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  • Sarkozy se Mitterrandiserait-il,

    par ce que le parti socialiste ne serait plus opérationnel ?

    Ne lui jetons pas la pierre, il a fait beaucoup pour notre société, regardez les livres d'histoire de la Troisième république des grands hommes républicains cultivés en sont issus, et sous la Quatrième et encore maintenant, la valeur n'est-elle pas de son coté, Frédéric Mitterrand la culture personnifiée comme son oncle est devenu ministre, et puis n'est-il pas le parti des gens d'en bas ? Ce qui fait son malheur c'est sa grande valeur politique ou ses dirigeants peuvent prétendre occuper de grandes fonctions gouvernementales et qui se déchirent. Nicolas Sarkozy ne s'est pas trompé en puisant dans ce parti des hommes de valeur mais de peu de moralité pour certains.

    C'est un grave sujet de réflexion qui germe petit à petit dans l'esprit des Français. Le parti socialiste ne serait plus bon que pour gérer les communes, et les régions, mais en terme de politique générale, ses défaites successives nous montrent que les Français le jugent sévèrement, et ne lui accorde plus la confiance qu'il mériterait eu égard à son passé et à sa volonté d'améliorer notre quotidien.

    Un parti peut en effet disparaître, le parti radical socialiste très puissant sous la Troisième république qui a fait de nombreuses réformes sociales n'est plus que l'ombre de lui-même, il navigue entre la gauche et la droite sans bien savoir ou il va. Le parti communiste florissant à la fin de la guerre de 39-40 représentait le plus grand parti de l'après guerre, et son influence s'est réduite à rien ou presque par suite de son conservatisme au collectivisme Soviétique, et son adhésion au totalitarisme. Ces dirigeants tel Maurice Thorez qui allait prendre des ordres en Union Soviétique, Georges Marchais et d'autres lui ont fait plus de mal que ses opposants. Le Mouvement républicain populaire, MRP, classé comme démocrate chrétien et centriste incarné par les hommes comme Georges Bidault, Robert Schuman, Pierre Pflimlin, puis par Jean Lecanuet et dernièrement par Raymond Barre n'existe plus en tant que tel, il est éclaté entre UMP, apparentés, Modem et socialistes.

    Le nombre de fidèles dans les églises n'est plus ce qu'il était, les vocations à Dieu se font de plus en plus rares, les erreurs de l'église sur le préservatif, le sida avec son conservatisme et sectarisme ont eu une influence sur ce parti. Les communistes n'ont pas su prendre le train de l'évolution des mentalités et du progrès et sa vielle garde dogmatiquement très forte lui a empêché toute évolution moderne. Il est resté campé par son manque de réalisme face à la perte de l'influence ouvrière, il n'y a presque plus d'ouvriers par rapport à son potentiel de l'après guerre. La CGT principal vecteur de la classe ouvrière a lassé les Français par ses actions successives qui finalement lui font plus de mal que de bien. Une personne de banlieue qui prend le train et qui a dû mal à vivre ne comprend pas quelle paye pour ces cheminots qui font grève et qui ont des conditions sociales qu'elle voudrait bien avoir.

    Le Gaullisme n'existe plus que pour la mémoire, de Gaulle parti, son mythe et sa gloire ont disparus. Les socialistes ne peuvent plus se référer à Jean Jaurès, notre monde n'est plus le même, il est capitaliste égoïste et l'idée de partage n'existe plus, c'est du chacun pour soi. Cela se ressent à la direction du parti socialiste ou la cohésion a volée en éclat, sans chef fédérateur, c'est une barque sans gouvernail. Ces cinq victoires politiques en 1936, 1956, 1981, 1988, 1997 sont restées sans suite, c'est anormal pour un parti de gouvernement aussi influent. L'échec du communisme et la remise en cause du capitalisme auraient dû profiter aux socialistes sous la forme d'une sociale démocratie, en fait, il n'en est rien.

    Pourquoi, peut être par ce qu'il ne peut plus proposer d'avancées sociales. Je me souviens de Pierre Bérégovoy, que l'on ne peut traiter d'antisocial, quand il disait que gouverner c'est faire du fildeferrisme tant les équilibres sont difficiles à maîtriser. Cela voudrait-il dire que les socialistes ne servent peuvent servir ?

