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  • Le nucléaire israélien,

    une menace permanente !

    On connait peu de chose sur la capacité nucléaire Israélienne, on n'en parle peu comme si c'était un crime anti sioniste alors que par contre l'on n'arrête pas d'évoquer le nucléaire Iranien qui n'a pas encore de bombes et qui conduit les États-Unis et l'Union Européenne, par le Conseil de sécurité, à opposer à l'Iran des sanctions de plus en plus sévères, deux poids deux mesures, voir, mon article Le nucléaire Iranien .

    Encore, le 26/07/10 l'Union Européenne et le Canada envisageraient de nouvelles sanctions afin d'obliger l'Iran à une position plus souple dans les négociations sur son programme nucléaire. Les sanctions seraient d'une ampleur sans précédent sur son secteur énergétique pétrole et gaz. Outre l'énergie , le secteur Iranien du transport de fret, par mer ou par air, serait durement frappé, les contrôles dans les ports Européens ou en haute mer seraient renforcés. Les échanges commerciaux devraient être rendus plus difficiles, l'activité de huit nouvelles banques Iraniennes serait interdite, les transactions financières supérieures à 40.000 euros avec l'Iran sans autorisation spéciale seraient prohibées et la liste de personnes privées de visa ou victimes de gels d'avoirs serait nettement étendue. Bien entendu tous n'apprécient pas ces sanctions, et l'Iran les rejette et les condamne. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a assuré que ces sanctions «n'affectent pas la détermination de l'Iran à défendre son droit légitime à poursuivre son programme nucléaire pacifique». La Russie juge inacceptable ces nouvelles sanctions hors ONU, a déclaré le ministre Russe des affaires étrangères. «Nous devons constater avec regret que toutes les dernières mesures de l'Union Européenne et des États-Unis pour accroître la pression sur l'Iran montrent leur mépris des principes du travail commun», a ajouté la diplomatie Russe. A-t-on vu un tel acharnement sur un pays dans lequel il n'a pas été trouvé d'enrichissement pour applications militaires ?

    Mais cela s'explique, le Nouvel Ordre Mondial étant gouverné par le réseau sionisme mondial, aucun équilibre juste ne peut être entrevu sans le déclenchement d'un nouveau conflit redistribuant les cartes.

    Selon l'Agence Associated press , 18 pays arabes, soutenus par des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique), la question du nucléaire Israélien sous l’intitulé «Les capacités nucléaires Israéliennes». On remarquera que le terme employé est «capacités», alors que pour l'Iran c'est nucléaire, dans le premier cas il s'agit d'un fait tandis que pour le second ce n'est rien de précis.

    C'est la première fois dans une lettre du 05/05/10 à Monsieur Yukiya Amano, chef du département nucléaire de l’Organisation des Nations Unies que la question demande à Israël de signer le Traité de Non Prolifération. Les Alliés d'Israël ont un mois pour bloquer cette initiative qui, conformément aux statuts de l'AIEA, pourrait être renvoyée au Conseil de Sécurité, ce qui sera probablement fait. Ce serait une épreuve de vérité pour le clan des cinq mais qui n'engagerait pas Israël si une résolution serait émise puisqu'il ne les a jamais appliquées surtout dans le domaine nucléaire. On mesure bien l'importance morale de cette initiative dans le contexte ou l'on fait peser sur l'Iran de graves sanctions.

    On sait très bien qu'Israël possède la «bombe atomique» depuis un lapsus du premier ministre Israélien Ehud Olmert interrogé par la chaîne Allemande N24 à l'occasion de sa visite à Berlin. Ehud Olmert a indiqué qu'il y avait une «grande différence» entre la volonté de l'Iran d'accéder à la bombe et la situation d'autres puissances, «Pourriez-vous dire que c'est la même chose que pour l'Amérique, la France, Israël et la Russie ?» Le mot «Israël» était lâché. Il l'avait déjà été, le 6 décembre 2006, par le nouveau secrétaire Américain à la Défense, Robert Gates, lors de son audition au Sénat. Pour la première fois, un haut responsable de Washington déclarait publiquement que «l'Iran est entouré de pays dotés de l'arme nucléaire, le Pakistan à l'est, Israël à l'ouest...» Le secret de polichinelle de la bombe atomique d'Israël était tombé.

    Le programme Israélien date de 1954, il a débuté en étroite collaboration avec la France qui cherchait aussi à se doter de l'arme nucléaire. Une centrale nucléaire de 24 mégawatts a été construite à Dimona, dans le désert du Néguev au sud du pays. Au sein du pouvoir Israélien, Shimon Pérès directeur général du ministère de la défense se voit confier la conduite de ce programme très secret et s'implique particulièrement dans l'achat d'armes. «La coopération avec la France a cessé entre 1961 et 1963, avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, raconte Pierre Razoux, auteur de Tsahal, Nouvelle histoire de l'armée Israélienne, éditeur Perrin».

    Les Américains ont alors pris le relais, en demandant à Israël de maintenir l'ambiguïté sur cette question. A la veille de la guerre des Six Jours, en juin 1967, les premières armes nucléaires deviennent opérationnelles au sein de Tsahal. L'État hébreu va ensuite coopérer avec l'Afrique du Sud, en réalisant vraisemblablement un essai commun dans l'océan Indien en 1979. Puis, «après le traité de paix avec l'Égypte, en 1977, les États-Unis ont aidé Israël à se doter de la bombe H», affirme Pierre Razoux qui est un historien de l'Institut Français des Relations Internationales IFRI, il a écrit plusieurs ouvrages sur les conflits contemporains.

    En 1986, un physicien pacifiste de la centrale de Dimona, Mordechai Vanunu, avait fait des révélations sur le programme de son pays. Enlevé à Rome par les services secrets Israéliens, il a été condamné à dix-huit ans de prison et libéré en 2004 dans la seule démocratie du Moyen-Orient. Israël peut tout se permettre.

