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  • Les gadgets de Sarkozy,

    les ministres au régime sec.

     

    Économies debout de chandelles en bout de chandelles font une chandelle, mais cela ne reste qu'une chandelle, et même s'il y en a plusieurs cela ne fait rien d'autre qu'une somme de chandelles, alors qu'il faudrait une cathédrale pour équilibrer nos finances ! Notre président est sublime dans sa logique, il ne nous avait pas dit que la baisse des impôts qu'il à faite finalement, c'était pour réduire les dépenses personnelles de ses ministres, c'est un cas de jurisprudence gouvernementale. Ce qui est ahurissant est que le chef de l'État soit amené à rappeler à l'ordre, par lettre, que les dépenses de ses ministres doivent être payées par leurs deniers personnels, et non par l'État. Mais n'est-ce pas un abus de biens sociaux ? Dans une entreprise si vous profitez de ses fabrications ou si vous utilisez une voiture pour vos propres besoins, sans autorisation, vous êtes viré, voire même passible d'une action judiciaire.

    Notre président souhaite réduire en trois ans de 10 % les dépenses de fonctionnement et d'intervention de l'État, on ne peut qu'être de son avis, seulement en 2009 les dépenses de personnel avaient augmentées de 21 % ! De plus Nicolas Sarkozy s'est fait fabriquer un Airbus A 320-200 présidentiel à 176 millions d'euros spécialement aménagé, pour lui et ses collaborateurs, faut ce qu'il faut, une grande salle de réunion, une chambre à coucher et une vraie douche pour le président, téléphones, ordinateurs, internet à plus de 10.000 mètres de quoi faire rêver, protection antimissiles par des leurres, le Parisien.fr. La France est riche d'autant qu'elle possède une flotte d'appareils pour ses ministres et le président et qui se nomme, je crois Le Gael sous son nom de tradition implantée à la base militaire aérienne 107 de Villacoublay. Un autre bout de chandelle la suppression de la Garden Party Élyséenne du 14 juillet, un peu plus de 700.000 euros, mais rien pour les autres dépenses de l'Élysée. C'est mieux que le jet privé de Christian Estrosi, Washington-Paris 138.000 € ainsi que Alain Joyandet Paris-Martinique pour 116.500 € et la bricole de 12.000 € des cigares de Christian Blanc. Il y a aussi, le permis de construire irrégulier de la maison de vacances à côté de Saint-Tropez, Var, d'Alain Joyandet, les appartements de fonction de Christian Estrosi et la chambre à 667 € de Rama Yade en Afrique du Sud.

    Cela fait vraiment désordre et montre finalement comme notre équipe de France un laissé aller intolérable chacun fait ce qu'il veut et amen.

    Mais beaucoup reste à faire, ne serait-ce que l'augmentation du salaire de Sarkozy associé à une réduction de celui des ministres, mais Luc Chatel ne le voit pas du tout. Il ne voyait «pas pourquoi» réduire les salaires des ministres, puisque depuis 2007 le train de vie de l'État aurait été réduit de 7 milliards ? Mais de quoi parle-t-il ? Bien sûr si on mélange tout, les réductions d'effectifs et «toutti quanti», cela peut faire beaucoup mais il ne s'agit pas de cela, il s'agit de ce qu'ils touchent ces ministres et autres personnels associés. Autre gadget les chasses présidentielles seront supprimées, 12.000 €, une paille, bien, on n'est plus sous la royauté, mais à y regarder de plus près le système est le même, mais avec d'autres. Elles avaient été supprimées par Jacques Chirac en 1995 pour ne plus autoriser que des battues. C'étaient des rencontres entre grands politiques et grands industriels qui allaient tuer le sanglier à Chambord ce splendide château à la gloire de François 1er qui se déplaçait à 4.000 chiens compris.

