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Le nucléaire Iranien,

une analyse sur un article sur Mondialisation.ca.

 

Les résolutions 1696 du 23 juin 2006, 1737 2006, 1747 2007, 1803 2008, 1835 2008, 1887 2009, et la dernière 1929 du 09 juin 2010, plus contraignante que les précédentes, du Conseil de sécurité stipulent, dans leurs relations au Traité de non Prolifération des armes Nucléaires, TNP, conclu en 1968 par un grand nombre de pays dont l'Iran que, dans le respect des articles Ier et II du Traité, les États parties ont le droit de développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination. Cette dernière résolution demande à l'Iran de prendre sans plus tarder les mesures requises par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, Agence Internationale de l'Énergie Atomique, dans sa résolution GOV/2006/14, qui sont essentielles pour instaurer «la confiance» dans des fins exclusivement pacifiques de son programme nucléaire et de régler les questions en suspens en exigeant, dans ce contexte, que l'Iran suspende, sous vérification de l'AIEA, toutes ses activités liées à l'enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, lire la suite sur la résolution, ici.

En 2006, le Programme nucléaire Iranien est repris en janvier. Il existe à cette période une controverse concernant l'utilisation de la technologie civile à des fins militaires, en particulier le désir manifesté par l'Iran de produire lui-même de l'uranium enrichi. Alors que l'Iran affirme ne vouloir utiliser la maîtrise du nucléaire uniquement à des fins civiles et que l'AIEA n'a trouvé aucune preuve que l'Iran dispose d'installations d'enrichissement de niveau militaire (au moins 90%).

Or, la résolution 1929 fait ressortir que l'Iran a construit une installation d’enrichissement à Qom en violation de son obligation de suspendre toutes activités liées à l’enrichissement et que le fait qu’il a attendu septembre 2009 pour signaler à l’AIEA la nouvelle installation est incompatible avec ses obligations découlant des arrangements subsidiaires à son accord de garanties. L'Iran aurait produit de l'uranium enrichi à 20 % sans en aviser l'AIEA suffisamment à l'avance, ce que déplore L'AIEA, qui revendique un droit permanent qui ne dépend pas du stade ni de l'état d'avancement de la construction d’une installation ou de la présence de matières nucléaires dans une installation. De plus, l'Iran aurait développé un programme de missiles capable d'emporter des têtes nucléaires. En d'autres termes cette dernière résolution est un carcan pour l'Iran puisqu'elle va jusqu'à lui interdire de mener une activité liée aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, aux hélicoptères d'attaques et des chars, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques, et que les États doivent prendre toutes les mesures voulues pour empêcher le transfert de technologie ou la fourniture d’une aide technique à l’Iran dans le cadre de telles activités.

Pourtant une ouverture d'une grande portée pour relancer les négociations avec l'Iran a vu le jour le 25 juillet 2010 à Istanbul pour un accord d'échange d'uranium signé en mai par la Turquie, le Brésil et l'Iran. Selon le gouvernement Turc, cette réunion a pour but de montrer que les initiatives diplomatiques se poursuivent. Il s'agit de la première rencontre tripartite depuis que le Conseil de sécurité a voté de nouvelles sanctions contre la République islamique le 9 juin. L'idée est d'obtenir de l'Iran qu'il transfère à l'étranger une partie de son stock d'uranium faiblement enrichi. Ce matériau serait transformé pour revenir ensuite alimenter le réacteur de recherche de Téhéran à usage médical. Le tout sous contrôle international. Un tel scénario permettrait d'apaiser les tensions, puisqu'en se dessaisissant de son stock d'uranium l'Iran ne pourrait plus le convertir en matériau à usage militaire, ce que redoutent les Occidentaux...

Or l'Iran pays souverain se veut être maître chez lui et agit en négligeant les conditions imposées par l'AIEA, ce qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ce qui a été infligé à l'Irak pour justifier son invasion sous le motif que Saddam Hussein développait l'arme nucléaire, ce qui n'a pu être mis en évidence au cours de la guerre États-Unis-Irak.

Les inspecteurs de l'AIEA, n'ont trouvé, en Iran, aucune preuve d'enrichissement de niveau militaire mais les forces occidentales sur leurs réservent ne veulent pas en tenir aucun compte.

Les sites nucléaires Iraniens.

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Source : http://www.rfi.fr/actufr/images/077/iran_nucleaire_430.jpg

La question est l'Iran a-t-il l'obligation de respecter la résolution 1929 sachant que des pays comme l'Inde, Israël et le Pakistan ont l'arme nucléaire, mais ils n'ont pas signé le traité de non prolifération, et que la Corée du Nord s'est retirée du TNP, et envisage de créer une force de dissuasion nucléaire.

Rappel de l'engagement de l'Iran dans le programme nucléaire, et réflexion.

En 1959 est créé le Centre de recherche nucléaire de Téhéran, CRNT, opéré par l'Organisation de l'Énergie Atomique d'Iran, OEAI. Le CRNT était équipé avec un réacteur nucléaire de recherche fourni par Washington d'une puissance de 5 MW, opérationnel depuis 1967 et fonctionnant à l'uranium hautement enrichi. L'Iran signe le traité de non-prolifération nucléaire, en 1968 et le ratifie en 1970. Avec la fondation d'une agence atomique nucléaire et le TNP mis en place, le Shah Mohammad Pahlavi avait projeté de construire jusqu'à 23 centrales nucléaires pour l'année 2000 à travers le pays avec l'aide des USA.

Après la révolution Iranienne, l'Iran a informé l'AIEA de ses projets de reprendre son programme nucléaire, en utilisant du combustible nucléaire enrichi en Iran. En 1983, l'AIEA a même planifié de fournir de l'assistance à l'Iran dans le cadre d'un programme d'assistance technique. Un rapport de l'AIEA disait clairement que son but était de «contribuer à la formation d'une expertise locale et de la main d'œuvre nécessaire afin de soutenir un ambitieux programme dans le champ de la technologie des réacteurs nucléaires et du cycle du combustible». Cependant, l'AIEA a été forcée de terminer ce programme sous la pression Américaine.

La révolution Iranienne a marqué un point décisif en termes de coopération avec l'étranger sur la technologie nucléaire.

Après 1979, une autre conséquence de la révolution fut le refus de la France de fournir de l'uranium enrichi à l'Iran. L'Iran n'a pas non plus pu cautionner son investissement dans Eurodif, un consortium international fondé en 1973 par la France, la Belgique, l'Espagne et la Suède. Les États-Unis étaient aussi rémunérés pour livrer du combustible nucléaire à l'Iran en accord avec un contrat signé avant la révolution. Or, ils n'ont livré ni le combustible, ni rendu les milliards de dollars de paiement qu’ils avaient déjà reçus. L'Allemagne fut aussi rétribuée par des milliards de dollars pour les deux installations nucléaires de Bushehr, mais après trois décennies, l'Allemagne a refusé à la fois d'exporter les équipements nécessaires et de rendre l'argent.

