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Galileo Galilei, première partie,

Jugé par l'Inquisition, il du abjurer publiquement sa doctrine sur la rotation de la terre autour du soleil.

 

C'est le 23 juin 1633 devant le tribunal de l'Inquisition qu'il du abjurer sous la menace de la torture que la terre était ronde et tournait autour du soleil en soutenant la théorie de l'héliocentrisme selon laquelle le soleil est au centre d'un système. Les planètes effectuant une rotation cyclique autour de cet astre. Réfutant les arguments du géocentrisme qui place la Terre au centre de l'univers, on comprend alors que l'héliocentrisme devient le pire ennemi de l'Église, cette dernière ayant fondé plusieurs de ses dogmes sur le constat que la Terre est ferme et immobile. Religieux et scientifiques s'affrontent de plus en plus violemment. Les enjeux de ces découvertes restent énormes et les risques d'une vérité percutante constituent un foyer de révolte extrêmement menaçant pour l'Église.

jan_matejko-astronomer_copernicus-conversation_with_god.1251228095.jpgPeinture de Jan Matejko.

Partisan de la doctrine Copernicienne décrite par Nicolas Copernic 1472-1543 ce savant humaniste qui a changé la vision du monde en plaçant le soleil au centre de l'univers, les planètes décrivant une trajectoire qu'il pensait circulaire. Voir ici Copernic et le système héliocentrique.

Galilée est l'un des grands défenseurs de la théorie copernicienne c'est pour cela qu'il fut un des tout premiers à divulguer les principes de ce système en collaboration avec Giordano Bruno un martyr de la science, voir ici. Toutefois, le penseur élargit l'étendue de la doctrine copernicienne qui était à l'origine, presque uniquement cantonnée au domaine de l'astronomie. Il avait compris que l'adhésion au système copernicien équivalait à une rupture avec tout le vieux monde médiéval et à l'introduction d'une nouvelle conception de la réalité. La doctrine copernicienne était en effet pour lui un véritable point de convergence de toutes nouvelles recherches scientifiques (mathématiques, mécaniques, astronomiques …). Mais Galilée ajoute à la doctrine copernicienne un grand principe,

il prétendit que le monde n'était pas clos comme l'avaient déclaré Ptolémée (Claudius Ptolemaeus est un astronome et astrologue et mathématicien Grec qui vécut à Alexandrie, Egypte au IIème siècle. Il est le créateur du système dit de Ptolomée qui adapte le système géocentrique d'Aristote au mouvement rétrograde de certains planètes, voir ici), ou encore Copernic, mais infiniment composé d'une infinité de planètes en orbite autour d'une infinité d'astres similaires au Soleil,

apparut dès lors la notion d'Univers.

Galilée se détourne rapidement de la recherche scientifique pure afin de se consacrer à une action de «propagande culturelle».

Selon les vœux mêmes de Copernic, cette doctrine resta pendant longtemps confinée à un cercle restreint de spécialistes. Elle provoqua néanmoins des réactions de la part des savants et des théologiens. La plupart des astronomes restèrent fidèles au géocentrisme, tandis que la quasi-totalité des théologiens prirent position contre la théorie héliocentrique de Copernic.

Parmi les théologiens réformés, on peut citer Melanchthon, et parmi les théologiens catholiques, on peut citer Bartolomeo Spina, son collaborateur le dominicain Giovanni Maria Tolosani, et le théologien jésuite Nicolaus Serarius.

Les astronomes de leur côté avaient développé une doctrine intermédiaire entre le modèle géocentrique et le modèle héliocentrique, et l'équivalence des hypothèses. L'équivalence des hypothèses désigne une doctrine prônée entre 1580 et 1700 par l'Église catholique pour sauver la face suite aux avancées scientifiques prouvant la pertinence de l'héliocentrisme.


img718.1251456136.jpgLa première lunette de Galiléo, document les dossiers de l'histoire.

