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Le Pape au pied du mur, suite,

son voyage s'est terminé en Terre sainte le 15 mai.

Il s'est rendu le 13 mai comme prévu au camp de réfugiés d'Aïda de Bethléem ou il a dénoncé la construction de murs dans un monde ou les frontières sont de plus en plus ouvertes d'après Zenit «le monde vu de Rome» ici.

Il a invité Palestiniens et Israéliens, «de part et d'autres du mur», à avoir le courage de «dépasser la peur et la défiance» pour instaurer «la paix et la non-violence». Ce camp ou vivent Palestiniens et Chrétiens se trouve à coté de l'imposant mur construit par les Israéliens en Cisjordanie, voir mon article le Pape au pied du mur ici . Bien sur un Pape ne peut déclarer que des slogans d'amour et de paix, le contraire serait inconvenant, bien qu'il fût des Papes qui ne se sont pas gênés pour soutenir implicitement le régime Hitlérien !

«Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes, pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels, il est tragique de voir des murs continuer à être construits », a-t-il ajouté. «Comme il nous tarde de voir les fruits d'une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix !».

J'eus préféré qu'il déclare,

«dans un monde ou le fanatisme des religions toujours de plus en plus intolérantes conduisent les hommes à se haïr et à se faire la guerre, la construction de murs marquent le mépris pour ceux d'en face, ne voulant pas les voir comme une honte à notre civilisation. Ce mur est le témoignage d'une volonté de ne pas faire la paix, de considérer celui d'en face comme un ennemi dont il faut s'isoler ! Nous avons eu le mur de la honte du Bolchévisme, nous avons maintenant celui du Judaïsme».

«De part et d'autre du mur, un grand courage est nécessaire pour dépasser la peur et la défiance, pour résister au désir de se venger des pertes ou des torts subis», a souligné Benoît XVI. «Il faut de la bonne volonté pour prendre des initiatives imaginatives et audacieuses en vue de la réconciliation, si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l'autre, le résultat ne peut être qu'une impasse».

Je suis tout à fait de cet avis, si l'on commence par vouloir imposer ces conditions sans écouter celles de l'autre, c'est l'impasse assurée. Mais c'est aussi la méthode de ne pas vouloir avancer vers une solution de paix tout en disant voyez-vous il ne veut rien accepter.

 

Pour le Pape, «la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique».

«Le soutien de la communauté internationale est vital, et c'est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d'une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale», a déclaré le Pape.

Le soutien de la communauté internationale est malheureusement orienté à négliger les Gazaouis ne voulant reconnaître le Hamas. Je me suis maintes fois prononcé contre cette politique qui consiste à isoler les Palestiniens entres eux. C'est en agissant de la sorte que l'on active l'implantation de l'Islamisme. Le soutien à Mamhoud Abbas dans cette politique n'est pas à encourager. Tant que les Palestiniens seront séparés aucune paix n'est possible, les Israéliens le savent bien, et ils ont tout intérêt à ce qu'ils restent séparés aussi longtemps que possible. Toute leur politique est conduite dans cette logique. Ils ont prit un tel avantage que toute négociation politique en faveur d'un État Palestinien ne peut se faire que par des concessions importantes des Palestiniens sur les territoires occupés illégalement. Comme ils demandent que l'État d'Israël soit regroupé dans les frontières de 1967, ce que les Israéliens ne veulent pas, une solution à deux États n'est pas pour demain.

Le discours du Pape Benoit XVI au camp de réfugiées d'Aïda.

Monsieur le Président,

Chers amis,

Cet après-midi, ma visite au Camp de réfugiés Aïda me donne l'opportunité d'exprimer ma solidarité à l'ensemble des Palestiniens qui n'ont pas de maison et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d'habiter de façon durable dans une patrie qui soit à eux. Merci à vous, Monsieur le Président, pour votre aimable accueil. Je vous remercie aussi, Monsieur Abu Zayd, ainsi que toutes les personnes qui ont pris la parole. À tous les personnels de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient qui prennent soin des réfugiés, j'exprime la reconnaissance d'une multitude d'hommes et de femmes à travers le monde pour le travail qui est fait ici et dans les autres camps de la région. J'adresse un salut particulier aux élèves et aux professeurs des écoles. Par votre engagement dans l'éducation, vous exprimez une espérance pour l'avenir. À tous les jeunes présents ici, je dis, renouvelez vos efforts pour vous préparer au temps où, dans les années à venir, vous serez en charge des affaires du Peuple Palestinien.

