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  • Les Agences de notation,

    qu'est-ce que c'est ?

    Depuis que l'endettement de la Grèce est connu et qui risque de faire faillite si les fonds Européens ne sont pas débloqués à temps en entrainant dans la spirale de l'endettement celle du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande, voire de l'Italie, et même de la France pendant qu'on y est par suite de déficits importants, dus à la crise financière pour laquelle ces pays n'auraient pas été à la hauteur de leurs responsabilités, entravant leur crédibilité sur les marchés internationaux, conduisant à des difficultés de prêts pour payer ne serait-ce que les salaires de leurs Agents, ce serait la faillite purement et simplement financière d'un état, si aucune aide n'est apportée alors qu'ils existent et vivent !

    La crise Grecque viendrait de ses mensonges d'État sur la réalité de son économie espérant que la situation s'améliorera. A l'automne 2009, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou décide de faire la vérité sur le déficit budgétaire du pays – 12,7 % du produit intérieur brut, PIB, et non - 6%, les marchés perdent confiance. Les taux de la dette Grecque grimpent, le pays emprunte à des coûts de plus en plus prohibitifs, les marchés s'auto-intoxiquent. Il devient donc difficile de prêter à la Grèce n'étant pas certain de récupérer son argent, et ce sont les Grecques qui finalement payeront les erreurs de leur gouvernement par des plans d'austérité draconiens.

    En d'autres termes, avoir un territoire des habitants et des biens immobiliers, une armée et je ne sais quoi d'autre ne compte pas pour les banques, seul compte le compte en banque du pays, c'est la même chose pour nous, il est bien connu que l'on ne prête qu'aux riches, c'est à dire la potentialité à recevoir de l'argent puisque vous êtes solvable.

    En somme, nous ne sommes rien, si nous n'avons pas un bon compte en banque, le capitalisme dans toute sa splendeur, l'humain n'existe plus.

    Habituellement quand on dépense trop on n'a plus d'argent, c'est vrai aussi pour une Nation qui à besoin de faire face à ses charges et si la balance entre les dépenses n'est pas compensée par celle des recettes c'est la faillite. Seulement ce raisonnement ne prend en compte les charges fixes qui ne rapportent pas, étant seulement des charges impossibles à y échapper. Tout ne peut donc être rentable ce que les banquiers ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre, pour eux, s'ils prêtent de l'argent, il faut pouvoir le rembourser normal non ? Ce gouvernement Papandréou n'a surement pas atteint un tel déficit sans raison et les spéculateurs doivent y avoir une part de responsabilité. Le problème est que la Grèce n'a pas de potentialités vivant du tourisme et de son agriculture mais devant importer son énergie en soutenant un important secteur publique représentant 40 % de son PIB, beaucoup trop de fonctionnaires.

    Ces banquiers ne perdent jamais d'argent et ils n'ont aucune responsabilité si un pays est au bord de la faillite par ce qu'il n'a pas pu maîtriser ses dépenses, ou qu'il a menti ce qui revient au même, par contre, ils peuvent spéculer et entrainer un pays à la faillite. Il conviendrait donc d'affamer le peuple, et peu importe que les dépenses aient été mal maîtrisées, c'est la spirale infernale car plus le peuple est affamé moins seront les rentrées d'argent jusqu'à un moment ou tout devient plat comme un électro-encéphalogramme.

    Il y a trois Agences de notation dans le monde «Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s» et elles ont la tache d'estimer le risque de crédit des entreprises, banques et États. Elles notent la fiabilité des obligations, dettes ou produits structurés, les fameux CDO (collateralized debt obligation, obligation adossée à des actifs) mis en cause lors de la crise des subprimes, et cela pour les entreprises ou les États. Le plus étonnant, c’est que leur source de financement provient des institutions privées désireuses d’être notées, c’est gratuit pour les États….

    Que sont ces fameuses notes , elles sont propres à chaque Agence, pour Standard & Poor's,

    * D’abord le fameux AAA : c’est la crème de la crème, les investissements considérés comme les plus sûrs (risque quasi nul de faillite à 3 ans). L’Allemagne fait partie de ce club très fermé ainsi que la France.

