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La richesse de la misère, les banques et la politique.

Une réflexion sur notre devenir.


 

Nous vivons dans un monde qui a perdu ses repères, on pourrait presque dire inconscient, le fondement de notre éducation, enfin celle que j'ai reçue, qui consistait à travailler, à économiser son gain pour vivre, puis acheter quand on avait suffisamment pour payer, en d'autres termes acheter sans le besoin d'emprunter. Principe de base d'une éducation responsable gérer son budget et résister aux pulsions d'acheter sans attendre que l'on puisse payer.

Pour beaucoup de jeunes il n'est plus question de faire des sacrifices, on veut tout de suite et on achète à crédit, le vecteur de l'enrichissement des banques, c'est bien connu, plus il y a de crédit plus elles s'enrichissent, c'est pour elles une rente comme un salaire chaque mois. L'asservissement jusqu'à la mort puisque certains crédits s'étalent 15, 20 ans voire 50 ans pour des biens immobiliers de sorte que les descendants continueront à payer pour rembourser les dettes de leurs parents !

Notre richesse pour beucoup n'est de ce fait qu'apparente, un leurre, nous vivions dans une économie d'endettement permanent, ou ce que nous possédons n'est pas à nous tant que nous n'avons pas remboursé le prêt, mais aux banques qui financent nos achats.

Si vous ne pouvez plus payer, elles vendent votre bien de sorte que vous avez tout perdu. C'est ce qui est arrivé par les prêts à taux variables, les crédits hypothécaires à haut risques que l'on dénomme les subprimes, voir ici, responsables de la crise financière que nous subissons.

Nos conditions de vie leur appartient, nous sommes totalement dépendant des banques. Elles ont permis une richesse mais à quel prix ? Nous vivons donc au dessus de nos moyens et la misère s'accroît de jours en jours pour celles et ceux qui sont dans ce cercle infernal. Nous dépensons trop, et plus nous dépensons, plus nous devenons misérables puisque à la dépense que nous faisons il faut ajouter le remboursement du prêt qui enrichit le prêteur.

Le fait de vouloir sans attendre l'économie de son achat nous appauvrit du taux du prêt, et le cercle est infernal puisque qu'il y a des familles qui ne travaillent presque que pour rembourser leurs prêts.

C'est très cher payé.

C'est aussi vrai pour notre économie puisque nous empruntons pour financer nos besoins nationaux, n'avons nous pas une dette abyssale qui atteint 1.398 milliards d'euros, voir ici avec un déficit de 117,6 milliards d'euros soit 3729 euros par seconde, aujourd'hui 10 août 2009 à 17 heures. Sur un an, le déficit de l'Etat se creuse à 86,6 milliards d'euros fin juin, Les Echos.fr ici .

Ce que l'on ne sait pas, c'est comment est constitué cette dette et quelles sont ses modalités de remboursement ? Comme pour les Français, l'État dépense plus qu'il ne reçoit, et comme la pauvreté augmente, il reçoit moins et il paie plus pour aider les malheureux. C'est donc un engrenage aussi infernal dont on ne perçoit pas de solution autre que celle d'un brusque arrêt des dépenses avec une augmentation des prélèvements.

La réduction des dépenses est en cours, mais l'augmentation des prélèvements, faire plus qu'il n'a été fait est lourd de conséquences pour beaucoup d'entre nous, et il ne reste que l'augmentation des impôts de ceux qui peuvent payer et à qui on les a réduit fort injustement, à l'égard des autres, sans en avoir apprécier les conséquences.

Aujourd'hui, sur les Echos.fr, ici , Luc Chatel ministre de l'Education nationale et porte-paroles du gouvernement annonce qu'il y aura un débat au Parlement sur les niches fiscales, tout en précisant qu'il avait déjà fait un pas important pour les plafonner.

«Cette année, nous n'allons pas y échapper et il y aura, de manière assez légitime d'ailleurs, au Parlement un débat sur cette question», a-t-il affirmé.

L'État ne peut attendre, il lui faut faire face aux besoins immédiats par contre, un particulier peut attendre pour l'achat d'une télévision, d'un ordinateur, d'une machine à laver, voire d'une voiture, il peut vivre sans pendant un certain temps, comment faisions nous avant ?

