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Sarkozy malmené par les sondages,

retrouve des couleurs pour 2012.

On commence à connaître le personnage il n'abandonne pas facilement la partie et pour lui ne pas faire un second mandat de cinq années serait un échec cuisant à son orgueil, surtout que ne sont possibles deux mandats successifs. Après l'annonce par Libération.fr que Dominique Strauss-Kahn réfléchirait à 2012, il lui monte avec le printemps la sève d'un nouvel élan pour 2012, cela pourrait signifier tout simplement son envie de corriger la politique injuste qu'il a menée et que nous subissons avec notre dette et cette chute de l'euro qui, l'ayant atteint, et sans l'avouer, il souhaiterait prendre la partie pour 2012 avec de meilleurs intentions ?

La crise de l'euro avec ce qu'elle laisse comme désastre, en terme de rigueur, lui à permit de montrer encore une fois son obstination à faire basculer l'opposition de l'Allemagne à secourir la Grèce. Vendredi dernier 07 mai d'après le quotidien El Pais du 14 mai Nicolas Sarkozy aurait menacé de sortir la France de la zone euro lors d'une réunion des dirigeants européens qui discutaient de la mise en place d'un mécanisme d'aide à la Grèce.

Information catégoriquement démentie par une porte-parole du gouvernement allemand. «Tout cela est sans fondement», a déclaré à Reuters Sabine Heimbach. Christine Lagarde jugeant que les propos tenus sont insultants.

«Le journal Espagnol cite des propos tenus mercredi 14 mai par le président du gouvernement Espagnol José Luis Rodrigez Zapatero à des membres de sa formation politique. Un porte-parole de Zapatero a dit que le chef du gouvernement Espagnol a bien rencontré des membres du Parti socialiste, PSOE sans pouvoir confirmer les propos prêtés à Jose Luis Rodriguez Zapatero. Nicolas Sarkozy aurait demandé un «engagement de chacun de soutenir la Grèce (...) faute de quoi la France reconsidérerait sa position dans l'euro», a déclaré une des sources à El Pais. Une autre source, également présente à cette réunion entre le Premier ministre Espagnol et des membres du PSOE a dit, «Sarkozy a fini par taper son poing sur la table et menacé de quitter l'euro (...) cela a contraint Angela Merkel à renoncer et à trouver un accord»», Les échos.fr .

Suite, Zapatero n'a pas dit que Sarkozy voulait quitter l'euro. Le gouvernement Espagnol a démenti vendredi que José Luis Rodriguez Zapatero ait confié à des proches que le président Français Nicolas Sarkozy avait menacé de sortir la France de l'euro pour forcer l'Allemagne à accepter le plan de sauvetage de la Grèce, Les échos.fr .

D'annonces en démentis il ne peut y avoir qu'une part de vérité, et de la part de Sarkozy comme nous connaissons son impulsivité cela ne serait pas étonnant ! Or, pas de chance la confiance des marchés n'y est plus et les bourses Européennes s'effondrent à nouveau, le CAC40 cède 4,59 % et l'euro atteint son plus bas niveau à 1,24 dollars depuis deux ans. Il ne suffit pas de taper sur la table pour convaincre les marchés, la situation économique n'a pas évoluée en quelques jours, et l'on se rend bien compte que cette austérité spontanée mettant les peuples exsangues ne peut tenir. Comment faire admettre que ce sont les classes populaires qui sont responsables de la crise alors que l'on a fait que de préserver les riches se privant de recettes fiscales et que c'est sur elles que portera l'effort alors que les riches en sont préservés une telle politique n'est pas crédible. Les marchés financiers ne sont pas des imbéciles et voient bien que la croissance ne peut être au rendez-vous.

Le Figaro.fr, comme le journal du Dimanche, Europe 1 ou France Soir reprennent les confidences de quelques parlementaires reçus mardi 12 mai à l'Élysée ou ils ressortent sans la consigne de taire l'information. Leur message serait le suivant «ne croyez pas que je ne réfléchis pas à l'étape suivante», si j'étais candidat, «mais ensuite, dans le feu de la démonstration, il aurait oublié le «si»». Il faut donc traduire «si j'étais candidat ne croyez pas que je ne réfléchis pas à l'étape suivante».

Il se rend bien compte que les Français en n'ont assez de ses réformes et qu'ils ont besoin d'une grande pose et d'un peu plus de considération de la part de celui qu'ils ont porté à la tête du pays, et il sent bien que si ce n'est pas lui qui réparera, si cela peut l'être, cette image de mépris envers la plus grande partie d'entre eux, ce sera un autre qui le fera. Il ne veut pas que dans les livres d'histoire on écrive que Nicolas Sarkozy a été le président de la bourgeoisie et des riches et qu'il a trompé les Français par le bouclier fiscal en leur faisant croire que les évadés fiscaux reviendraient. Il veut réparer ce qu'il a fait en étant un nouveau président qui rassemblerait les Français après les avoirs si injustement séparés puisqu'il reconnait avoir réalisé en cinq ans les réformes nécessaires. C'est donc un aveu d'injustice et l'on voit apparaître le thème de sa future campagne présidentielle ou il va devoir une fois de plus les berner.

D'après France soir du 13/05, Nicolas Sarkozy sait ou il va, il a une stratégie. Vantant son bilan, «La France se sort mieux de la crise que les autres pays, et elle est un moteur de l’action internationale», il ne manque pas de souffle.

L'économie Française est au bord de la récession avec 0,1 % de croissance au premier trimestre, une balance commerciale toujours dans le rouge, avec une situation qui ne peut qu'empirer par la rigueur imposée.

«Il faudra aussi faire un effort sur des secteurs particuliers où s’exprime une angoisse forte, l’agriculture, la médecine libérale et la sécurité» que des secteurs porteurs de voix électoralistes pour lui. En somme deux langages l'un protecteur quand il se veut un président protecteur, «Il faudra un projet plus rassembleur, plus sécurisant, parce qu’on aura réalisé, en cinq ans, les réformes nécessaires» prenant ainsi l'exact contre pied du thème de la rupture en 2007. La rupture selon lui étant réalisée, il lui faut maintenant recoller les morceaux. On sent que la campagne est pour lui déjà lancée puisqu'il multiplie avec la presse depuis trois semaines des rencontres informelles ainsi que de recevoir des parlementaires à l'Élysée une fois par mois.

Tout le problème sera donc de convaincre une majorité suffisante de Français pour l'emporter à nouveau et pour cela, il ne manque pas d'arguments. Tout dépendra aussi de la situation économique du pays si elle continue sur cette lancée il serait étonnant qu'elle retrouve une croissance permettant d'espérer un mieux être pour les Français dont il pourrait se prévaloir. Mais Nicolas Sarkozy à encore à son arc des flèches dont il saura se servir. Il va être le président du G8 et du G20 qui rassemble les principales puissances de la planète, son voyage en Chine ou il avait à se faire pardonner le différent sur le Tibet à propos du Dalaï Lama est était le démarrage. On sait que Sarkozy est à l'aise dans ce genre de manifestation on peut donc s'attendre à une sur médiatisation autant de facteurs qui ne manqueront pas de faire remonter sa cote de confiance, et comme les Français ont la mémoire courte pour lui rien n'est perdu.

 

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