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  • Le RSA n'est pas ce qui était souhaité, et le chômage aidant,

    c'était presque évident !

    Mais finalement, il pourrait le servir.

    Chômage comme le RMI et le RSA, son dernier enfant, n'a pas eu les effets espérés sur l'emploi, ils sont moins significatifs que prévus. Le revenu de solidarité active entrera en vigueur au premier juin et se substituera au revenu minimum d’insertion (RMI), à l’allocation de parent isolé (API) et aux dispositifs associés d’aide financière à la reprise d’emploi. Le RSA complète les revenus d’un foyer lorsque ces derniers sont inférieurs à un certain seuil, fonction des charges de famille et des revenus d’activité. Il garantit que toute heure travaillée se traduise par un supplément de ressources. Ce principe n’était en effet pas toujours assuré par le RMI et l’API à l’issue de la période d’intéressement, notamment lorsque les allocataires reprenaient un emploi inférieur à un mi-temps.

    La Direction de la recherche, des Etudes et de l'évaluation des statistiques, DREES publie un document de travail sur une enquête d'expérimentation des premiers résultats sur le RSA, de Virginie Fabre et Olivia Sautori n° 87 avril 2009 à voir ici.

    L'intérêt de l'enquête c'est qu'elle porte sur des zones de tests avec des zones témoins dans les mêmes départements ou le RMI, restait en vigueur. Réalisée en mai et juin 2008, il s'agissait de comparer les situations et parcours de personnes aux profils comparables, dans des zones comparables, pour observer l’impact du dispositif. La méthodologie et le questionnaire de l’enquête ont été élaborés dans le cadre d’un groupe de travail du comité d’évaluation des expérimentations.

    Son champ d'application concerne la population qui au 31 octobre 2007 bénéficiaient d’une allocation au titre du RMI ou de l’API, d’une prime forfaitaire au titre du RMI ou de l’API, ainsi que celles qui étaient en contrat insertion - revenu minimum d’activité (CI-RMA) ou contrat d’avenir (CA) au titre du RMI ou de l’API. Pour le RMI, la population intègre les allocataires administratifs et les conjoints éventuels. Les personnes enquêtées au titre du RMI résidaient dans les zones tests et témoins des 15 premiers départements ayant mis en place les expérimentations du RSA (à l’exception de l’Eure) : Charente, Loir-et-Cher, Oise, Vienne, Val d’Oise (démarrage en novembre 2007), Côte-d’Or, Côtes-d’Armor, Hérault, Marne (décembre 2007), Bouches-du-Rhône, Charente-Maritime, Ille-et-Vilaine, Haute-Marne, Nord et Pas-de-Calais (janvier 2008).

    Le but du RSA est de compléter les revenus, entrant en vigueur le premier juin. Les premiers versements seront donc faits au début du mois suivant, le 6 juillet.

    L'enquête se garde bien de conclure, elle ne présente qu'une approche qui montre que les taux d'emploi sont légèrement plus élevée en zone de test qu'en zone témoin, mais la différence n'est pas significative.

    Parmi les personnes sans emploi avant l'expérimentation, 19,1 % ont commencé un emploi au cours des expérimentations dans les zones de tests, et 17,6 % dans les zones témoin, l'écart est de 1,5 point. Les personnes en emploi en mai 2008, zones de tests 14,3 %, zones témoins 14 %, l'écart est de 0,3 point. On constate un accroissement de 1,2 point en faveur du RSA. L'accroissement étant 4,8 % dans les zones de tests pour 3,6 % dans les zones témoins entre les personnes sans emploi avant et après expérimentation.

    L'influence du RSA n'est donc pas significative. Fallait-il s'attendre à de meilleurs résultats ? On aurait pu l'espérer.