    * AA+, AA, AA- : du plus sûr au moins sûr, les investissements de «bonne qualité». L’Espagne est passée hier à de AA+ à AA, même note que l’Irlande. Sa note reste solide mais la tendance est négative

    * A+, A, A- : qualité moyenne. Le Portugal a été abaissé cette semaine à A-. L’Italie est A+

    * BBB+, BBB, BBB- : qualité moyenne inférieure

    * BB+, BB, BB- : investissement considéré comme spéculatif, et donc risqué. On parle aussi de junk bonds, obligations pourries. Le risque de faillite estimé est de 23% à 3 ans. La Grèce est en BB+ en court-terme et BB en long-terme

    * B+, B, B- : hautement spéculatif

    * CCC+, CCC, CCC- : Mauvaise condition, au bord de la faillite

    * D : défaut de paiement.

    C'est comme à l'école A, B, C, D du bon au mauvais.

    Le Portugal A- serait plus affecté que l'Italie A+ et l'Irlande comme l'Espagne seraient encore moins affectés AA, or on parle peu de l'Italie qui n'est pas bien, mais qui a des potentialités, et de plus un des pays fondateurs du Marché commun, ancêtre de l'Union Européenne. D'après DSK, il ne faut pas trop croire à ce que disent les Agences de notation qui sont payées par ceux qu'elles notent. Le soupçon est toujours présent quant à la sur notation de certains organismes qui pourraient se montrer généreux. Surtout, on leur reproche de ne pas avoir vu venir toutes les différentes crises récentes, crise des subprimes où les agences donnaient de très bonnes notes à certains actifs quelques semaines seulement avant qu’on les qualifie de toxiques, éclatement de la bulle Internet, effondrement bancaire Islandais. C'est comme partout, rien n'est précis tout est relatif et vaseux.

    En fait, elles donnent une tendance qui est liée aux mauvaises nouvelles pour rattraper ce qu’elles auraient dû voir. Or, tout prêteur peut se faire une assez bonne idée de la situation de la Grèce à partir des mauvaises nouvelles que donne le Premier ministre, déficit à 14% du PIB, probable révision à la hausse de ce déficit et à la baisse de la croissance du PIB, et malgré cela, chaque fois qu’une dégradation de notation intervient, aussi redondante soit-elle avec l’information existante, elle provoque de nouvelles paniques. Les dégradations de notations renforcent ainsi l’aspect grégaire des marchés, élaborés en groupe par le fait que les investisseurs institutionnels lisent les mêmes journaux, sortent des mêmes écoles écoutent les mêmes économistes, c'est donc un microcosme vivant en autarcie. Mais, elles jouent leur rôle dans le cadre des emprunts d'État, la note importe peu ce sont les tendances qu'elles montrent associées aux situations économiques connues des pays.

    Elles entretiennent aussi une spirale mortelle puisque chaque dégradation fait monter les taux d’emprunt, ayant renforcé la mauvaise situation de la Grèce, justifiant une nouvelle dégradation. En fait, il suffit d'infliger à un pays, qui est dans le besoin, une mauvaise note pour faire monter les taux et lui piquer encore plus d'argent, c'est cruel mais non dénué de réalité.

    Notre verrou Européen, l'Euro, nous oblige à soutenir sa valeur par rapport à celle des autres monnaies, et s'il s'affaiblit, nous perdons notre richesse d'échange commercial à moins de vivre en vase clos. Nous devons acheter nos matières premières et si notre monnaie est affaiblie, elles nous coûtent plus cher si notre balance commerciale est déficitaire. C'est donc un problème d'équilibre entre les importations et exportations, et dans ce chapitre l'Allemagne est positive alors que nous Français sommes dans le rouge depuis longtemps.

    Nous avons intégrés à l'Union des pays qui sont très différents les uns des autres économiquement. La Grèce à peu de moyens, et soutenant une armée à Chypre qui lui coûte. Tout comme le Portugal pays pauvres eu égard à l'Allemagne, ce qui arrive était donc prévisible dès la moindre difficulté financière. Or, la Grèce n'a pas les moyens de retourner sa situation, sa population ne l'accepte pas subissant déjà un régime d'austérité, pourra-t-elle aller plus loin ? C'est la crainte de l'Allemagne qui sent bien que non, d'ailleurs elle était contre l'ouverture de l'Europe à tous ces pays privilégiant un groupe central des pays fondateurs ayant une potentialité économique voisine. On ne peut le lui reprocher.