En conséquence, le gouvernement de l'Iran a suspendu ses paiements et a essayé de renégocier le prêt en faisant pression sur la France, notamment en supportant des groupes de résistance arabe, dont le Hezbollah qui avait pris des citoyens Français en otages dans les années 1980. En 1982, le président François Mitterrand refusa de donner de l'uranium enrichi à l'Iran, qui réclamait aussi la dette d'un milliard de dollars.

La révolution de 1979 a marqué un tournant dans la politique Américaine et Occidentale, justifiée par un gouvernement Iranien devenu plus fondamentaliste et antioccidental.

L'Iran estime aussi qu'il a le droit légal d'enrichir l'uranium pour des utilisations pacifiques sous les termes du traité de non-prolifération, un droit dont les États-Unis et l'Union européenne ont commencé à dire en 2005 qu'il avait été corrompu par un programme nucléaire «clandestin» qui aurait été révélé en 2002. En fait, le programme d'enrichissement de l'uranium était ouvertement débattu sur la radio nationale, et les inspecteurs de l'AIEA ont visité les mines d'uranium en Iran, la clandestinité n'apparaît donc pas. Les politiciens Iraniens comparent leur traitement en tant que signataire du TNP avec trois autres nations qui eux n'ont pas signé le TNP, Israël, Inde et Pakistan. Chacune de ces nations a développé une capacité nucléaire militaire nationale, Israël en 1967, l'Inde en 1974 et le Pakistan en 1990.

Il faut comprendre que le TNP, créé une injustice entre ce que l'on nomme les EDAN et les ENDAN, c'est à dire les cinq, France, États-Unis, Royaume-Uni, Russie sauf la Chine sont les EDAN qui ont désarmé quantitativement, mais n'ont cessé d'améliorer leurs armements et pris des dispositions pour conserver leur capacité nucléaire indéfiniment. Les EDAN pour compenser cette injustice se sont engagés à respecter des garanties positives en portant secours aux pays qui seraient menacés par des armes atomiques, et des garanties négatives, résolution 984 du 11 avril 1995 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies, engageant les pays possédant l'arme nucléaire à ne pas attaquer avec leurs armes atomiques des pays signataires du TNP qui n'en seraient pas dotés. Ces conditions ont poussés les trois pays Israël, Inde et Pakistan a développer leur propre armement nucléaire. Or, il est évident qu'il vaut mieux compter sur soi que sur les autres pour assurer sa défense, en outre l'Iran qui est une république islamique fondamentaliste n'est guère apprécié du monde occidental.

La question qui reste en suspend, l'Iran doit-il respecter la résolution 1696 ? En termes de droit international l'ONU est un sujet de droit, et la Charte des Nations-Unies est le traité qui définit les buts et les principes de l'Organisation des Nations unies ainsi que la composition, la mission et les pouvoirs de ses organes exécutif, dont le Conseil de sécurité. Celui-ci dispose pour cela de pouvoirs spécifiques tels que le maintien de la paix, l'établissement de sanctions internationales et l'intervention militaire. Ses résolutions ont force exécutoire et «les Membres de l'Organisation conviennent d'accepter et d'appliquer les décisions du Conseil de sécurité».

Or, nombre de résolutions de Conseil de sécurité n'ont pas eues d'application sans que pour autant les pays comme Israël, par exemple, aient eu à en souffrir, il y donc là, en ce qui concerne l'Iran et Israël deux poids et deux mesures. L'Iran devrait accepter la résolution 1696 et les suivantes alors qu'Israël n'a pas appliqué, par exemple, la résolution 476 du 30 juin 1980 déclarant nulle et non avenue sa décision de modifier le statut de Jérusalem. En effet l'assemblée législative d'Israël venait de voter la loi de Jérusalem instituant Jérusalem comme capitale «une et indivisible» de l'État d'Israël. De même, que la résolution 478 adoptée le 20 août 1980 demandait à Israël de mettre fin à l'occupation de Jérusalem. Elle demandait aussi de mettre fin aux modifications du caractère juridique et géographique de la ville. Aucunes n'ont été appliquées. On constate bien le coté discriminatoire du Conseil de sécurité, à cela rien d'étonnant, étant composé des États-Unis, de la France, de la Russie, de la Chine et du Royaume-Uni, donc majoritairement pro Israélien.

Les problèmes mondiaux ne peuvent avoir de solution juste tant que ce Conseil est dominé par cette impartialité. Cela rappelle les propos du Général de Gaulle quand il traitait la Société des Nations, ancêtre de l'ONU, de machin.

Je suis d'accord avec Thierry Meyssan quand il écrit dans l'article de Mondialisation.ca cité en référence que la résolution 1696, n'a pas de fondement juridique dans la mesure ou le Conseil de sécurité n'a pas compétence pour exiger qu'un État membre aliène ses droits pour rétablir «la confiance» à l'égard des autres membres, mais cette résolution ne signifie pas cela. L'Iran a signé la TNP, il doit donc respecter sa signature, ne pas développer l'arme nucléaire. Mais en termes de droit l'Iran est un pays souverain et comme tel, il a le droit en tant qu'organisation politique et juridique d'une société de se gouverner comme bon lui semble, c'est toute l'ambiguïté du problème. On voit bien la contradiction entre un État souverain en termes de droit international et la résolution du Conseil de sécurité, ainsi que la discrimination entre Israël et l'Iran due à une orientation du Conseil de sécurité qui est loin d'être indépendante et impartiale. Ce fait à pour conséquence une perte de crédibilité du Conseil de sécurité et un désaveu d'une part importante de la communauté internationale d'autant qu'il ne fait pas respecter ses résolutions lorsqu'elles s'adressent à Israël.

Dans ce cas c'est toujours le plus fort qui l'emporte, la raison du plus fort est toujours la meilleure, alors que l'ONU a été créée justement pour éviter de tels faits.
Les éléments pour la rédaction de cette rubrique ont été tirés de Wikipédia.

Les bombes anti-bunker pour attaquer l'Iran.

