lance du combat anti-syrien louait sa voiture blindée aux fins de rentabilisation de son coût à un chef de gang Libanais opérant au sein de la Mafia en Bulgarie. Le véhicule blindé, acquis à 350.000 dollars, était loué à raison de mille dollars par jour, durant les nombreux déplacements à l’étranger du directeur du journal «An-Nahar». Les deux derniers locataires de cette voiture étaient un mafieux Libanais opérant en Bulgarie et un ancien garde de corps du chef d’une formation milicienne de la droite Libanaise, recyclé par les affaires mafieuses en Europe orientale. La voiture a été rendue à son propriétaire la veille du retour de M. Tuéni de Paris. Les enquêteurs internationaux et la presse occidentale ont toujours incriminé la Syrie, sans jamais soulever l’hypothèse d’un règlement de comptes mafieux visant le locataire et non le propriétaire de la voiture, ou l’hypothèse d’une connexion entre l’attentat et les activités de l’ancien garde du corps milicien, un attentat par défaut en somme. Le préposé au louage, en fait le rabatteur de cette clientèle glauque, était lui-même en relations d’affaires avec le syrien Hassam Taher Hassam, un autre grand faux témoin, faisant de cette enquête internationale un véritable nœud de vipère par son déroulement et ses effets dévastateurs sur la paix civile Libanaise.

    Un «prix Gébrane Tuéni» est décerné chaque année à un journaliste arabe qui s’est distingué dans le domaine de la Liberté de la presse, sans que le bénéficiaire ou le public, voire même le jury, ne soient avertis des connexions sulfureuses du journaliste, passé à la postérité en tant comme symbole du combat démocratique au Liban et dans le monde arabe, alors qu’il était généralement décrié au sein de l’opinion Libanaise comme le parfait représentant des alliances rotatives du Liban de l’après guerre avec le pouvoir et le pouvoir de l’argent, tout comme d’ailleurs son oncle Marwane Hamadé et son beau frère Elias el Murr, trois politiciens qui auront sinistré l’engagement politique par leur contorsionnement permanent. Sauf à entretenir la confusion mentale et la perdition morale, quelles vertus pédagogiques recèle l’exaltation des êtres de grande versatilité et de moindre moralité pour l’édification civique des générations futures ?

    Un véritable capharnaüm.

    Le journal Al-Akhbar qui a consacré, fin juillet 2010, un dossier complet sur le dysfonctionnement du Tribunal spécial, a énuméré le nom d’une dizaine de faux témoins (Zouheir Siddiq, Faysal Akbar, Ahmad Merhi, Hassam Taher Hassam, Abdel Basset Bani Awdah, Ibrahim Jarjoura, Akram Chakib Mourad, Iman Ali, Lou’ay as Saka), sans qu’il ait été possible de déterminer, avec certitude, au terme de quatre ans d’audition, si cette somme documentaire répondait aux diktats de leurs commanditaires, ou, résultait, au contraire, d’une imagination fertile, de la mystification, d’une tentative d’intoxication ou d’extorsion de fonds ou plus simplement d’entrisme et de contre manipulation en vue de discréditer les opérateurs occidentaux. Un morceau d’anthologie, à l’allure d’une conjuration de colportes, en tout état de cause, révélatrice des phobies occidentales et de leurs présupposés idéologiques sur les motivations profondes de «la guerre contre le terrorisme».

    En contrechamps, la Syrie aura eu un comportement nettement plus expéditif et martial. Répondant à la requête internationale, elle avait pris la précaution de filmer l’interrogatoire de son principal témoin, le général Ghazi Kanaan, son ancien pro-consul au Liban, non pas tant pour sa participation au complot, mais pour se servir de ses propres aveux comme d’une pièce à conviction contre sa propre personne. Le général Kanaan sera «suicidé» dans la foulée de son interrogatoire, sanction de sa connivence avec le clan Hariri dans la réforme de la carte électorale Libanaise qui a eu pour effet de faciliter le retour au pouvoir de l’ancien premier ministre, et de son enrichissement fabuleux, de l’ordre de 800 millions de dollars, selon les estimations les plus généralement admises.

    Fin du banc d'essai de la théorie de la désorientation informative et de la dissension sociale partie 2/3

     

  • Le Liban, suite 5,

    un petit territoire mais une grande histoire.

    Beyrouth traces de guerre.

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    Le Liban en photos, du site http://elhajj.fr


    Les Druzes.