C'est en 1610 que Galilée commence ses observations astronomiques avec une lunette de 1609 d'un opticien Néerlandais du nom Lipperseiy qu'il met au point. L'objet est brut et sans grand intérêt scientifique, on y voit mal et flou. Galileo y entrevoit des immenses possibilités et décide de l'améliorer. Dans son atelier, il travaille sur une lunette à pouvoir grossissant supérieur et aux qualités de vision très utilisable. Il polit lui-même les verres de Venise jusqu'à ce qu'il obtienne un grossissement à 9 fois, l'image est fort correcte. A la présentation au Dodge de Venise c'est la stupéfaction puis l'enthousiasme. Galileo invite les Sénateurs de la République à venir l'essayer du haut du campanile de Venise. L'effet est inouï, les monuments éloignés de 30 km semblent proches seulement de trois kilomètres. Le Sénat vote un doublement du salaire de Galileo et confirme son poste à vie.

Il commença alors à faire de la propagande copernicienne à Florence et à Rome. Il rencontra des résistances de la part des philosophes et des théologiens.

Galileo écrit des lettres, argumente sa position, tente d'illustrer ses dires grâce à ses travaux d'astronomie, à l'invention d'un microscope aussi, mais il ne parvient toujours pas à prouver la rotation de la Terre irrévocablement. Il se lance alors dans l'étude des marées et en 1624, il entreprend à la suite des recherches sur la longitude et la latitude la rédaction d'un livre qu'il veut appeler dialogue sur les marées. Il y expose les hypothèses de Copernic et de Ptolémée. Mais une fois encore, il ne parvient pas à expliquer la présence de deux marées par jour dans ses probabilités relationnelles avec le cycle lunaire.

En 1615, le carme Paolo Antonio Foscarini prit une position favorable à l'héliocentrisme, en montrant que cette hypothèse n'était pas contraire aux Écritures saintes. La controverse prit une telle ampleur que le cardinal Bellarmin, pourtant favorable à Galilée, fut obligé d'intervenir le 12 avril. Il écrivit une lettre à Foscarini où il condamnait sans équivoque la thèse héliocentrique en l'absence de réfutation concluante du système géocentrique. Tout en reconnaissant l'intérêt pratique, pour le calcul astronomique, du système de Copernic, il déclarait formellement imprudent de l'ériger en vérité physique. Galilée de son côté était bien conscient des difficultés que posait le système de Copernic par rapport aux passages cosmologiques de la Bible, comme le montre sa lettre à Christine de Lorraine (1615), mais il revendiquait une autonomie dans ses recherches.

En février 1616, malgré tous ses efforts de persuasion pour faire admettre la pensée copernicienne, celle-ci est soumise à l'examen du Saint-Office et désormais frappée d'interdit dans tous les pays catholiques, cette censure étant ratifiée par le pape Paul V et l'Inquisition. Galileo se remet difficilement de cet échec cuisant.

Toutefois, on ne considérait pas les idées héliocentriques comme hérétiques, mais simplement comme téméraires. Ses adversaires ne se sont pas directement attaqués à lui mais ont dénoncés au Saint Office les doctrines de Copernic et du Danois Tycho Brahe 1546-1601 et de l'Allemand Johan Keppler 1571-1630. En 1616, les livres de Copernic sont officiellement condamnés et les livres qui lui sont favorables sont soumis à la censure.

Le cardinal Bellarmin 1542-1620 président de la commission du Saint Office notifia personnellement à Galilée qu'il ne doit plus soutenir que le soleil immobile au centre du monde est une opinion fausse et absurde en philosophie et est profondément hérétique par ce qu'elle est contraire aux Écritures. Le cardinal lui conseille de ne traiter le sujet que d'une manière hypothétique et dans des buts scientifiques et de ne pas essayer de les concilier avec la Bible. C'est en faisant référence à cette recommandation du Cardinal que l'Inquisition mettra Galileo en accusation quinze ans plus tard

Il est malade et ne se réinvestit dans des recherches actives que vers 1618.

En 1624 toujours soutenu par l'Académie des Lynx et par son ami le cardinal Maffeo Barberini, qui deviendra le pape Urbain VIII, le savant mathématicien et astronome et mécanicien, continue avec acharnement sa quête de la vérité. Mais en cette période tourmentée par les découvertes scientifiques, le moindre pas vers une vérité subversive tourne irrémédiablement à l'hérésie. En 1632, protégé par le Grand-Duc de Toscane, Ferdinand II de Médicis 1610-1670, et sur commande du Pape Urbain VIII 1568-1644, à la suite de son livre sur les marées, les autorités religieuses de Rome et de Florence approuvent le contenu et modifient le titre en,

«Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo» (Dialogue sur les deux grands systèmes du monde),

ouvrage dans lequel il ridiculise ouvertement le géocentrisme. L'ouvrage est un succès européen et le livre est rapidement épuisé.

