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  • Comment faire pour écarter Ségolène ?

    Des pactes entre ténors une autre forme du TSS ?

     

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    Guillaume Paumier – Flickr/Wikimedia commons - cc, document copié sur Marianne 2.fr

    Les deux rivales dont l'une veut supplanter l'autre. Deux visages et deux volontés, l'un plus gaullien «bling-bling», et l'autre plus doux, mais toutes deux aussi déterminées. L'une à déjà essayé l'autre pas et toutes deux ne sont pas encore en lice pour 2012. La presse privilégie la plus douce, plus à gauche d'apparence en lui donnant selon les sondages 52 % contre 48 % à Sarkozy. Quant à la seconde d'expression plus volontaire, est loin derrière, mais l'est-elle vraiment ? Le score de 61 % fait aux élections régionales montre qu'elle n'est pas rejetée comme d'aucuns pourraient le penser voire le souhaitent. Dans une région séculairement de droite faire ce score après le premier en 2004 qui l'a porté présidente du Poitou-Charentes est une prouesse reléguant son principal adversaire Dominique Bussereau ministre des transports à plus de 20 points, malgré le forcing de la droite orchestré par Sarkozy. De plus, elle a réussit au second tour de bénéficier du sursaut des abstentionnistes en ayant eu un report de voix important sur son nom réussissant à contenir le FN voir ici. Certes, ce n'est pas le meilleur score fait par les présidents sortants du PS, en Midi-Pyrénées Martin Malvy fait 67,8 %, historique, mais il ne ternit pas celui de Ségolène, la région Midi-Pyrénées, n'est pas celle du Poitou-Charentes.

    Ce score comme d'aucuns pourraient le penser lui donne un nouvel élan national d'autant plus qu'il a été acquit par une démarche novatrice contre tous les appareils politiques en rassemblant au premier tour des écologistes, des centristes du Modem, la société civile voire des communistes, ce qui démontre à ceux qui mettent en doute ses compétences qu'elle est pugnace cette Ségolène, n'ayant pas hésité à leur faire de la place sur sa liste. Elle jouait gros, battue elle n'existait plus, elle a prit ce risque d'avoir contre elle les appareils des partis. A-t-elle eu raison, oui, puisqu'elle a osé en faisant preuve d'audace, d'autant que l'on sait bien qu'il vaut mieux faire alliance au premier tour qu'au second c'est plus clair et moins combinard.

    Elle devient ainsi une réelle change pour la France comme l'écrit dans Marianne 2. fr Alain Jules dans son article «Aubry veut-elle éliminer Royal en 2012 ?»

    Qui pourrait en douter ? Si ce n'est pas forcement elle, ses autres compagnons très probablement, eu égard aux fraudes lors de la désignation du poste de secrétaire général, ils aimeraient la voir au diable.

    C'est étonnant, de lire un article qui fait l'éloge de Ségolène Royal et de déclarer que le PS veut passer outre les primaires ? Il enchaine, les cadres imaginent donc de se réunir entre eux pour désigner un candidat unique d'où, ces pactes bidons de non agression plutôt que le TSS. On fait donc des accords avant primaires tendant à dégager un consensus c'est à dire une coalition mais est-ce bien réaliste ? Ce sont déjà déclarés François Hollande qui souhaite qu'elles soient le plutôt possible et Manuel Valls y pense, il serait étonnant qu'ils marchent dans la combine. Et puis, le PS n'est pas seul, les écologistes ont leur mot ainsi que le front de gauche sachant qu'un candidat de gauche se doit de faire un programme qui aurait l'assentiment de ces forces politiques. Un tel scénario conduirait à une explosion du PS entrainant sa perte, sachant que ses adhérents et sympathisants attendent cette primaire pour désigner leur candidat. Or, faire un programme avec Ségolène Royal, c'est s'exposer à des arguments d'ouverture qu'ils ont déjà rejetés, cela ne va pas être simple, elle sait ce qu'elle veut et la menace de partir seule au combat est présente !

    Quand aux deux autres Hollande et Valls leur prise de position sur les retraites par l'allongement de la durée de cotisation sous certaines conditions risque de conduire à des jours sombres au PS. «Le rôle de la gauche n'est pas de nier les changements démographiques, ni cacher l'ampleur des déficits» a déclaré Manuel Valls dans un entretien au Monde, appelant les socialistes à un pacte national.