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    Le drapeau druze


    Ils représentent la troisième ethnie au Liban ils seraient entre 280.000 et 350.000. La communauté Druze est un groupe islamique qui est né des Chiites ismaélites, c'est un courant minoritaire de l'islam Chiite du premier quart du XIème siècle, dans les débuts du Vème siècle de l'hégire, (l'hégire désigne la journée du 09 septembre 622 jour du départ des premiers colons de Mahomet de la Mecque vers l'oasis de Yatrib ancien nom de Medine) au Caire sous le patronage de l'Imam, gouverneur par l'ordre de Dieu, 6ème calife fatimide Al-Hakim bi-Amr Allah , 996-1021, mort assassiné et qui gouverna à l'âge de 11 ans suite au décès de son père. Les adeptes de cette troupe le considèrent comme le dernier Imam qui interpréta la parole divine, descendue du prophète Mahomet, le dernier des inspirés. Selon Manar Khattar et Xiofeng Hou la communauté Druze doit au calife Al Hakim trois décisions fondamentales de la loi druze,

    • l'abolition de l'esclavage,
    • l'interdiction de la polygamie,
    • la séparation entre les affaires de l'État et celles de la loi.

     

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    Cour de la Mosquée de Al-Hakim au Caire, auteur Michel Benoist Mbenoist à fr.wikipedia


    Le terme druze a été faussement attribué à cette communauté par référence à l'un de ses promoteurs Neehtkin Druze, (pas de références explicatives), qui a été renvoyé de la communauté au début de son existence, (l'origine du terme druze est expliquée ci-après). Mais le nom que les adeptes de cette communauté s'attribue à eux-mêmes, c'est celui de «Mouwahadoun, ou Mouwahidoun» qui croient en un seul Dieu, ou uniates, c'est-à-dire qui suivent le courant monothéiste sur l'unité absolue de Dieu. Ils qualifient leur communauté de disciples parce qu'ils croient que la religion musulmane se compose de trois disciplines dont la première aboutit à la seconde et la seconde à la troisième. C'est pourquoi la seconde discipline ne se réalise que par la première et la troisième par la seconde et ainsi la discipline uniate ne se réalise qu'en suivant les deux autres disciplines. Quant aux disciplines de l'Islam, elles sont trois, lire la suite ici .

    Il n’y a ni liturgie, ni lieux de culte dans la religion druze. La doctrine des Druzes est secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation, elle s’appuie sur la croyance en la métempsycose. La métempsycose est le passage, le transvasement d'une âme dans un autre corps. En effet, certains versets du Coran sont parfois interprétés comme allant dans le sens de la métempsycose. Par exemple au verset 28 de la deuxième sourate, «La Vache» (Al-Baqarah), il est dit,

    «Comment pouvez-vous renier Dieu alors qu'il vous a donné la vie, alors que vous en étiez privé, puis il vous a fait mourir, puis il vous a fait revivre et enfin vous retournerez à Lui».

    Les Druzes rejettent la charia et les obligations rituelles qui en découlent. Au Liban, la communauté a été dirigée en partie par les familles Joumblatt et Hamadé.

    La famille Joumblatt est une famille qui a joué un grand rôle dans l'histoire du Liban. Les cheikhs Hamadé sont connus notamment grâce aux Cheikhs Akl Druze Rachid , Hussein et Mohammed, ce sont des cheikhs Akl Druze Yazbakis qui s’opposaient aux Joumblattis. Le Cheikh Farid Hamadé, 1925-1999, avocat, est né à Baakline le 14 mai 1925, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Ils sont descendants de l'imamat depuis maître Hamza ben Ali, ou Ali ibn Amhad ibn Hamza qui était un ismaélien persan au XIème siécle et qui affirmait être l'intelligence universelle, et un Turc nommé Ad-Darazî, ou Muhammad bin Ismail Nashtakin ad-Darazi prédicateur ismaélien du XIe siècle, chef de file de la religion Druze, dont le nom est à l’origine du terme «Druzes», qui était l’un des vizirs du calife fatimide Al-Hakim bi-Amr Allah (996-1021). Hamza et Ad-Darazî fondèrent donc la secte des Druzes. La plus haute autorité religieuse et spirituelle est la Machyakhat al Akl, le cheikh Akl Druze. La Machyakhat al Aki est devenue une institution dont le rôle est prépondérant au Liban.


    Le cheikh Akl Druze est l’équivalent «du pape» pour les Druzes.


