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  • Les 35 heures,

    que sont-elles devenues ?

     

    Mises en place par Martine Aubry sous le gouvernement Jospin à partir de l'année 2000 par deux fois votées en 1998 et 2000 avec une période d'adaptation de deux années, cette loi fixait la durée du travail à 35 heures par semaine au lieu de 39 heures précédemment sur une base de 1600 heures en moyenne annuelle ce qui permettait une souplesse d'adaptation du travail en fonction de la charge de l'entreprise, c'était tout simplement l'annualisation tant souhaitée avec à propos par le patronat il faut avoir conscience des réalités.

    La fixation de la durée du temps de travail hebdomadaire s'est toujours inscrite dans le cadre d'une limitation permettant aux salariés d'avoir au moins deux jours de repos par semaine avec le dimanche. Avant 1936 il n'était pas rare que des salariés travaillaient tous les jours de la semaine, c'était une condition d'asservissement de la classe ouvrière, nommée ainsi à l'époque, au profit du patronat les seigneurs, rappelez-vous Germinal. C'était la porte pour les récalcitrants, mais pour vivre avec des salaires misérables les salariés ne pouvaient que s'incliner. En 1848 la durée hebdomadaire du travail était de 48 heures. Ces conditions sociales ont conduit aux grèves de 1936 du Front populaire sous le gouvernement de Léon Blum premier gouvernement socialiste qui a légalisé la semaine de 40 heures, 8 heures journalières, et les premiers congés payés, une avancée considérable pour l'époque.

    La réduction du temps de travail à toujours été le cheval de bataille de la gauche pour l'amélioration des conditions de vie de la famille associée à la santé et aux loisirs. Il est évident que si l'on travail moins on peut accorder plus de temps à sa famille et à l'éducation des enfants. Cela ne peut que conduire au niveau national qu'à gains non chiffrables en termes de coûts mais non moins réels.

    Les gains de productivité par le progrès technique, robotisation, informatisation, automatisation, incitent à cette réduction, on fait plus avec moins de valeur ajoutée et la production augmente, il est donc logique de réduire la durée du travail et à cela deux politiques, celle du chômage ou, celle du partage pour donner du travail à ceux qui n'en n'ont pas ?

    La fixation du temps de travail hebdomadaire à toujours été une source de conflits entre la droite c'est à dire le patronat et la gauche, c'est un raccourci, et c'est à partir de cette durée de 40 heures qu'ont été introduites les heures supplémentaires accordant des majorations de 25 % à 50 % suivant que l'on travaillaient 45 heures ou plus par semaine. Après la seconde guerre mondiale, ou il fallait reconstruire le tissu industriel, nous faisions usuellement 45 heures hebdomadaires et même 47,5 heures par semaine pour 9h30 par jour sur cinq jours et voire plus, puisque j'ai très longtemps travaillé jusqu'à 52 heures. C'était simple et il y avait du travail.

    La réduction du temps de travail, RTT, a visé à la création d'emplois en relançant l'économie par une meilleure organisation du travail, c'est une politique volontariste de solidarité consistant à l'embauche de chômeurs qui a été, et est encore combattue par le patronat, toujours d'application mais modifiée à partir de 2002 ou le régime des heures supplémentaires est assoupli avec une augmentation du contingent annuel de 130 à 180 heures sous le gouvernement Raffarin et la défiscalisation par la loi Tepa en 2007 sous le gouvernement actuel. Les 35 heures tant décriées, avec beaucoup d'injustice, masquant leur réalité législative, faisaient croire que les heures supplémentaires n'étaient plus autorisées.

    En fait, elles ne sont qu'une durée symbolique de seuil à partir duquel les heures supplémentaires sont comptabilisées. Les réformes sur les heures supplémentaires les ont tuées sans qu'il soit nécessaire d'abroger la loi. La situation actuelle est l'anti thèse des 35 heures, puisque basée sur l'accroissement du chômage au lieu du partage du travail, c'est le choix d'un gouvernement de droite, on ne peut, ne pas, le reconnaitre.