    L'axe Franco-israélien a été sacralisé dès 1956 avec la crise de Suez, durant laquelle Israël appuya son allié européen contre l'Égypte. En récompense de ces liens étroits, la France fournit très discrètement à Israël la technologie pour construire un réacteur dans la région de Dimona, qui entrera en fonction entre 1962 et 1964. Celui-ci était considéré, par une grande partie des experts, comme un site de fabrication d'armes nucléaires. Le gouvernement Israélien s'est toujours refusé à tout commentaire sur le sujet, s'en tenant à une politique d'ambigüité délibérée. Parallèlement à la construction du site de Dimona, à laquelle des ingénieurs Français ont participé, des scientifiques Israéliens sont soupçonnés d'avoir participés aux essais nucléaires Français dans le désert Algérien.

    En 1954, Shimon Pérès se rend en France et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun Égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes Algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération Franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Shimon Pérès étant efficaces, il réussit à acquérir, auprès de la France, outre le premier réacteur nucléaire de Dimona, le Mirage III, un avion de combat à réaction auprès de Marcel Dassault.

    En 1958, des avions de reconnaissance Américains de type U-2 survolent le site de Dimona et confirment les soupçons de l'existence d'un programme de recherche nucléaire. Cette nouvelle ne va pas alarmer les dirigeants Israéliens qui prétendront tour à tour qu'il s'agit d'une usine textile ou encore d'une exploitation agricole, quant aux Français, ils adopteront un profil bas face aux autres superpuissances. Les États-Unis demandent alors qu'Israël accepte des inspections de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA).

    Israël donne son accord aux conditions suivantes, des inspecteurs Américains plutôt que ceux de l'AIEA et d'être informé à l'avance de toutes les dates d'inspections. Alors, entre 1962 et 1969, vont arriver à Dimona des inspecteurs envoyés par Washington.

    «Ignorants ou malhonnêtes, ces experts ne s’aperçoivent pas que les locaux qu’ils visitent sont une mise en scène avec de faux instruments qui miment des processus inexistants du nucléaire civil et que sous le pavé sur lequel ils marchent, il y a un énorme bunker de huit étages où l’on construit les armes nucléaires…de l'Association antisioniste France Palestine ».

    La France s'inquiète progressivement des intentions Israéliennes et de la révélation potentielle du secret qui risquerait d'affaiblir sa position déjà difficile au sein du concert des nations. Le général de Gaulle demanda aux dirigeants Israéliens de confirmer publiquement l'existence du site nucléaire en échange de la fourniture de matériaux et technologies complémentaires. Le premier ministre David Ben Gourion en 1960 s'exécuta en précisant que le réacteur serait utilisé à des fins exclusivement civiles. En réalité, c'était loin d'être le cas eu égard aux objectifs du programme. Cette annonce conditionnât la fin de la coopération Franco-israélienne dans ce domaine, paragraphes tirés de Wikipédia .

    Grâce au soutien des États-Unis, de l’Union Européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est aujourd’hui une puissance nucléaire arrivée à maturité disposant de vecteurs de frappe qui repose à la fois sur des bombardiers, avec 200 à (400 ?) têtes selon les experts, et des missiles balistiques à longue portée Shavit, un engin qui a permit de mettre en orbite les satellites Ofek, et Jéricho II sur des rampes mobiles de lancement qui ont une portée de 1.500 km emportant une charge nucléaire d'une tonne, et le Jéricho II B capable d'atteindre probablement 2.800 km qui en font une puissance stratégique autonome, ainsi que des sous marins récemment acquis en Allemagne. Les missiles balistiques d'une portée comprise entre 5.000 et 7.000 km sont capables d'atteindre n'importe quel objectif au Moyen-Orient et même en Europe.

    Selon la revue la revue Anglaise spécialisée Jane’s Intelligence Review, leur arsenal comprend environ 400 % d'une puissance d’ensemble de 50 mégatonnes équivalant à 3 850 bombes d’Hiroshima. Il s’agit d’abord d’armes tactiques de faible puissance, parmi lesquelles des bombes à neutrons faites pour frapper des objectifs rapprochés sans provoquer une excessive retombée radioactive sur-le-champ de bataille. Mais on trouve aussi des armes thermonucléaires de forte puissance prêtes à être utilisées. Comme vecteurs nucléaires les forces Israéliennes disposent d’environ 300 chasseurs F16 fournis par les États-Unis et 25 F15 d’origine Américaine également. Ces derniers ont été «renforcés» avec l’augmentation du rayon d’action à 4450 km et en les dotant de systèmes de guidage plus sophistiqués. Ces avions sont armés de missiles air-sol Popeye à tête nucléaire capables de pénétrer à une certaine profondeur sur le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Ce système d’armes acquis de l’aéronautique Américaine a été utilisé en 1999 avec des têtes conventionnelles dans la guerre contre la Yougoslavie, et a été produit, testé et amélioré à travers un programme conjoint Israélo-américain. Une autre version de ce même missile nucléaire, le Popeye Turbo, a été installée sur trois sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne en 1999-2000. La marine Israélienne peut ainsi maintenir en navigation vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit dans la Méditerranée soit en mer Rouge ou dans le Golfe persique, au moins deux sous-marins armés de missiles nucléaires, publié par l'Association France Palestine .

    Les capacités nucléaires Israéliennes étant maintenues secrètes et les dirigeants de l'AIEA, ne pouvant les visiter, il est bien évident que ce qui est publié ne peut être considéré exact, même si elles sont entachées d'erreur elles existent. Israël est paradoxalement le seul des huit États à maintenir le flou sur ses capacités nucléaires. A partir du moment ou Israël a eu recours au mensonge pour défendre ses secrets nucléaires vis à vis de l'étranger, il en a fait autant vis à vis de ses citoyens, les membres de la Knesset, et même avec le gouvernement, Le Monde diplomatique.