    Il y a toujours eu un cheikh Akl Druze Yazbaki et un autre Joumblatti, aucune famille ne pouvant prétendre au monopole de la direction des affaires de la communauté druze. Aujourd'hui, la politique impose un seul Cheikh, Akl Hamadé a perdu son autorité. Le pouvoir que détenaient les Cheikhs Akl Hamadé était d'ordre initiatique, basé sur «La Sagesse». À cause de la pression des hommes politiques, particulièrement les Joumblatti, la communauté perd en quelque sorte son ressort proprement religieux. La cause principale en est l'orientation de la communauté pour des raisons essentiellement d'ordre politique.


    Géopolitique du Moyen Orient , suite,

    Le Liban, banc d’essai de la théorie de la désorientation informative et de la dissension sociale par René Naba du blog renenaba.com.

    Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre (Partie 2/3), suite.


    Un magma absolu. Un capharnaüm. Décryptage.


    L’incarcération des généraux Jamil Sayyed et Ali al Hajj avait pour objectif déguisé d’écarter des postes sensibles des services de sécurité des responsables de confession Chiite, particulièrement avertis de l’affairisme Syro-haririen, pour leur substituer des Sunnites, le général Achraf Riffi et le colonel Wissam al Hassan, en phase avec les desiderata des revanchards, Jacques Chirac et Saad Hariri, le tandem à l’origine de la mise en œuvre du Tribunal international. Achraf Riffi a été promu général, en avril 2005, deux mois après l’assassinat de Rafic Hariri et propulsé à la tête des forces de sécurité. La désignation à la vindicte publique des quatre officiers supérieurs hâtivement impliqués et arbitrairement incarcérés pour leur rôle présumé dans l’attentat anti-Hariri répondait au souci des dirigeants pro-occidentaux de neutraliser des «témoins gênants». L’instrumentalisation de magistrats Libanais pour une besogne contraire à la souveraineté de la justice Libanaise en vue de valider la piste Syrienne dans l’assassinat de Rafic Hariri, a desservi la cause de la justice internationale et de la magistrature Libanaise, dont l’épilogue a fait l’effet d’un coup de massue, sur le plan psychologique, sur le camp occidental. Les généraux Jamil Sayyed, directeur de la sûreté nationale, Ali Hajj, directeur des renseignements généraux, Raymond Azar, directeur du renseignement militaire, et Moustapha Hamdane , chef de la garde présidentielle, étaient détenus depuis le 30 août 2005. Le juge a jugé leur dossier trop léger pour les maintenir en détention. Aucun d’eux, curieusement, n’a fait l’objet d’une inculpation. Aucun d’eux, non moins curieusement, n’a été réintégré dans ses fonctions, ni fait l‘objet d’aucune réparation morale ou matérielle. Leur Libération, le 29 avril 2009, a retenti comme un camouflet pour leurs détracteurs.

    Marwane Hamadé , un vibrionnaire pourfendeur du Hezbollah à la tête d’un ministère noyauté par les Israéliens

    L’antenne pirate Israélienne du relais hertzien du Mont Barouk est située dans la région montagneuse du Chouf, fief de Walid Joumblatt, partenaire de Saad Hariri dans la révolte anti-syrienne. Son installation s’est faite sous le mandat du lieutenant de Walid Joumblatt du temps de son passage au ministère des télécommunications, Marwane Hamadé, à une période charnière allant de 2005 à 2008, c’est-à-dire du début de l’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, principalement fondée sur le décryptage de communications biaisées par les services Israéliens, à son épreuve de force avec le Hezbollah en mai 2008, en passant à la guerre de juillet 2006 où il s’était placé à l’avant-garde de la dénonciation du mouvement Chiite. Le plus ferme partisan du démantèlement du réseau de transmission autonome du Hezbollah s’est trouvé être, curieusement, à la tête d’une administration noyautée par les taupes Israéliennes, Un des grands experts de l’OGERO, Milad Eid, l’organisme gestionnaire du câble sous marin reliant Beyrouth au Sud Liban, la zone de déploiement du Hezbollah, s’est révélé être un grand espion d’Israël et le régulateur des transmissions filaires de l’État libanais équipé d’un logiciel de conception Israélienne. Habituellement prolixe particulièrement dans les médias Français, Marwane Hamadé, vibrionnaire pourfendeur de l’omnipotence du Hezbollah, est mutique depuis la révélation du noyautage de son ancienne administration. L’interlocuteur privilégié du proconsul Américain Jeremy Feltman, le chouchou de Bernard Kouchner, ministre Français des affaires étrangères qu’il avait mis dans la confidence au sujet de l’assaut contre le système des communications du mouvement Chiite ne s’est jamais expliqué sur le fait d’attribuer à une société Israélienne KAPIRA, sous couvert d’une société écran Française, la gestion des communications transitant par l’organisme gouvernemental OGERO, ni sur son comportement à tout le moins désinvolte sur l’ensemble du dossier. En plein naufrage politique, le flamboyant stratège de «la révolution des Cèdres» n’est maintenu au seuil de la ligne de flottaison que par la volonté de son mentor Joumblatt. L’homme le plus détesté de la banlieue sud de Beyrouth a dû se faufiler, sous forte escorte, dans le cortège funéraire lors des obsèques de Cheikh Mohamad Fadlallah, guide spirituel du Hezbollah de la communauté Chiite libanaise, en juillet 2010, en vue de la présentation de ses condoléances, dans une démarche interprétée comme une forme de repentance, signe indiscutable de la disgrâce d’un homme au halo de «martyr vivant» écorné.