    Fastueuses parties de chasse suivies de réunions auxquelles étaient conviées des socialistes tels Michel Charasse, mais aussi des membres du Conseil Constitutionnel, Pierre Joxe, et même Roselyne Bachelot, François Baroin, le gratin quoi, en fait, elles vont être remplacées par de simples battues comme avant.

    On prendra le train maintenant pour des voyages de trois heures, c'est moins cher que l'avion et puis cela va aussi vite en France. Le mieux dans tout cela est qu'il faudra privilégier les nuits en préfecture ou en Ambassade plutôt qu'à l'hôtel, c'est le régime sec.

    Ce n'est pas tout, c'est 10.000 voitures et 7.000 logements de fonction qui seront supprimés d'ici 2013 dans la lettre au premier ministre publiée le 28/06/10 !

    Tout ceci nous prépare à une crise d'austérité encore plus grande, ce sont les petits pas de sa politique, dévoiler tout d'un coup est mauvais, mais doucement ça passe, l'habitude de mettre un cran de plus à sa ceinture. Il est évident que ce sont des gadgets quand l'on parle en milliards. C'est 100 milliards qu'il faut économiser, d'ailleurs cela change souvent de sorte que l'on ne sait plus combien, c'est selon les annonces. Actuellement c'est 40 milliards qu'il faut trouver d'ici 2011, bonjour les dégâts. Sachant que la réduction des dépenses de fonctionnement de l'État représenterait 1 milliard d'euro, il faut en trouver 39 autres. La réduction des dépenses d'intervention de l'État représenterait 3,5 milliards d'euros, la réforme des retraites induirait 2 milliards d'euros en 2008, le plan de relance et les mesures de soutien représenteraient une économie de 15 milliards d'euros, les niches fiscales au moins 5 milliards sur 2011, 2012, les recettes liées à la croissance 10 milliards d'euros et la réforme des retraites apporterait 4 milliards d'euros de recettes supplémentaires dès 2011 selon les chiffres de ministère de l'économie et de le Cour des comptes. Le compte donne 39,5 milliards d'euros le compte est bon, blog du Monde.fr .

    Donc pas de problème. Reste à faire ces économies, ce n'est pas le plus aisé d'autant que les prévisions ne sont jamais tenues. Faut-il y croire, il y a toujours des effets d'annonce pas toujours suivies d'effet. La réduction de nombre de collaborateurs, la suppression de postes ministériels, on n'en est à 20 ministres alors qu'il s'était engagé à 16 avec plein de secrétaires d'État qui servent à peu de choses, tout cela conditionne une grogne d'autant qu'à l'Élysée et à Matignon le nombre de collaborateurs serait de 106.

  • Le Monde SRM plébiscite BNP.

    Les salariés du groupe ne se sont pas trompés.

    L'offre POP se retire le 28/06/10

     

    La société des rédacteurs du Monde ne s'est pas laissé impressionner par les menaces de Sarkozy concernant l'offre Bergé, Niel, Pegasse de supprimer les subventions de l'État si cette offre, considérée de gauche, venait à être choisie déclarant que Le Monde deviendrait une machine de guerre socialiste. Nicolas Sarkozy a reçu le Directeur du Monde Eric Fottorino pour lui faire comprendre son opposition à une offre de reprise d'un trio d'investisseurs catalogués à gauche.

    «Selon une source interne, lors du rendez-vous entre Éric Fottorino et Nicolas Sarkozy, ce dernier «a clairement affiché son opposition à l'offre de Pigasse, Niel, Bergé». Le chef de l'État «a menacé de ne pas donner des aides de l'État pour le sauvetage de l'imprimerie du Monde si le trio était choisi», a ajouté cette source, La Tribune .fr.