On sait très bien l'hostilité d'Israël à l'égard de l'Iran fournisseur d'armes au Hezbollah et au Hamas, on sait également que l'Iran n'a jamais caché son désir d'éliminer Israël, et que le fait qu'il puisse posséder des armes nucléaires est un danger à l'existence d'Israël. Dans ce contexte Israël, pour se prémunir de toutes futures attaques ne peut laisser l'Iran maîtriser la bombe atomique, d'où son désir de détruire ses installations qui sont souterraines en grande profondeur. Pour cela il lui faut outre, l'accord des États-Unis son protecteur, les moyens de survoler l'Arabie Saoudite et avoir des bombes pénétrantes JDAM de la société Boeing. Ce sont des bombes à forte potentialité qui, avec l’ajout d’une nouvelle section de queue à guide GPS, peuvent être lancées à plus de 60 Kms de l’objectif sur lequel elles se dirigent automatiquement. Récemment elles ont aussi été dotées d’un système à direction laser, qui les rend encore plus précises. Elles ont été utilisées, écrit le journal Israélien Haaretz, dans la deuxième guerre du Liban, en 2006, et dans l’opération Plomb durci à Gaza en 2008.

Cependant l'Arabie Saoudite ne permettrait pas aux bombardiers Israéliens de traverser leur espace aérien pour frapper les sites nucléaires Iraniens, c’est ce qu’a déclaré le prince Mohammed Bin Nawaf, envoyé de Riyadh à Londres, démentant la nouvelle donnée par le Times. L’alarme est donc stoppée ?

Rien n’est moins sûr. Personne à Washington n’a démenti l’information, venant du Pentagone, que l’attaque Israélienne contre les sites nucléaires Iraniens a été «planifiée en accord avec le Département d’Etat», et qu’un autre corridor aérien est prévu, surtout pour l’attaque contre Bushehr, à travers la Jordanie, l’Irak et le Kuweit. Mais au-delà des mots ce sont les faits qui démontrent que les préparatifs d’une attaque contre l’Iran s’intensifient. Le ministre de la défense Ehud Barack en visite à Washington a obtenu de grosses fournitures militaires, outre les bombes, il a demandé d’augmenter de 50% les «dépôts d’urgence» que l’armée a constitués en Israël en décembre dernier, sur décision de l’administration Obama. Comme le rapporte Haaretz, ces dépôts contiennent des missiles, bombes, munitions pour l’aviation, véhicules blindés et autres armements, qui sont catalogués au moment de leur arriver pour assurer un «accès facile et rapide du côté Israélien».

A coup sûr, même si ça n’est pas dit, une partie des armements destinés aux «dépôts d’urgence» arrive de Camp Darby, la base logistique de la US Army, (en Italie, entre Pise -aéroport civil et militaire, personnel exclusivement militaire dans la tour de contrôle, et Livourne, port marchand). Depuis longtemps déjà, d‘après le Global Security, la 31ème Escadre d’approvisionnement de la base est responsable aussi des dépôts situés en Israël, sorte de succursale de Camp Darby qui a approvisionné les forces Israéliennes pour ses attaques contre le Liban et Gaza.

Parmi ce que les États-Unis fournissent à Israël, se trouvent les «ogives lourdes pénétrantes», comme les Blu-117 d’une tonne, adaptées à l‘attaque contre les bunkers Iraniens. Ces armes qui depuis des mois se sont accumulées dans la base de Diego Garcia, dans l’Océan Indien, où ont été transférés les bombardiers B-2 capables de franchir les défenses anti-aériennes. Ces bombardiers seraient prêts à détruire 10.000 objectifs en Iran en quelques heures, source Mondialisation.ca.

Tout est donc prêt pour une attaque contre l'Iran aux conséquences imprévisibles qui enflammerait le Proche-Orient, et qui n'apporterait pas de solution viable quand on voit qu'en Irak rien n'est résolu, ainsi qu'en Afghanistan. L'hégémonie États-Unis-Israël conduit le monde à la catastrophe, les armes n'ont servit à rien qu'a faire des morts.

En dernière heure, l'Iran met en garde contre de nouvelles sanctions, le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad a mis en garde dimanche les pays de l'Union européenne contre l'adoption prévue lundi 26/07 de nouvelles sanctions contre l'Iran, en affirmant que Téhéran réagira «avec fermeté» contre toute action hostile. «Les Européens veulent imposer de nouvelles sanctions allant au-delà de celles adoptées par les Nations unies. Je voudrais leur dire que nous n'accueillons pas favorablement toute tension ou nouvelle résolution, nous voulons des relations logiques et amicales», a déclaré Ahmadinejad, selon la télévision Iranienne de langue anglaise Press-TV. «Je dois dire que quiconque adoptant des mesures contre la nation Iranienne doit savoir que l'Iran réagira avec fermeté face à de tels actes», a-t-il ajouté, à lire sur Le Monde.fr .

 

Commentaires

  • (Censuré par la presse francophone algérienne)

    La face cachée du nucléaire iranien Par Y.Mérabet


    La pertinence du débat entourant la présence des bases militaires à l’étranger n’est plus à démontrer. Les fonctions attribuées à la base de Guantanamo qui échappent au contrôle du droit international, les enjeux autour des projets d’expansion de la puissance militaire des USA au Moyen Orient et en Asie centrale, la vive opposition populaire aux visées américaines dans la région du Moyen-Orient. L’encerclement de la République Islamique d’Iran par des bases américaines installées dans les pays arabes du Golf persique exige une action globale concertée contre cette occupation inscrite dans le concept de la «Permanent War for Oil»


    Le contrôle des ressources énergétiques mondiales par les USA

    Le contrôle des activités humaines, économiques, sociales et politiques mondiales est assuré de plus en plus par les États-Unis d’Amérique (USA) dont la volonté de domination s’exprime dans une stratégie d’interventions directes et indirectes continues pour orienter la conduite des affaires mondiales en fonction de leurs propres intérêts.

    Les États-Unis et leurs alliés, pour justifier, dans le contexte de leur propre sécurité, leurs interventions sous toutes les latitudes, montrent la plus grande supercherie que l’on puisse imaginer, «une guerre mondiale contre le terrorisme» ou, en d’autres mots, une guerre contre ceux ou celles qui osent ne pas vouloir être ou devenir leurs esclaves.

    Les quatre éléments majeurs de la stratégie de conquête et de domination du monde par les États-Unis sont le contrôle de l’économie mondiale et des marchés financiers, la main mise sur toutes les ressources naturelles (matières premières et ressources énergétiques) névralgiques pour la croissance de leurs avoirs et de leur pouvoir par le biais des activités des corporations multinationales, la mise en tutelle des gouvernements membres de l’Organisation des Nations Unies et, enfin, la conquête, l’occupation et la surveillance de ces éléments grâce à un réseau de bases ou d’installations militaires qui couvrent l’ensemble de la Planète (continents, océans et espace extra-atmosphérique). Il s’agit d’un Empire dont il est bien difficile d’en déterminer la juste ampleur.

    Il est cependant possible d’en décrire la configuration générale à partir des informations rendues publiques dans les rapports annuels présenté devant le Congrès américain sur les dépenses militaires nationales et le réseau des bases militaires situées à l’étranger et aussi dans une série d’analyses de la configuration de cet ensemble dans plusieurs régions du monde.