    L'âge de départ à la retraite, les conventions collectives, les jours de congés, la semaine de 40 heures, l'abolition de la peine de mort, la libération des radios privées en étendant les libertés des médias, l'obligation de la parité hommes femmes, et beaucoup d'autres choses, autant d'avancées sociales et civiques qui sont remises en cause, voir l'élection présidentielle l'historique ici, 12 articles qui retracent notre histoire récente. On voit même des salariés qui acceptent de travailler sans salaire pour conserver leur emploi. Dans ces conditions à quoi pourraient servir les socialistes et que peuvent-ils faire de plus ?

    Nos déficits sont colossaux, notre dette atteint des sommets impensables il y a seulement quelques années. En 2008 la dette publique a augmenté de 118 milliards d'euros et atteint 1 327 milliards, soit 47 400 euros par actif. Sur cette dette, a précisé M. Séguin, la France doit payer «des intérêts colossaux», plus de 54 milliards, c'est-à-dire plus que le produit de l'impôt sur le revenu et plus de 2 000 euros par an et par personne ayant un emploi.«On a atteint un tel niveau de déficit structurel et d'endettement, qu'une faible aggravation du déficit (liée par exemple, aux dépenses de vieillissement) pourrait provoquer un emballement exponentiel de la dette», a indiqué M. Séguin. La France est le quatrième état le plus endetté de la zone euros et ses dépenses publiques plus de 52 % du PIB sont supérieures à l'Allemagne de 9 points.

    On risque de ne plus être crédible auprès des banques et ce serait la faillite de l'État.

    On se demande comment devant une telle situation ce gouvernement n'est pas sanctionné, les Français sont dans un état léthargique, et ils vont le payer très fort.

    Face à cette situation, il n'y a pas d'autres voies, selon lui, que «la réduction des dépenses et/ou l'augmentation des prélèvements obligatoires, en commençant par la réduction des niches sociales et fiscales». La Cour des Comptes évalue à quelque 70 milliards d'euros les économies nécessaires pour ramener les finances publiques à l'équilibre.

    Que peuvent faire les socialistes devant un tel désastre, ils ne pourront qu'être contrains que d'appliquer une politique d'extrême rigueur, mais dans ce cas elle serait contraire à leurs idéaux et ils se trouveraient encore en porte à faux.

    Nicolas Sarkozy a mis la France à genoux et de plus, il lance un emprunt sans que l'on sache comment il sera remboursé et comment il sera utilisé, dans un tel contexte, ne vaut-il pas mieux que les socialistes se tiennent à l'écart, les Français n'ont pas besoin d'eux pour augmenter les impôts, supprimer des emplois administratifs, dans l'éducation nationale , dans les hôpitaux et j'en passe, supprimer les niches fiscales et sociales, augmenter les taxes, l'essence et la TVA, supprimer les allègements des droits de succession, un ensemble de mesures totalement antisociales.

    Que Sarkozy se débrouille tout seul avec ce merdier, voilà peut être une des clefs du problème. Les socialistes ne pourront rien apporter de positif pour redresser la France et quiconque le prétend va à la catastrophe.

    Alors les Français sont perdus et ils votent sans trop réfléchir suivant leur instinct du moment. Nous avons connu une situation semblable au moment de la guerre d'Algérie ou il a fallu un grand homme reconnu pour sa valeur morale, le Général de Gaulle, qui a su avec les socialistes de l'époque, rappelez-vous Guy Mollet, donner à la France un autre destin. Nous n'avons plus d'hommes de cette valeur et nous sommes dans la mondialisation à outrance. Le parti socialiste sera peut être l'avant dernier à subir le dommage de cette évolution. Mais l'UMP n'en sera pas exemptée, le capitalisme en prendra un coup, mais comme c'est lui qui tient les cordons de la bourse, il s'en sortira. N'a-t-il pas vaincu le Marxisme et le communisme ? Il vaincra le socialisme qui ne disparaîtra pas mais sera l'ombre de lui-même jusqu'à un autre avenir, il lui faut seulement attendre.

    Quand on voit la démesure mondiale provoquée par le décès du «King of the Pop» on se demande ou sommes nous ? Les enfants au Soudan ou ailleurs qui n'ont même pas de quoi se nourrir, qui meurent de malnutrition ne déclenchent pas de telles passions ! Cet homme de 50 ans imbibé de drogues médicamenteuses qui a gagné des centaines de millions de dollars n'a rien respecté de ce que la nature lui a donné, de couleur noire il voulait la couleur blanche, il en avait honte. Alors pleurer sur Michael Jackson non merci, ce monde n'est pas pour les socialistes, mais pour ceux qui veulent le détruire, c'est à dire le capitalisme, l'argent, le veau d'or.