    «La Grèce ne sera pas en mesure de mener la politique de rigueur qui est nécessaire et à la fin en viendra «à demander une annulation de la dette à l'Allemagne» a prévenu mercredi un influent économiste Allemand, Hans-Werner Sinn, président de l'institut de recherche économique Ifo, l'un de ceux qui conseillent le gouvernement Allemand. Appelant Berlin à ne pas se laisser harceler par des pays de l'étranger qui font partie eux-mêmes de la catégorie des pécheurs. Que les Italiens, les Espagnols, nous pressent pour que nous payions sans condition maintenant, c'est compréhensible, car c'est un précédent qui sera d'importance pour eux a fait valoir M. Sinn. Cependant le ministre des finances Allemand dans un entretien au Handelsblatt mercredi, Berlin prévoit d'apporter à la Grèce 8,4 milliards d'€ de prêts garantis par l'État, à travers la banque publique Allemande KfW, courant sur une période de douze mois».

    Quelles solutions, et bien il convient d'aider la Grèce si l'on veut sauver l'Euro sans cela elle doit sortir de l'Union ce qui n'est pas honnête et pas prévu après l'avoir acceptée connaissant sa potentialité économique. L'autre possibilité est une dévaluation de l'Euro ce qui grèverait les autres pays sur leurs importations mais augmenterait leurs exportations, un Euro fort n'est pas forcement une bonne solution si un seul pays peut le soutenir, il faut être réaliste.

    Nous allons vers un éclatement de l'Union Européenne, je ne vois pas d'autre issue à terme ce qui à mains égards serait un bien pour nous.

    Revue de presse sur la crise Grecque

    Télézapping : Grèce, la petite note qui baisse, qui baisse
    envoyé par lemondefr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

  • Rien n'arrête le ridicule,

    quand il envahit la république.

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    Une Nantaise verbalisée pour conduite en niqab a médiatisé l'affaire vendredi 23/04/10. Son conjoint se retrouve au cœur de la polémique, menacé de perdre sa nationalité française pour polygamie et fraudes aux aides sociales. © TF1/LCI

    Le niqab ce voile qui ne laisse que les yeux pour voir, cela dépend de qui prétend qu'il permet de voir ou de ne pas bien voir, par ce que deux Agents en moto qui, «non influencés ?» par la polémique sur le voile intégral dont l'interdiction n'est pas encore débattue au parlement, ont jugés qu'une femme Française de 31 ans, conduisant à Nantes le 02 avril sa voiture depuis des années ne répondait pas aux conditions du code de la route d'une conduite non entravée pour des conditions de sécurité.

    Or, ce niqab permet de voir mieux qu'un casque intégral de motard qui masque autrement plus les yeux que ce voile, et de plus donnant par la visière une vue teintée contre les effets du soleil.

    Dévoilant son visage pour que les Agents puissent vérifier de son identité cette femme a présenté ses papiers. Et, comme il convient de faire en pareille situation ces Agents lui ont infligés une amende de 22 euros. Cette femme ne l'ayant pas entendu ainsi, à pris un avocat pour qui l'amende constitue une atteinte aux droits de l'homme et de la femme, affaire qui devrait être jugée par un juge de proximité. Une affaire préméditée ? Tant elle arrive à point nommé en pleine polémique sur le voile intégral ou une interdiction totale sur le territoire national est en préparation par un projet de loi malgré les recommandations juridiques du Conseil d'État. Si ce n'était pas dans les circonstances actuelles certainement, cette banale affaire ce résumerait à une simple comparution au tribunal de police.

    Cette loi d'interdiction totale du voile intégral, si elle devient effective le sera donc bien après cette affaire, qui ne restera qu'un refus de payer si tant il est prouvé que la vision avec un niqab n'est pas affectée, et que l'amende n'est pas contraire aux droits de l'homme et de la femme et qu'elle a simplement été faite par discrimination par suite de la polémique actuelle. Or, cette femme qui conduit depuis des années n'a probablement jamais eu d'accident c'est donc qu'elle voit bien ! Le jugement du tribunal risque de se retourner contre l'État qui a abusé de son pouvoir en verbalisant cette femme sur une simple appréciation de deux Agents de police qui n'avaient pas la preuve que sa vue était entravée. Sale affaire si elle venait à confirmer l'abus de la police.

    Le gouvernement voyant le piège veut se retourner contre lui, le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux s'empare de l'affaire et annonce une polygamie éventuelle de l'époux de cette femme qui aurait quatre femmes dont il aurait eu 12 enfants et de plus recevraient pour chacune d'entre elles, l'allocation de parents isolés, et crime de lèse majesté toutes porteraient le voile. Mais de ces allégations rien de certains, c'est donc de la diffamation, si elles s'avèrent erronées. Alors Brice Hortefeux en appel à son collègue Éric Besson soulignant que cet homme né à Alger et ayant acquis la nationalité Française par mariage en 1999, appartiendrait à la mouvance radicale du tabligh et vivrait en situation de polygamie. Et, Éric Besson de déclarer, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France daté du 24 avril, si ces faits sont avérés, ils sont insupportables et la justice doit être saisie. «Si une condamnation intervient, des sanctions pénales seront prononcées et j'étudierai alors avec la Garde des sceaux l'éventuelle déchéance de nationalité de cette personne», explique le ministre de l'Immigration.