    Des bases pour le contrôle des ressources énergétiques fossiles
    Les USA ont entrepris, après les événements du 11 septembre 2001, une guerre globale contre le terrorisme, en désignant pour cible les pays arabes du Moyen-Orient riches en pétrole faisant exception de trois pays fortement alliés aux américains et à Israël, l’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Égypte. Les USA ont envahie pacifiquement L’Arabie saoudite et de force, l’Irak et l’Afghanistan et préparent l’opinion publique arabe pour détruire la République Islamique d’Iran utilisant un vieux litige qui a toujours divisé le monde musulman en Chiites et Sunnites (une question d’héritage de trône). Les USA s’acharnent contre les pays qui n’obéissent pas fidèlement à l’ordre qu’ils veulent imposer à l’ensemble de l’humanité et, notamment ceux qui refuse d’être traités en domestiques par le nouvel ordre mondial. Ils surveillent de près les gouvernements qui ne sont pas nécessairement favorables à l’expansion de leur emprise sur les ressources de leurs territoires. Ils sont particulièrement préoccupés par les mouvements de résistance à leurs interventions en Amérique du Sud, ce qui avait ramené les Président Bush et Obama à effectuer de multiples tournées éclaires dans plusieurs pays tels que le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Guatemala, le Mexique et le Moyen-Orient «pour promouvoir leur cauchemar de démocratie», mais aussi et surtout pour essayer de neutraliser ces mouvements populaires et de bâtir un contrepoids suffisant pour en freiner l’expansion.
    Il en est ainsi en Asie centrale. Selon Iraklis Tsavdaridis, Secrétaire du Conseil mondial de la Paix (WPC), la présence des bases militaires des U.S.A. ne doit pas être perçue comme servant un objectif purement militaire. Les bases sont là pour promouvoir les intérêts économiques et politiques du capitalisme des États-Unis. Par exemple, les entreprises et le gouvernement des États-Unis ont déjà manifesté un vif intérêt pour construire un corridor sécuritaire pour le pétrole et le gaz naturel du bassin de la mer Caspienne en Asie centrale en passant par l’Afghanistan, le Pakistan et la mer d’Arabie (voir article de Y.Mérabet sur la guerre du gaz ‘Quotidien d’Oran). Cette région ne contiendrait que 6% des réserves de pétrole connues et 40% des réserves de gaz. La guerre d’occupation de l’Afghanistan et la construction de bases militaires des U.S.A. en Asie centrale sont considérées comme une occasion propice pour contrôler les champs pétroliers de cette partie du monde et assurer leurs approvisionnements en pétrole l’Europe occidentale. En Afghanistan, on ne dénombre pas moins de 60 000 militaires entre américains et leurs alliés pour contrôler la route du pétrole.
    Les USA sont en guerre en Afghanistan et en Irak pour cette raison fondamentale et ils veulent poursuivre ces opérations jusqu’à l’atteinte de leurs objectifs.
    Les bases militaires américaines à l’étranger, un héritage de la Guerre froide, étaient situées principalement en Europe de l’Ouest dont 26 en Allemagne, 8 en Grande Bretagne et 8 en Italie. À ces bases on pouvait ajouter neuf installations au Japon.
    Au cours des dernières années et ce, dans le contexte de la guerre contre «la terreur» les USA ont initié la construction de 18 nouvelles bases autour du Golfe persique dont 4 Égypte, un plan de construction ou de renforcement de 20 bases (106 installations au total) en Irak pour des dépenses totales de 1 100 milliards de dollars dans ce seul pays (Varea, 2007) et l’utilisation d’une dizaine de bases en Asie centrale. Ils ont aussi entrepris ou poursuivi des négociations avec plusieurs pays pour installer, acquérir, agrandir ou louer d’autres bases et, notamment, avec la République du Mali, l’Algérie, le Ghana, le Brésil, l’Australie, la Pologne, la République tchèque, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan, l’Italie et la France avec un accord pour s’installer à Djibouti et aux Émirats Arabes Unis , afin de contrôler la ‘grande artère du pétrole’, qui véhicule 40% de la production mondiale du pétrole. Toutes ces démarches s’inscrivent dans la perspective de mettre en place une série de bases dans un corridor est/ouest entre la Colombie, le Maghreb, le Proche Orient, l’Asie centrale jusqu’aux Philippines que les Étatsuniens ont appelé «arc d’instabilité» ainsi que de d’assurer un accès facile et permanent aux ressources hydriques et biologiques de grande valeur comme celles du bassin amazonien.

    La position géostratégique de l’Iran trop gênante

    Les gouvernements et les monarques arabes sont faciles à domestiquer, s’il n’y avait pas les perses disent nos cousins juifs ? Nous sommes perses avant que nous soyons musulmans, disent les Iranien ? Les implications de la mise sur pied d'un programme atomique par l'Iran sont multiples, la première étant de bouleverser l'équilibre du Moyen-Orient. En effet, l'intervention américaine en Irak et en Afghanistan a positionné le golfe Persique au centre des enjeux stratégiques régionaux.
    La mise au point de la technologie nucléaire militaire permet en outre à Téhéran de revendiquer un rôle qui revient de droit de leader régional. Son influence se traduit par un appui logistique et matériel au Hezbollah libanais, au Hamas palestinien ainsi qu'aux chiites du Yémen, d'Arabie saoudite et du gouvernement chiites Irakien. De plus, en soutenant les milices irakiennes opposées à la présence américaine, l'Iran fait valoir son important potentiel déstabilisateur dans la région et que la clé de la paix du Moyen Orient est entre les mains de Ahmadinejad.
    Le programme iranien représente en outre une menace directe pour la sécurité de plusieurs États et moyen-orientaux. À cet égard, Israël s'oppose ouvertement aux prétentions iraniennes et menace de recourir à des bombardements préventifs et suicidaires sur les sites névralgiques du programme nucléaire iranien, sans toutefois calculer les conséquences dramatiques de la désintégration d’une partie de la planète. Pour une fois les américains sont conscient des préjudices causés par une guerre nucléaire et préfère dialoguer pour le profit de leur intérêt économique. Les Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent pas s’en passer du pétrole moyen-oriental nécessaire à leur vie économique et sociale. Le Moyen-Orient recèle les 80% des ressources énergétiques mondiales restante, c’est pour cette raison qu’ils essayent de dénouer ce conflit à l’amiable avec l’Iran sans passer par la guerre. C’est aussi évident en ce que l’Iran a créé ce conflit de la technologie nucléaire, qui ne tient plus debout. L’Iran avait ce droit avant la révolution et en réalité ce régime qui prétend vouloir défendre le droit de l’Iran à la technologie nucléaire est aujourd’hui une autre raison d’imposer une guerre permanente su pétrole et assurer la présence des américains à la source de l’or noir , sans savoir qu’il risque de perdre ce droit pour toujours. Avant la révolution ces mêmes pays qui aujourd’hui veulent imposer des sanctions contre le régime des Mollahs en outre, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis, étaient en rivalité pour nous vendre au meilleur prix leur technologie nucléaire. L’Iran serait déjà doté d’une trentaine de centrales nucléaires, qui peuvent produire en parallèle 30 bombes atomiques chaque année, s’il n’y avait pas eu cette révolution islamique, ce qui laisse planer un enjeu bien mijoté entre iraniens et américains, un véritable complot.
    Les États-Unis ont d'ailleurs annoncé qu'ils ne s'opposeraient pas à une initiative militaire israélienne, le vice-président américain, Joe Biden, arguant que son pays ne pouvait interférer avec la volonté légitime et souveraine d'un État de défendre son territoire, et ce, en conformité avec la charte des Nations unies en la matière.
    Politiquement, une action militaire contre l'Iran pourrait toutefois être lourde de conséquences pour les troupes de l'OTAN et les troupes canadiennes stationnées en Afghanistan. En effet, elle pourrait se traduire par une recrudescence des affrontements avec des factions soutenues par Téhéran. Cette menace est accentuée par la mise au point d'un vaste programme balistique par l'Iran qui prévoit le déploiement de missiles à courte et moyenne portée susceptibles capables de pulvériser Tel-Aviv et les capitales arabes alliés d’Israël en un temps éclaire. De plus, l'acquisition d’une industrie d’armes nucléaires par l'Iran fait planer le risque d'une course au ‘leader-chip’ du monde musulman, face à la Turquie, l’Arabie Saoudite et probablement l’Egypte, de toute façon ces quatre pays cités possède déjà l’arme nucléaire, mais pas sa dissuasion (comme valeur de reconnaissance par les P5). D'importants acteurs régionaux, dont l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Turquie, ont aligné leurs choix stratégiques officiellement sur l'acquisition de l'arme nucléaire et à l'achat d'armements traditionnels supplémentaires, sans cela leur développement social et économique est une incertitude.
    La stratégie du «confinement»