Cette théorie basée sur une discussion entre trois hommes de sensibilité différente, Sagredo un homme désireux d'apprendre rencontre Salvati qui représente Galiléo et défend les théories de Copernic, et Simplicio symbolisant la vieille pensée aristotélicienne bouleverse la science. On voit dans cette façon de représenter la croyance et l'incroyance le génie de cet homme. Le Pape, qui avait plutôt commandé une œuvre objective, s'indigne du côté propagandiste du dialogue qui défend la seule vision copernicienne. Une fois encore, Galileo qui a 69 ans est convoqué par le Saint-Office comparait pendant 20 longues journées et il renonce à argumenter sa défense ne sentant pas de répondant parmi ses juges, il sera cette fois condamné à la prison à vie.

Son combat contre l'église fut donc le calvaire de sa fin de vie de savant, celui de la science contre le dogme. A cette époque seule l'église avait la connaissance, et quiconque contredisait son autorité était condamné à la prison à vie. L'église adepte du géocentrisme ne pouvait transiger sur cette question devant toute la chrétienté. Et en condamnant Galileo Galilei elle rétablissait son autorité pendant cette période en cause ses dogmes.

Le 22 juin 1633, au couvent dominicain de Santa-Maria, la sentence est rendue, Galiléo est condamné à la prison à vie (peine immédiatement commuée en résidence à vie par Urbain VIII) et l'ouvrage est interdit.

Le tribunal de l'Inquisition ou Galileo abjure ses observations sur le mouvement des planètes.

img714.1251215123.jpg

Document les dossiers d'actualité de l'histoire n° 240.

Le texte des paroles prononcées par Galileo devant le tribunal.

«Moi, Galileo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j'ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l'aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église Catholique et Apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j'avais été condamné par injonction du Saint Office d'abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n'est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n'est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j'ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière; ce pour quoi j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la terre n'est pas le centre, et se meut.

 

Urbain VIII donna l'ordre de faire connaître la condamnation de Galilée à tous les professeurs de mathématiques et de philosophie. Les copies de la sentence et de l'abjuration de Galilée furent envoyées dans l'Europe entière et suscitèrent la surprise des savants.


200px-frans_hals_-_portret_van_rene_descartes.1251230079.jpgRené Descartes d'après Frans Hals.

C'est ainsi qu'en novembre 1633, René Descartes apprit la condamnation de Galilée. C'est la raison pour laquelle il renonça à publier son traité du monde et de la lumière. Il reçut l'année suivante une version du Dialogue sur les deux grands systèmes du monde. Pensant que Galilée s'y était mal pris pour démontrer la thèse héliocentrique, Descartes entreprit une carrière philosophique pour proposer une nouvelle méthode de pensée se détournant de la scolastique, carrière qui commença avec le célèbre discours de la méthode (1637).

Le discours de la méthode est le premier texte philosophique écrit par Descartes. Écrit en Français, langue vulgaire à l'époque voulait s'opposer à la tradition scolastique. Le discours de la méthode est le premier ouvrage philosophique en Français. C'est dans ce discours que l'on retrouve la célèbre phrase «je pense donc je suis» (cogito, ergo sum), c'est la base de toute connaissance, la première chose dont on ne peut douter, je peux douter de tout sauf de mon doute, c'est-à-dire de l’existence de ma pensée pendant que je doute, voir ici .

La méthode scolastique du latin scola, école, désigne une philosophie développée et enseignée dans les universités au Moyen Âge visant à concilier la philosophie antique (particulièrement l'enseignement de la philosophie première d'Aristote) avec la théologie chrétienne.

Sa définition précise reste problématique. «La scolastique médiévale ne peut se définir davantage par le souci de subordonner la vie intellectuelle à la vie religieuse, et de constituer un système spéculatif ayant pour objet essentiel l'accord direct d'une philosophie avec le dogme chrétien, ou le dogme musulman, s'il s'agissait d'une scolastique musulmane. Oui, les médiévaux ont poursuivi un idéal de savoir, une conception du monde, où s'engageraient dans une haute et unique sagesse les ressources des diverses sciences réunies».