    Selon Alain Jules ce pays a besoin d'une vraie thérapie féminine et ce n'est pas Martine Aubry qui peut conduire cette mission, mais plutôt celle qui sort renforcée du scrutin des régionales. En effet, se sont les présidents de régions qui ont été au feu et non la première secrétaire du PS, même si elle les a soutenus par ses déplacements sauf en Poitou-Charentes qui ont été refusés.

    Il est donc paradoxal que ce soit Martine Aubry qui soit encensée par la presse. Ségolène bouscule les clivages, elle apporte une modernité politique dans ce pays rongé par les oppositions séculaires ou chacun veut montrer sa force pour dominer l'autre, et de plus elle a des idées. Une vision futuriste de la politique par l'échange et la concession sachant que l'on ne peut gouverner seul et que l'on a besoin de toutes les idées et bonnes volontés dès lors qu'elles conduisent au même but sans dogmatisme.

    Une femme présidente avouez que cela changerait de Sarkozy, quel bouleversement enfin, ne sont-elles pas majoritaires dans ce pays ! Quel espoir pour la France, c'est une femme droite ferme sur ses jambes, à l'aise dans son temps, grande par ses origines familiales et son parcours et sans compromission. La France n'aurait-elle pas une autre allure que celle de notre président à la démarche d'un déménageur ?

  • Villepin ça y est c'est parti,

     

    il lance son mouvement politique.

     

    Ce n'est pas encore fait, ce sera le 19 juin à la Saint Romuald la veille de la fête des mères.

    Saint Romuald fut un ermite du XIème siècle qui fonda l'ordre des Camaldules en 1012 à Camaldoli dans la haute vallée de l'Arno en Toscane sous le règne de Saint Benoit. Il naquit en 951 dans la famille des Honesti, ducs de Ravenne et grandit dans le confort oriental, le goût des plaisirs, la vie facile de son milieu aristocrate. Profondément troublé par le meurtre d'un parent commis en duel par son père, le duc Serge de Ravenne, il se retira du monde pour faire pénitence en son nom. Il prit l'habit bénédictin dans le monastère d'Apollinaire-in-Classe où il resta pendant trois ans. Là, des religieux jaloux de sa conduire exemplaire complotèrent de le faire mourir. Averti par un des complices, il se retira dans la solitude, non loin de Venise, auprès d'un ermite nommé Marin et y passa trois ans. Comme il l’avait prédit vingt ans plus tôt à ses frères, il vint mourir au monastère de Val di Castro le 19 juin 1027. Son tombeau, où son corps était resté intact, attira les pèlerins et des miracles s'y produisirent. Romuald fut canonisé en 1595 par le pape Clément VIII.

    Bien que Villepin ne soit pas un ermite mais plutôt un aristocrate cette sainte évocation du jour de la naissance de son parti pourrait-elle être porteuse d'espoir pour lui ?

    Il se positionne à droite pour 2012 pour faire barrage à Sarkozy, c'est évident, les élections régionales lui ont donné, conséquence de l'affaiblissement de son rival et de la grogne d'une partie de la droite, le courage qu'il n'avait jamais osé, affronter le suffrage populaire. C'est un parti indépendant et libre qu'il envisage de former qui ne s'inscrit pas dans l'orbite UMP, on n'en attendait pas moins. Pour mémoire, nous avons eu sous la quatrième république le Centre national des indépendants et paysans CNI fondé le 06 janvier 1949 dont la figure emblématique fut Antoine Pinay. C'était un courant de droite classique hostile aux partis de gauche SFIO, PCF, et du centre MRP. Son parti sera-t-il ressemblant au CNI, sera-t-il aussi à droite que lui ? S'il veut glaner large il lui faudra un peu de gauche genre Modem. Il entend rassembler toutes les bonnes volontés a-t-il déclaré dans sa conférence de presse.

    Il s'est lancé dans un réquisitoire accablant contre la politique et les réformes tous azimuts de son pire ennemi le président de la république. N'étant pas encore libéré de l'affaire Clearstream puisque le procureur de la république Jean-Claude Marin avait annoncé que le parquet a fait appel de la relaxe du 26 janvier 2010, il ferait bien d'être prudent, le jugement devrait intervenir en fin d'année.