    L'une des difficultés d'application de cette RTT est le fait qu'il n'y pas eu de création de postes de travail permettant cette solidarité, de sorte que le partage n'a pu s'effectuer pour les postes ou la valeur humaine et la compétence ne peuvent être partagées. Dans bien des domaines il est évidemment impossible que ce puisse être le cas. Dans la métallurgie, les métiers de la mécanique industrielle, par exemple, le travail du professionnel demande de l'apprentissage et des années d'expérience sur des machines, ne peut se partager aussi aisément que sur un ordinateur ou il est possible, n'ayant qu'à taper sur un clavier en appliquant les données d'un logiciel. Dans le domaine hospitalier le problème est du même ordre on ne peut du jour au lendemain remplacer le personnel, infirmiers et médecins. Les 35 heures ont ainsi désorganisé le travail puisque les recrutements n'ont pas compensés les réductions d'heures, et, malgré cela, et c'est paradoxal, certains dirigeants d'hôpitaux jugent que l'adoption des 35 heures a été au contraire bénéfique par la réduction de l'absentéisme pour maladies, rien n'est jamais complètement négatif ! C'est également vrai dans les métiers du commerce, de l'hôtellerie, ou le contact est primordial de part la confiance qu'il instaure, on ne peut remplacer, au pied levé, la catégorie de personnel la plus qualifiée.

    Sous cet angle les 35 heures représentent un irréalisme impensable de la part de politiques qui aspirent à des hautes fonctions gouvernementales d'autant qu'elles s'appliquaient à tous les salariés et employeurs même agricoles, ce que l'on ne comprend pas. Dans les métiers peu qualifiés ou une formation de quelques semaines, caissières de super marché, personnels d'entreprises de nettoyage, main d'œuvre intérimaire pour des tâches simples mais aussi pour beaucoup d'autres le partage du travail peut être socialement productif en termes de chômage, mais c'est sans tenir compte d'une réalité humaine qui est l'égoïsme. La personne qui voit son travail partagé par la réduction de ses heures sans que pour autant il y ait plus de travail voit ainsi son salaire diminuer de 4 heures s'il ne fait pas les heures supplémentaires de 36 à 39 heures instaurées par la loi !

    Comment les responsables politiques sont passés outre cette évidence ?

    Les 35 heures ne sont qu'un outil à partir duquel on comptabilise les heures supplémentaires selon les entreprises de plus ou moins de 20 salariés. C'est un vrai casse tête. De la 36ème à la 39ème heure les heures supplémentaires font l'objet de bonifications, mais sauf accord collectif prévoyant d'y substituer une majoration de salaire la bonification est donnée sous forme de repos compensateur par demi-journée. Pour les heures de 36 à 39 le principe du non-paiement en argent des heures supplémentaires devient effectif, le paiement exigeant un accord collectif dans l'entreprise, et les heures travaillées et non payées sont remplacées par des congés que l'on nomme les RTT. Cela constitue une perte de salaire sauf pour les cadres principaux bénéficiaires des 35 heures qui peuvent avec leur salaire profiter de ces jours de congés.

    Pour les salariés payés au SMIC le maintien de la rémunération antérieure à la réduction du temps de travail est effective seulement en cas de diminution du temps de travail de 39 à 35 heures. Après 39 heures et jusqu'à la 43ème la majoration est de 25%, de 50% après 43 heures. La même loi prévoit aussi le maintien d'un contingent annuel de 130 heures supplémentaires possibles sans autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque ce contingent est dépassé, il augmente le repos compensateur qui passe de 50% du temps travaillé à 100% de ce temps. Mais pour les salariés payés quelques centaines de francs, euros, au dessus du SMIC, les 35 heures constituent une perte de salaire, et d'aucuns préfèrent faire de heures supplémentaires au lieu des RTT, ce qui ne dépend pas d'eux mais de l'entreprise. Il n'est donc pas étonnant que cette loi sociale ait été rejetée à la fois par les salariés et le patronat. De même, il est tout aussi logique que, compte tenu du coût de ces 35 heures pour les entreprises, le patronat ait freiné au maximum en bloquant les salaires même si elles ont eu des compensations. A cela, et pour faire court, tant ces lois Aubry sont un sommet d'imperfection, que toutes tentatives d'inventaire exhaustif quand au rendement sur la réduction du chômage est hasardeux.