La controverse et le procès de Galilée mettaient en effet en évidence les limites de la méthode scolastique, trop spéculative et ne prenant pas assez en compte les résultats de l'expérience. Descartes fut le philosophe qui se démarqua le premier de la scolastique et de la philosophie aristotélicienne. Il proposa un système philosophique essentiellement rationaliste, dans lequel la recherche de la vérité reposait sur la raison et les lumières naturelles, et non sur les lumières de la foi.

La Recherche de la Vérité par la lumière naturelle , la seule œuvre dialogique de René Descartes, bien qu'inachevée, constitue l'un des textes cartésiens parmi les plus vifs et pénétrants qu'il ait écrits. Il y apparaît la «modernité» d'une pensée formée par une culture très proche du scepticisme moderne et des Essais de Montaigne. Eudoxe (Descartes) ouvre un débat polémique contre un représentant de la tradition, Epistémon, et s'efforce de convaincre un jeune, Poliandre, qui n'a pas étudié au collège et ne fait confiance qu'à la lumière naturelle qu'il est possible de fonder une science solide, tout à fait autre que celle des philosophes.

Dans ce but, Eudoxe expose dans une forme presque pédagogique les points déterminants de sa spéculation métaphysique, une singulière forme de scepticisme, «le plus vertigineux qu'il ait peut-être professé», une analyse du doute de rare profondeur, une assertion bâtie sur les ruines de la logique aristotélicienne et du principe de contradiction. Ouvrage introduit par Ettore Lojacono, qui enseigne la philosophie à l'Université La Sapienza (Rome), texte revu par Massimiliano Savini, professeur de philosophie à l'Université de Lecce.

La suite à la seconde partie.

Commentaires

  • megaupload bonjour,

    Merci, mais sans commerntaires il est difficile de tenir longtemps.

    En outre ce blog comme d'autres n'est pas présenté, il faut chercher pour le joindre ce qui ne facilite pas son expansion.

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • megaupload?

    Comment avez-vous fait pour me trouver ?

    Merci de me répondre.

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • l'Université La Sapienza (Rome), texte revu par Massimiliano Savini, professeur de philosophie à l'Université de Lecce.

  • mais sans commerntaires il est difficile de tenir longtemps.

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  • chanel watches bonsoir,

    Tout à fait

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • tiffany atlas bonsoir,

    Expliquez-vous ?

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • LETTRE AU VATICAN
    Condamnation et réhabilitation du savant Galilée

    Il n'était pas de mon intention de diffuser cette lettre sur l'Internet.
    Je pensais retenir l'attention du Vatican en lui rappelant l'existence de mon ouvrage.
    Sa réponse évasive et brève, rejetant ainsi toute collaboration, m'impose de publier cette correspondance qui confirme l'embarras et le mutisme des milieux religieux à l'égard de mon étude.

    Consulter :
    monsite.orange.fr/autoedition.mgl
    Joël Col


    LETTRE AU VATICAN : Décembre 2009
    
Aux bons soins de la LIBRAIRIE EDITRICE DU VATICAN
    À l’attention de Monsieur l’Archevêque Gianfranco Ravasi,
Président du Conseil Pontifical pour la Culture.

    
Veuillez m’excuser pour la liberté que je prends en vous écrivant.
J’ai élaboré une étude sur l’implication de la Bible dans la condamnation de l’astronome Galilée, étude à laquelle j’ai consacré plus de douze années - je dois dire aussi que je l’ai traduite en anglais et en espagnol.
 Et dans cette étude - intitulée Entre Galilée et l’Église : la Bible - je démontre, verset après verset, que si les traductions de la Bible avaient été fidèles à leurs Textes originaux (hébreux et grecs) Galilée n’aurait pas été condamné par l’Église pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux Saintes Écritures”.
    De nombreux arguments ont été avancés par l’Église pour tenter d’expliquer cette douloureuse Affaire, mais, il faut bien le constater, ces arguments n’ont jamais mis un terme à ce Conflit (Galilée n’ayant toujours pas été officiellement réhabilité par l’Église). On ne saurait négliger ce fait d’importance.