    Le boomerang se retourne contre lui quand on sait qu'Alain Minc est son conseillé pour les médias et qu'en outre, il n'est pas très apprécié de la société des rédacteurs et du personnel, n'a-t-il pas été président du Conseil de surveillance du journal au mépris des statuts du groupe, élu par 10 voix sur 20 poussé par Claude Perdiel propriétaire du Nouvel Observateur et tête de file de la seconde offre POP. Accusé par la SRM d'avoir précipité la crise amenant à la démission du président du Directoire Pierre Jeantet afin de précipiter une recapitalisation du Monde au profit de groupe Lagardaire dont il est conseillé, et qui tire les ficelles. Alain Minc ingénieur de la prestigieuse Ecole Nationale supérieure des Mines de Paris et major de l'ENA est l'homme orchestre du trio Sarkozy, Lagardère Perdiel pour la main mise politique de l'UMP sur le groupe du Monde.

    Dès la fin 2009 le groupe du Monde devait être recapitalisé. En mars 2009 le groupe avait contacté un prêt bancaire auprès de BNP Paribas qui arrivait à échéance en mars 2011. Ce prêt cautionné par l'hebdomadaire Télérama avait été consenti à condition que le groupe Le Monde s'engage à une recapitalisation. La crise publicitaire sans précédent survenue en 2009 a contraint «Le Monde» à accélérer le calendrier prévu. Le montant de la recapitalisation envisagée est alors estimé à 50-60 millions d'euros, Les Echos.fr.

    Cette recapitalisation s'orientait vers la perte des actionnaires historiques parmi lesquels les sociétés du personnel et notamment la SRM par suite de négociations qu'avec le groupe Espagnol de médias Prisa et l'Italien l'Espresso. Le PDG de Prisa avait déclaré être intéressé par «Le Monde» étant un formidable actf. Dès avril il apparait clairement que cette recapitalisation peut conduire à un tournant crucial pour «Le Monde». La SRM perdant ses droits «Le Monde» ne deviendrait qu'un journal de journalistes. Disposant d'un droit de veto, la SRM entendait négocier avec le futur repreneur. L'organigramme simplifié du Monde.

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    Source Les Échos.fr.

    Le Conseil de surveillance LMPA représente «Le Monde partenaires et Associés structure originelle du groupe». On voit que le reste représente 40,6 % du Monde SA. «Le Monde SA» est un groupe d'activités multiples dont les actionnaires étaient sous le président du Directoire Jean-Marie Colombani, source Observatoire Français des Médias.


    % - Sté des rédacteurs du Monde 29,58
    % - Association Hubert Beuve-Méry 11,77
    % - Sté des lecteurs du Monde 10,43
    % - Le Monde Entreprises 10,43
    % - Le Monde Investisseurs 8,58
    % - Le Monde Presse 6,83
    % - Fonds commun de placement des personnels du Monde 6,08
    % - Le Monde Prévoyance 5,27
    % - Claude Bernard Participations 2,86
    % - Le Monde Europe 2,86
    % - Sté des cadres du Monde 2,86
    % - Sté des employés du Monde 2,86
    % - Sté des personnels du Monde 0,05
    % - Jean Marie Colombani 0,05.

    Les publications du groupe Le Monde SA sont,

    • Presse magazine et livres : Télérama, Courrier International, La Vie, Le monde Diplomatique, Manière de voi, Le Monde des Religions, Prier, Notre Histoire, Le Monde de l’Education, La Lettre de l’Education, Ulysse, Danser, Les cahiers du cinéma, l’Hebdo Le Monde des Ados, Papoum, Pirouette, Abricot, Les P’tites Sorcières, je lis des histoires vraies, Je lis déjà, Mille et une histoires, Mon journal arc-en-ciel, Les p’tites princesses.Presse quotidienne régionale : Midi libre, L’Indépendant, Centre Presse, Terre de vins, Terres catalanes, La semaine de nîmes, la semaine du Roussillon, Journal de Millau, L’Aveyronnais, Le Catalan Judiciaire.
    • Presse quotidienne régionale : Midi libre, L’Indépendant, Centre Presse, Terre de vins, Terres catalanes, La semaine de nîmes, la semaine du Roussillon, Journal de Millau, L’Aveyronnais, Le Catalan Judiciaire.