    Cela montre une chose c'est qu'il n'y a pas assez de travail pour ces personnes, corvéables à souhait et bon marché puisque le RSA est instauré pour palier au RMI mais aussi au fait que les entreprises ne veulent rémunérer ces personnes au salaire d'une juste rémunération. C'est un cadeau fait aux entreprises pour qu'elles embauchent, c'est donc aussi une forme de chantage, voir mon article sur le RSA ici. On constate, en outre, que sont concernées principalement les personnes seules, sans conjoint et sans enfant, et titulaire du bac ou du niveau supérieur parmi celles qui ont bénéficié le plus du RSA dans cette enquête, c'est à dire les populations ne cumulant pas trop d'obstacles. Quand aux moins diplômés, le RSA serait un véritable boulet pour Marianne2

    Cette enquête à eu lieu en mai et juin 2008, elle n'est donc pas influencée par la crise que nous subissons. En fait ce RSA, dans une situation économique hors crise, pourrait avoir pour conséquence la non augmentation des travailleurs pauvres en raison du supplément en salaire accordé par l'État à d'autres salariés embauchés par l'avantage du RSA, il se pourrait même que ces personnes gagnent plus que celles en place. Ce serait une inégalité de traitement associée à une forme de solidarité dans la pauvreté de ces travailleurs. C'est une forme de partage du travail tant combattue par la droite comparable, dans l'esprit, aux 35 heures.

    Quel avenir pour le RSA dans la conjoncture de crise actuelle ou le chômage explose ?

    En mars 63.400 nouveaux inscrits au pôle emploi en catégorie A c'est à dire sans activité, pour atteindre 2,44 millions. Ainsi, 243 400 chômeurs supplémentaires sont inscrits dans cette catégorie depuis janvier et la barre du demi-million de chômeurs supplémentaire approche depuis le retournement brutal du marché du travail en août 2008 (+ 429.900).

    Pour les moins de 25 ans, la hausse s'accélère, à + 35,8 % sur un an. La progression atteint 20,1 % pour les 25-49 ans et 16,7 % parmi les 50 ans et plus. Aucune embellie n'est à attendre avant fin 2010, de l'aveu même du gouvernement, dans le cas d'une reprise de l'économie fin 2009, ce qui sera loin d'être le cas.

    Le chiffre total des inscrits a atteint 3,48 millions (+ 77.000), en incluant ceux ayant une activité réduite, a annoncé lundi le ministère de l'Emploi. Un tiers du total des inscrits, soit 1,03 million de personnes fin mars, exercent en effet une activité réduite pour garder un pied dans le monde du travail, il s'agit d'emplois peu ou pas qualifiés et précaires, les premiers supprimés par la crise.

    Quel avenir donc pour le RSA ?

    Plus florissant que l'on pourrait l'espérer, le chômage aidant la précarité devient plus aiguë et c'est l'occasion pour les entreprises de moins payer leurs salariés. Le RSA pourrait être la bouée de sauvetage dans cette misère, des salariés à moindre coût. Les conséquences sur la consommation auraient peu d'effet, d'une part à cause de la période de chômage avant l'obtention du RMI ou RSA, et d'autre part par tous ces salariés d'emploi sécurisés, et ils sont nombreux, les retraités, et les professions libérales qui continuent à consommer. C'est donc sur une petite partie de la population que ce désastre survient. En d'autres termes, la croissance après une chute se stabilisera mais ne sera pas suffisante pour retrouver les conditions d'emplois d'avant la crise. Il nous faut subir ces conditions malgré le plan emploi jeunes de Sarkozy qui appelle les entreprises à la rescousse.

    Nicolas Sarkozy a appelé vendredi 24 avril les entreprises à être «exemplaires» en termes d'embauche des jeunes. L'État consacrera 1,3 milliard pour les soutenir mais attend des engagements chiffrés en contrepartie. Le Medef «approuve sans réserve», dès lors qu'il ne paye pas.

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    «Je demande aux branches et aux entreprises de faire preuve d'exemplarité. Je pense en particulier aux plus grandes d'entre elles».

    Le message adressé vendredi par Nicolas Sarkozy au patronat, lors de la présentation du plan d'urgence sur l'emploi des jeunes, est clair. En investissant 1,3 milliard d'euros quasi exclusivement dans des aides très importantes aux entreprises, l'État répond aux préconisations formulées par le patronat, mais il le place aussi face à ses responsabilités dans l'insertion professionnelles des jeunes, et l'on sait ce que cela donne.

    En conclusion, bien qu'il n'a pas été fait pour répondre à une période de crise comme celle que nous avons, je pense que le RSA peut être une bouée pour beaucoup de jeunes bien que je désapprouve la façon dont il est conçu en ne faisant porter l'effort financier que sur la partie de la population qui n'est pas exonérée par le plafond fiscal à 50 %.