    Voilà 6 années que je publie cet ouvrage - mon premier exemplaire ayant été envoyé au Cardinal Paul Poupard le 14 novembre 2003. À ce jour, je n’ai pas eu la moindre contestation sur cette étude de la part du Vatican, ni d’ailleurs.
 Mon souhait serait de voir les autorités catholiques mettre un terme à la condamnation du savant en proclamant officiellement sa réhabilitation. 
Mais auparavant, il sera nécessaire que ces autorités reconsidèrent :
    . le motif de sa condamnation (motif rédigé par l’Église à l’occasion du procès du 22 juin 1633 “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures”),
    
. ces erreurs de traduction de la Bible (mon analyse démontrant que dans les Textes originaux le soleil n’est pas dépeint comme un astre tournant autour de la terre, contrairement à ce qu’affirment leurs nombreuses traductions).
    Mon étude, par voie de conséquence, vise à ôter le discrédit qui est tombé sur ce Livre Saint. Et je pense ainsi avoir répondu aux souhaits du Pape Jean-Paul II qui déclarait :

    “Pour aller au-delà de cette prise de position du Concile, je souhaite que des théologiens, des savants et des historiens, animés par un esprit de sincère collaboration, approfondissent l’examen du cas Galilée, et, dans une reconnaissance loyale des torts, de quelque côté qu’ils viennent, fassent disparaître les défiances que cette affaire oppose encore, dans beaucoup d’esprits, à une concorde fructueuse entre science et foi, entre Église et monde. Je donne tout mon appui à cette tâche qui pourra honorer la vérité de la foi et de la science et ouvrir la porte à de futures collaborations.”

    Je suis à votre entière disposition pour répondre à toute question concernant cette étude.
 En attendant de vous lire, je vous prie d’accepter, Monsieur l’Archevêque, mes très respectueuses salutations,
    Joël Col


    
Réponse du Secrétariat du Vatican le 25 mars 2010.

    Monsieur,
    Vous avez envoyé, voici déjà quelque temps, un courriel au Conseil Pontifical de la Culture. Vous y parlez de Galilée et de vos recherches sur la question intéressante de la traduction de la Bible à laquelle Galilée avait accès. 
Le Conseil Pontifical de la Culture, qui n'est pas la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne peut que vous encourager dans ces recherches. Comme vous le savez, c'est à travers l'initiative STOQ que ce Dicastère agit pour un dialogue renouvelé entre hommes de science et hommes de foi.
Veuillez croire en notre cordial dévouement,
Le Secrétariat.


    Réponse au Secrétariat le 25 mars 2010.

    Monsieur,
    N’ayant pas eu réponse de Monsieur l'Archevêque Gianfranco Ravasi à mon courriel de décembre 2009, renouvelé en mars 2010, je considère que le Vatican ne donne aucune suite à ma requête. 
Je pense aussi que les responsables de l’organisme STOQ (Science, Theology and the Ontological Quest) que vous citez auraient dû, en toute logique, être informés par vos Services de ma demande.
 Et je constate que mon étude – en votre possession depuis novembre 2003 – n'a suscité ni intérêt ni critique de la part des responsables en charge de cette Affaire. 
Permettez-moi de vous exprimer ma déception.
    Veuillez agréer, Monsieur, mes respectueuses salutations,

    Joël Col

  • Joël Col bonsoir,

    Je viens de prendre connaissance de votre lettre au Vatican.

    Je comprend parfaitement ce qui vous anime et j'y apporte ma contribution par ces deux articles sur Galiléo Galiléi.

    Mais que faire de plus ?

    Si le cardinal Archevêque Gianfranco Ravasi, ne fait rien que de vous encourager à poursuivre ce qui est hypocrite,

    Je ne vois pas ce que je peux faire.

    Je vous remercie d'avoir apporté votre contribution à cet article

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • Je vous remercie d'avoir apporté votre contribution à cet article

  • Megaupload Film bonjour,

    Que dire d'autre ?

    Bien à vous

    A.Mirolo

  • Je vous remercie d'avoir apporté votre contribution à cet article.

  • Une précision.

    LANGUES ANCIENNES.
    Le verbe grec ANATELLOO.

    Mais pourquoi a-t-on donc fait « SE LEVER » le soleil avec le verbe ANATELLOO ? L’étymologie de ce verbe grec autorise-t-elle une telle traduction ?