    Pour les entreprises, elles ont eu un accroissement de 11,4 % du coût de la main d'œuvre 35 heures payées 39 mais aussi à cause des heures supplémentaires majorées de 36 à 39 heures. A cela s'ajoute une réorganisation dont le coût est amorti en partie par les gains de productivité. La réduction par une entreprise à 35 heures hebdomadaires donnait droit à un montant de 21.500 francs en 1999 soit 3278 € pour un SMIC à 4.000 francs, soit 610 €, actuellement il n'y a plus d'information. Le patronat s'est bien gardé de masquer aux yeux de l'opinion ce qu'il en retirait comme avantage, ne vantant que les inconvénients de cette loi, puisque faite contre sa volonté.

    Le détail complet de cette loi et ses diverses applications est extrêmement difficile puisqu'elles sont aussi fonction des accords de branches de sorte que l'on ne peut apprécier ce qu'elles ont apporté que globalement mais sans aucune précision.

    A l'origine le parti socialiste espérait la création de 700.000 emplois. Aux emplois créés, il faut aussi considérer les emplois perdus par l'augmentation des charges patronales et du contexte économique qui varie dans le temps. D'après Wikipédia ,

    L'Institut de recherches économiques et sociales (IRES), géré par les syndicats de salariés Français, parlait en 2002 de 500 000 emplois nets créés.

    Martine Aubry, l'instigatrice du projet, affirmait en février 2004, qu'«environ 400 000 emplois» nets avaient été créés, «hors hôpitaux et collectivités locales». Le PS a officiellement repris ces chiffres. Dominique Strauss-Kahn estime pour sa part plus crédible des chiffres de 200 000 à 250 000.

    Le Medef n'a pas fait ses propres études, mais il affirme que «Les 35 heures n'ont pas créé d'emplois», que «Le coût par emploi créé est totalement déraisonnable. Pour les finances publiques, le coût annuel des 35 heures est évalué à plus de 15 milliards d’euros. Plus de 35 000 euros par an et par emploi créé», cela correspond, implicitement, à une création (brute ?) de plus 450 000 emplois, ou d'une création inférieure à 200 000 emplois.

    L'INSEE, en 2004, estime les créations d'emplois à 350 000, soit 200 000 emplois directs et 150 000 emplois dus aux allègements de charges qui accompagnent la réduction du temps de travail, emplois qui ne seraient pas tous permanents.

    Selon la DARES (service statistique du ministère du Travail), les 35 heures auraient créé 350 000 emplois supplémentaires sur l'ensemble de la période 1998-2002.

    On voit bien que dans ces estimations il n'y a rien de sérieux chacun donne un chiffre sans rien démontrer et dans ce domaine l'exagération comme la désinformation vont de pair.

    Martine Aubry,

    Je vais peut-être vous décevoir, mais nous les referions.

    J'aimerais qu'on ait enfin un vrai débat dans notre pays sur les 35 heures. On a entendu tellement de contre-vérités. La droite en a fait son bouc émissaire. J'aimerais qu'on en appelle aux experts et aux Français et qu'on dise les choses simplement : 500 000 emplois créés, 7 % de gain de productivité pour les entreprises, un coût de 7 milliards d'euros, soit la moitié du coût des baisses d'impôts que M. Sarkozy a accordées aux plus privilégiés, le plus vaste mouvement de négociation qu'il n'y ait jamais eu dans notre pays.

    Mais je sais aussi qu'il y a 15 % des Français qui ont vu leurs conditions de travail se détériorer, et j'ai toujours pensé qu'il fallait qu'il y ait des adaptations, prévues d'ailleurs dans la loi, pour les petites entreprises. J'avais d'ailleurs commencé mon discours en 1998 au Parlement par cette difficulté à laquelle nous serions confrontés, car il s'agissait d'une vraie grande réforme politique qui touchait à la fois ce que chacun a de plus précieux dans l'organisation de sa vie, le temps, l'équilibre entre le travail et les machines dans l'entreprise, un autre partage du travail entre les salariés et les chômeurs.

    Mais ce n'est pas parce que les réformes sont difficiles qu'il faut y renoncer lorsque les objectifs sont justes. Je remarque que les Français ont récemment considéré que parmi les trois réformes qui ont marqué positivement notre pays ces vingt-cinq dernières années figurent les 35 heures en deuxième place, avec l'euro et Internet. Tout le reste ne relève pas d'un débat sérieux. 17/01/2008.