    Or pour cela, il faudrait que cet homme ait épousé civilement toutes ces femmes ce qui n'est pas du tout prouvé, une sale affaire pour le gouvernement qui avance sans voir, obnubilé par son désir de porter un grand coup médiatique en instrumentalisant cette affaire pour raisons politiques.

     

    Le mari de la conductrice verbalisée en niqab déchu de la nationalité française?
    envoyé par LePostfr. - L'info internationale vidéo.

    J'ai demandé au préfet de la Loire-Atlantique de faire, sans délai, toutes les diligences utiles, auprès du parquet et des services sociaux, pour réprimer, le cas échéant, les faits de polygamie et de fraude aux aides sociales qui ont été signalés, ajoute Brice Hortefeux. Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir faire étudier les conditions dans lesquelles, «si ces faits étaient confirmés, l'intéressé pourrait être déchu de la nationalité Française», demande M. Hortefeux à M. Besson. Or déchoir de la nationalité Française n'est pas chose aisée, le Code de la nationalité dans son article 48 précise,

    L'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'État être déchu de la nationalité Française :

    1° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ;

    2° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;

    3° S'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du Code du service national ;

    4° S'il est livré au profit d'un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France ;

    5° S'il a été condamné en France ou à l'étranger pour un acte qualifié de crime par la loi Française et ayant entraîné une condamnation à une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement.

    Or les deux délits présumés contre cette personne ne sont en aucune façon cités dans ce Code, il n'y apparaît rien quand à la polygamie à moins que la polygamie soit considérée comme un crime et qu'il en aurait été condamné, et en ce qui concerne la fraude aux aides fiscales, il faudrait déchoir nombre de Français qui, avant lui ont fraudés. Sans être juriste, il est clair que ces accusations, si elles étaient avérées, ne tiennent pas la route pour déchoir d'être Français ! Par contre, elles sont passibles d'une action pénale pour les aides fiscales. Or, le 26/04 au matin le procureur de la République de Nantes, M. Ronsin, a confirmé n'être pour l'heure saisi d'aucune plainte de la part de la caisse d'allocations familiales «concernant d'éventuels soupçons de fraude».

    La naturalisation peut être annulée sur avis conforme du Conseil d'État si la décision a été obtenue par mensonge ou par fraude, selon le Code civil, dans le délai de deux ans à partir de la découverte de la fraude. Le gouvernement devrait donc prouver que l'homme, né à Alger, était déjà marié civilement au moment du mariage de 1999. Or, s'il a été marié religieusement avant sa naturalisation, en droit Français les mariages religieux ne comptent pas, il peut donc bien avoir eu 12 enfants et quatre femmes, mais une seule civilement reconnue en France. L'affaire est donc trouble, mal emmanchée juridiquement pour le gouvernement qui semble s'être emballé un peu vite, et de ce fait, prend une tournure politique. Le gouvernement dans sa précipitation a sauté a pieds joints dans la vase ou il risque de s'enfoncer, mais électoralement cette affaire peut s'avérée positive sur l'électorat du FN.

    L'UMP a réagit favorablement l'initiative du ministre de l'intérieur par la voix de Jean-François Copé sur radio J, le contraire aurait été étonnant. Pour le parti socialiste Jean-Marc Ayrault s'est interrogé sur le fait que «la situation de cet homme étant connue depuis longtemps par les services de l'État, la Caisse d'allocations familiales, que rien n'a été fait», et la réponse de Jean-François Copé est de dire, «la question n'est pas de savoir pourquoi on ne l'a pas fait avant mais quelle est la position de Jean-Marc Ayrault». Quand à Martine Aubry elle demande de ne pas alimenter la chronique de la burqa.

    Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre y va franchement saluant samedi 24 avril la démarche du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, elle exprime selon lui «la nécessaire fermeté dont notre société doit faire preuve à l'encontre de ceux qui méprisent nos règles, détournent nos procédures et profitent de manière inqualifiable de l'hospitalité Française». «La déchéance de la nationalité est une étape essentielle avant l'expulsion de cet individu, extrémiste, qui bafoue les droits des femmes sur notre sol et arnaque notre système social», fait valoir le porte-parole de l'UMP. Toujours sans preuves les hommes politiques enflamment la situation dès lors qu'ils restent impunis. Brice Hortefeux a aussi reçu le soutien de Jean-Marie Le Pen, «Les caisses sociales Françaises sont pillées littéralement par des milliers, des dizaines de milliers de gens qui profitent indûment de nos législations», ce qui est vrai mais malheureusement par beaucoup de Français, Français.

    Quand au NPA qui avait promu aux élections régionales une femme voilée trésorière du Vaucluse Ilham Moussaïd a accusé le gouvernement de «pratiquer l'amalgame» avec son projet de loi d'interdiction générale du voile intégral, et de «chercher à diviser le monde du travail en désignant comme principal bouc-émissaire les musulmans».

    Selon un sondage diffusé samedi 24 avril par Europe 1, seuls 33% des Français sont favorables à une interdiction totale du voile intégral comme le préconise le gouvernement.

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    Cette photo montre bien que la vision n'est pas entravée sur le coté.

    Tout ceci apparaît dénué de sérieux, et il aurait été préférable de se renseigner avant cette médiatisation pour en effet condamner cet homme qui, par l'intermédiaire de ses maîtresses semble abuser de nos conditions sociales, faire 12 enfants sur plusieurs femmes et toucher l'allocation de parents isolés sur trois d'entre elles constitue un abus qui, s'il peut être est permit dans les textes doivent être supprimé. Il est évident que le gouvernement a voulu faire une action politique qui finalement risque de le discrédité par son manque de sérieux.

    Il est bien évident que la stigmatisation de ce fait divers à travers la succession du voile intégral ne peut, en outre, plaire aux musulmans qui trouvent la ficelle un peu grosse, alors que le mitraillage de leur mosquée à Nice n'a pas eu le même traitement médiatique, il y a dissymétrie. Ce gouvernement ne recule devant rien alors qu'il y a des choses bien plus importantes à faire, on ne pouvait pas avoir pire.

  • Clichy-sous-Bois encore,

    témoignage

    «Moi, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte»

     

    Ce n'est pas le premier article que j'aie produit sur cette citée tant elle représente la misère de nos banlieues, d'ailleurs, dernièrement, j'ai écrit à Luc Bronner journaliste du Monde.fr un message sur un de ses articles concernant l'abstention, «l'abstention en banlieue plus grave que les émeutes». Cet article porte sur Clichy-sous-Bois que je connais un peu, mon épouse a habité jusqu'à notre mariage à Livry-Gargan, c'est juste en dessous, ce n'est pas loin non plus de l'hôpital de Montfermeil ou je suis allé de nombreuses fois, tout ça est en Seine-Saint-Denis l'un des départements des plus pauvres de France ou sont mêlés toutes sortes de communautés dont les plus malheureuses se retrouvent à Clichy-sous-Bois, la honte de notre république.

    Voici le message :

    Votre analyse que j'approuve transpire une réalité, celle de ces habitants qui se sentent en dehors de la vie nationale, rejetés en dehors des centres ville comme pour ne plus les connaître et les voir, les ignorer en quelque sorte. L'exemple de Clichy-sous-Bois et caractéristique, perché sur une hauteur à partir de Livry-Gargan, on a l'impression lorsque l'on monte la cote de sortir de la civilisation pour rentrer dans un autre monde, celui des HLM tagués resplendissants de misère. Que l'abstention soit forte n'est qu'une traduction de ce rejet. Pourquoi un pauvre de ces banlieues irait voter pour un candidat qui gagnera plusieurs milliers d'euros par mois et qui sera incapable de lui apporter, non pas de l'argent mais de l'espoir, car ces gens n'ont pas d'espoir de vie. Sans travail, c'est une existence misérable et comment en avoir lorsque l'on habite dans ces banlieues, l'évocation de son seul domicile suffit à vous éliminer indépendamment du langage qui bien souvent n'est pas très riche, malgré la compétence associée à la volonté de ces habitants de travailler.

    Clichy-sous-Bois est au bout du monde, et c'est vrai à 15 km de Paris il faut plus d'une heure et demi pour s'y rendre, bus et RER.

    J'ai écrit un article sur mon blog intitulé "Clichy-sous-Bois" ici : http://anidom.blog.lemonde.fr/2008/11/01/75-clichy-sous-bois/ , et sur "les abstentions la fin de la démocratie" ici : http://anidom.blog.lemonde.fr/2010/03/24/les-abstentions-la-fin-de-la-democratie/.