    Dans mon ouvrage Entre Galilée et l’Église : la Bible, j’ai étudié ANATELLOO à partir de 4 sources :
    . Version de la Septante,
    . Textes d’auteurs grecs anciens,
    . Dictionnaires grecs-français,
    . Textes originaux grecs du Nouveau Testament.

    Dans cette étude, j’analyse également d’autres verbes - hébreux et grecs - qui, sous l’influence géocentrique, ont été faussement traduits.
    Et ce sont ces erreurs de traduction qui ont ainsi impliqué la Bible dans la condamnation de Galilée par l’Église.

    ANATELLOO se rencontre encore en relation avec d’autres sujets grammaticaux :
    . les cheveux, la barbe,
    . les dents,
    . une plante,
    . la fumée, la flamme,
    . les épines.

    L’étude que je publie m’a conduit à conclure qu’ANATELLOO ne déplace pas plus le soleil que les autres sujets sus cités.
    Ainsi, si les traductions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux hébreux et grecs, Galilée, pour avoir rejeté le principe de la rotation du soleil autour de la terre, n’aurait pas été condamné pour « avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures ».

    Je suis à la disposition de chacun pour répondre à toute question relative à cette étude.

    Joël Col

    Écrire à :
    autoedition.meguila@wanadoo.fr

  • Joël Col bonjour,

    Je n'ai pas de connaissance en lettres anciennes, et pour vous répondre, j'ai cherché sur internet. J'ai trouvé votre texte ci-dessus quand à comprendre la relation entre le verbe anatelloo et se lever le soleil je n'ai rien trouvé.

    Il serait souhaitable que vous éclaircissiez cette relation.

    Vous savez, j'ai écrit sur Galiléo Galiléi par ce que c'était un grand inventeur et un savant, et son histoire me plaisait. Elle montrait la puissance néfaste de l'église de cette époque, très conservatrice encore actuellement d'ailleurs.

    Il ne faut pas chercher plus dans ma démarche, et je suis heureux que le Pape désire revoir la position de l'église sur ce savant universel.

    D'après vous de quoi aurait-il été condamné d'après les textes originaux hébreux et grecs ?

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • Je vous remercie d’avoir répondu à mon article précédent : LANGUES ANCIENNES. ANATELLOO.
    Dans mon livre Entre Galilée et l’Église : la Bible, j’ai voulu, à partir d’une étude sémantique biblique approfondie, mettre en évidence que la traduction du verbe Anatelloo par « Se lève » ne convient pas.
    Cette traduction, sous l’influence de la croyance géocentrique ancienne, n’a pas été sans participer à l’idée erronée de déplacement que l’on a attribué au soleil. L’astronome affirmait une thèse contraire, celle de l’héliocentrisme qui affirmait la rotation de la Terre autour du soleil et non l’inverse, thèse qui n’est plus contestée. Il est donc important de bien considérer que la traduction d’Anatelloo par « Se lève » doit être corrigée et de noter aussi que ce même verbe grec n’est jamais ainsi traduit quand il se rencontre en relation avec d’autres sujets grammaticaux – j’en fais la démonstration dans mon étude.
    Pour votre seconde question : « De quoi Galilée aurait-il été condamné d'après les textes originaux hébreux et grecs »? Ce n’est pas d’après ces Textes originaux que Galilée a été condamné par l’Église mais d’après leurs traductions qui ne leur étaient pas fidèles.
    Le but de ma démarche est double :
    . obtenir la réhabilitation officielle de Galilée,
    . obtenir la mise en conformité des Versions de la Bible avec leurs Textes originaux.
    Bien cordialement,

    Joël Col

  • Joel Col bonjour,

    J'admire votre travail et je vous souhaite de réussir a faire réhabiliter Galilée.

    Ce que j'ai comme difficulté c'est dans cette traduction "se lève" du verbe Anatelloo, je ne vois pas la corrélation de "se lève" avec la rotation de la terre autour du soleil, ni dans l’héliocentrisme d'ailleurs.

    Tout cela m'échappe "se lève" ne signifie pas rotation !