    Ce qui est frappant c'est leur importance pour un si petit pays comment fait-il pour masquer cet énorme arsenal alors qu'il est si facile avec les moyens dont on dispose de détecter ce qui se passe sur une surface de 1 mettre carré au sol par une surveillance satellitaire continue ? Il y a donc une double connivence entre les États-Unis et l'AEIA, qui sans être sur le terrain pourrait apprécier exactement l'arsenal nucléaire Israélien. On voit à la lecture de ce qui est écrit, obtenu par des recherches sur Google, que les dirigeants Israéliens ont non seulement menti mais ont pratiqué la supercherie sur une grande échelle ce qui ne peut se faire qu'avec l'assentiment des États-Unis et de l'Union Européenne. La France de Guy Mollet n'est pas en reste puisque c'est elle qui lors de l'affaire de Suez à permit aux Israéliens le démarrage de leur centrale de Dimona.

    Pour revenir aux sources du programme atomique, il convient de citer le contexte de la coopération diplomatique et militaire très soutenu qui existait entre la France et l'État hébreu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci entrant dans le cadre des Protocoles de Sèvres. En sus des amitiés personnelles qui liaient les socialistes Guy Mollet et le général Kœnig aux travaillistes Israéliens, Paris avait rapidement considéré l'État hébreu comme un allié au Proche-Orient. En effet, vu l'influence Française déclinante avec la fin de la tutelle sur le Levant, Liban et Syrie, les ambitions panarabistes de l'Égypte de Nasser et la concurrence avec les États-Unis et le Royaume-Uni sur le contrôle des hydrocarbures, il lui fallait s'appuyer sur un État qui lui permettait de garder un pied dans la région. Mais les Israéliens n'ont cessé de mentir sur ce qu'ils faisaient avec cette centrale de sorte que la France s'est trouvée piégée, et ne pouvait plus faire autrement que de fermer les yeux.

    C'est de Gaulle qui a arrêté cette dérive en stoppant la coopération militaire et nucléaire avec les Israéliens.

    Le 08/03/10 dans un communiqué de l'AFP, Israël annonce faire appel à la France pour la construction d'une centrale nucléaire civile, Conférence internationale sur le nucléaire civil Paris le 09/03/10. Il s’agirait d’un «projet commun avec la Jordanie voisine, sous la supervision de la France qui fournirait la technologie». La même dépêche s’empresse de rappeler que «Israël n’est pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire et qu’il n’adhère pas non plus au projet d’un Moyen-Orient dénucléarisé que défend le Président Américain Barack Obama». Sans doute pour relativiser la portée du nucléaire civil israélien, il est précisé également que «l’État hébreu s’est doté de 200 ogives nucléaires ainsi que de missiles à longue portée», de Égalité et réconciliation.

    Le 29/07/10 un accord de coopération nucléaire entre le États-Unis et Israël vient d'être signé, il prévoit notamment le transfert de technologie en matière de construction de réacteur pour produire de l'électricité contournant ainsi le TNP dont Israël n'est pas signataire. De plus, ils ont également mené le mois dernier des exercices militaires conjoints dont certains sur des scénarios extrêmes, à lire sur Planètenonviolente. Le réacteur de Domina construit il y a des décennies avec la coopération de la France est considéré relativement vieux. Des inquiétudes touchant à la sécurité se font jour puisque n'étant pas sous surveillance internationale à cause du caractère secret de ses activités. Or, la Commission de l'Énergie Atomique d'Israël IAEC, a noté que les vieux réacteurs US ont été rénovés de la même façon et qu'ils ont reçu des autorisations pour continuer leurs activités pendant des décennies, pourquoi donc ne pas faire appel aux Américains ? L'IAEC, est responsable de fonctionnement du réacteur de Dimona et également pour superviser sa sécurité.

    Cette dernière information laisse à penser que le projet commun avec la Jordanie de construction d'une centrale nucléaire civile sous la supervision de la France n'a pas eu de suite.

    Tant qu'Israël n'aura pas signé le TNP et qu'il ne permettra pas l'inspection de ses installations par l'AEIA, Israël sera un danger pour l'équilibre du monde. Sur l'échiquier mondial Israël est un pays comme un autre, il n'y a aucune raison qu'il bénéficie d'avantages que les autres n'ont pas.  Ses intentions d'attaquer l'Iran font planer une vraie inquiétude car ce n'est pas en écrasant l'Iran avec l'appui des États-Unis qu'un équilibre stable peut être instauré. On se rend bien compte que sous le prétexte d'assurer sa sécurité, Israël se permet tout sans la moindre sanction internationale, cette situation est intenable à terme. Les guerres d'Irak et d'Afghanistan ne résolvent rien, bien au contraire elles font planer un climat d'insécurité qui nous oblige à être en permanence en état d'alerte, ce qui, par le fait qu'il devient permanent, ne sert plus à rien.

    Cela ne peut être détaché du conflit Israélo-palestinien qui condamne Israël pour son intransigeance à ne pas vouloir arrêter les colonisations et n'imposer aux Palestiniens que ses conditions pour des négociations directes. Le vice-Premier ministre Israélien Sylvan Shalom a déclaré impossible les conditions posées par le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour relancer des négociations, «les Palestiniens posent trois conditions impossibles: que les négociations reprennent au point où elles avaient abouti à la fin de 2008 alors qu'Ehud Olmert était Premier ministre, qu'elles soient basées sur un retrait total Israélien de Cisjordanie et Jérusalem-Est, et que le gel de la construction dans les colonies se poursuive», a affirmé M. Shalom à la radio publique, sur Le Point

  • 91.000 dossiers révélés par le site Wikileaks,

    montrent le double jeu du Pakistan et révèlent des atrocités contre les Afghans

     

    isi-map-316.1280217417.jpgSource The Var Log Pakistan Aids Insurgency in Afghanistan, Reports Assert, ici .