    Comme dans toutes réformes, il y a du pour et du contre une grande réforme de gauche sur le partage du travail mais mal adaptée, et la question, qui n'est pas réglée est la suivante : faut-il partager le travail ou licencier ?

  • Qu'est-ce qui se passe avec le GIEC ?

    Acronyme de Groupe International d'Experts sur l'évolution du Climat.

     

    C'est une organisation intergouvernementale ouverte à tous les pays membres de l'ONU et de l'organisation météorologique mondiale OMM formée d'experts. Le GIEC a pour mission d'évaluer en toute impartialité les informations d'ordre scientifique, techniques, socio-économiques pour analyser et comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d'origine humaine. En d'autres termes plus simples, c'est lui qui nous dit que nous polluons trop et qui en prévoit les conséquences sur l'évolution climatique sur notre globe. Or, depuis quelques mois, certains experts n'hésitent plus à contester les conclusions du GIEC.

    rajendra-pachauri-president-du-giec_442.1266157452.jpgBob Strong/REUTERS Rajendra Pachauri, président du GIEC, un organisme scientifique Onusien sous pression.

    De plus en plus critiqué, son président, Rajendra Pachauri, est directement visé par des confrères, lesquels appellent même à sa démission et réclament une réforme profonde du groupe qu'il dirige.

    Pourquoi, ce sont des E-mails piratés de l'unité de recherche sur le climat de l'université East Angélina (Royaume-Uni) dont les travaux font autorité qui ont déclenchés, le 19 novembre 2009, quelques semaines avant la conférence de Copenhagen une affaire que l'on nomme le «climatgate» et ceci fait grand bruit. Dans l'un d'eux, le mot «truc», utilisé par un scientifique américain, Michael Mann, a fait scandale, car il laissait croire que sa démonstration sur le réchauffement était en réalité une manipulation. Certes, le scientifique a été innocenté de toute mauvaise conduite par un collège de scientifiques. Mais le mot a jeté un trouble sur les méthodes de travail du GIEC, accusées d'entretenir l'opacité. Au même moment un autre pavé, venu cette fois de l'université de Kiel, est jeté dans la marre. Un océanographe de renom, Mojib Latif, de l'institut Leibniz des sciences marines, a affirmé que la température s'est stabilisée ces dernières années et qu'il est possible qu'elle reste stable, voire diminue légèrement au cours de la décennie, voire de la suivante. Cette prévision est confortée par les chercheurs de l'université de East Anglia et du centre de recherche Hadley, en Grande-Bretagne, selon ce dernier, le thermomètre ne bougera pratiquement pas au cours des prochaines années, à peine + 0,2° C l'an, une hypothèse en complète contradiction avec les conclusions du GIEC. Or le GIEC prévisionne non pas sur des décennies mais sur des siècles et, il est tout à fait possible qu'au cours de son évolution la température présente des paliers et même décroisse, ce qu'il faut c'est le lissage des courbes pour dégager sur une période de plusieurs siècles l'évolution de la température du globe.

    Or, Rajendra Pachauri vient d'admettre une erreur de date bien peu scientifique dans le troisième volet de son rapport de 3.000 pages du GIEC de 2007. Ce dernier a prévu la fonte possible des glaciers de l'Himalaya pour 2035, le château d'eau de l'Asie qui alimente tous ses fleuves. Une erreur lourde aux conséquences épouvantables. Une hypothèse aujourd'hui récusée et qui a été avancée de façon hasardeuse sur la foi de l'interview d'un glaciologue indien accordée en 1999 au magazine «New Scientist», reprise par l'ONG WWF avant d'être recyclée dans les pages du rapport du GIEC consacrées aux impacts sur les régions. L'ONG WWF est une organisation mondiale de protection de l'environnement qui œuvre en France, Isabelle Autissier la navigatrice est la présidente de WWWF France. Or, un rapport commandé en 1996 par l'Unesco, dans lequel le glaciologue russe Vladimir Kotlyakov estimait que la quasi-disparition des glaciers Himalayens serait pour... 2350 et non 2035 ! De ce fait, Rajendra Pachauri est lui même directement mis en cause n'ayant pas su éviter que des bourdes se glissent dans le rapport du GIEC, et d'autre part, il est suspecté de tirer parti de sa position pour obtenir des contrats dans le domaine des changements climatiques.