    C'est encore un cadeau supplémentaire aux entreprises sans aucune garantie.

    En attendant à l'ANPE c'est le foutoir. Reste que la fusion des ANPE et des Assedic voulue par Nicolas Sarkozy non terminée avait été pensée dans un contexte de baisse du chômage avec un objectif de plein emploi en 2012. Mais avec la crise, le chômage ne cesse d'augmenter depuis plusieurs mois.

    C'est la catastrophe.

    A l'exaspération de chômeurs aux prises avec des difficultés administratives répond l'impuissance des agents de Pôle emploi. Ils sont débordés, c'était à prévoir, en voulant faire des économies Sarkozy à mis le bordel, c'est l'incompétence absolue dans l'imprévoyance gouvernementale.

    Josette a été menacée de radiation à cause d'erreurs informatiques, Nadia attend un stage de formation depuis tellement longtemps qu'elle risque de perdre le droit de le faire, Gérard n'a reçu aucune offre en sept mois, et le dossier de Corinne s'est perdu, la privant d'indemnités....sans commentaires, source ici .

  • Ségolène Royal,

    et «l'excusitude».

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    Qu'est-ce qui a bien pu piquer Ségolène Royale d'excuser au nom de la France les paroles imprudentes de Sarkozy lorsqu'elle était au Sénégal, mais aussi dernièrement par lettre à Zappatero. Elle a présenté des «excuses» à Jose Luis Zapatero, président du gouvernement espagnol, pour ce qu'elle qualifie de «propos injurieux» le concernant, imputés à Nicolas Sarkozy et démentis par l'Elysée.

    Dans cette lettre, citée sur Désirs d'avenir, l'ancienne candidate PS à la présidentielle, «a assuré que ces propos n'engageaient ni la France, ni les Français».Ségolène Royal assure également Jose Luis Zapatero «de toute sa considération, en partie pour les réformes courageuses conduites en Espagne et surtout pour son attachement à réaliser ses promesses de campagne électorale, avec un comportement éthique qui devrait servir de modèle».

    «Le mandat de président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement afin de ne pas porter aux intérêts de la France».

    Selon Libération, qui maintient samedi sa version, Nicolas Sarkozy avait dit au cours d'un dîner que le chef du gouvernement espagnol «n'est peut-être pas très intelligent. Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle». Un rappel à Lionel Jospin qui n'a pas été au second tour de l'élection présidentielle de 2002. Une figure rhétorique, reconnaît Libé, que Nicolas Sarkozy utilise en permanence, du «genre, je ne suis peut-être pas très malin, mais ça je l'ai compris».

    Alors, est-ce bien ou mal, c'est toute la question ? Nicolas Sarkozy est bien notre président, est-il celui de tous les Français, non ! Il est celui d'une caste dominante, les gens riches pour lesquels, il a fait de nombreux cadeaux. En outre, il est le chef de l'UMP, le parti majoritaire, il n'est donc pas le président de cœur des Français bien que notre constitution lui en donne l'obligation. Une partie de la France s'incline devant l'autre, c'est le jeu démocratique des élections, mais pour autant elle n'a-t-elle pas le droit de dire ce qu'elle pense, c'est aussi la démocratie ?

    Quelque temps avant Ségolène Royal avait demandé «pardon à l'Afrique pour les propos prononcés par Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Dakar en juillet 2007». «Pardon, pardon, pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées, et je vous le dis en confidence, qui n'engagent ni la France, ni les Français» a-t-elle déclaré au siège du parti socialiste sénégalais. Propos qui ont eu le soutien du PS à commencer par celui de Martine Aubry.

    Bien entendu, c'est le tollé général à droite et Ségolène Royal vilipendée bien que, dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, tout en accusant Mme Royal de «démagogie», ait jugé «maladroite» la phrase controversée sur l'Afrique du président Sarkozy. Et même à gauche, dans ses rangs, ou Jack Lang de plus en plus Sarkoziste ne mâche pas ses mots. Il demandé à nos amis Espagnols d'excuser et de pardonner à Ségolène Royal.