    Les Américains en guerre en Afghanistan ont longtemps soupçonnés le service d'espionnage du Pakistan de guider l'insurrection Afghane sous une forme secrète, même quand le Pakistan recevait chaque année un milliard de dollars de Washington pour son aide contre les militants selon un «trove» accord militaire secret ? Les documents rendus disponibles par le site Web Wikileaks d'analyse politique et sociétale dont l'objectif est de donner une audience aux fuites d'information dont le fondateur est Julian Assange, indique que le Pakistan pourtant allié apparent des États-Unis permet à des représentants de son service d'espionnage, Inter Services Intelligence ISI, de se réunir avec les Talibans dans des sections stratégiques secrètes pour organiser des réseaux d'unité de militants afin de lutter contre les soldats Américains, et fomenter des attaques y comprit des attentats suicides contre la coalition en menant la traque pour assassiner les chefs Afghans.

    Pris ensemble ces rapports indiquent que les Américains en opération sont submergés par les comptes rendu de réseaux de Pakistanais actifs et collaborateurs qui opèrent à travers la ceinture tribale Pakistanaise au sud de l'Afghanistan ainsi que dans la capitale Kaboul. De nombreuses informations non vérifiées et de menaces ne peuvent être vérifiées n'étant pas de tirées de «l'intelligence» Afghane qui considère le Pakistan comme un ennemi et paye les informateurs. De nombreux rapports décrivent des attaques qui n'apparaissent n'avoir pas eu lieu.

    Mais plusieurs rapports sont tirés de sources militaires évaluées comme fondées.

    Certains rapports mentionnent que les officiers de l'intelligence Pakistanaise sont en relation avec Al Qaeda pour projeter des attaques. Les experts cautionnent cela, bien que des groupes de militants en relation directe avec l'Agence d'espionnage du Pakistan, la direction de l'inter-service de l'Intelligence, ISI ou Al Qaeda soit difficile.

    Les dossiers contiennent des informations de première main mentionnant la fronde des Américains face à la réticence du Pakistan à faire face aux insurgés qui ont lancés des attaques près des postes de la frontière Pakistanaise se déplaçant par camions pour se retirer ensuite sur le territoire Pakistanais. Les frustrations qui en résultent pour les soldats sur le terrain et de la rancœur sur ce qui semble être de la supercherie Pakistanaise.

    Ce mois ci, la secrétaire d'État Hillary Clinton dans une de ses fréquentes visites par les officiels Américains vers Islamabad a annoncé une assistance de 500 millions à une cause commune de partenariat entre les États-Unis et le Pakistan. Les rapports suggèrent que les militaires Pakistanais aient agit à la fois en tant qu'allié et ennemi. Comme l'Agence Pakistanaise d'espionnage fonctionne depuis longtemps, les autorités Américaines la soupçonne d'un double jeu. Celui d'une coopération en prêchant exercer une influence dans les nombreux et mêmes réseaux que ceux des Américains qu'ils veulent éliminer.

    En secret, les fonctionnaires de l'administration Bush et Obama ainsi que les commandements supérieurs ont confronté les hauts dirigeants militaires Pakistanais avec les accusations de complicité de l'Inter-service de l'intelligence ISI, dans les attaques en Afghanistan. Ils leurs ont même présenté les fonctionnaires Pakistanais et les employés militaires sensés coopérer avec les militants et avec les listes d'ISI.

    Benjamin Rhodes vice conseiller à la sécurité nationale pour les communications stratégiques, a déclaré que le Pakistan avait été un allié important dans lutte contre les groupes militants et que les soldats Pakistanais ainsi que les services de renseignement avaient travaillé aux cotés des États-Unis pour capturer ou tuer Qaïda (Ben Laden ?) et des dirigeants Talibans. Néanmoins, il a déclaré que le statut quo n'est pas acceptable et que «le paradis» pour les militants au Pakistan constitue une menace intolérable et qu'il doit tout faire pour y répondre. Le gouvernement Pakistanais, les militaires Pakistanais et l'Intelligence service doivent poursuivre leurs combats stratégiques contre les groupes extrémistes violents à l'intérieur des frontières, a-t-il déclaré. Le soutien militaire Américains doit continuer. Lire la suite sur The New Yorh Times.

    Les révélations sur les coulisses de la guerre en Afghanistan embarrassent les Américains. Ces milliers de documents dévoilés par le site Wikileaks conforte l'idée qu'ils sont en train d'échouer. Le débat sur le double jeu des services secrets des Pakistanais pose la question de confiance. Les documents publiés n'offrent pas de révélations nouvelles mais ils constituent une menace. Le sentiment grandissant que cette guerre ne peut être gagnée paraît trouver un accueil favorable eu égard à l'importance des documents dévoilés. Pour le moment, les «crimes de guerre» imputés aux forces de l'OTAN ou la sous-estimation délibérée des victimes civiles font l'objet de peu d'attention. Si 61 % des victimes sont imputables aux «insurgés», Talibans et leurs alliés, 20 % le sont aux forces de l'OTAN, 10 % aux troupes Afghanes et 6 % aux milices locales, toutes deux encadrées par les Occidentaux. En nombre «d'incidents sécuritaires enregistrés», juin a été «le mois le plus important depuis 2002». Un haut responsable de l'administration a accusé WikiLeaks d'être «un média non objectif, adversaire de la politique Américaine en Afghanistan». La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a exigé l'ouverture d'une «vaste enquête» sur les fuites. la publication de ces documents est loin d'avoir la portée des célèbres «Pentagon Papers», comme le croit Julian Assange, rendus publics en 1971, ils montraient les mensonges et les omissions volontaires de l'administration Américaine entre 1964 et 1968 lors de la guerre du Vietnam. Washington accentue ses critiques encore ce matin 28/07/10 contre le site Wikileaks mettant en cause la stratégie d'Obama. Réveille-toi Amérique.