    Une accusation bien fâcheuse pour Rajendra Pachauri qui a obtenu le prix Nobel de la paix pour son rapport de 2007. Faut-il condamner comme certains le demandent le GIEC d'avoir pris une position alarmiste excessive, voire fausse et sujette à toutes les suspicions comme certains experts le suggèrent ? Se serait ignorer la solidité du travail accompli bénévolement par la communauté scientifique dans une tâche gigantesque qu'est l'analyse des informations dans l'évolution du climat, voir ici l'article du Monde.fr, La peau du GIEC.

    Dans l'article Objectif Liberté le professeur Vincent Courtillot expose dans une vidéo les erreurs du GIEC. Le professeur Vincent Courtillot, de l'Académie des sciences, n'est pas climatologue, mais géologue physicien, doté d'un CV académique très étoffé. Il a été amené à s'intéresser presque incidemment aux données du climat, car géologie et paléo-climatologie se rejoignent parfois. Sa qualité scientifique lui a permis de se mettre assez rapidement à niveau ! Avec une clarté pédagogique et une brillance orale qui n'exclut pas la rigueur scientifique, il étrille littéralement la «science» contenue dans les rapports du GIEC dans la vidéo suivante d'une durée de 51 minutes en 6 parties que je conseille absolument d'écouter c'est très intéressant.


    Le réchauffement climatique n'est pas seulement dû au gaz carbonique mais aussi à la rotation de la terre, au rayonnement solaire, et conclu que les arbitrages financiers ne sont pas ceux qu'ils devraient être, et ils devraient porter sur l'eau dont le besoin est crucial !

    Le réchauffement climatique est un thème de plus en plus d'actualité. Selon le Hadley Research Center, la température moyenne sur les continents a augmenté depuis 30 ans de 0,6°C. Le Groupe Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat, GIEC, conclut lui aussi à un réchauffement sur les 150 dernières années. Un réchauffement imputable à l'émission de CO2 dans l'atmosphère par les activités humaines.

    Des résultats à pondérer selon Vincent Courtillot.

    La réponse de Jean Jouzel le climatologue Français et numéro deux du GIEC défend le travail de son organisation et dénonce les erreurs des «sceptiques». Pour lui l'erreur ne porte que sur la date de la fonte des glaciers de l'Himalaya, mais c'est une erreur dans un rapport de 3.000 pages. Elle n'apparaît pas dans le résumé des décideurs, donc ne remet pas en cause la fonte des glaciers que ce soit dans l'Himalaya ou dans les Andes.

  • Loppsi, qu'est-ce que c'est ?

    Une loi, encore une !

     

    Drôle de nom pour une loi qui représente l'acronyme de «Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure» dite Loppsi 2 ou si vous préférez Lopsi 2009, vous connaissiez, pas moi ? Il y a déjà eu un projet de loi dit Lopsi 2003 d'acronyme «Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure» adoptée le 18 mars 2003, mais dans sa définition il n'y avait pas la performance. On la dénomme aussi Lopsi «2002-2007» pour que l'on ne s'embrouille pas. Maintenant avec l'extension prévue cette loi prend deux P et devient pour ceux qui ne comprennent pas Loppsi 2 mais avec le P on a ajouté le 2, mais on peut se passer du second P il suffit de mettre 2009, simple non ?

    Dans le cadre de la mise en œuvre de cette loi (2002-2007), il se trouve que les résultats sur la sécurité étaient si importants que c'est pour cela que l'on rajoute la performance, il fallait y penser. De 2002 à 2007 le nombre de faits constatés par la police et la gendarmerie nationale aurait diminué de 12,8 % soit 500 000 victimes de moins, et la délinquance de proximité aurait aussi diminué de 29,6 %. L'insécurité, qui s'était fortement aggravée entre 1981 et 2001, aurait ainsi régressé au cours des cinq dernières années, à vous d'apprécier. Ce n'est pas l'avis de tout le monde malheureusement, d'aucuns prétendent un tour de passe-passe entre les plaintes et les mains courantes puisque l'on enregistrerait une hausse de 10 % des crimes et délits notés en main courante au cours de l'année 2009.