    L'historique des offres, les Echos.fr .

    Début mai, Claude Perdriel, propriétaire du «Nouvel Observateur», et le banquier Matthieu Pigasse, associé à l'homme d'affaires Pierre Bergé, annoncent leur intérêt pour «Le Monde».

    Fin mai, c'est le groupe de médias Suisse Ringier de demander à étudier le dossier. Le même jour, le fondateur de Free, Xavier Niel, s'associe à Matthieu Pigasse et Pierre Bergé. Le groupe Italien L'Espresso de Carlo de Benedetti entre dans la course.

    Claude Perdriel apprends que ce ne sont pas 60 millions d'euros, mais plutôt 100 à 120 millions d'euros qui seront nécessaires. Il s'agit non seulement de rembourser la dette bancaire de 25 millions d'euros, mais aussi au moins la moitié des ORA (dont la valeur faciale s'élève à 69 millions d'euros). Il faudra également restructurer l'imprimerie, financer la clause de cession, etc.

    Début juin, Ringier et L'Espresso jettent l'éponge. Certains actionnaires essayent de faire modifier la date de remise des offres, alors qu'elle est fixée au 11 juin. La SRM et d'autres actionnaires historiques demandent un report au 21 juin. Prisa se déclare toujours intéressé, mais demande un délai jusqu'en septembre. Claude Perdriel est revenu dans la course, et annonce qu'il fera une offre, avec un partenaire minoritaire mystère. Parallèlement le directeur général d'Orange multiplie les déclarations d'intérêt pour « Le Monde » et notamment sa filiale numérique, «Le Monde Interactif».

    Le dossier se politise lorsqu'on apprend le 10 juin que Nicolas Sarkozy est intervenu auprès du président du Directoire, Eric Fottorino, on connait la suite.

    Le 28 juin Perdiel et Orange retirent leur offre, la voie est libre pour BNP. Une exception de l'Association Hubert Beuve-Mery détentrice de 8,7% du capital du holding, qui s'était prononcé en faveur de la proposition adverse. Le repreneur devrait être désigné à la majorité simple des 20 voix au conseil, dont 9 sont d'ores et déjà acquises à l'offre Bergé-Pigasse-Niel.

    Le Conseil de surveillance se prononce par onze voix sur 20 les autres administrateurs se sont abstenus. Les deux voix supplémentaires en faveur du trio «BNP» sont finalement venues de Claude Perdriel, beau joueur après le retrait de son offre, et Louis Schweitzer, le président du conseil de surveillance de LMPA.

    Les autres administrateurs, qui totalisent neuf voix (l'association Hubert Beuve Méry, qui en compte deux, Jean-Louis Beffa, Etienne Pflimlin, Pierre Lescure, Pierre Richard, Marie-Louise Antoni, Mario Colaiacovo, et Guillaume Sarkozy) se sont abstenus.

    Le Monde SA montre ainsi le visage d'une société moderne ou les uns comme les autres, outre leurs divergences, souhaitent sa continuité associant le personnel aux décisions. Le Monde SA est un bien commun, c'est ce qui devrait faire sa force dans la mesure oú il sait contrôler sa gestion. La SRM a été l'artisan du succès de l'offre BNP, sans ce plébiscite cette offre n'aurait pas été validée, et Le Monde serait passé dans le giron du président Sarkozy ? Politiquement, ce serait à gauche maintenant, rien n'est moins sur si les journalistes ont l'indépendance qu'ils sont en droit d'exprimer. En fait tout montre que cette gouvernance est au centre bien qu'il était nécessaire que celui qui permet de recapitaliser les finances du groupe l'emporte et en devienne ainsi le propriétaire. Il faut souhaiter longue vie au Monde c'est au travers de lui, aussi, que ce joue l'avenir de la presse écrite.