    «La publication par WikiLeaks des documents secrets nous donne 91.000 raisons de mettre fin à la guerre», a lancé mardi à la Chambre des représentants le représentant démocrate de gauche Dennis Kucinich, l'un des plus farouches opposants au conflit Afghan. M. Kucinich faisait référence aux quelques 91.0000 documents confidentiels révélés lundi, dont certains dénonçant le soutien présumé du Pakistan aux insurgés Afghans, Les Echos.fr .

    Le double jeu du Pakistan est compréhensible et évident. Les Américains ne peuvent rester indéfiniment en Afghanistan et tôt ou tard les Talibans seront maîtres du pays. Or, le Pakistan ne peut faire autrement que de ménager les Talibans, ils seront ses voisins.

    Le journal de Kaboul relate le 26 juillet que le site Wikileaks dévoile que plus de 75.000 rapports secrets des États-Unis couvrent la guerre en Afghanistan. Ce site en collaboration avec le Guardian, le New York Times et le Spiegel a publié 91.000 rapports des forces alliées en Afghanistan. Ces révélations sont dévoilées dans le journal de guerre Afghan, The Kabul War Diary, comme un secret extraordinaire couvrant la guerre de 2004 à 2010. Ces rapports décrivent une majorité d'actions militaires mortelles auxquelles ont participé les États-Unis.

    Ils comprennent le nombre de personnes mentionnées pour être tuées, blessées ou détenues pendant chaque action ainsi que l'endroit géographique précis de chaque action militaire, les unités impliquées et les principaux systèmes d'armes utilisés.

    The Afghan War Diary est la plus grande archive significative quand à la réalité de la guerre qui n'a jamais été publié durant le déroulement de ce conflit. La mort de dizaines de milliers n'est qu'une statistique mais les archives indiquent les endroits et les faits principaux correspondant à la plupart des morts. Il est à espérer selon ce journal que ces publications mèneront à une modification complète de la guerre en Afghanistan et donneront les éléments pour modifier son évolution. La plupart des données ont été notées par des soldats et des officiers de renseignements écoutant la radio depuis la ligne de front. De plus ces rapports couvrent la plupart des unités de l'armée Américaine à l'exception de la plupart des activités des Forces spéciales Américaines. Les rapports ne couvrent généralement pas le top des opérations secrètes ou européennes et d'autres opérations de la FIAS, Force Internationale d'Assistance à la Sécurité. Ils contiennent certaines informations des officiers des Marines, des ambassades Américaines et des éléments de corruption et de développement au travers de l'Afghanistan.

    Chaque rapport comporte la date et l'heure précise d'un fait que l'Armée Américaine considère important. Il inclut plusieurs champs normalisés, le type de l'évènement, sa catégorie, combien ont été tués, blessés, emprisonnés, et de civils tués, alliés, les forces du pays hôte, et un certain nombre d'autres domaines. On peut lire la suite sur la traduction Google ici.

    Le Monde.fr qualifie ces faits de «crimes de guerre», ce terme n'est pas utilisé dans ce journal mais tout le laisse penser. Le compte rendu du Monde.fr donne une interprétation différente du The Afghan War Diary dont on peut lire la traduction Google ici.

    Les documents fournis par Wikileaks fournissent des informations sur une unité secrète la «Task Force 373», dont la traduction est ici. L'existence de cette force spéciale était déjà connue mais ses activités ne l'étaient pas. Ses fonctions sont de capturer ou tuer sans autre forme de procès les Talibans figurant sur une liste d'environ soixante-dix personnes, connue sous le nom de «JPEL», Joint prioritised effects list. Entre 2004 et 2009, 4 288 personnes auraient été arrêtées par la Task Force et détenues au sein d'une prison spéciale, la BTIF, Bagram Theatre Internment Facility. Selon ces rapports les activités de la Task Force se sont intensifiées depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Ils mentionnent par ailleurs de nombreuses bavures perpétrées au sein de cette unité : des civils, y compris des enfants, ainsi que des policiers Afghans ont fait les frais des combats liés aux missions de la Task Force, et certains meurtres ont été couverts. Des documents portent la mention «à ne pas divulguer aux forces étrangères» de fait, la Task Force 373 prend ses ordres directement du Pentagone et agit en dehors du commandement de l'OTAN.

    Le cas de la Task Force s'inscrit dans une problématique plus large, mise en exergue par les documents de Wikileaks, l'ampleur du nombre de victimes civiles. La lecture des «journaux de guerre Afghans» permet de conclure que ce nombre est largement sous-estimé. Les documents permettent d'évaluer le nombre des victimes civiles à plus de 2 000, principalement lors de bombardements ou de fusillades «en bord de route». Ces incidents qui surviennent lorsque, par crainte des attentats-suicides, des soldats attaquent des voitures, camions, bus ou piétons qui se conduisent de façon «menaçante» ou qui refusent d'obéir aux ordres. On peut lire la suite sur Le Monde.fr .

    La guerre en Afghanistan n'est pas si simple qu'on pourrait le croire. Ces révélations si elles sont encore prises à la légères montrent tout simplement que les Américains se comportent en «criminels de guerre» même si ce mot est lourd, et nous qui sommes son allié nous en devenons complice. Le but de cette guerre était de pacifier et d'aider le peuple Afghan à combattre les extrémistes Talibans, en instaurant une démocratie. Il est évident que ce qui vient d'être révélé est tout autre et nous place dans une situation inconfortable nous obligeant à des éclaircissements pour déterminer le juste du faux afin de revoir notre présence dans cette coalition.

  • Le nucléaire Iranien,

    une analyse sur un article sur Mondialisation.ca.