Dans cette situation économique se pose le problème politique de la démocratie, peut-il exister, indépendamment des possibilités électorales, un gouvernement social démocrate, voire socialiste ?

Tout gouvernement de gauche qui viendrait aux commandes serait confronté à l'endettement, et toute politique plus sociale, et mon Dieu nous en avons besoin, ne pourrait qu'accroître cette dette s'il n'attend pas une rentrée d'impôts par la suppression du bouclier fiscal et d'autres avantages comme les niches fiscales !


Il lui faudra donc attendre avant de modifier la politique salariale actuelle du gouvernement.


Quelles en seraient les conséquences sur les investissements si les plus riches se voient contraints de payer plus ?

Ne vaudrait-il pas mieux relancer d'abord les investissements par l'aide aux entreprises avec l'argent récupéré sur les impôts que d'augmenter les salaires, ce qui aggraverait les finances des entreprises.

Seulement le peuple de gauche qui aura voté pour ce gouvernement attend du pouvoir d'achat par une augmentation des salaires, il en est privé depuis trop longtemps. Ce serait encore une fois de plus une position en porte à faux de ce gouvernement eu égard aux votes. En d'autres termes, un gouvernement de gauche ne peut exister dans une économie de droite, il ne peut-être que dans une fausse situation, et c'est bien dommage s'il n'y a pas de compréhension de la part des dirigeants politiques de ces partis de faire une politique sociale démocrate avec le centre, et s'ils ne le comprennent pas, ils disparaitront.

Les Aubry, Hamon, Delanoé, Emmanuelli, Fabius, Mélanchon, Buffet..... enfin tous ceux qui pensent qu'un gouvernement de gauche pourrait améliorer rapidement notre situation, se trompent lourdement. Il ne suffit pas d'avoir de la bonne volonté, il faut pouvoir mettre en œuvre une politique différente. Non pas que je sois d'accord avec la politique menée, bien au contraire elle est injuste, orienté que pour les «riches», mais, il faut se rendre compte de l'importance du mal fait.

Cela fait plus de huit années que cette politique est faite, tout gouvernement qui ne serait pas de droite, serait contraint de faire une politique d'augmentation des impôts au départ pour redresser la situation afin de redonner à nos caisses l'argent nécessaire et ce n'est qu'ensuite, quelques années après, que l'amélioration de nos conditions de vie pourraient être faites. Le gros problème est de savoir comment ce peuple de gauche accepterait d'attendre cette amélioration ?

Il y a nécessairement un gros travail de pédagogie à faire et surtout à ne pas promettre n'importe quoi !

Commentaires

  • Bonjour,
    Je vous prie de m’excuser. Je n’ai malheureusement pas trouvé comment vous contacter autrement que par commentaire.
    Je souhaitais vous faire découvrir le service Paperblog, http://www.paperblog.fr dont la mission consiste à identifier et valoriser les meilleurs articles issus des blogs. Vos articles sembleraient pertinents pour certaines rubriques de Paperblog.
    En espérant que le concept de Paperblog vous titille, n’hésitez pas à me contacter pour toutes questions ou renseignements...

    Audrey
    Responsable communication
    audrey@paperblog.com

  • Bonjour et merci de trouver intéressant mes articles.

    Les articles que vous consultez sur ce support sont des articles écris sur mon blog au Monde.fr que j'alimente depuis plus de deux années.

    Vous pouvez le consulter ici :http://anidom.blog.lemonde.fr

    En outre, vous avez la possibilité de m'écrire en utilisant le Widget écrivez-moi dans la colonne de gauche.

    J'écris sur tout sujets en développant même des dossiers.

    Ce blog est à vous, il est fait pour vous, je n'en tire aucun profit, j'écris pour mon plaisir.

    Si vous souhaitez valoriser mes articles j'en serais heureux.

    J'ai regardé "paper blog", c'est bien.

    Si vous publiez quelques uns de mes articles, je vous demande simplement de m'en faire part, et de citer la source en spécifiant que vous avez mon accord.

    Bien à vous,

    A.Mirolo.

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