     

  • La gauche peut-elle faire rêver,

    le chantier est immense !

     

    Les Français sont fatigués, ces deux années de droite dure après les cinq années Chirac ont sapés l'énergie de Français. Ils entendent le même refrain chaque jour leur annonçant des restrictions dans tous les secteurs économiques, dans les effectifs d'État, dans la santé, dans l'éducation, pour raison budgétaires et les déficits ne cessent de se creuser, la sécurité sociale est à moins 27 milliards alors que nos hôpitaux subissent des restrictions budgétaires et que nos remboursements de dépenses maladie, prélèvements, franchises, médicaments non remboursés mettent à mal notre santé. Le chômage a considérablement augmenté et les subventions à nos collectivités territoriales subissent des coupes sombres, enfin tout va mal d'autant que nous ne sommes pas certains d'être à l'abri d'un crash financier. Nous aurons en juillet une augmentation du prix du gaz de 4 à 7 % après celle de 9,7 % en avril alors que les marchés sont actuellement au plus bas, mais aussi dans les trains sauf TGV. En Seine Saint-Denis l'État doit au département 640 millions au titre de la sous-compensation de la suppression de la taxe professionnelle et des sommes restant dues par l'État pour payer les prestations sociales comme le RSA. Le chantier est donc immense pour un nouveau gouvernement il aura une tâche colossale pour donner de l'espoir aux Français.

    Nous n'avons pas d'autre alternatives le choix est entre la reconduction de la droite actuelle ou un changement à 180° porté par la gauche. Il n'y a pas de solutions intermédiaires il faut que ce soit net. Mais avec une France aussi meurtrie comment apporter rapidement de l'espoir sans panser au préalable les plaies. La France est malade, blessée, il faut donc avant tout redresser ce qui ne va pas, et cela ne peut se faire rapidement. Les Français à bout seront-ils suffisamment patients avant d'obtenir ce qu'ils espèrent c'est à dire un mieux, une meilleur qualité de vie ? Là est tout le problème, il ne peut y avoir de miracle, la gauche pourra-t-elle être suffisamment claire pour faire comprendre les impératifs du moment ? Comment imaginer un projet d'espoir dans un tel contexte ?

    Le projet socialiste est franchement à gauche et Pierre Moscovici l'écrit sur son blog et montre une alliance hypothétique avec les écologistes, et il se pose la question pour écrire qu'il «n'en sait rien» tant les écologistes apparaissent divers entre Cécile Duflot, Eva Joly et Daniel Cohn-Bendit l'homme-histoire comme il le nomme. Dans cette confirmation à gauche avec une possible teinte verte, la Convention nationale du PS présente un nouveau modèle économique et social dont l'auteur est Pierre Moscovici.

    Ce modèle est destiné à l'ouverture d'une base de dialogue avec les écologistes et les autres forces de gauche, le PS réaffirme le rôle de l'État dans la politique industrielle et plaide, dans le même temps, en faveur d'une société plus juste. Le document dessine l'architecture de nouvelles politiques publiques. Entre les nationalisations des années 1980 et le libéralisme de la droite, il trace une voie médiane, un «volontarisme» économique qui permet de «redécouvrir à la fois l'économie mixte et la responsabilité de l'État». En d'autres termes c'est une sociale démocratie avec une tendance marquée à gauche, mais il souligne qu'il n'y a «pas d'économie forte sans industrie forte», c'est du bon sens. Pour Pierre Moscovici nous vivons la fin d'une époque, nous en sommes tous persuadés tant les déséquilibres ont été marquant entre l'hyper richesse et la précarité. C'est bien la dérive d'un système capitaliste qui gouverne le monde le politique à perdu la main. Pour Pierre Moscovici la droite fait le dos rond en laissant passer la crise financière pour recommencer comme avant. Pour lui, une nouvelle civilisation est à inventer, elle passe par le politique.