     

    Les résolutions 1696 du 23 juin 2006, 1737 2006, 1747 2007, 1803 2008, 1835 2008, 1887 2009, et la dernière 1929 du 09 juin 2010, plus contraignante que les précédentes, du Conseil de sécurité stipulent, dans leurs relations au Traité de non Prolifération des armes Nucléaires, TNP, conclu en 1968 par un grand nombre de pays dont l'Iran que, dans le respect des articles Ier et II du Traité, les États parties ont le droit de développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination. Cette dernière résolution demande à l'Iran de prendre sans plus tarder les mesures requises par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, Agence Internationale de l'Énergie Atomique, dans sa résolution GOV/2006/14, qui sont essentielles pour instaurer «la confiance» dans des fins exclusivement pacifiques de son programme nucléaire et de régler les questions en suspens en exigeant, dans ce contexte, que l'Iran suspende, sous vérification de l'AIEA, toutes ses activités liées à l'enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, lire la suite sur la résolution, ici.

    En 2006, le Programme nucléaire Iranien est repris en janvier. Il existe à cette période une controverse concernant l'utilisation de la technologie civile à des fins militaires, en particulier le désir manifesté par l'Iran de produire lui-même de l'uranium enrichi. Alors que l'Iran affirme ne vouloir utiliser la maîtrise du nucléaire uniquement à des fins civiles et que l'AIEA n'a trouvé aucune preuve que l'Iran dispose d'installations d'enrichissement de niveau militaire (au moins 90%).

    Or, la résolution 1929 fait ressortir que l'Iran a construit une installation d’enrichissement à Qom en violation de son obligation de suspendre toutes activités liées à l’enrichissement et que le fait qu’il a attendu septembre 2009 pour signaler à l’AIEA la nouvelle installation est incompatible avec ses obligations découlant des arrangements subsidiaires à son accord de garanties. L'Iran aurait produit de l'uranium enrichi à 20 % sans en aviser l'AIEA suffisamment à l'avance, ce que déplore L'AIEA, qui revendique un droit permanent qui ne dépend pas du stade ni de l'état d'avancement de la construction d’une installation ou de la présence de matières nucléaires dans une installation. De plus, l'Iran aurait développé un programme de missiles capable d'emporter des têtes nucléaires. En d'autres termes cette dernière résolution est un carcan pour l'Iran puisqu'elle va jusqu'à lui interdire de mener une activité liée aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, aux hélicoptères d'attaques et des chars, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques, et que les États doivent prendre toutes les mesures voulues pour empêcher le transfert de technologie ou la fourniture d’une aide technique à l’Iran dans le cadre de telles activités.

    Pourtant une ouverture d'une grande portée pour relancer les négociations avec l'Iran a vu le jour le 25 juillet 2010 à Istanbul pour un accord d'échange d'uranium signé en mai par la Turquie, le Brésil et l'Iran. Selon le gouvernement Turc, cette réunion a pour but de montrer que les initiatives diplomatiques se poursuivent. Il s'agit de la première rencontre tripartite depuis que le Conseil de sécurité a voté de nouvelles sanctions contre la République islamique le 9 juin. L'idée est d'obtenir de l'Iran qu'il transfère à l'étranger une partie de son stock d'uranium faiblement enrichi. Ce matériau serait transformé pour revenir ensuite alimenter le réacteur de recherche de Téhéran à usage médical. Le tout sous contrôle international. Un tel scénario permettrait d'apaiser les tensions, puisqu'en se dessaisissant de son stock d'uranium l'Iran ne pourrait plus le convertir en matériau à usage militaire, ce que redoutent les Occidentaux...

    Or l'Iran pays souverain se veut être maître chez lui et agit en négligeant les conditions imposées par l'AIEA, ce qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ce qui a été infligé à l'Irak pour justifier son invasion sous le motif que Saddam Hussein développait l'arme nucléaire, ce qui n'a pu être mis en évidence au cours de la guerre États-Unis-Irak.

    Les inspecteurs de l'AIEA, n'ont trouvé, en Iran, aucune preuve d'enrichissement de niveau militaire mais les forces occidentales sur leurs réservent ne veulent pas en tenir aucun compte.

    Les sites nucléaires Iraniens.

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    Source : http://www.rfi.fr/actufr/images/077/iran_nucleaire_430.jpg

    La question est l'Iran a-t-il l'obligation de respecter la résolution 1929 sachant que des pays comme l'Inde, Israël et le Pakistan ont l'arme nucléaire, mais ils n'ont pas signé le traité de non prolifération, et que la Corée du Nord s'est retirée du TNP, et envisage de créer une force de dissuasion nucléaire.

    Rappel de l'engagement de l'Iran dans le programme nucléaire, et réflexion.

    En 1959 est créé le Centre de recherche nucléaire de Téhéran, CRNT, opéré par l'Organisation de l'Énergie Atomique d'Iran, OEAI. Le CRNT était équipé avec un réacteur nucléaire de recherche fourni par Washington d'une puissance de 5 MW, opérationnel depuis 1967 et fonctionnant à l'uranium hautement enrichi. L'Iran signe le traité de non-prolifération nucléaire, en 1968 et le ratifie en 1970. Avec la fondation d'une agence atomique nucléaire et le TNP mis en place, le Shah Mohammad Pahlavi avait projeté de construire jusqu'à 23 centrales nucléaires pour l'année 2000 à travers le pays avec l'aide des USA.

    Après la révolution Iranienne, l'Iran a informé l'AIEA de ses projets de reprendre son programme nucléaire, en utilisant du combustible nucléaire enrichi en Iran. En 1983, l'AIEA a même planifié de fournir de l'assistance à l'Iran dans le cadre d'un programme d'assistance technique. Un rapport de l'AIEA disait clairement que son but était de «contribuer à la formation d'une expertise locale et de la main d'œuvre nécessaire afin de soutenir un ambitieux programme dans le champ de la technologie des réacteurs nucléaires et du cycle du combustible». Cependant, l'AIEA a été forcée de terminer ce programme sous la pression Américaine.

    La révolution Iranienne a marqué un point décisif en termes de coopération avec l'étranger sur la technologie nucléaire.