    «Comment peut-on à partir de rumeurs non vérifiées et même infirmées par les participants à ce déjeuner s’adresser au chef de gouvernement espagnol au nom de la France?», a demandé M. Lang sur Europe1.

    «C’est démesuré, disproportionné et surtout inadéquat», a ajouté Jack Lang, dénonçant un «faux pas» de Mme Royal.

    Certains de ceux qui l'on soutenue comme Manuel Valls héritier du rocardisme accentue ses distances à l'égard de Ségolène Royal, de même que Vincent Peillon s'émancipe de Ségolène en se rapprochant du centre de gravité du PS, et Gérard Collomb se détache aussi d'elle. Elle ne représente plus le phare qui faisait d'elle le point de rattachement. Seront-ils des opposants, il est encore trop tôt pour le dire cela dépendra du vent et de sa direction.

    Ayant perdu le secrétariat du PS elle se trouve marginalisée par les ténors du parti, et pour ne pas perdre encore plus, elle persiste et signe dans ce registre pour garder une présentation médiatique. D'ailleurs n'a-t-elle pas été invitée au journal de la deux pour s'expliquer.

    Pour certains cette politique apparaitrait suicidaire, à voir.

    Quand on analyse sa position au sein du PS, elle n'a aucune chance d'être choisie devant Martine Aubry, de plus, il apparait en dessous que François Hollande n'a pas dit son dernier mot. Il lui faut donc marquer son territoire comme potentiellement désignable pour 2012. Elle doit devenir incontournable, et elle a devant elle deux années pour s'imposer en dehors du parti tout en restant dedans. C'est la quadrature Ségolène. Si l'on se rappelle les contraintes que lui a infligées le PS pendant la campagne de 2005 ou elle a dû, pour obtenir son soutien, bien qu'elle était désignée après une confrontation démocratique au sein du PS, se contredire dans son argumentation politique au centre. Elle doit donc s'affranchir d'une politique toute à gauche tout en ayant son soutien et jouer à droite pour attirer les électeurs centristes.

    C'est le problème que la gauche n'a jamais su pleinement résoudre.

    Ces actions actuelles sont notablement à gauche, ses prises de position de soutien physique aux entreprises en difficulté, aux salariés licenciés et grévistes ses aides dans sa région aux entreprises avec ses «pardonitudes» font d'elle le premier opposant à Sarkozy, mais est-ce suffisant, non !

    Elle fait rire une bonne partie de l'opinion.

    Il lui faut donc attendre que la réflexion des Français la considère à nouveau comme possible présidentiable, elle doit  donc insister dans sa démarche. A sa gauche en dehors du PS il y a Olivier Besancenot qui avec Jean-Luc Mélenchon dans son nouveau parti vont prendre des voix socialistes, elle doit donc montrer qu'elle aussi est à gauche. Au centre il y a François Bayrou et de même que pour sa gauche elle doit s'imposer comme potentiellement plus présidentiable en voix que Bayrou puisqu'elle peut avoir des soutiens à gauche alors que Bayrou n'en a pas.

    Il faut qu'elle arrive ainsi à s'installer dans l'opinion comme l'était François Mitterrand, c'est à dire la seule personne capable de battre la droite.

    Selon Jean-Michel Normand journaliste au Monde Ségolène Royal pratiquerait le coup d'état permanent, en fait ce que faisait François Mitterrand à propos du Général de Gaulle, l'expression venant de François Hollande. Cette formule colle plutôt bien à la stratégie de harcèlement engagée par Ségolène Royal.

    En regardant les choses avec un peu de recul, un constat s’impose en effet. Ségolène Royal semble être la seule, à gauche, à avoir intégré le mode de fonctionnement de Nicolas Sarkozy. Sarkozy et Ségolène deux tempéraments qui parlent sans détours, l'un parlant aussi fort que l'autre dans le maniement des symboles dans le domaine de la nation Française, et Ségolène à une avance de part ses origines et sa famille. Je ne veux pas signifier qu'elle est plus Française que Sarkozy, ce n'est pas le propos et que Dieu m'en garde, mais en reprenant ses paroles elle le corrige.

    La logique des institutions Françaises est de considérer que celui qui a le verbe le plus haut et qui parle le plus fort de la France est toujours celui que préfèrent les Français. C'est certainement pour cela que les réactions à droite ont été les plus virulentes. Et de plus, elle parle Français mieux que lui.