    Mais rien de concret, des phrases contenues dans les clés d'un nouveau modèle. Privilégiant le long terme pour changer la logique économique et sociale alors que l'on cherche le court terme, il met en avant les thèmes chers aux socialistes l'éducation, la recherche, l'innovation, le développement des infrastructures, les économies d'énergie. Mais pour cela il faut de l'argent et nous n'en avons pas. Ce que nous aurions aimer lire comment fait-il pour en avoir, tout démarre de là.

    «C'est le principal problème qui gouverne la transition entre ce que les socialistes voudraient faire et ce que la droite laissera à son départ».

    Plus de justice sociale plutôt que la captation des richesses par une minorité, ce ne serait pas être socialiste sans cette condition. Plutôt le bien être que tout avoir mettant en cause la société de consommation, des mots. Comment modifier cet état d'esprit qui privilégie la société du jetable, l'appauvrissement des ressources, société de l'insatisfaction comme il l'écrit !

    Or, les valeurs de l'effort sont perdues, il est moins couteux d'acheter une montre que de faire réparer celle qui ne marche plus. Le monde à changé et j'ai bien peur que les socialistes se gargarisent de faux semblant. Les pays en voie de développement inondent le monde de leurs produits à des coûts dérisoires qui poussent à la consommation.

    Les biens publics et la solidarité plutôt que l'individualisme, c'est mal connaître le monde dans lequel nous vivons qui n'est fait que d'égoïsme. Donner les moyens de maîtriser son destin alors qu'il dépend de cette mondialisation et de cette Europe qui font que nous ne pouvons intervenir que sur presque plus rien ! Pierre Moscovici prône la création d'un pôle public d'investissement industriel, 2P2I. «Financé massivement, mobilisable rapidement, décliné territorialement sous forme de fonds régionaux d'investissements, adossé à la Caisse des dépôts et consignations, à la Banque de France, à la Banque postale et à Oséo», il sera un outil majeur du pilotage de la politique industrielle nationale. Une partie des sommes aujourd'hui attribuées au Crédit Impôt Recherche lui seront attribuées, mal ciblées aujourd'hui. Les prises de participation seraient soumises à des critères stricts. «Actionnariat, plans de création d'emplois, dividendes encadrés, excellence environnementale, obligation de réinvestissement dans d'autres PME, présence au capital de dix ans».

    Le PS souhaite encourager la reconversion des sites et des salariés et lutter contre les licenciements abusifs, mais comment ? Augmenter le coût des licenciements économiques dans les entreprises florissantes, et instaurer une obligation de remboursement préalable des aides publiques reçues moins de cinq ans avant toute procédure de licenciement ou de fermeture des sites ? Dans sa politique du donnant donnant, pour le PS donner de l'argent sans contre parties dévalorise l'action de l'État. Nous devons imposer des contre parties sociales et environnementales fortes aux aides publiques. Le PS donnera la possibilité aux salariés de saisir le Tribunal de Grande Instance dans le cas extrême de pratiques contraires à l'intérêt de l'entreprise menaçant sa pérennité, c'est bien mais ce n'est pas ce qui donne du travail. Le PS propose une vraie politique industrielle en Europe et l'émergence de «champions Européens» ce qui passera par le renforcement du rôle politique de l'Eurogroupe face à la Banque Centrale Européenne pour une gestion plus démocratique de l'euro favorable à la croissance et l'emploi, nous sommes 27 et presque tous à droite.