    Quand on voit le résultat des élections municipales à Perpignan ou le maire UMP Monsieur Jean-Paul Alduy, maire sortant, a été réélu après annulation par le Conseil d'Etat des élections du 16 mars 2008 à la suite d'éventuelles fraudes d'un membre de la majorité municipale sur lequel ont été trouvées des bulletins de vote lors des dernières élections, on est en droit de constater que la droite est très puissante, et qu'en outre, elle n'a aucune honte à réélir la même majorité.

    Dans ces conditions, le socialisme n'a rien à voir dans le contexte actuel de la société Française.

  • La république Islamique d'Iran,

    ébranlée dans son sein.

     

    On ne peut rester indifférent sur les évènements qui ont suivis les élections Iraniennes et beaucoup de reportages ont été faits et diffusés sur les ondes et la toile.

    Le régime Iranien depuis l’instauration de la République islamique, présente un système institutionnel très singulier. L’Iran est le seul État officiellement chiite et un des rares pays à être une théocratie, c’est-à-dire que le pouvoir, est censé émaner de Dieu, et réside dans les mains du clergé. Cette théocratie découle du concept de velayat-e faqih, théorisé dans les années 1960 par l’ayatollah Rouhollah Khomeyni, premier «Guide de la Révolution». Cependant, il existe aussi une dimension représentative dans ce système, puisque la souveraineté populaire est reconnue, et qu’un processus électoral permet l’élection du président de la république, des députés et des membres de l’assemblée des experts. Ce système électoral s’inspire des démocraties populaires, le pluralisme politique n’existe pas, les candidats appartiennent aux diverses factions islamistes. Le système politique de la République islamique est basé sur la Constitution de 1979 appelée Qānun-e Asasi, «Loi Fondamentale». Le système comprend plusieurs corps gouvernants intimement reliés, dont la plupart sont nommés par le guide, seuls le président, les membres du parlement, et les membres de l’assemblée des experts sont élus au suffrage universel. L’âge minimum requis pour voter est fixé à 15 ans.

    Les institutions politiques d'Iran

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    On voit bien sur ce graphique que les institutions non élues possèdent le pouvoir, le Guide de la révolution, les forces armées, le chef du système judiciaire, le conseil de discernement, le conseil des gardiens. Il est donc impossible sans une révolution qu'un parti qui ne serait pas contrôlé par le Guide de la révolution puisse prendre le pouvoir. Dans ces conditions, le pouvoir sorti des urnes n'est qu'illusoire, c'est un trompe l'œil pour le peuple et ceux qui sont prêt à croire que leur vote sera pris en compte. Ce qui paraît paradoxal c'est que, même Barack Obama comme nombre de présidents de pays occidentaux semblent s'être fait des illusions, on pourrait presque dire, un instant, ils ont rêvé à un changement de régime. Seule une révolution par les armes peut permettre de changer pour un  autre régime. Mais, serait-ce un régime démocratique comme nous occidentaux nous le voyons, je ne le pense pas. L'Iran possède plus de 80 ethnies comme le représente la carte ci-dessous,

    iran-ethnies.1246122855.jpg

    Source, CIA

    Avec un tel puzzle il est quasiment impossible qu'un régime purement démocratique puisse gouverner, seule une dictature de fer peut imposer sa loi. C'est le même problème que pour l'Irak son voisin, et l'on voit les attentats reprendre à l'annonce du retrait des troupes Américaines. Le régime des Ayatollahs a donc encore de beaux jours, et il faut se rappeler lorsque Khomeyni installé à Neauphle-le Château sans demander l'asile politique à quitté la France le premier février 1979, et il a été accueilli par des acclamations et des fêtes le peuple Iranien était dans les rues. Il faut donc relativiser les résultats de ces élections, et rien ne prouve que si elles étaient reconduites que l'opposition portée par Hossein Moussavi serait victorieuse. Il faut se rappeler Mai 68, bien que cela n'ait rien à voir autre que la philosophie du résultat, que, après le retour de Baden Baden du Général de Gaulle, les élections législatives qui suivirent donnèrent une majorité écrasante au gouvernement de Georges Pompidou. Les leaders politiques qui soutinrent ces émeutes étudiantes furent battus, et François Mitterrand sauva son siège de député avec justesse. Le désordre finalement ne profite jamais si l'on ne va pas au bout, c'est à dire la révolution.