    L'article que je présente est le témoignage du maire de Clichy-sous bois Claude Dilain 61 ans, est un maire inquiet et en colère. L'élu socialiste de Clichy-sous-Bois, 30 000 habitants, la commune de Seine-Saint-Denis mondialement connue pour avoir été l'épicentre des émeutes de l'automne 2005, ne cache pas ses craintes face à la ghettoïsation de la société Française. Maire depuis 1995, réélu au premier tour en 2008, il a vu défiler un nombre incalculable de ministres, de parlementaires, d'experts internationaux, de sociologues, de journalistes, venus s'informer sur les causes de la «crise des banlieues». A tous, il fait visiter sa ville et ses quartiers, convaincu de la nécessité de faire connaître la gravité de la crise sociale et urbaine, soucieux aussi de faire exister les banlieues dans l'agenda politique et médiatique pour espérer obtenir une action plus volontariste.

    Pédiatre de formation, Claude Dilain, qui continue d'exercer quatre demi-journées par semaine dans sa ville, se désole de l'insuffisance et de la lenteur des politiques publiques en faveur des banlieues populaires. De l'indifférence de la société vis-à-vis des cités sensibles. Un manque d'intérêt auquel le président de l'association Ville et banlieue donne une explication sociologique, suivant les travaux de l'économiste Eric Maurin, auteur du Ghetto Français (Le Seuil, 2004), il est convaincu que la concentration des populations pauvres et immigrées dans certaines villes, certains quartiers, arrange la société, en particulier les classes moyennes et favorisées, qui évitent ainsi d'avoir à cohabiter, et à scolariser leurs enfants, avec des populations plus fragiles.

    Luc Bronner.

    Voici l'article du Monde.fr paru le 11 avril 2010.

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    Le quartier du Chêne Pointu à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en janvier 2010. CAMILLE MILLERAND POUR  «LE MONDE».

    Le premier édile de l'une des communes les plus pauvres de France lance un cri d'alarme sur une réalité encore trop dédaignée par les pouvoirs publics.

    Lundi 29 mars 2010, nouvelle semaine banale à Clichy-sous-Bois, ville dont je suis le maire depuis 1995. Avec Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, la ville voisine, nous accueillons une délégation de parlementaires dans le cadre d'une «mission d'évaluation des politiques publiques dans les quartiers en difficulté». Démarche logique, notre territoire, parmi les plus pauvres de France, est éligible à tous les dispositifs mis en place depuis des dizaines d'années. Il incarne la «politique de la ville», une des politiques publiques les plus évaluées, les plus remises en question aussi, sans doute parce qu'elle n'a pas réussi, seule, à enrayer la ghettoïsation de nos quartiers. Lors de cette journée, je veux faire connaître la réalité méconnue de Clichy-sous-Bois, commune enclavée à 15 km de Paris.

    Je souhaite aussi que les dizaines de personnes qui s'investissent au quotidien dans les associations, dans les écoles ou dans l'immense projet de rénovation urbaine puissent témoigner. Enfin, je souhaite faire passer un message essentiel, la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut niveau de l'État par un premier ministre capable de mobiliser tous les ministères, ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles, quelle que soit la volonté affichée par les ministres ou secrétaires d'État successifs.

    9 heures. Les parlementaires sont à peine arrivés que je suis alerté par une élue municipale, habitante du quartier du Chêne-Pointu, un local technique, squatté par des jeunes, a brûlé à  «Mermoz», l'une des barres de cette immense copropriété dégradée du centre-ville. Le feu a été assez vite circonscrit par les pompiers mais les fumées toxiques ont eu le temps de progresser jusqu'au 10ème étage. Par miracle, il n'y a pas eu de victimes graves. Je quitte les parlementaires et me rends sur place. Je découvre un hall dévasté. Jusqu'au dernier étage, la cage d'escalier est noire de suie et dans l'obscurité, les câbles électriques ayant brûlé. Nous montons les étages à la lumière de nos téléphones portables et briquets.