    La politique du rabot n'est jamais en ce qui concerne l'État une bonne politique.

    «J'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose», a déclaré Villepin. «Servir la République, servir la France, c'est pour moi la clé de l'engagement politique», a-t-il assuré, critiquant au passage la politique du gouvernement à l'égard de la fonction publique. Aurait-il des accents de gauche ? Mal à l'aise dans la politique menée par la majorité aujourd'hui, alors que c'est la suite de celle qu'il a menée ! Dans ces sous-sols du press club situé dans le 15ème arrondissement, il mène la charge.

    A ses yeux, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite «ce n'est pas efficace». «Soyons cohérents, il faut faire des efforts mais il faut faire des choix. La politique du rabot n'est jamais, en ce qui concerne l'État, une bonne politique», a-t-il ajouté. «Est-ce que les Français veulent moins d'infirmières, moins d'enseignants, moins de policiers ?» s'est-il interrogé, mais serait-il devenu de gauche ? Ce quinquennat aurait dû être celui de la justice sociale, elle devrait en être l'acte fondateur ! «On ne peut pas accepter de vivre dans un pays où des situations d'inégalité et d'injustice atteignent un tel niveau, et c'est pour cela que je suis mal à l'aise dans la politique qui est menée par la majorité», a-t-il déclaré, ajoutant : «Nous ne pouvons pas différer la réponse».

    Et puis, «Le débat sur l'identité nationale a montré qu'on pouvait jouer avec tout, on ne joue pas avec la nation», a estimé M. Villepin, qui a parlé de «politique de réformes éparpillées» et dénonce un paysage politique où «tout devient division, clivage. On pense qu'on va gagner comme cela ? Mais la France, ce n'est pas ça !».«Distribution de milliards, réformes à contretemps, politique en accordéon» où «on appuie sur la touche burqa... Et hop ! Polémique...». Critiquant aussi le bouclier fiscal que l'on devrait suspendre, il propose l'augmentation de la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu, à 45 % «et une surcote pour l'impôt des plus grandes sociétés, de 10 % à 15%». Il égratigne la réforme pénale à venir, «Soyons cohérents, il faut faire des efforts mais il faut faire des choix. «En politique, c'est peut-être moins payant de faire dans la nuance, mais il faut être capable de faire des analyses nuancées. Nous devons être soucieux de la meilleure organisation de la fonction publique, mais en même temps, nous devons être responsables».

    «Avec tous ceux qui nous rejoindrons, nous porterons sur les fonts baptismaux ce mouvement politique le 19 juin à Paris avec le souci d'apporter une contribution tout au long de ces prochains mois, de ces deux prochaines années, et le souci de défendre le moment venu nos idées et notre projet». Un projet «rassembleur», qui sera «basé sur les réseaux», car «quand on n'a pas d'argent, il faut compenser par des idées».

    A-t-on, jamais entendu pareille charge pour un homme de droite sur un gouvernement de droite qui est la continuité du sien ? Il est vrai, que s'il veut se démarquer de Sarkozy, on ne voit pas comment il pourrait le faire avec d'autres arguments ? Bien entendu dans les rangs de la majorité non Villipinistes c'était sans appel «Je ne crois ni au discours, ni à l'homme», a réagi Pierre Méhaignerie, UMP, président de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée, il n'est pas pris au sérieux. Il faut reconnaître qu'il a fait des grosses bourdes qui devraient ralentir son ardeur voir l'article présidentielles 2012 suite 5.

    Avec le Front national, son parti créera une brèche dans l'UMP ce qui devrait réjouir la gauche, diviser pour mieux régner, bien qu'elle n'y soit pour rien. Il se revendique gaulliste et veut comme François Bayrou être au dessus des partis droite gauche. N'ayant pas une structure de parti comme l'UMP ou le PS, il ne peut compter que sur une percée médiatique lors de la présidentielle. L'hégémonie de la droite au premier tour des élections risque d'en pâtir, mais quelle importance, les Villepinistes ne peuvent être majoritaires au point de passer devant l'UMP, en autres termes, au second tour, ils rejoindront ses rangs.

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    Le regard de Plantu.

  • Une belle occasion de manquée,

    Nicolas Sarkozy accentue sa politique vers....