    Seulement en Iran il y a une jeunesse qui veut vivre à l'occidentale, libre des contraintes, libre de penser, c'est à cette jeunesse qu'il faut penser. Or Ali Akbar Hachemi Rafsandjani président de la république du 03 août 1989 au 02 août 1997, a des problèmes avec sa fille Faezeh ex parlementaire qui s'adressa à des centaines de parlementaires de l'opposition, et quatre autres femmes du puissant clan familial qui ont été interpellées et relâchées le 22 juin.

    Un groupe d'étudiants tenants de la ligne dure s'était rassemblé jeudi devant le bureau du procureur de Téhéran, accusant la fille et le fils de l'ancien président, Mehdi, de trahison, selon la radio d'Etat. «Honte à vous, enfants d'Hachemi», criaient-ils en affirmant que Rafsandjani soutenait les manifestations de rue.

    Episode impensable jusque-là, en trente ans de révolution islamique. Enfin, quatre de ses «lieutenants», dont Mohammad Atrianfar, son conseiller, son précieux homme de liaison depuis tant d'années qu'Hachemi Rafsandjani, noue dans l'ombre les fragiles équilibres du pouvoir Iranien, ont été jetés en prison. Et ce, dès le début des manifestations de rue qui depuis le 12 juin dénoncent comme «frauduleuse» la réélection massive à la présidence de la République du fondamentaliste Mahmoud Ahmadinejad.

    200px-akbarhashemirafsanjani.1246130126.jpgQue fait donc M. Rafsandjani ? Sa dernière et violente sortie a été durant la campagne pour se plaindre directement au Guide suprême, Ali Khamenei. La veille, lors d'un débat télévisé, M. Ahmadinejad l'avait traité de «corrompu» et accusé d'avoir voulu «brader le pays» aux puissances étrangères.

    Son pragmatisme envers l'Occident, lorsque, président de la République, il tentait de reconstruire le pays et de lui donner un statut international, est un fait admis, voire apprécié par les conservateurs les plus réalistes. Quant à ses lettres de créances révolutionnaires, elles sont sans faute, nationaliste, plusieurs fois arrêté sous le Chah, dans les années 1960, ce fils de paysan qui n'a même jamais essayé de corriger son accent rural étudiera à Qom, il est hodjatoleslam, un grade modeste, mais nouera avec le père de la révolution, l'ayatollah Khomeyni, un lien privilégié, lire la suite ici.

    Or, en silence, des centaines de dissidents Iraniens sont arrêtés. En catimini plusieurs centaines d'opposants depuis le 12 juin, selon des témoins et des ONG. Une vague d'arrestations ciblées, sans précédent depuis la révolution islamique de 1979, destinée à affaiblir le mouvement de contestation de Mir Hossein Moussavi.

    716589-roxana-saberi.1246132204.jpgLa journaliste irano-américaine, détenue pendant 100 jours en Iran, se dit «bouleversée et angoissée» par les arrestations en Iran. «Certains sont probablement torturés physiquement», estime-t-elle. S'exprimant devant la presse à Paris, mercredi 24 juin, Roxana Saberi a dit son «inquiétude» pour les personnes arrêtées. Libérée le 11 mai de la prison d'Evine, après qu'un tribunal iranien eut réduit sa condamnation pour espionnage à deux ans avec sursis, n'a pas été torturée. Elle s'exprimait lors d'une conférence de presse organisée pour la libération de l'Iranienne Silva Harotonian, 34 ans, membre d'une ONG Américaine, condamnée pour «révolution douce» et emprisonnée en Iran depuis un an, et avec qui la journaliste a partagé la même cellule.

    L'Iran est en état de siège, «toute personne ayant des contacts avec des étrangers, surtout des occidentaux, peut être accusée d'agir contre la sécurité nationale», a-t-elle dit. Silva Harotonian membre de l'ONG Irex, s'occupait d'un échange entre professionnels de la santé des Etats-Unis et d'Iran.

    L'Iran est en état de siège, a aussi lancé Karim Lahidji, vice-président de la Fédération internationale des droits de l'Homme et président exilé de la Ligue Iranienne pour les droits de l'homme. «Au moins 33 journalistes iraniens sont en prison, des journalistes étrangers renvoyés, des télévisions étrangères brouillées, SMS coupés, portables coupés», a dénoncé Karim Lahidji, ajoutant que le régime était «en mesure même de contrôler et de supprimer des e-mails».

    Pression et terreur sont le lot quotidien dans un Iran coupé du monde et réduit au silence. Plus de 2.000 personnes selon la ligue des droits de l'homme ont été arrêtées, même le corps des morts tombés en marge des manifestations n'a pas été restitué aux familles.