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • Il est juste de dire que le verbe « se lève » ne signifie pas rotation.
    Mais pour mieux en comprendre sa signification, il nous faut le considérer dans sa relation avec d’autres verbes.
    Dans le premier chapitre du Livre de l’Ecclésiaste, au verset 5, nous lisons, dans les Versions de la Bible :
    « Le soleil se lève, le soleil se couche, il retourne à son lieu d’où il se lève ».
    Manifestement, ce verset - avec les verbes SE LEVER (utilisé 2 fois), SE COUCHER et RETOURNER (ou autres synonymes) - atteste le déplacement du soleil autour de la terre. Et ce verset fait partie des nombreux versets qui ont participé à la condamnation du savant Galilée par l’Église.
    Je leur ai consacré une très longue étude.
    À titre indicatif, je consacre 48 pages à la seule étude du verset de l’Ecclésiaste (corps du livre et annexes). Il m’est donc bien difficile de donner, dans le cadre de nos échanges, les explications et preuves que je développe dans cette étude.
    Mon ouvrage est en dépôt dans une centaine de librairies. Vous pouvez le consulter, si l’une d’entre elles n’est pas trop éloignée de votre lieu d’habitation.
    Sur mon site :
    http://monsite.orange.fr/autoedition.meguila
    vous trouverez les points de vente du livre.
    Je reste à votre entière disposition pour d’autres renseignements qui pourraient vous être utiles.
    Cordialement,

    Joël Col

  • J'ai jadis lu un livre su Galilee et si je me souviens bien il est dit que pendant son jugement il aurait murmuré une phrase du genre "pourtant il se meut". Est ce que vous pouvez confirmer?

  • Bonsoir,

    Je pense que c'est "et pourtant elle se meut".

    Lors de son procès ne pouvant pas prouver que la terre tourne autour du soleil, il aurait déclaré et pourtant, elle se meut !

    Toutefois la forme et pourtant il se meut n'est pas fausse puisque citée sur une page de Google mais il possible de trouver son contexte.

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • AutoÉdition Méguila a le plaisir de vous annoncer la parution du second livre de Joël Col :

    GALILÉE. Un Témoin absent du Procès parle

    Consulter :  autoedition.meguila.monsite-orange.fr  

  • Joel Col bonjour,

    Merci de l'info, je vais voir.

    Cordialement,

    A.Mirolo

  • On serait tenté de dire que l'inquisition aurait pu être un entrave au développement de la science si on considère le cas de Galilée. De plus si on compte que l’église n'a reconnu ses erreurs que trois siècle après.

  • Pas d'autres commentaires a part qu'Ils sont fou ces églises!

  • wow une superbe tribune a tous ce qui s'est passé avec Galilée, c'est vraiment très complet!

  • tous à l'égard des corps célestes, je suis curieux, toujours intéressés à apprendre quelque chose de nouveau

  • Voici la 4ème de couverture du livre que je vous annonçais en octobre 2011.

    Galilée

    Un témoin absent du procès parle

    Une soirée chez les Aurel


    En écrivant son premier ouvrage ENTRE GALILÉE ET L’ÉGLISE : LA BIBLE, l’auteur a mis en évidence, au moyen d’une étude sémantique approfondie, que les découvertes scientifiques de Galilée étaient en parfait accord avec les Textes Originaux de la Bible, mais en désaccord avec leurs traductions.
    Cette réalité, qu’on ne saurait placer sous le boisseau, fait des Textes hébreux et grecs un témoin et défenseur de Galilée de premier plan.
    Absents du procès du savant, ils ont fait dire à Spicace, l’un des personnages de ce livre quelque peu romancé, que « les absents n’ont pas toujours tort.»

    Ce dialogue montrera que l’Homme se complaît, comme par le passé, à rester dans ses traditions et à rejeter la Vérité. Mais, cette Vérité, ne finit-elle pas toujours par triompher ?
    Bien cordialement,

    Joël Col

    ISBN 978-2-9520299-1-9
    Prix : 9,00 €

  • Bonjour Joël Col,

    Très heureux de cette information.

    C'est une auto publication de vous ?

    Comment faire pour l'acheter, je paie par chèque.

    Bien à vous,

    A.Mirolo

  • Je viens de découvrir la demande que vous me formulez.
    Très heureux d'apprendre que cet ouvrage vous intéresse.
    Vous pouvez, si vous le désirez, passer commande à :
    Joël Col
    autoedition.meguila@wanadoo.fr
    Cet ouvrage est également en vente chez :
    Priceminister,
    Decitre,
    FNAC.
    À bientôt de vous lire.
    Cordialement,

    Joël Col

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