    Le PS s'engage à valoriser le travail et l'environnement par une politique de croissance riche en emplois de qualité en instituant pour chaque Français des droits de tirage qui lui donnent un compte formation. Il propose en outre d'avancer vers «une indemnisation du chômage ne laissant personne sans droits». Le point important proposé est de reconstruire un droit au travail protecteur après des années de démantèlement de la droite. Le travailler plus pour gagner plus privilégiant la rente et la finance sera réduit ? Les lois Auroux seront prolongées et les conditions de travail devront faire l'objet dune confrontation approfondie entre tous les secteurs de l'entreprise. Dans le cadre de la répartition de la richesse au sein de l'entreprise, le PS propose pour les entreprises du CAC40 que les salaires soient compris dans une fourchette de 1 à 20, faut pas rêver, pour les autres l'Assemblée générale des actionnaires devra fixer ce ratio.

    La hausse des salaires reste l'objectif prioritaire en instituant un système de bonus malus aux cotisations de l'entreprise en fonction ou non d'un accord salarial. Le SMIC fera l'objet de coups de pouce régulier.

    Sur les mesures fiscales de la droite, pour les socialistes les mesures injustes comme le bouclier fiscal seront supprimées, ce n'est pas ce qui coûte le plus. Dans le cadre d'un grand impôt citoyen la fusion de l'impôt sur le revenu et la CSG constitueront un impôt progressif prélevé à la source. La participation du capital à la solidarité nationale impose de revoir les revenus du patrimoine beaucoup plus faibles que ceux de travail. Pour Pierre Moscovici une refondation de l'impôt sur la fortune, ISF, vidé de son sens par la droite s'impose. Le PS est favorable à une remise à plat de l'imposition sur les successions afin qu'elle cesse de constituer un obstacle à l'égalité, les successions les plus importantes devraient être soumises à des droits plus élevés afin d'éviter une société de rentiers. La lutte contre l'évasion fiscale des particuliers et des entreprises sera l'objectif, le PS ne peut permettre un manque à gagner de 42 à 51 milliards d'euros en 2006 par an.

    De plus il entend lutter contre l'injustice locale en matière d'impôts locaux, la révision des valeurs locatives constituant une urgence.

    Pour le nécessaire redressement des comptes publics il est prévu par un relèvement de la fiscalité dans le cadre de la mise à plat des impôts, mais aussi le retour de la croissance. Le PS entend inventer de nouveaux leviers pour prendre en compte les aspirations de la société à construire son avenir. La création d'un pôle financier public «issu du rapprochement de l'ensemble des outils publics devrait permettre à la collectivité de se donner les moyens de soutenir une politique vouée à redonner à l'action publique les moyens de son objectif».

    Pour Pierre Moscovici, il faut changer de modèle, la crise est globale la réponse doit être globale.

    C'est 23 pages d'intentions qui demandent plus de cinq années de gouvernance pour être appliquées d'autant que certaines options rencontreront de la part du patronat des difficultés ne serait-ce que sur la rémunération des dirigeants, quant aux retraites chapeau Pierre Moscovici n'en fait pas allusion.

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    Les PDG ne sont pas toujours les mieux rémunérés, les très hauts cadres de certaines professions ou les sportifs peuvent avoir un revenu annuel moyen astronomique, 35 années de SMIC pour un sportif de haut niveau, 23 années pour un cadre supérieur de la finance, 18 années pour un dirigeant d'entreprise salarié. Source l'Observatoire des inégalités.

    De même, certes louable, est l'objectif d'assurer une indemnisation du chômage pour tous ainsi que la prolongation des lois Auroux sur le droit du travail mises en place au cours de l'année 1982 par Pierre Mauroy sous la présidence de François Mitterrand, implique de lourdes discussions avec le patronat.

    Un point qui peut remettre en cause ces bonnes intentions du PS est, quel sera l'engagement de celui qui sera désigné par la gauche lors des primaires sur ce modèle économique et social ? Il a été élabore avec les dirigeants du parti qui ne sont pas forcement candidats aux primaires de sorte que cette convention ne peut être qu'une approche de mesures pas forcement consenties. En premier lieu les militants devront trancher le 29 mai lors d'une Convention nationale qu'en restera-t-il malgré ce coup de barre à gauche ?

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