    Pour faire face au fardeau iranien, le ‘clan’ des grandes puissances occidentales (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne) a adopté une stratégie visant à obtenir la collaboration de l'Iran ou à le faire plier sous le poids de leurs exigences. L'épreuve de force avec Téhéran prévoit d'abord l'application de sanctions que la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a qualifiées de «paralysantes» pour le régime issu de la révolution islamique. De l’autre coté l’Iran aurait besoin de convaincre les pays arabes qui l’entourent et abritent les arsenaux de frappes américaines de la nécessité d’un regroupement familiale et religieux pour faire face à l’occident chrétien. Une tache difficile dans un moment ou le monde musulman est dominée par la coalisation tripartite Occident-Israël-Etats-Unis.
    Les sanctions dit-on israélo-onusiennes sont accompagnées d'une politique d'endiguement des capacités nucléaires iraniennes en dressant le maximum d'obstacles techniques au développement de l'arme atomique. La politique de dissuasion prévoit en dernier recours l'usage de la force pour faire plier Téhéran par des bombardements ciblés ou par une intervention militaire à grande échelle, si les inspecteurs de l’AIEA arrivent à mettre la main sur une bombe atomique fabriquée sur le sol iranien, dit-on ? Seule condition sin-qanun d’une ‘guerre atomique’.

    En somme, la poursuite du programme nucléaire a comme double objectif de faire avancer les intérêts iraniens et de consolider le pouvoir d'un régime légitime que la grande majorité de la population a choisi. Toutefois, en ayant fait de la question nucléaire un enjeu de souveraineté nationale, le régime a lié sa survie sur le plan intérieur à la réussite de son programme nucléaire civil pour le moment, car ce dernier est la dernière porte pour accéder au nucléaire militaire d’une façon indirecte
    Ainsi, la stratégie iranienne, qui prend la forme d'une fuite en avant, est jusqu'à un certain point l'aveu par Téhéran de sa crainte de voir sa sécurité mise à mal par les grandes puissances occidentales , Israël et les pays arabes en général . Les essais balistiques et l'instrumentalisation politique de son programme nucléaire constituent une base dissuasive concrète sur ses capacités de défense en cas d’une attaque suicidaire d’Israël et de leur soutient logistique des trois frères arabes (Arabie Saoudite, Jordanie et l’Egypte).
    Parmi les questions clés du programme nucléaire iranien figure la question. La question centrale en ce qui concerne ce dossier est de savoir s’il y avait un moyen de parvenir à une solution avec l’Iran. Car le régime iranien pour se maintenir a besoin de s’appuyer sur son aile radicale et donc tout recul sur la question nucléaire contribue à son affaiblissement et sa perte. Mais le régime se trouverait aussi dans une position perdante s’il refusait l’offre onusienne car la situation économique du pays, déjà faible, s’aggraverait encore plus sous l’effet d’éventuelles sanctions qui pourraient être annoncées. Comme tous les pays islamiques, pour l’Iran il ne s’agit pas là d’une dictature classique, mais d’une dictature théocratique qui cherche à exporter une révolution ‘radicale islamique’ et à faire de ce monde, un monde islamique sans frontière. Le monde actuel est, selon les iraniens, l’antithèse de ce qu’ils souhaitent et tentent de mettre en place. Il y a là une incertitude de cohabitation avec ce régime. Il ne faut pas penser qu’il cherche uniquement une garantie de survie, au-delà de ça il cherche a détruire certains régimes arabo-musulman lié au sionisme donc à Israël ; la stratégie iranienne est trop forte et c’est trop tard à la ‘ communauté internationale ?’ d’empêcher ce pays d’enrichir son uranium, c’est déjà fait avant que sanctions onusiennes commencèrent à pleuvoir.

    Conclusion

    Pour les ignorants et les pessimistes c’est peut-être une question de temps d’annoncer la perfection d’un nucléaire iranien née sous les contraintes, les P5 se contenteront d’un nouveau membre pour élargir le clan à P6 mais aussi mettre fin. Il a tenté de le faire par tous les moyens : le radicalisme islamique, le terrorisme et l’arme nucléaire, il a réussi, la fin justifie les moyens. Il va pouvoir ainsi contrôler la région du golfe Persique par le soutien des groupes radicaux dans différents pays et encercler l’artère vitale du monde libre en matière d’économie et du pétrole. Ce n’est pas leur seul but. L’objectif principal est d’exporter la ‘révolution islamique et instaurer la loi de Dieu sur terre, sous la terreur de l’arme de l’arme nucléaire.

    -Expert en énergie -Journaliste indépendant

    Algérian Society For International Relations

  • Bonsoir cher monsieur,

    J'ai lu votre long commentaire qui et un éclairage sur la politique des États-Unis et sur la stratégie Iranienne.