    Ils sentent bien qu'au moindre dérapage de Sarkozy, il sera repris. Il devient ainsi verrouillé dans ses propos populistes, alors que les invectives que peut envoyer son camp contre Ségolène ne peuvent que renforcer son leadership auprès des Français. A cela, si vous ajoutez le désastre de sa politique que ce soit sur l'insécurité, sur la dette, sur la justice sociale comme sur la crise bancaire dont il a soutenu le capitalisme, on comprend bien que Ségolène met le doigt ou ça fait mal.

    En jouant sur l'impolitesse de Sarkozy, sur son langage populiste, elle ne peut que marquer des points, et ce n'est pas en la qualifiant de folle ou de cruche qu'elle sera discréditée bien au contraire elle sera renforcée car finalement elle n'est pas si cruche ou folle que ça.

    La façon dont Nicolas Sarkozy a traité la fonction présidentielle par le gout du luxe notablement affiché, par des paroles vulgaires envers certains de ses concitoyens, pour un pays comme le notre de culture monarchique cette dérive de la fonction présidentielle passe mal. Pour beaucoup d'entre nous, cette fonction est sacrée, inviolable et doit être respectée.

  • Les enfants malnutris de Gaza.

    Trois mois après la guerre qui se souvient de Gaza ?

    Le Monde.fr publie un article dénonçant la situation dans laquelle les 1,5 millions d'habitants de la bande de Gaza serait la même qu'au lendemain de l'opération plomb durci. Le blocus est toujours présent avec l'Égypte et les points de passage sont toujours sous contrôle Israélien.

    A cela rien d'étonnant eu égard à notre diplomatie et notre gouvernance, à celle de l'Europe et à l'aveuglement des grands de ce monde sur les conditions d'existence de ces pauvres malheureux Gazaouis, cela me rappelle l'extermination des Juifs pendant la seconde guerre mondiale ou l'on nous disait que ce n'était pas vrai !

    Quand on apprend, par exemple, que Barack Obama envisage de recevoir le dirigeant Palestinien Mahmoud Abbas le 28 mai et qu'il ignore volontairement le Hamas qui a en charge ces personnes, on ne peut s'empêcher de penser que l'on assiste de sa part à une véritable mise à l'écart de ces Palestiniens. Bien entendu, cette rencontre est programmée pour discuter de la formation de deux états l'un Palestinien et l'autre Israélien, Etat qui existe déjà d'ailleurs, ce qui fait que le nouveau Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou et le chef de l'État Egyptien Hosni Moubarak sont également invités. Et pourquoi Hosni Moubarak qui n'a rien à voir avec les Palestiniens sinon la fermeture de la frontière avec l'Egypte conduisant à l'isolement total de la bande de Gaza.

    En outre, quand l'on sait que Mahmoud Abbas à déjà, et depuis longtemps, accepté en Cisjordanie les conditions d'existence imposées par les Israéliens ainsi qu'Hosni Moubarak, c'est à dire son hégémonie, on est en droit de se poser la question quel État Palestinien peut-il survenir de ces négociations ?

    De plus, quels sont les leviers d'Obama pour faire admettre à Benyamin Netanyahou qu'il doive évacuer les territoires occupés pour faire deux états, aucun ? La politique Israélienne est claire, évidente, monstrueuse, l'occupation des territoires s'effectuant de façon permanente ne pourra être stoppée que sur les conditions actuelles, ce sera à prendre ou à laisser, ce ne peut être que du chantage. Ce n'est pas Obama plus qu'un autre qui fera que ces territoires occupés illégalement pourront être restitués. Benyamin Netanyahou étant l'élu de ces Colons, ne voudront jamais les évacuer, ils ont votés pour cela.

    Pendant ce temps les Gazaouis crèvent de tout, selon un rapport de l'ONU, la qualité et la quantité des approvisionnements sont insuffisantes au regard des besoins. Le fioul industriel et le gaz pour la cuisine ne représentent respectivement que 70 % et 25 % des besoins. En raison de la dégradation de la situation, John Ging, directeur de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés Palestiniens, a lancé, le 3 avril, un appel pour la réouverture des frontières, estimant que «les quantités qu'Israël laisse entrer sont absolument et totalement inadaptées». «Cela a un effet particulièrement dévastateur sur l'état physique et l'état d'esprit de la population», avait-il ajouté.