    «Dans les rues autour de la prison d'Evin à Téhéran, j'ai vu des dizaines de gens désemparés, installés pour la nuit sur des couvertures de fortune, pour quêter des nouvelles. Ils sont là depuis une semaine pour certains. On ne leur dit rien. C'est affreux. Moi-même je voulais des nouvelles d'un détenu, un milicien m'a dit»,

    partez ou vous serez battu si vous insistez. Il y a trop de monde inutile ici..., voir la suite ici

    Qu'y-a-t-il de surprenant, nous assistons à ce que nous constatons depuis toujours dans les pays ou le régime est fondé sur une dictature religieuse islamique ou autre. Ces pays d'Afrique ou du Moyen Orient sont tous semblables, le pouvoir se transmet soit dans la famille soit par la religion et tout autre voie est exclue par la force. Les élections sont toujours faussées il faut montrer au monde une forme de démocratie sans plus. Vouloir imposer comme l'a fait Bush en Irak une démocratie par la force est une grave erreur qui a coûté de nombreuses vies humaines inutiles pour un résultat nul. Nos dirigeants ne comprennent pas qu'il faut laisser ces peuples vivre comme ils le désirent, et ne pas s'occuper de leurs affaires. Les droits de l'homme ne sont pas respectés dans ces pays, mais chez nous non plus. Le droit au travail au logement pour tous n'est pas exercé, nous voulons faire la morale aux autres mais que faisons-nous pour les 8 millions de pauvres types dont nombreux sont ceux qui dorment dans leur voiture et dans la rue avec des enfants.

  • Jeannie Longo,

    on n'en parle peu mais elle gagne.


    Formidable, extraordinaire, incroyable, cette championne hors du commun vient de remporter sa 56ème victoire dans une course contre la montre le 25 juin à Saint-Brieuc. Elle a 50 ans.

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    AFP/FRED TANNEAU

    A 50 ans, Jeannie Longo a remporté le championnat de France cycliste de contre-la-montre jeudi 25 juin 2009.

    On ne peut qu'être admiratif devant la volonté de cette femme quel exemple pour nous tous. La volonté et le moral avec une vie exemplaire, mais aussi avec probablement un cœur infatigable, le cœur d'une championne au rythme lent habitué à l'effort assurant un gros débit sanguin nourrit d'oxygène, nourriture de nos muscles. Mais aussi une vie de sacrifices, de régimes alimentaires, entièrement consacrée au cyclisme. La passion de la victoire plus que tout, et quand l'on sait que le cyclisme est un sport dur, et que beaucoup de champions ont recours à des stimulants voire des produits dopant, et bien, elle gagne tout simplement avec des compléments alimentaires. Certains ont été jusqu'à douter de son sexe ne serait-ce pas un homme ? Non, c'est bien une femme, mais c'est l'unique, nous n'en avions pas l'habitude et le doute s'est installé.

    Elle a remporté ce titre en s'imposant contre Edwige Pitel, 42 ans, qui est désormais entraînée par Patrice Ciprelli, son mari. Marina Jauntre a pris la troisième place. Le cyclisme serait-il un sport du troisième âge ?

    «Je suis bien partie, j'ai pas mal passé la première bosse. Mais j'ai été perturbée au départ par un commissaire qui a voulu me retirer mon vélo, pour une question d'homologation. On me l'a finalement apporté à quelques secondes du départ».

    Partie avec quelques secondes de retard, elle a ensuite dû puiser dans ses ressources.

    «Sur ce circuit exigeant, devant un public impressionnant qui m'a beaucoup encouragée, j'ai souffert pour finir, j'avais très mal aux jambes mais je suis très heureuse de ce titre».

    Nous sommes heureux pour elle.

    Jeannie Longo qui a remporté son tout premier titre national en 1979, s'était fixée pour objectif de conserver au moins un des deux titres conquis l'année dernière. Elle a modifié son programme d'entraînement cette année, ne se rendant pas aux États-Unis comme d'habitude et se contentant de courses en France. Il y a deux semaines, elle a disputé la difficile Grimpée des Aravis, après s'être imposée début mai dans le Trophée des Grimpeurs. La leçon est la suivante, la volonté, le sacrifice, l'hygiène de vie, la nourriture, le cœur et l'entrainement sont les éléments de la réussite, avec bien entendu de grandes aptitudes. C'est la caractéristique des champions hors normes.

    Voir l'article sur ce blog «Le tour de France et son corolaire» ici

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