    Vous révélez dans ce commentaire ce que beaucoup pensent c'est à dire la main mise du NOM par les États-Unis et leurs alliés Européens et Israéliens.

    La constitution de bases autour du Proche Orient constitue l'amorce de cette domination militaire pour asservir leur capitalisme.

    Je ne suis pas entré dans cette orientation stratégique me limitant à l'analyse du nucléaire Iranien au travers des résolutions et du droit international des peuples à se diriger eux mêmes.

    Merci d'avoir enrichit cet article de vos connaissances.

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • pour rebondir je dirai que les iraniens sont pas des arabes mais des indo europeens tout comme les hindous voir le livre de jacques attali le nomadime bref il me tiens a coeur de dire ceci que l infame demon hitler representait la croix gammee mais en realite c est un symbole religieux de l inde que dieu sanctifie mes paroles amen

  • tigre bonsoir,

    Merci de cette précision.

    Ainsi soit-il !

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • Il ne faut pas confondre entre celui qui possède l'arme nucléaire 'bombe atomique' et celui qui possède le pouvoir dissuasif (dissuasion nucléaire).
    Plus de 17 pays possèdent l'arme nucléaire, mais il y'a que 5 pays qui ont le pouvoir de dissuasion pour dominer le monde. L'Iran comme les autres a sa bombe atomique, ce qu'il veut c'est le pouvoir dissuasive pour question de géostratégie et aussi de domination.

  • Le règlement est claire si tu as ta bombe atomique, n'ouvre pas ta gueule et ne menace personne.
    Israel et quelques pays arabes ont bien compris le jeu, ils ont leurs bombes, mais ne menacent personne.
    Arabes! laissez les occidentaux praitre dans vos vastes champs de pétrole, et vous aurez la paix.

  • Il ne faut pas confondre entre celui qui possède l'arme nucléaire 'bombe atomique' et celui qui possède le pouvoir dissuasif (dissuasion nucléaire).
    Plus de 17 pays possèdent l'arme nucléaire, mais il y'a que 5 pays qui ont le pouvoir de dissuasion pour dominer le monde. L'Iran comme les autres a sa bombe atomique, ce qu'il veut c'est le pouvoir dissuasive pour question de géostratégie et aussi de domination.

  • Abrahms de zino bonsoir,

    Pourriez-vous donner vos références ?

    L'Iran comme les autres a sa bombe atomique, ou avez-vous pris cette information ?

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • L'auteur de cet article est conseiller en energie, travaillant dans le domaine de l'énergie pour plusieurs pays du Sud, notamment au service de la propagande iranienne?.

  • L'auteur de cet article est conseiller en energie, travaillant dans le domaine de l'énergie pour plusieurs pays du Sud, notamment au service de la propagande iranienne?.

  • Abrahms de zino bonjour,

    Bien, mais cela ne donne pas d'éléments justifiants cette information, en dehors de prendre ce qu'il déclare pour une réalité.

    Si cela serait vrai, il est curieux qu'aucun média ne l'affirme.

    Merci d'avoir répondu à ma demande,

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • A.Mirolo

    Zino collectionne tous les articles de Y.Mérabet , il vous dédie un de ses articles qui donne la chaire de poule. Merci .. Publié par El-WATAN et le Quotidien d'Oran

    5eFlotte à portée des missiles iraniens
    20/09/2009 à 11:21

    Strategie militaire Iranienne, la Cinquième Flotte se rétracte devant la puissance des missiles iraniens
    de croisières amplement suffisante pour anéantir en grande partie, voire totalement, la Cinquième Flotte, qui se trouve à portée des lanceurs de missiles mobiles iraniens, stratégiquement installés tout au long de ses cotes montagneuses qui dominent le Golfe Persique. Par cette nouvelle ‘donne’ la Russie et les Etats-Unis sont arrivés à un accord du démantèlement du bouclier antimissile devant être installé en Europe de l’Est.

    L’administration Américaine minimise délibérément la vulnérabilité de sa flotte à la technologie avancée de l’Iran en matière de missiles, lesquels ont été achetés à la Russie dès le début du conflit et actuellement fabriqués en série sur le sol iranien, l’aide de la Chine et de la Corée du Nord complète la réussite de ce programme de défense.

    Les plus sophistiqués de ces missiles iraniens sont les « Sunburn » et les « Yakhonts », correspondants respectivement au Shahab-4 et au Shahab-5. Ce sont des missiles contre lesquels les vaisseaux de guerre américains, devant eux ils fondent comme du beurre, car ils n’ont pas de parade efficace, avertissent tous les grands experts militaires du monde. Les néoconservateurs américains provoquent délibérément des représailles de riposte iraniennes négligeant aux conséquences dramatiques contre une intervention armée US ; ils veulent sacrifier la totalité de la Cinquième flotte. Cela risque d’aboutir à un nouveau Pearl Harbor, qui créerait l’environnement politique idoine en vue d’une guerre totale contre l’Iran et d’actions armées s’étendant à l’ensemble de la région du Golfe Persique.