    Dans le compte rendu hebdomadaire de l'Office de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) pour la semaine du 8 au 14 avril, il est indiqué que 132 000 personnes n'ont toujours pas accès à l'eau courante. Parmi elles, 100 000 ne peuvent s'approvisionner que tous les deux ou trois jours et 32 000 n'ont aucun accès. Les diarrhées et les hépatites virales ont considérablement augmenté au cours des quatorze premières semaines de cette année.

    C'est la politique Israélienne que s'apprête à créditer Obama et consorts avec notre cher président qu'il ne faut pas oublier.

    Mais cela n'est pas le pire eu égard à la malnutrition alarmante chez les enfants, l'information est donnée par,

    IRIN humanitarian news and analysis, voir ici.

    et m'est envoyée par Zénobie Zénobie «zenobie79@yahoo.fr» par l'intermédiaire, de «assawra@yahoogroupes.fr». Information qui est datée du 21 avril, émane de Gaza ville.

    «En raison de la pauvreté croissante, du chômage et de l’insécurité alimentaire qui sévissent à Gaza, aggravés par la dernière offensive israélienne, menée sur 23 jours, les enfants sont de plus en plus menacés par la malnutrition, selon les agences des Nations Unies, les responsables du ministère de la Santé et les organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans le domaine de la santé, dans la bande.

    Les signaux d’alarme préoccupent les responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une agence des Nations Unies : des indicateurs de malnutrition à la hausse (par exemple, un plus grand nombre de cas de retard de croissance, d’émaciation (amaigrissement extrême) et d’enfants présentant une insuffisance de poids) et un taux élevé d’anémies, qui se maintient, chez les enfants et les femmes enceintes.

    L’évaluation qualitative de la sécurité alimentaire à Gaza, menée en 2008 et au début de l’année 2009 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), révèle une augmentation de l’insécurité alimentaire, par rapport à 2007, selon Erminio Saco, conseiller en sécurité alimentaire auprès de la FAO, qui exerce à Jérusalem; et d’après le Bureau central Palestinien de la statistique (PCBS), l’obtention de vivres et la consommation d’énergie ont diminué de 10 pour cent à Gaza, entre 2005 et 2007. 

Ces 18 derniers mois, le secteur agricole lutte pour faire face au blocus imposé par Israël sur les importations et les exportations, qui entraîne une baisse de la productivité et limite l’accès à des aliments frais abordables, selon la FAO. 

 Retards de croissance. 

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé en janvier que 10,3 pour cent des enfants de moins de cinq ans présentaient des retards de croissance (taille insuffisante par rapport à l’âge), une tendance qui s’est progressivement renforcée ces dernières années.

    Les retards de croissance sont généralement imputés à une carence chronique en protéines et en micronutriments, notamment en fer et en vitamines essentielles, selon l’OMS. «Plus de 10 pour cent des enfants de Gaza souffrent de malnutrition chronique», a indiqué Mahmoud Daher, représentant de l’OMS à Gaza, faisant état d’une légère augmentation, par rapport à 2008. 

L’hygiène des enfants s’est aussi dégradée, l’alimentation en électricité étant erratique depuis le début du blocus. Le lavage des vêtements et les bains sont limités, surtout pendant le conflit, selon les habitants. 

En avril 2008, Gaza comptait environ 255 000 enfants de moins de cinq ans, selon les estimations de l’UNICEF, dont quelques 26 265 risquaient de souffrir de malnutrition, et 657 étaient sans doute gravement émaciés.

    Les deux tiers de la population environ (dont 50 pour cent a moins de 18 ans) seraient en proie à l’insécurité alimentaire, selon la FAO. 
 Emaciation et sous-poids 

Le nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë (c’est-à-dire d’émaciation, poids insuffisant par rapport à la taille) à Gaza a quasi doublé entre 2006 et 2008, passant de 1,4 à 2,4 pour cent, selon l’UNICEF. L’émaciation est considérée comme un problème de santé publique lorsqu’elle touche plus de cinq pour cent de la population, mais l’OMS s’inquiète de cette recrudescence marquée.