Les parents ont ici un rôle très important, et à toutes les familles présentes dans ce camp, je dis, ayez à cœur d'encourager vos enfants dans leurs études et de cultiver leurs talents, de telle sorte que ne manque pas le personnel qualifié pour occuper les fonctions dirigeantes dans la Communauté Palestinienne dans l'avenir. Je sais que beaucoup de vos familles sont séparées, à cause de l'emprisonnement de membres de la famille, ou des restrictions dans la liberté de déplacement, et que beaucoup d'entre vous ont connu le deuil pendant les hostilités.

Mon cœur va vers tous ceux qui ont ainsi souffert. Soyez assurés que tous les réfugiés Palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont présents dans mes prières, lire la suite ici.

Les murs peuvent être abattus affirme le Pape en territoire Palestinien.

Avant de quitter les Territoires palestiniens pour rejoindre Jérusalem, le Pape a rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avec qui il s'est entretenu en privé. Au palais présidentiel où il était reçu, le Pape a ensuite prononcé un discours.

Évoquant sa visite au camp de réfugiés Aïda de Bethléem, où il s'était rendu dans l'après-midi, le Pape a évoqué son émotion à l'écoute des «témoignages des résidents qui nous ont parlé de leurs conditions de vie, ici, en Cisjordanie et à Gaza».

«Avec angoisse, j'ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir leurs maisons», a-t-il témoigné. «Près du Camp et surplombant une partie de Bethléem, j'ai vu également le mur qui fait intrusion dans vos territoires, séparant des voisins et divisant des familles». «Bien que les murs peuvent être facilement construits, nous savons qu'ils ne subsistent pas toujours. Ils peuvent être abattus», a souligné le Pape pour qui «il est d'abord nécessaire d'ôter les murs construits autour de nos cœurs, les barrières érigées contre nos voisins».

En lançant «un appel à l'ouverture et à la générosité d'esprit pour mettre fin à l'intolérance et à l'exclusion», le Pape a aussi souhaité que le «peuple de Palestine» puisse «jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité» dont il a été «privé depuis si longtemps». «Peu importe combien un conflit peut paraître insoluble et profondément ancré, il y a toujours des raisons d'espérer qu'il puisse être résolu, et que les efforts patients et persévérants de ceux qui travaillent pour la paix et la réconciliation, porteront des fruits en fin de compte», a-t-il dit, lire la suite ici.

Benoit XVI plaide pour la levée du blocus sur la bande de Gaza.

«Vous avez les ressources humaines pour construire la culture de la paix et du respect mutuel qui garantira à vos enfants un avenir meilleur. Cette noble entreprise vous attend. N'ayez pas peur !», a déclaré Benoît XVI aux Palestiniens mercredi matin lors de la messe à Bethléem, place de la mangeoire devant quelque 5000 personnes, dont un petit groupe de Gazaouis.

«Mon cœur va de façon spéciale aux pèlerins de Gaza déchirée par la guerre», a déclaré le pape dans son homélie. «Je vous demande de dire à vos familles et à vos communautés que je les embrasse chaleureusement et que je suis désolé pour les pertes, les épreuves et les souffrances que vous avez dû endurer», a ajouté le Pape.

Il a encouragé les Gazaouis à la reconstruction, «soyez, je vous prie, assurés de ma solidarité avec vous dans l'immense travail de reconstruction qui est devant vous, et de ma prière pour que l'embargo soit bientôt levé». «Je remercie le Dieu tout-puissant de me donner la grâce de venir à Bethléem non seulement pour vénérer le lieu de la naissance du Christ, mais aussi pour être à vos côtés, mes frères et sœurs dans la foi, dans ces Territoires Palestiniens», avait déclaré d'emblée Benoît XVI. Et d'ajouter, «Je suis reconnaissant au patriarche Fouad Twal pour les sentiments qu'il a exprimés en votre nom, et je salue avec affection mes frères évêques et tous les prêtres, les religieux et les fidèles laïcs qui travaillent quotidiennement pour confirmer cette Église locale dans la foi, l'espérance et l'amour».

Le Pape renouvelle son appel à la création d'un État Palestinien.

Au sixième jour de son pèlerinage en Terre Sainte, le Pape Benoît XVI a déclaré à son arrivée mercredi matin à Bethléem, la ville natale du Christ située en Cisjordanie occupée, qu'il comprenait la souffrance des Palestiniens et qu'il soutenait leur quête d'un État souverain.

Au cours de cette journée, Benoît XVI a célébré une messe en plein air sur la place de la Crèche devant la basilique de la Nativité érigée dans la ville natale de Jésus selon la tradition chrétienne. La Nativité reste la plus ancienne basilique en Terre sainte et un des lieux les plus saints du christianisme. Après avoir visité le camp de réfugiés Palestiniens d'Aïda, il s'est entretenu avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le souverain pontife est arrivé à Bethléem par la route passant l'imposante barrière de sécurité érigée par l'État hébreu pour se couper de la Cisjordanie.