     

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    Ouest France.fr 25/03/10

    Une belle occasion de manquée d'infléchir sa politique vers ceux qui ont exprimé par leur vote du 24 mars une désapprobation de la politique conduite qui met à mal, et on ne peut le nier, bons nombre de Français bien que dans ce vote, tous n'exprimaient pas la même chose. Il y avait des incompatibilités, entre les médecins libéraux, les agriculteurs, les avocats, les fonctionnaires, et le peuple d'en bas, et puis, il faut le reconnaître un fort taux d'abstention. Tout cela ne fait pas une politique, mais montre néanmoins une rébellion générale à la politique suivie. Mais plus que tout, c'est la séparation de l'extrême droite du vote UMP qui lui fait le plus de mal, et là, les choses sont graves pour le président, il risque lors de la prochaine présidentielle de la perdre que ce soit d'ailleurs lui ou un autre.

    L'image ci-dessus traduit bien cette orientation vers l'extrême droite. On le sentait déjà à la cérémonie des obsèques nationales à Melun du brigadier Jean-Serge Nérin tué par un commando de l'ETA à Dammary-les-Lys.


    La question, est pourquoi un tel faste, il ne change rien à la douleur de la famille et des Français ? Mais, ce crime n'a rien à voir avec la délinquance il a à voir avec une organisation terroriste qui existe depuis des dizaines années. Alors, l'occasion était belle après cette défaite historique aux régionales de montrer la volonté présidentielle d'éradiquer la violence et la délinquance, nous n'en doutons pas, mais dans ces conditions on ne supprime pas des forces de police, d'ailleurs n'avons nous pas vu des policiers tourner le dos au président lors de son allocution !

    Nicolas Sarkozy s'est exprimé le 24 mars après le conseil des ministres sur les élections pour nous annoncer qu'il avait attendu le message des Français, nous n'en doutons pas, et il comprend notre impatience mais sur quoi ? Ce qui est somme toute réconfortant c'est qu'il donne ainsi une dimension nationale à ces élections alors que les arguments des personnalités UMP le soir des résultats étaient plutôt élections régionales conséquences régionales, décidemment quelque chose s'est passé.

    Nicolas Sarkozy à la reconquête de l'électorat perdu

    LEMONDE.FR | 24.03.10

    «Vous avez exprimé ce que vous ressentiez dans le contexte de la crise économique, financière et agricole, qui rend si dure la vie quotidienne de tant d'entre vous, mon devoir est de l'entendre», bien mais aussi de le comprendre. Rappelant qu'il a été élu pour sortir le pays de l'immobilisme, «Ces réformes ont pu bousculer bien des habitudes, faire naître des inquiétudes et des angoisses», pas du tout. Notre président n'a pas tout compris, ce n'est pas les réformes que nous condamnons mais leur injustice car dogmatiques qui privent l'État d'argent qui aurait permis de faire face à cette crise sans accroître notre déficit et notre dette.

    Cette crise aurait masqué le bienfait des réformes difficile à croire, nous avions déjà un pouvoir d'achat en berne, les heures supplémentaires défiscalisées de la loi Tepa, travail, emploi, pouvoir d'achat, qui mettaient à mal notre sécurité sociale par l'allègement des cotisations sociales salariés et employeurs, mais aussi privaient l'État de revenus fiscaux. Par ailleurs ce n'est pas une loi qui crée de l'emploi mais des commandes, c'est à dire l'augmentation de la demande par la croissance. Or cette loi, outre ce qui vient d'être écrit ne réduit pas le chômage qu'il convient de financer, c'est donc tout le contraire d'une bonne loi. Elle à la vertu d'être libérale et forcement dogmatique.

    Le président continuera les réformes, «pas de changement de cap», «rien ne serait pire», «arrêter maintenant serait ruiner les efforts accomplis pour les deux années à venir» alors il énumère l'emploi, la recherche, l'innovation, l'université, l'agriculture, la sécurité. Et il donne, vu la grogne, de la majorité de ses députés, une ouverture sur la taxe carbone en la subordonnant à une application Européenne. C'est la seule ouverture, imposée, par ce qu'elle affaiblissait, par la taxe, la trésorerie des entreprises, tout en permettant au gouvernement de sortir du piège qu'il s'était fait, mais aussi de ne pas créer un impôt supplémentaire aux Français qui n'en n'ont pas besoin. La première qui a montré son abération fut Ségolène Royal, il faut lui rendre son bien,  la trouvant fondamentalement injuste, préservant les gros pollueurs, et par ce qu'elle taxait ceux qui ne pouvaient faire autrement n'ayant pas d'autres moyens de transport que de se déplacer en voiture. Avec cet impôt politique Nicolas Sarkozy s'appropriait, en plus, un souhait des écologistes pour raison électorale ce qui n'a pas fonctionné. La gauche, pour la même raison politique, souhaitait cette taxe faisant fi de son injustice.