    Après 1979, une autre conséquence de la révolution fut le refus de la France de fournir de l'uranium enrichi à l'Iran. L'Iran n'a pas non plus pu cautionner son investissement dans Eurodif, un consortium international fondé en 1973 par la France, la Belgique, l'Espagne et la Suède. Les États-Unis étaient aussi rémunérés pour livrer du combustible nucléaire à l'Iran en accord avec un contrat signé avant la révolution. Or, ils n'ont livré ni le combustible, ni rendu les milliards de dollars de paiement qu’ils avaient déjà reçus. L'Allemagne fut aussi rétribuée par des milliards de dollars pour les deux installations nucléaires de Bushehr, mais après trois décennies, l'Allemagne a refusé à la fois d'exporter les équipements nécessaires et de rendre l'argent.

    En conséquence, le gouvernement de l'Iran a suspendu ses paiements et a essayé de renégocier le prêt en faisant pression sur la France, notamment en supportant des groupes de résistance arabe, dont le Hezbollah qui avait pris des citoyens Français en otages dans les années 1980. En 1982, le président François Mitterrand refusa de donner de l'uranium enrichi à l'Iran, qui réclamait aussi la dette d'un milliard de dollars.

    La révolution de 1979 a marqué un tournant dans la politique Américaine et Occidentale, justifiée par un gouvernement Iranien devenu plus fondamentaliste et antioccidental.

    L'Iran estime aussi qu'il a le droit légal d'enrichir l'uranium pour des utilisations pacifiques sous les termes du traité de non-prolifération, un droit dont les États-Unis et l'Union européenne ont commencé à dire en 2005 qu'il avait été corrompu par un programme nucléaire «clandestin» qui aurait été révélé en 2002. En fait, le programme d'enrichissement de l'uranium était ouvertement débattu sur la radio nationale, et les inspecteurs de l'AIEA ont visité les mines d'uranium en Iran, la clandestinité n'apparaît donc pas. Les politiciens Iraniens comparent leur traitement en tant que signataire du TNP avec trois autres nations qui eux n'ont pas signé le TNP, Israël, Inde et Pakistan. Chacune de ces nations a développé une capacité nucléaire militaire nationale, Israël en 1967, l'Inde en 1974 et le Pakistan en 1990.

    Il faut comprendre que le TNP, créé une injustice entre ce que l'on nomme les EDAN et les ENDAN, c'est à dire les cinq, France, États-Unis, Royaume-Uni, Russie sauf la Chine sont les EDAN qui ont désarmé quantitativement, mais n'ont cessé d'améliorer leurs armements et pris des dispositions pour conserver leur capacité nucléaire indéfiniment. Les EDAN pour compenser cette injustice se sont engagés à respecter des garanties positives en portant secours aux pays qui seraient menacés par des armes atomiques, et des garanties négatives, résolution 984 du 11 avril 1995 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, engageant les pays possédant l'arme nucléaire à ne pas attaquer avec leurs armes atomiques des pays signataires du TNP qui n'en seraient pas dotés. Ces conditions ont poussés les trois pays Israël, Inde et Pakistan a développer leur propre armement nucléaire. Or, il est évident qu'il vaut mieux compter sur soi que sur les autres pour assurer sa défense, en outre l'Iran qui est une république islamique fondamentaliste n'est guère apprécié du monde occidental.

    La question qui reste en suspend, l'Iran doit-il respecter la résolution 1696 ? En termes de droit international l'ONU est un sujet de droit, et la Charte des Nations-Unies est le traité qui définit les buts et les principes de l'Organisation des Nations unies ainsi que la composition, la mission et les pouvoirs de ses organes exécutif, dont le Conseil de sécurité. Celui-ci dispose pour cela de pouvoirs spécifiques tels que le maintien de la paix, l'établissement de sanctions internationales et l'intervention militaire. Ses résolutions ont force exécutoire et «les Membres de l'Organisation conviennent d'accepter et d'appliquer les décisions du Conseil de sécurité».

    Or, nombre de résolutions de Conseil de sécurité n'ont pas eues d'application sans que pour autant les pays comme Israël, par exemple, aient eu à en souffrir, il y donc là, en ce qui concerne l'Iran et Israël deux poids et deux mesures. L'Iran devrait accepter la résolution 1696 et les suivantes alors qu'Israël n'a pas appliqué, par exemple, la résolution 476 du 30 juin 1980 déclarant nulle et non avenue sa décision de modifier le statut de Jérusalem. En effet l'assemblée législative d'Israël venait de voter la loi de Jérusalem instituant Jérusalem comme capitale «une et indivisible» de l'État d'Israël. De même, que la résolution 478 adoptée le 20 août 1980 demandait à Israël de mettre fin à l'occupation de Jérusalem. Elle demandait aussi de mettre fin aux modifications du caractère juridique et géographique de la ville. Aucunes n'ont été appliquées. On constate bien le coté discriminatoire du Conseil de sécurité, à cela rien d'étonnant, étant composé des États-Unis, de la France, de la Russie, de la Chine et du Royaume-Uni, donc majoritairement pro Israélien.

    Les problèmes mondiaux ne peuvent avoir de solution juste tant que ce Conseil est dominé par cette impartialité. Cela rappelle les propos du Général de Gaulle quand il traitait la Société des Nations, ancêtre de l'ONU, de machin.