    Se pose alors la question du bien fondé de sa requête. N’aurait elle gagné en crédibilité si elle avait été précédée d’une épuration de son ministère des espions Israéliens ? Par extension, se pose la question de savoir si l’attentat dont il a été victime, en 2004, dans la foulée de la résolution 1559 de l’ONU enjoignant la Syrie à retirer ses forces du Liban, constituait un coup de semonce de ses adversaires contre son trop grand tropisme occidental? Ou bien s’agissait-il d’une tentative de camouflage pour le crédibiliser dans sa démarche qui s’est révélée a posteriori criminelle en ce qu’elle aurait débouché, si elle avait abouti, à la paralysie complète du Hezbollah, voire à son anéantissement, dans son combat contre Israël ? La même question se pose en ce qui concerne Elias el Murr, autre girouette de la vie politique Libanaise, beau frère de Gébrane Tuéni, et, surtout gendre du président Emile Lahoud, victime lui aussi d’un attentat en 2005 dans la mesure ou l’antenne pirate Israélienne a été greffée sur l’antenne pilote de Murr TV (MTV), la propre chaîne de la famille du ministre Libanais de la défense. La question mérite d’être posée à l’égard de cibles nullement anodines sur cette coïncidence curieuse et troublante.

    La profusion des faux témoins, une dizaine au total, record mondial absolu de tous les temps, fera du tribunal spécial un véritable capharnaüm. Telle une curée sur un magot, appâtée à coups de dépositions monnayées, la profusion ne relevait certainement pas du hasard. Elle résultait des calculs des divers protagonistes de la coalition occidentale dans la satisfaction de leurs objectifs, complémentaires dans leur finalité mais contradictoires dans leurs priorités.

    Le faux transfuge des services de renseignement Syriens, Zouheir Siddiq, présentait une aubaine pour le tandem Hariri-Chirac pour l’implication de la Syrie. Théâtrale en diable, c’est lui qui a pris l’initiative de convier à sa résidence de Marbella, Espagne, Detliv Mehlis pour lui narrer son témoignage, aux mépris des règles élémentaires de la procédure. Et l’inspecteur Allemand, sans crainte du ridicule, de s’empresser d’opiner, sans le moindre recoupement de précaution. Ténébreux personnage, c’est lui qui a désigné, en premier, les quatre officiers supérieurs Libanais dans l’attentat anti-Hariri, de même que le beau frère du président Bachar al Assad, le colonel Assaf Chawkat, chargé de la sécurité du régime Syrien. Témoin clé, il sera traité avec tous les égards dus à son rang de Témoin Roi. Un roi vénal. Son témoignage aurait été monnayé pour la coquette somme de cinq millions de dollars, un fait qu’il aurait lui-même clamé sur le réseau hertzien au cours d’une communication cellulaire avec un membre de sa famille. Siddiq aurait avoué à son frère être devenu «millionnaire» en récitant ce qu’il lui avait été demandé de dire, notamment les noms de sept officiers du renseignement Syrien et de quatre généraux Libanais prétendument impliqués dans l’assassinat. Durant son séjour en France, il résidait dans la localité cossue de Chatou, dans la région parisienne, gracieusement, aux frais du contribuable Français. Devenu témoin encombrant pour Jacques Chirac, le pensionnaire posthume de son ami assassiné, Siddiq sera expulsé vers les pétromonarchies du Golfe, alors que le Liban réclamait son extradition, exfiltré à l’aide d’un faux passeport délivré par Nicolas Sarkozy à l’époque ministre de l’intérieur. Convoyé par deux officiers Français, il sera remis à Abou Dhabi aux services de sécurité Égyptiens et maintenu depuis lors sous bonne garde.

    La suite sera «l'appartenance à «Al-Qaïda» du Saoudien Faysal Akbar».

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