    En 2008, 2,5 pour cent des enfants de moins de cinq ans étaient en sous-poids (poids insuffisant par rapport à l’âge), selon la branche gazaouie de l’OMS. 

 Anémie «l'anémie est fréquente chez les enfants et les femmes enceintes à Gaza et le taux fluctue en fonction de l’accès aux vivres et de la situation politique et économique dans la région», a indiqué M. Daher. 

Les responsables de l’OMS pensent que les carences en fer et en vitamine A se sont aggravées pendant et depuis le conflit. Les résultats de l’évaluation du taux d’anémie, menée à l’heure actuelle par l’OMS à Gaza devraient être communiqués en mai, mais d’après M. Daher, 65 pour cent des enfants âgés de 9 à 12 mois, et 35 pour cent des femmes enceintes sont anémiques.

    L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés Palestiniens (UNRWA) devrait également mener une évaluation en juillet, mais l’organisme se préoccupe également de l’augmentation des cas d’anémie, selon Mohammed Maqadma, responsable sanitaire à l’UNRWA. 

Il existe une corrélation positive entre la malnutrition et la faible consommation de viande (protéines animales), la faible consommation de fruits, et le nombre de membres ainsi que les revenus de la famille, selon l’UNICEF.

    La quantité de fruits frais et de protéines abordables en vente sur le marché gazaoui a été considérablement réduite par les restrictions, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). «La dernière cargaison de bétail a été acheminée dans Gaza le 31 octobre 2008, et depuis que le Hamas a pris le pouvoir, en juin 2007, les importations de bétail sont strictement limitées», a indiqué Hamada al-Bayari, responsable de terrain d’OCHA à Gaza.

    Selon Fouad Issawi, directeur des 56 centres de santé primaire du ministère de la Santé à Gaza, les cas de retards de croissance et d’anémie ont augmenté en 2008 et 2009. Depuis 2007, les centres de santé primaire ont besoin d’une quantité bien plus importante d’anti-anémiques (tels que le carbonate de fer, couplé à de la vitamine C, et l’acide folique), a-t-il expliqué. 

«Nos centres ont observé une recrudescence de l’anémie chez les enfants en 2008, et cette tendance se poursuit», a confirmé Adnan al-Wahaidi, directeur de l’association caritative Ard al-Insan, à Gaza, la principale ONG spécialisée dans le domaine de la santé, qui aide quelque 16 000 enfants sous-alimentés. 

«Les femmes dont les enfants sont en sous-poids ou émaciés sont de plus en plus nombreuses à venir au centre, ces derniers mois ; beaucoup ont perdu leur mari au cours du dernier conflit ou ont un mari au chômage ».

    Va-t-on assister dans cette bande de Gaza à un drame humanitaire provoqué par la puissance militaire d'Israël comme le fût l'Allemagne Hitlérienne pour les Juifs, ce serait une honte mondiale de plus. Autant j'ai été, malgré mon jeune âge, révolté, ahurit, il n'y a pas de mots pour qualifier les crimes nazis, autant je suis révolté par le comportement Israélien et par l'occident qui sous ses yeux laisse s'exécuter lentement ce crime humanitaire.

    On sait que les carences alimentaires pendant l'âge de la croissance des enfants sont catastrophiques pour le reste de leur existence et qu'elles ne se rattrapent jamais. C'est donc un crime sur leur vie bien plus grave que celui de les tuer car ils en souffriront toujours s'ils ne viennent à mourir des suites proches de cette malnutrition. En quoi ces enfants sont-ils responsables que l'occident il y a 60 ans à décidé pour donner une Nation aux Juifs en prenant la terre des Palestiniens qui ne leurs avaient rien fait.

    Comme dit Dominique de Villepin, Israël est une erreur de l'histoire, et comme le déclare le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, voir ici , Israël est raciste comme le confirme, une fois de plus, l'expulsion à Jérusalem-est dans le quartier de Al-Boustan contre la destruction de 88 maisons représentant 1500 habitants pour y créer un parc. Certaines de ces maisons datent d'avant l'occupation de 1967 et les demandes de permis de conduire n'ont jamais été accordées, lire la suite ici.

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