    Quand à l'emploi, on ne voit pas comment il pourrait reprendre les entreprises ont dégraissé leurs effectifs des salariés qu'ils ne souhaitaient pas, et ceux qui seraient embauchés, s'ils le sont et si travail reprend, le seront qu'en CDD, c'est à dire en travail précaire payé au minimum, à condition que les entreprises ne se jettent sur les heures supplémentaires défiscalisées. Pour l'agriculture on ne voit pas en quoi les réformes pourraient améliorer la condition des agriculteurs, cette condition dépend essentiellement de l'Europe, c'est à dire de la liberté d'acheter ailleurs à des coûts moindres. C'est le même problème que pour l'industrie soumise aux délocalisations. Quand à la sécurité la réduction des effectifs ne peut qu'accroître l'insécurité, ce que tout le monde peut comprendre, et ce n'est pas les systèmes vidéos dans les rues, mêmes s'ils sont une aide, qui remplaceront la police. Il ne se passe pas une seule journée que la sécurité n'ait été une priorité du gouvernement, chaque année sont supprimés 3.000 emplois policiers et gendarmes. Quand à l'immigration elle n'aurait pas été un seul instant à, l'ordre du jour dans les faits, Marianne 2 .

    L'ouverture à gauche tant décriée par sa majorité «Je me suis engagé à ce que tous les leviers de l'État ne soient pas confisqués par un seul parti. C'est ma responsabilité de veiller à la pluralité des opinions». C'est bien mais dans les faits elle n'apporte rien quand à la politique menée qui dépend de lui même. Pour les retraites, il ne passera pas en force, bien, mais que peut-il accorder aux longues carrières, à la pénibilité du travail, attendons.

    Deux points qui font de l'effet à l'électorat de droite, c'est la revendication des médecins libéraux et la burqa. Les médecins libéraux réclament depuis longtemps pour les généralistes que la consultation à 22 € passe à 23 €. Une concertation est envisagée, mais il ne fait aucun doute qu'ils auront gain de cause sur le dos des assurés sociaux moyennant quelques recommandations comme pour la TVA réduite. Quand à la burqa, contraire à la dignité de la femme, c'est la revendication de Jean-François Copé faire une loi comme si c'était l'expression de vote des Français.

    La grogne des sympathisants UMP et des élus ont eu raison de la politique menée les réactions ont été violentes. C’est l’ancien premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin qui a «ouvert le feu» dès les résultats connus évoquant un «Printemps à l’envers». Le sénateur en tire plusieurs réflexions, pointant le rythme des réformes, «Moins de réformes et plus de changements» tel est, pour moi, la demande principale des électeurs. Les résultats des réformes ne sont pas perçus alors que le rythme des réformes génère une certaine anxiété» …mais aussi l’ouverture, «le Président a raison de dire que l’ouverture a une vocation apaisante. Mais tout est question de mesure… même l’ouverture» …ou encore la dispersion du président de la République, «Le Président de la République est l’homme en charge de l’essentiel» disait le Général de Gaulle, c’est de lui que doivent, maintenant, venir les initiatives nécessaires à la réussite de son quinquennat, pour la France et les Français. Pour se refaire, l’ancien premier Ministre appelle l’UMP à bâtir un nouveau projet «plus démocratique, davantage pluraliste, plus libre vis à vis du gouvernement. Le redressement des finances publiques est aussi une condition du retour de la confiance» tiré de Marianne 2.

    La turbulence crée par ses élections n'a pas fini d'ébranler l'UMP qui voit en François Fillon le successeur à Sarkozy, ce qu'il ne peut accepter, lui interdisant l'interview au journal de 20 heures sur TF1 le 24 mars, il n'y en qu'un qui parle lui aurait-il déclaré.

    L'allocution du président de la république.

     

    Evénement - Discours de Nicolas Sarkozy
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