    Inutile de dire que nous ne prenons pas l'ascenseur puisqu'il est en panne depuis des mois, comme la plupart des ascenseurs de cette copropriété de 1 500 logements. Au 4e étage, nous visitons le logement d'un «marchand de sommeil». Nous y rencontrons trois familles dans un trois-pièces dans un état effarant. L'un des enfants est hospitalisé avec sa maman. Les familles, Africaines, avec enfants en bas âge, paient 420 € de loyer par mois pour une chambre de 10-15 m2. La famille qui occupe le salon paie 700 € par mois. Le business du sommeil est rentable. Le père, en situation régulière, travaille en France depuis onze ans. Il me montre les quelques feuilles volantes, écrites à la main, qui lui servent de reçus pour le paiement de ses loyers. Aucune de ces familles n'a de bail. Elles partagent la cuisine, une salle de bains. Plusieurs fenêtres sont brisées, les murs sont noirs d'humidité. Cas isolé ? Non. Ce logement vient d'être acheté par un nouveau marchand de sommeil après avoir été mis en vente par l'administrateur judiciaire de la copropriété parce que le propriétaire précédent ne payait plus ses charges.

    Dans ma commune, ce sont des centaines de logements qui appartiennent ainsi à ces profiteurs de la misère. En toute impunité, ou presque. J'invite les parlementaires, accompagnés du sous-préfet, à venir voir cette réalité. Nous nous retrouvons donc à grimper avec des lampes de poche dans les étages. Nouvelle visite de logement au 4e étage et rencontre hallucinante dans la cage d'escalier, noir complet, avec de nombreux voisins descendus ou montés pour l'occasion, venus crier une nouvelle fois leur désespoir, devant cette arrivée impromptue de représentants de la mairie, de l'Assemblée nationale et de l'État... Des pères et mères de famille que nous connaissons bien à la mairie pour les avoir reçus à maintes reprises pendant l'hiver pour des problèmes récurrents de chauffage collectif et d'ascenseurs. Je sais hélas que nous les reverrons bientôt car ces problèmes ne sont pas résolus à ce jour. Il faudra évidemment y ajouter la cage d'escalier incendiée, qui attendra probablement des mois avant d'être rénovée, à moins que les habitants eux-mêmes ne décident de la repeindre par leurs propres moyens. Cette scène, dans une cage d'escalier étroite, à la seule lumière des lampes de poche, prend des allures surréalistes.

    Des personnes arrivent, toujours plus nombreuses, du dessus, du dessous... Dans ce capharnaüm, une femme monte lentement et silencieusement l'escalier, elle est pliée en deux, sous le poids d'un caddie plein, qu'elle porte avec une lanière sur le front. Elle habite au 8e étage. Nous sommes à 15 km de Paris, est-ce possible ? Dehors, une trentaine de jeunes sont venus voir le maire et ces «politiques qui ne font rien». Les parlementaires et les policiers qui nous accompagnent ne sont pas très à l'aise. Il faut dire que la semaine dernière un de leurs collègues a reçu, ici même, un projectile sur la tête, dix points de suture. Les jeunes comparent le Chêne-Pointu aux favelas.

    En tant qu'élu républicain, je ne peux me résigner à cette comparaison et j'évoque, devant eux, les «plans de sauvegarde» signés en janvier dernier, qui doivent nous permettre enfin de financer les travaux d'urgence et des équipes de travailleurs sociaux chargés d'accompagner les familles, dont 70 %, oui vous avez bien lu, 70 %,  vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ces explications ne convainquent pas les jeunes. Elles ne me satisfont pas non plus en réalité. Depuis des années, j'alerte les différents ministres compétents, les préfets, le conseil général, le conseil régional, j'ai été jusqu'à l'Élysée pour parler de la situation de ces copropriétés devenues des «bidonvilles verticaux», portes d'entrée en Ile-de-France de nombreuses familles immigrées, de plus en plus précaires, qui viennent se loger à Clichy-sous-Bois faute de trouver un logement social accessible ailleurs.

    Les habitants aussi manifestent et crient régulièrement leur colère et leur impuissance à la mairie, à la sous-préfecture. Sans succès. Les travaux promis depuis des mois n'ont toujours pas pu démarrer faute de notification de certaines subventions publiques, toujours en attente. Un autre scandale parmi tant d'autres. Mais je sais surtout que les financements obtenus sont de toute façon largement insuffisants pour trouver une réponse globale. Je sais qu'il nous faudra innover, racheter en masse les logements des marchands de sommeil et ceux des propriétaires qui ne peuvent plus faire face aux charges collectives, mais aussi faire évoluer les législations sur les copropriétés dégradées.

    Je sais que sans une volonté politique forte, sans un travail étroit de construction avec les partenaires compétents et les habitants de ces copropriétés, toute intervention sera vouée à l'échec et nous resterons dans l'impasse. La scène que je vous ai décrite n'a, hélas, rien d'exceptionnel et n'a mérité qu'une brève dans les pages locales du Parisien. De même, le policier blessé la semaine dernière au Chêne-Pointu n'a pas mérité de faire partie de l'actualité. De tels événements font partie de notre quotidien et continuent à se produire très régulièrement dans ma commune. Qu'attendons-nous ? De nouvelles émeutes ? Que la «Cocotte-Minute» explose ?