Se tenant au côté du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Benoît XVI a renouvelé son soutien à la volonté Palestinienne de jouir de la sécurité et de l'autonomie. «M. le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à un patrie Palestinienne souveraine sur la terre de vos ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières internationalement reconnues», a dit Benoît XVI.

Sans jamais nommer l'État hébreu, le Pape a dit connaître les difficultés des Palestiniens sous occupation militaire. «Je sais combien vous avez souffert et continuez de souffrir en conséquence de la tourmente qui affecte cette terre depuis des décennies». Lundi à son arrivée en Israël en provenance de Jordanie, il avait appelé à l'indépendance Palestinienne en présence du nouveau Premier ministre Israélien Benyamin Nétanyahou qui avait estimé que les Palestiniens n'étaient pas prêts à se gouverner.

Dans son discours d'accueil, Mahmoud Abbas a, de son côté, dénoncé l'occupation Israélienne et affirmé qu'il était «grand temps de mettre fin aux souffrances» Palestiniennes.

L'Égypte exhorte Israël à faire avancer une solution à 2 États.

Le président Égyptien Hosni Moubarak a exhorté le Premier ministre Israélien à avancer sur une solution à deux États au conflit avec les Palestiniens, le mettant en garde contre une résurgence de la violence. «Une solution à deux États est maintenant ancrée dans les consciences», a affirmé Moubarak à la télévision Israélienne lors de la venue en Égypte de Benjamin Netanyahu, lundi. «Qu'est-ce qui vous gêne dans une solution à deux États ? Vous pourriez vivre en paix et ils vivraient en paix, ce n'est pas un problème», a déclaré le chef de l'État égyptien, selon une retranscription de ses propos diffusée mercredi par l'agence Égyptienne officielle Mena.

S'il a proposé des pourparlers sur les questions économiques, politiques et sécuritaires avec les Palestiniens, le nouveau Premier ministre Israélien n'a pas encore clairement évoqué la création d'un État palestinien malgré les pressions américaines et occidentales.

Distillant sa vision de la paix au Proche-Orient en prévision de sa visite fin mai à Washington, le chef de l'État égyptien a salué la nouvelle approche du président américain Barack Obama, dénonçant l'absence d'avancées pendant les huit années de la présidence de George W. Bush. Il a notamment évoqué la volonté d'Obama d'écouter les vues de tous les pays de la région. Selon Moubarak, Netanyahu lui a affirmé que son gouvernement était un «gouvernement de paix» qui était déterminé à résoudre le conflit avec les Palestiniens. Le président Égyptien a par ailleurs appelé Israël à geler la construction de colonies Juives dans les territoires.

En conclusion, le Pape a été plutôt Palestinien qu'Israélien si l'on peut résumer ainsi ce voyage en Terre sainte sur les lieux Saints, mais aussi un peu politique, d'une semaine. C'était à hauts risques, tant les paroles et les silences sont scrutés à la loupe. Il est difficile, à la fois de soutenir les Palestiniens dans leur lutte, tout en ménageant Israël qui l'accueillait, les susceptibilités sont à fleur de peau. Une étape à hauts risques l'entrée d'un Pape Allemand dans le Dôme du Rocher et sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem et son recueillement au Mémorial Yad Vashem ou la prière au mur occidental lieu Saint du Judaïsme. Mais c'est l'étape Palestinienne qui fût la plus porteuse d'espoir par son insistance à la création d'un Etat Palestinien. La question des réfugiés, les déplacements aux lieux Saints, le problème des prisonniers, le blocus de Gaza, la destruction des maisons, et le mur que l'on peut détruire ont été ses principaux thèmes en Palestine.

A son départ sur l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv en présence du président Israélien Shimon Peres. Le souverain pontife a, une fois de plus, plaidé pour la création d'un État palestinien indépendant. «Que la solution à deux États devienne une réalité, qu'elle ne reste pas un rêve», a-t-il lancé. Et de poursuivre,

«qu'il soit universellement reconnu que l'État d'Israël a le droit d'exister et de jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement acceptées. De la même façon, reconnaissons que le peuple Palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante afin de vivre dans la dignité et se déplacer librement».

En écho à ce souhait papal, Shimon Peres a assuré de la «sincère aspiration à la paix partagée par tous les Israéliens» avec leurs voisins et leurs «ennemis».

 

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Une cérémonie a clôturé vendredi le voyage du pape en Terre sainte à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (à gauche) et le président israélien Shimon Peres (à droite) © AFP PHOTO/JACK GUEZ. Document Le Point.fr.

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