    C'est seulement un projet qui a été examiné à partir du 09/02/10 à l'Assemblée nationale, et adopté le 16 février par 312 voix contre 214. Une 17ème loi sur la sécurité depuis le retour de la droite au pouvoir en 2002 rythme qui ne s'est pas ralenti depuis que Nicolas Sarkozy est aux affaires et toujours autant de délinquance puisqu'il faut sans cesse des lois, invraisemblable non !

    Bien que les publications officielles prétendent que non ?

    En fait, dans cette nouvelle Loppsi 2, outre la pédophilie, on y intègre un contrôle d'internet afin de réduire cet espace moderne de liberté grâce à la pédophilie, il fallait y penser. Plus surveillés contrôlés et sanctionnés que nous, tu meurs. C'est une loi dotée de 5 milliards d'euros sur cinq années pour la police nationale, la gendarmerie nationale et la sécurité civile, et les lois se succèdent sans jamais connaitre ce qu'elles ont comme résultat ! Cela ne semble pas inquiéter le gouvernement dès lors que les élections régionales approchent, il faut ratisser large et le sujet sécuritaire est très porteur en termes d'électeurs. Le problème n'est pas tant ces lois dont certaines s'imposent mais l'on n'a le sentiment que l'on fait une loi dès lors qu'un fait divers survient, il faut de suite montrer la parade comme si c'était fait, la délinquance n'a qu'à bien se tenir.

    Mais, la question à un euro, comment nos forces de l'ordre peuvent-elles faire pour connaitre toutes ces lois, les faire appliquer quand on réduit leurs effectifs ? 3500 postes de gendarmerie supprimés d'ici à 2012, suppression de 7 à 8 escadrons de gendarmerie mobile, 4829 équivalents temps plein dans la police en trois ans soit la quasi-totalité des postes créés par la Lopsi 2003, sans oublier le gigantesque plan social de la loi de programmation militaire 2009-2014, avec 50 000 postes supprimés. En fait, c’est une véritable politique d’austérité qui ne dit pas son nom, Noël Mamère.

    Dans ma commune de plus de 32.000 habitants, une seule voiture de police !

    Qu'est-ce qui ressort de cette loi Loppsi 2, un renfort des outils permettant de lutter contre de nouvelles formes de délinquance, cybercriminalité, pornographie enfantine, criminalité organisée et nouvelles formes de délinquance violente et collective, notamment à l'occasion des manifestations sportives ainsi que le renforcement de la police technique et scientifique PTS. Cette loi paraît avoir l'avantage de permettre d'y mettre tout ce que l'on veut, comme dans un tiroir dès lors que l'on ne sait ranger les objets, un fourre tout en quelque sorte. Le projet prévoit également le recours à la vidéo-surveillance-protection pour «assurer une meilleure prévention des infractions pénales et améliorer la résolution des affaires, tout en apportant de nouvelles garanties de protection de la vie privée», on est gâté. En fait, ne serait-ce pas finalement la suppression de la police de proximité tant décriée par Nicolas Sarkozy qui serait remplacée par cette vidéo-surveillance-protection sans portée équivalente sur le terrain ? Il est bien connu que la sécurité des citoyens n'ait assurée que par la présence de la police.

    Ce n'est pas tout, le récent et horrible crime sur un couple de personnes âgées à Pont Sainte-Maxence le 28 janvier dans l'Oise, pousse Brice Hortefeux a prévoir d'y apporter un amendement pour des peines de cinq à sept années de prison pour les vols commis sur personnes les plus vulnérables et les personnes âgées. On ne peut qu'être pour, mais l'on est en droit de se poser la question ces crimes horribles ont toujours existés malheureusement et bien souvent sont le fait de fous ou désaxés pour lesquels une loi ne peut rien faire. Ce double crime dont il est question a été commis sur ce couple de 76 ans torturé et lardés de 87 coups de couteaux gisant dans une mare de sang, il ne peut être que l'œuvre d'un fou, que peut-on faire contre de tels actes commis lors d'un vol, rien ? Alors Brice Hortefeux balaye d'un coup de manchette ce raisonnement comme s'il serait aveugle, c'est donc bien avant tout un argument électoral.