    Toutes les bases militaires opérationnelles américaines se trouvent dans les pays arabes domestiqués par les américains et le sionisme. La cinquième flotte dont on vient de parler a son QG dans le petit Etat de Bahreïn, situé face à l’Iran, dans le Golf Persique à une parfaite portée des missiles air-mer iraniennes. La base de la cinquième flotte, au Bahreïn, n’est qu’à 150 miles marins de la côte iranienne, et elle serait elle-même facile à la portée d’une nouvelle génération de missiles air-mer iraniens. Par ailleurs, n’importe quel bâtiment de la Navy, dans le terrain d’opération confiné du Golfe Persique, aurait des difficultés à manœuvrer et se trouverait à faible distance de la côte rocheuse et en dents de scie de l’Iran, tout au long du Golfe Persique, jusqu’à la Mer d’Arabie. Cinq porte-avions et six portes-hélicos patrouillant dans les eaux du Golf Persique et de l’Océan indien seront mobilisés dans le cas ou les Etats-Unis persistent sur leur erreur pour envahir l’Iran, reste à comprendre que toute cette armada américaine massée dans la région, n’est qu’une forme d’intimidation connue et une ‘dissuasion périmée’ qui risquent de mettre définitivement fin au mythe de la suprématie militaire des Etats-Unis, engagée déjà dans son déclin. La Russie n’accepterait que l’armée américaine camperait américaine à ses frontières, dans le but d’envahir plus tard la le reste du monde, dont la Russie blanche, ferait partie dans la prochaine étape.
    Le projet de bouclier antimissile imaginé sous la présidence de George Bush prévoyait l'implantation de missiles d'interception en Pologne et d'une station radar en République tchèque dans le but d’intercepter en cas de guerre les missiles Russes et éventuellement ceux iraniens. L'éventualité d'une présence militaire américaine accrue dans une zone que la Russie considère comme faisant partie de sa sphère d'influence avait soulevé l'hostilité farouche de Moscou pour se dégénérer encore une fois en guerre froide. La Russie membre du conseil de sécurité et deuxième puissance militaire mondiale, reste éternellement méfiante à l’égard du des américains, d’Israël, de l’Union européennes et surtout de certains pays arabes égarés, alliés au sionisme et sous domination américaine comme: l’Egypte, l’Arabie Saoudite et le Maroc, elle est seul en mesure de prendre des décisions fermes pour épargner la région du Moyen-Orient du pire. L’Iran pays musulman par excellence, deuxième puissance militaire et économique du Moyen-Orient, doit aussi se porter garante de l’unité du monde musulman et de son Islam et protéger la région de la convoitise des croisés; cet engagement lui a valu qu’il soit mis dans l’œil du cyclone. L’Iran a était discrètement surarmé par la Russie et la Chine faire face aux éventuelles attaques américaines et/ou européennes. L’Iran a commencé à acheter de la technologie militaire à la Russie peu après que celle-ci se soit rétractée, en 2000, du Gore-Chernomyrdin Protocol (Protocole Gore-Chernomyrdin), lequel limitait les ventes d’équipement militaire par la Russie à l’Iran. À la suite de quoi, la Russie se mit à vendre à l’Iran de la technologie militaire susceptible d’être utilisée dans n’importe quel conflit avec les États-Unis, notamment des systèmes de défense anti-aérienne et des missiles sol-mer, équipements dans lesquels la Russie s’était spécialisée précisément afin de contrebalancer l’écrasante supériorité maritime des États-Unis.

    Des usines de production de missiles ont étaient construites par les Chinois et les Russes spécialement pour faire face à une longue guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés. L’Iran produit en série, le missile SS-N-22, dit « Sunburn », atteint la vitesse de mach 2,5, soit 1 500 miles/heure. Il utilise la technologie furtive et sa portée atteint les 130 miles. Il véhicule une tête explosive conventionnelle de 750 livres, capable de détruire la plupart des bâtiments de guerre, ce missile a était amélioré par les iraniens pour recevoir une tète nucléaire. Plus préoccupant encore est le SSN-X-26 de fabrication russe, dit « Yakhont ». C’est un missile de croisière d’une portée de 185 miles, qui rend tous les bâtiments de l’US Navy présents dans le Golfe Persique vulnérables. Plus grave : les Yakhonts ont été mis au point spécifiquement pour être utilisés contre des porte-avions, et ils ont été vendus par la Russie aux pays amis fidèle à la politique russe. Plus encore, les missiles Yakhont et Sunburn sont conçus pour esquiver les radars de surveillance Aegis, actuellement équipant les bâtiments de l’US Navy, grâce à leur technologie furtive et à leurs manœuvres en vol à très basse altitude, qui épousent les aspérités du terrain. Dans leur approche terminale, ces missiles adoptent des trajectoires d’esquive qui leur permettent d’échapper aux tirs anti-missiles terre-mer. Si importante est la menace représentée par les Sunburn, les Yakhonts et d’autres missiles mis au point par la Russie et vendus par elle à la Chine, à l’Iran et à d’autres pays. Tout cela, fait mal au cœur Israël et Benyamin voyant la menace de sa sécurité s’élargissant à tous les horizons commencent à avoir la fièvre et reproche à poutine la vente de ces armes à ses ennemis.

    Une bonne nouvelle pour les pays en guerre avec Israël et les Etats-Unis ; le service de testage des armes du Pentagone a pris la décision, cette année, de cesser la production de tous les nouveaux types de porte-avions tant qu’une défense anti-missile efficace n’aurait pas été mise au point. A présent les Etats-Unis sont dans l’incapacité d’envahir l’Iran ni par mer, ni par air, si une attaque contre l’Iran devait intervenir, elle entrainement assurément la destruction sa marine de guerre, la destruction de l’USS entreprise fleuron de la Navy US Force entrainera la mort de 5000 hommes qui servent ce navire de soutien et le reste des forces navales. Des pertes ultérieurs en termes de croiseurs par mer faire la guerre à l’Iran et doivent se retirer par la petite porte des négociations. Quant aux pertes ultérieures en termes de croiseurs de soutien et d’autres forces navales appartenant à la Cinquième Flotte dans le Golfe Persique, elles seraient catastrophiques. Les Etats-Unis veulent éviter une catastrophe similaire à Perl Harbor, ou l’attaque par missiles de croisières iraniens rééditerait la même catastrophe qui a envoyé au fond de l’océan cinq bâtiments, la destruction de 188 avions et la mort de 2 333 soldats américains ce qui a entrainé très rapidement la déclaration d’une guerre totale contre le Japon par le Congrès des Etats-Unis.