    Aux dernières élections régionales, le taux de participation aux élections a été très faible à Clichy. Mais comment reprocher aux électeurs Clichois de se désintéresser d'élections pour des institutions dont ils se sentent exclus, sur ce territoire abandonné de la République ? J'espère que les députés et représentants de l'État, témoins de cette journée ordinaire dans ma ville, seront porteurs de cette réalité au plus haut niveau de l'État. Parce qu'aujourd'hui, moi, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte d'être le représentant impuissant de la République Française.

    Post-scriptum : une réunion sur le «plan de sauvegarde» du Chêne-Pointu devait avoir lieu vendredi 9 avril. Elle a été annulée au dernier moment, la plupart des représentants institutionnels n'ayant pas pu se rendre disponibles.

    © Le Monde.

    Cette situation ne fait pas la Une des médias, elle n'est pas vendeuse comme les rumeurs sur le couple présidentiel qui sont reprises par tous.

     

    La rumeur, suite et fin ?
    envoyé par franceinter. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.

    Comment dans un pays riche comme le notre, nous puissions avoir une telle misère qui est condamnable pour non assistance à personnes en danger.

    Clichy-sous-Bois n'a pas changé depuis les émeutes du 27 octobre 2005 en fin d'après-midi, une dizaine de Clichois reviennent à pied du stade Marcel-Vincent de Livry-Gargan, où ils ont passé l’après-midi à jouer au football. En chemin, ils passent à proximité d’un grand chantier de construction. Un riverain signale par un appel téléphonique une tentative de vol sur une baraque du chantier au commissariat de Livry-Gargan. Celui-ci dépêche un véhicule de la brigade anti-criminalité. La police nationale essaye ainsi d’interpeller six jeunes individus, dont quatre très rapidement dans le parc Vincent Auriol. Deux autres dans le cimetière qui jouxte le poste de transformation EDF où se sont réfugiés trois autres fuyards, Bouna Traoré (15 ans), Zyed Benna (17 ans), et Muhittin Altun (17 ans), qui prennent alors la fuite.

    Cherchant à se cacher dans un transformateur, Bouna Traoré (15 ans), Zyed Benna (17 ans) meurent par électrocution dans l'enceinte d'un poste source électrique. Le troisième, Muhittin Altun, est grièvement brûlé, mais parvient à regagner le quartier. D'après les enregistrements des conversations radio, un gardien de la paix présent sur place, dit trois fois à ses collègues qu'il a vu les jeunes se diriger vers l'installation électrique et lance, «S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau».

    Une procédure judiciaire est en cours suite à la plainte déposée par les parents des jeunes. Deux policiers ont été mis en examen en février 2007. Le 27 octobre 2007, à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort des deux jeunes, le père de Benna a déclaré selon le Nouvel Observateur : «L'affaire prend du retard (...), il faut que ça avance et que les policiers soient jugés».

    Des voyous ces jeunes peut-être des pauvres enfants surement qui ont payés de leur vie l'éducation qu'ils n'ont pas reçue. Vivre en bandes pour eux est une façon d'exister, moi aussi lors de l'occupation Allemande de 40-44 j'étais en bande et j'allais dans les carrières des «Buttes à Morel» de Montreuil-sous-Bois. Ces Buttes truffées de carrières dangereuses permettaient de nous retrouver pour discuter et se battre avec d'autres bandes, mais rien de bien méchant, nous n'avions pas autre chose à faire. Nous en sommes sortis par ce que nous avions du travail, tous mes copains les plus voyous si l'on peut dire sont devenus des gens respectables malgré le peu d'éducation reçue. Il y avait une discipline qui nous unissait, celle de la misère, tous pareils nous étions. Seulement à 14 ans on trouvait du travail et l'engrenage potentiel du voyou était rompu ce qui n'existe pas aujourd'hui. La misère de l'occupation nous rapprochait de nos parents par ce qu'il fallait vivre, ce qui pour les miens n'était pas évident. Nous ne sommes plus dans ce contexte, notre monde a changé, les moyens de communications ont tout transformé, et montrent le fossé qui sépare ceux d'en haut de ceux d'en bas, c'est tout le problème, on n'accepte plus ce que nous acceptions de rester bien sage dans notre monde.

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