    Alors on est en droit de se poser la question la misère ne serait-elle pas le facteur aggravant de la criminalité, ce, ou ces fous, qui ont commis ce crime l'a fait, ou l'ont fait, après avoir torturé ces personnes lors de ce vol pour leur faire avouer ou étaient leurs économies. N'a-t-on pas trouvé la femme ligotée sur une chaise comme pour la torturer et la faire avouer après avoir tué son époux, c'est la pure folie de la misère ! Dans le contexte actuel ou la perte des repères civiques est de plus en plus constatée, ou l'errance des jeunes désœuvrés est monnaie courante, et ou l'on joue sur des thèmes comme l'identité nationale et sur la répression à outrance, le mental des gens est ébranlé dans la misère de leur appartement insalubre ou vivent des centaines de familles avec des enfants pour quelques centaines d'euros par mois, comment ne pas croire que nous ne fabriquons pas de la délinquance ? Ces gens n'ont rien à perdre, en prison ils seraient mieux traités, ils mangeraient au chaud !

    Ne voit-on pas des adolescents blesser ou tuer à coups de couteaux ou cutters dans les écoles ou à leur sortie d'autres adolescents pour des rivalités de bandes ou autre, ce que l'on ne voyait pas il y a quelques années. La violence gouvernementale appelle la violence humaine c'est la réaction à son action. Quand l'exemple d'injustice vient d'en haut on ne peut que s'attendre à ce que le bas dérive, l'injustice sociale créée par ce gouvernement déboussole les plus vulnérables, et cela ne semble pas devoir s'arrêter. La stigmatisation des banlieues et des quartiers populaires ne peut que conduire certaines personnes misérables à perdre pied et à s'enfoncer dans la délinquance.

    Faire des lois c'est bien mais ce qu'il faut c'est qu'elles soient appliquées sans cela elles ne servent à rien. Or, trop de lois tuent les lois c'est bien connu, le résultat espéré s'inverse et la délinquance redouble puisqu'il n'y a pas impunité.

    Loppsi 2 est aussi prévue contre les délits de vente à la sauvette, ce qui est bien difficile à constater, mais aussi l'obligation de mettre à la disposition des clients des bars et discothèques des éthylotests. Elle permet, en outre, la suppression des allocations familiales par le président du conseil général quand les parents d'un mineur refusent de signer un contrat de responsabilité parentale (créé en 2006). Un couvre feu pour mineurs de 13 ans non accompagnés, et l'expérimentation de scanners corporels dans certains aéroports qui seraient interdits sur le droit à l'intimité garanti par l'article 8 de la Convention Européenne sur les droits de l'homme.

    Le scanner corporel expérimenté pour les vols vers les États-Unis, Le Figaro.fr.

    scanner_corpo.1266829479.jpg

    Là se pose un problème d'atteinte à l'intégrité de la personne, se faire voir nue ou nu par une personne même si elle est inconnue et de même sexe me poserait des problèmes même si c'est pour la bonne cause. La recherche de la sécurité et le combat contre le terrorisme ne doit pas se faire en violant notre intimité. Il y a des limites à tout, il ne faut pas non plus exagérer, il doit y avoir des moyens autres que ceux du scanner cochon pour détecter des objets dissimulés dans le corps des personnes. Pénaliser tout un monde par ce que quelques terroristes ont manqués un attentat est inadmissible alors qu'il y a des tas de services secrets de par le monde que nous entretenons est une preuve de leur incompétence.

    Il y a aussi tout un autre panel de cas, une aggravation des peines pour infractions les plus graves au code de la route, le blocage des sites web pour contenus pédopornographiques qui ne sont qu'une excuse tant ils sont rares, et la création d'un délit d'usurpation d'identité et de sites illicites sur Internet par l'introduction de mouchards dans les ordinateurs suspects.

    Comme on le voit c'est un arsenal répressif sans précédent contre notre liberté citoyenne pour des cas de délinquance qu'il faut combattre fermement sans que l'on soit suspectés en permanence en considérant que nous sommes des délinquants en puissance.

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