    Les Etats-Unis n’ont plus de moyens financiers et le soutient des Nations-Unis pour faire face à une éventuelle déclaration de guerre entre les deux pays. Une déclaration d’une guerre totale contre l’Iran par le Congrès US entraînerait une campagne de bombardements intensifs sans l’intervention de l’US Navy et une grave aventure qui mènera à la débâcle de l’armée américaine, comme au Viêt-Nam et n’entraîner aucun changement dans la région, bien au contraire elle renforcera la solidarité entre les pays du monde musulman. Le plan d’attaque de l’Iran par les États-Unis sous les mandats Bush prévoyait de sacrifier la Cinquième flotte afin de justifier une réplique nucléaire. Il ne s’agit pas là d’un scénario hypothétique, mais d’une option discutée au sein de l’état-major interarmes US. Selon les informations, recueillis auprès de la presse américaine spécialisée, l’amiral William Fallon a fait savoir que si un tel ordre d’attaquer l’Iran était donné, il refuserait de le suivre et présenterait sa démission, ainsi que celle de l’ensemble de l’état-major du Centcom. C’est pour une résistance des officiers supérieurs de la Navy et de l’Army qui ont empêché les néoconservateurs et l’Air Force de lancer ces opérations suicidaires. Des jeux stratégiques mis au point par le Pentagone devaient servir à tester une série de nouveaux concepts opérationnels, recours à un ensemble d’attaques asymétriques, à des stratégies utilisant des navires civils maquillés afin de lancer des offensives, des avions sans pilote , des avions pour des attaques kamikazes , et des missiles de croisière Silkworm, c’est la quasi-totalité de la Cinquième Flotte qui s’est retrouvée par le fond et par le piège . Les simulations ont révélé à quel point des stratégies asymétriques étaient susceptibles de tirer profit de la vulnérabilité de la Cinquième Flotte face à des missiles de croisière terre-mer, en particulier dans les eaux confinées du Golfe Persique. Des fuites rapportées par la presse libre américaine font état de fait de ce qui suit : Prenant une décision éminemment discutable, le Pentagone choisit, tout simplement, de « remettre à flot » la Cinquième Flotte afin de poursuivre l’exercice, qui aboutit, au final, à la défaite du pays du Golfe Persique fictif choisi. Les résultats de ce test amenèrent le lieutenant général Paul Van Riper, commandant de l’État du Golfe mythique, à qualifier les résultats officiels de cet exercice de « slogans creux ». Au cours d’une interview télévisée réalisée peu après, le général Riper a déclaré : « les concepts en cours de test par le commandement ne s’étant pas révélé à la hauteur, le commandement s’est mis à réécrire le scénario de l’exerce à sa façon, afin de démontrer la validité de leurs concepts hypothétiques du départ. C’est là-dessus que porte essentiellement ma plainte. » Au début 2006, les néoconservateurs du Pentagone travaillant fidèles à l’administration Bush ont commencé à faire une promotion vigoureuse d’une nouvelle guerre contre l’Iran, en raison de la menace alléguée censée qu’est nucléaire est parfaitement légal et qu’il respecte le traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP). Depuis 2004, l’administration Bush cite des données provenant de ses services de renseignement selon lesquelles l’Iran serait en train de mettre au point des armes atomiques, et qu’il ne faut en aucun cas laisser ce pays y accéder. Bush a contraint les services de renseignement et l’AIEA à fournir de faux rapport sur l’évolution du nucléaire iranien, pour pouvoir motiver son agression. Un rapport bourré d’ambigüité fut présenté par Bush aux congrès sur le plus gros du développement nucléaire de l’Iran, disant qui aurait été mené à bien dans des usines souterraines construites à une profondeur de 70 pieds, avec des dalles de béton armé qui les protègent contre toute attaque par les armes conventionnelles connues. Quant à la protection des sites nucléaire elle sensée être protégée de nouveau par des missiles SS 330 fournis par la Russie et peuvent-être fabriqués dans les usines iraniennes. A la base des déclarations des responsables iraniens, la portée du missile iranien Shahab-3 est d’environ, 3000 Km, irrépérable par le système radar du bouclier antimissile européen, utilisable pour la défensive et l’offensive et dont l'Iran soit en mesure d'en produire des centaines. Un nouveau pas a était franchi par l’Iran avec les tests du Shahab-4, d’une porté de 5000 Km, ce missile est également capable de "frapper différentes cibles en même temps, alors que l’Iran est réputé disposer seulement au stade du Shahab-3, produit par centaines.

    Revenons au bluff américain sur la protection des installations nucléaires iraniennes, un succube qui a amené l’administration Bush à prétendre, que des armes nucléaires tactiques devraient être utilisées afin d’éliminer les installations nucléaires iraniennes. Cela occasionna une controverse enflammée entre des néoconservateurs de premier rang comme Dick Cheney et Donald Rumsfeld, et les chefs des états-majors réunis, qui restèrent catégoriquement opposés à cette éventualité, ces derniers connaissent bien la capacité de riposte de l’Iran et les conséquences qui s’en suivent. Le Pentagone s'est défendu de céder aux exigences russes, et les deux parties se sont assuré avec un accord secret a été conclu entre les deux parties rassurant Obama de ne pas vendre la technologie de missiles à longue portée aux iraniens nuisibles à la sécurité européenne. La sécurité des Etats-Unis sera également renforcée, a-t-il assuré Obama par cette phrase ; "Le meilleur moyen d'améliorer notre sécurité et la sécurité de nos alliés de manière responsable, c'est de déployer un système de défense antimissile qui réponde mieux aux menaces auxquelles nous faisons face et qui utilise des technologies éprouvées que nous paierons le juste prix", a-t-il expliqué. Le chef de la minorité républicaine de la Chambre des représentants, John Boehner, a exhorté "le président à revoir cette mauvaise décision, à se ranger aux côtés des alliés des Etats-Unis, et à faire ce qui convient pour la sécurité des Américains". M. Boehner a estimé que la décision de l'administration "renforce la Russie et l'Iran au détriment des alliés des Etats-Unis en Europe".

    Le jour commence à se lever sur le faux problème du nucléaire iranien et prend l’allure de la ‘ Crise de Cuba’ ou l’ex Union Soviétique utilisa la Havane pour résoudre ses différents avec Washington, la Rt prononcé vendredi le 11/sept./2009 pour relier "le moment venu" les systèmes de défense antimissile des Etats-Unis, de l'ussie vient de démanteler le bouclier anti-missile et améliorer ses relations avec les Etats-Unis, peut-être sur le dos des iraniens? Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen s'esOtan et de la Russie. "Nos pays et nos armées vont toutes devenir de plus en plus vulnérables à des attaques de missiles et l'intérêt fondamental de l'Otan et de la Russie est d'explorer la possibilité de relier, le moment venu, les systèmes de défense antimissile des Etats-Unis, de l'Otan et de la Russie." Les loups ne se mangent pas entre eux !

    Conclusion
    Les tensions américaines secondées par celles européennes, exercées sur l’Iran mènent à une escalade avec les autres puissances majeures, comme la Russie et la Chine, qui ont fourni à l’Iran des systèmes d’armes sophistiquées susceptibles d’être utilisées contre les avant-postes militaires américains. L’administration américaine a caché à l’opinion publique états-unienne la gravité de la vulnérabilité de la Cinquième Flotte, ainsi que la manière dont elle risquerait d’être prise au piège et détruite, dans le cas d’un conflit de grande ampleur avec l’Iran. L’accord tacite du démantèlement du bouclier antimissile, n’est qu’un camouflet sur les graves erreurs commises par l’administration de Georges Bush pendants ses deux mandats.

    Par Y.Merabet Journaliste indépendant.
    article envoyé par Abrahms
    Sau

  • Abrahms de zino bonsoir,

    J'ai lu ce long texte merci de l'avoir posté.

    Y répondre pleinement serait trop long je vais me contenter seulement de quelques sentiments.

    C'est un texte à la gloire de l'Iran, il n'est donc pas objectif, je n'ai rien contre mais dire que la 5ème flotte Américaine sera détruite par les missiles Iraniens et les sous-marins me paraît osé et peu crédible.

    Cela me rappelle l'Irak, quand Saddam Hussein déclarait qu'il anéantirait la flotte US, en trois semaines, l'Irak a été occupée après avoir reçu 80.000 tonnes de bombes, alors permettez que je sois septique d'autant plus qu'Israël est sur le qui vive.

    Quand à l'arme nucléaire, je n'ai rien vu dans ce texte qui affirme que l'Iran la possèderait

    Bien à vous,

    Anido

Les commentaires sont fermés.

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