    Je suis d'accord avec Thierry Meyssan quand il écrit dans l'article de Mondialisation.ca cité en référence que la résolution 1696, n'a pas de fondement juridique dans la mesure ou le Conseil de sécurité n'a pas compétence pour exiger qu'un État membre aliène ses droits pour rétablir «la confiance» à l'égard des autres membres, mais cette résolution ne signifie pas cela. L'Iran a signé la TNP, il doit donc respecter sa signature, ne pas développer l'arme nucléaire. Mais en termes de droit l'Iran est un pays souverain et comme tel, il a le droit en tant qu'organisation politique et juridique d'une société de se gouverner comme bon lui semble, c'est toute l'ambiguïté du problème. On voit bien la contradiction entre un État souverain en termes de droit international et la résolution du Conseil de sécurité, ainsi que la discrimination entre Israël et l'Iran due à une orientation du Conseil de sécurité qui est loin d'être indépendante et impartiale. Ce fait à pour conséquence une perte de crédibilité du Conseil de sécurité et un désaveu d'une part importante de la communauté internationale d'autant qu'il ne fait pas respecter ses résolutions lorsqu'elles s'adressent à Israël.

    Dans ce cas c'est toujours le plus fort qui l'emporte, la raison du plus fort est toujours la meilleure, alors que l'ONU a été créée justement pour éviter de tels faits.
    Les éléments pour la rédaction de cette rubrique ont été tirés de Wikipédia.

    Les bombes anti-bunker pour attaquer l'Iran.

    On sait très bien l'hostilité d'Israël à l'égard de l'Iran fournisseur d'armes au Hezbollah et au Hamas, on sait également que l'Iran n'a jamais caché son désir d'éliminer Israël, et que le fait qu'il puisse posséder des armes nucléaires est un danger à l'existence d'Israël. Dans ce contexte Israël, pour se prémunir de toutes futures attaques ne peut laisser l'Iran maîtriser la bombe atomique, d'où son désir de détruire ses installations qui sont souterraines en grande profondeur. Pour cela il lui faut outre, l'accord des États-Unis son protecteur, les moyens de survoler l'Arabie Saoudite et avoir des bombes pénétrantes JDAM de la société Boeing. Ce sont des bombes à forte potentialité qui, avec l’ajout d’une nouvelle section de queue à guide GPS, peuvent être lancées à plus de 60 Kms de l’objectif sur lequel elles se dirigent automatiquement. Récemment elles ont aussi été dotées d’un système à direction laser, qui les rend encore plus précises. Elles ont été utilisées, écrit le journal Israélien Haaretz, dans la deuxième guerre du Liban, en 2006, et dans l’opération Plomb durci à Gaza en 2008.

    Cependant l'Arabie Saoudite ne permettrait pas aux bombardiers Israéliens de traverser leur espace aérien pour frapper les sites nucléaires Iraniens, c’est ce qu’a déclaré le prince Mohammed Bin Nawaf, envoyé de Riyadh à Londres, démentant la nouvelle donnée par le Times. L’alarme est donc stoppée ?

    Rien n’est moins sûr. Personne à Washington n’a démenti l’information, venant du Pentagone, que l’attaque Israélienne contre les sites nucléaires Iraniens a été «planifiée en accord avec le Département d’Etat», et qu’un autre corridor aérien est prévu, surtout pour l’attaque contre Bushehr, à travers la Jordanie, l’Irak et le Kuweit. Mais au-delà des mots ce sont les faits qui démontrent que les préparatifs d’une attaque contre l’Iran s’intensifient. Le ministre de la défense Ehud Barack en visite à Washington a obtenu de grosses fournitures militaires, outre les bombes, il a demandé d’augmenter de 50% les «dépôts d’urgence» que l’armée a constitués en Israël en décembre dernier, sur décision de l’administration Obama. Comme le rapporte Haaretz, ces dépôts contiennent des missiles, bombes, munitions pour l’aviation, véhicules blindés et autres armements, qui sont catalogués au moment de leur arriver pour assurer un «accès facile et rapide du côté Israélien».

    A coup sûr, même si ça n’est pas dit, une partie des armements destinés aux «dépôts d’urgence» arrive de Camp Darby, la base logistique de la US Army, (en Italie, entre Pise -aéroport civil et militaire, personnel exclusivement militaire dans la tour de contrôle, et Livourne, port marchand). Depuis longtemps déjà, d‘après le Global Security, la 31ème Escadre d’approvisionnement de la base est responsable aussi des dépôts situés en Israël, sorte de succursale de Camp Darby qui a approvisionné les forces Israéliennes pour ses attaques contre le Liban et Gaza.

    Parmi ce que les États-Unis fournissent à Israël, se trouvent les «ogives lourdes pénétrantes», comme les Blu-117 d’une tonne, adaptées à l‘attaque contre les bunkers Iraniens. Ces armes qui depuis des mois se sont accumulées dans la base de Diego Garcia, dans l’Océan Indien, où ont été transférés les bombardiers B-2 capables de franchir les défenses anti-aériennes. Ces bombardiers seraient prêts à détruire 10.000 objectifs en Iran en quelques heures, source Mondialisation.ca.

    Tout est donc prêt pour une attaque contre l'Iran aux conséquences imprévisibles qui enflammerait le Proche-Orient, et qui n'apporterait pas de solution viable quand on voit qu'en Irak rien n'est résolu, ainsi qu'en Afghanistan. L'hégémonie États-Unis-Israël conduit le monde à la catastrophe, les armes n'ont servit à rien qu'a faire des morts.

    En dernière heure, l'Iran met en garde contre de nouvelles sanctions, le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad a mis en garde dimanche les pays de l'Union européenne contre l'adoption prévue lundi 26/07 de nouvelles sanctions contre l'Iran, en affirmant que Téhéran réagira «avec fermeté» contre toute action hostile. «Les Européens veulent imposer de nouvelles sanctions allant au-delà de celles adoptées par les Nations unies. Je voudrais leur dire que nous n'accueillons pas favorablement toute tension ou nouvelle résolution, nous voulons des relations logiques et amicales», a déclaré Ahmadinejad, selon la télévision Iranienne de langue anglaise Press-TV. «Je dois dire que quiconque adoptant des mesures contre la nation Iranienne doit savoir que l'Iran réagira avec fermeté face à de tels actes», a-t-il ajouté, à lire sur Le Monde.fr .

     

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