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  • Les réforment, les médecins sont pour,

    dès lors qu'elles ne les touchent pas.

    A-t-on déjà vu des médecins satisfaits, oui, il y en a mais peu. Les médecins se mobilisent contre la réforme Bachelot qui n'est en fait que la réforme Sarkozy. Ce qu'il veut, c'est réduire les dépenses de l'hôpital qui présente un budget 2009 en déficit de 95,5 million d'euros soit 1,5 % de ses recettes. Pour contenir ses dépenses, l'AP-HP devra faire notamment «un effort sur les dépenses de personnel», à hauteur de 50,5 millions d'euros, qui se traduirait par la suppression de 700 postes équivalents temps-plein.

    Ce cas précis de suppression de postes pour cause d'économies traduit bien une politique libérale qui sacrifie la santé des citoyens de son pays pour de l'argent, d'autant que les répartissions budgétaires sont sujettes a de fortes critiques ne serait-ce que l'argent perdu par la loi TEPA dans laquelle il faut retirer le «PA» pouvoir d'achat. Il ne reste donc que le bouclier fiscal qui nous prive de sommes largement supérieures à celles utiles à nos hôpitaux.

    Ces suppressions de postes se feront par un non-renouvellement de départs à la retraite ou de postes contractuels. Elles devraient concerner des personnels non médicaux, tandis qu'il y aurait du côté des personnels médicaux une augmentation de 53 postes équivalents temps-plein.

    Il est évident que l'hôpital va mal, il suffit d'avoir l'obligation de s'y rendre pour comprendre. L'hôpital coûte cher même très cher, de grandes recherches qui y sont faites, encore dernièrement la greffe d'un visage donne à notre médecine une renommée mondiale. C'est donc à l'hôpital que l'on est le mieux soigné pour l'essentiel mais on a tendance à vous expédier chez-vous avant la fin des traitements pour raisons d'économies. On sent très bien la contrainte budgétaire qui, déjà, pèse sur les patients. De plus la réduction des effectifs pour cause d'économies se fait sentir dès lors qu'il vous faut attendre plusieurs mois pour une consultation. L'hôpital devient un luxe alors qu'il est fait pour tous.

    Sacrifier la santé des Français pour de l'argent n'est pas dans l'intérêt de la Nation, car tôt ou tard elle coûtera encore plus. Contrairement aux affirmations de Sarkozy, ce n'est pas un manque d'organisation, mais bien un manque de moyens. Qu'il faille éviter le gaspillage des dépenses inutiles, bien entendu, l'on ne gère pas un hôpital comme un porte monnaie, c'est donc difficile.

    En 2004, voir l'article du Monde.fr ici, les pouvoirs publics avaient déjà modifié la gouvernance hospitalière en regroupant les services en pôles et en impliquant les médecins dans la gestion médico-économique, avec la mise en place de la tarification à l'activité.

    Intitulée Hôpital 2007, la réforme avait créé, aux côtés du directeur d'établissement, un conseil exécutif où siègent à parité des médecins et des administratifs. Répondant à l'injonction de Nicolas Sarkozy, «Il faut un patron à l'hôpital, et un seul», la réforme de Roselyne Bachelot va plus loin, en concentrant les pouvoirs dans les mains du directeur, celui-ci devient président d'un directoire dans lequel siégeront des médecins majoritairement nommés par lui. C'est tout le style de Sarkozy, il met les médecins qui lui conviennent, une vraie dictature par personnes interposées.

    Le directeur arrêtera le projet médical de l'établissement (qui n'est plus que «préparé» par les médecins) et nommera seul les chefs de pôle. Depuis l'élaboration de la réforme, cette architecture inquiète les médecins qui y voient la prise de contrôle de l'administration sur le médical.

    Ils comptaient toutefois sur le débat à l'Assemblée nationale pour l'amender. Las, le gouvernement a refusé toute modification de son dispositif. Adoptés lors de la première semaine de débat, des amendements présentés par le médecin hospitalier et député (UMP) Bernard Debré ont finalement été rejetés, à la demande du gouvernement, le dernier jour de la discussion, à 4 h 30, devant une Assemblée déserte... «C'est une action à la limite de la démocratie, dénonce le député Debré. Cette entourloupe a rendu tous les médecins furieux».

    Les impératifs comptables.

    Les médecins sont d'autant plus choqués de se sentir marginalisés qu'ils ont jusqu'ici joué le jeu des précédentes réformes. «Ce qui nous révolte, c'est que nous avons porté la réforme Hôpital 2007, qui avait profondément rénové le fonctionnement hospitalier, dénonce Pierre Coriat, président de la CME de l'AP-HP. On casse un système qui fonctionnait bien pour passer à une gouvernance monocéphale, médicalement aveugle, sans garde-fous éthiques».

    Les médecins pointent un risque d'isolement du directeur et de cristallisation des rapports de force dans les hôpitaux, qui vivent déjà sous tension en raison de graves déficits. «Aujourd'hui, c'est la communauté médicale qui fait passer les messages dans les services, pointe le professeur Destée. Demain, si le directeur se retrouve en première ligne, sans relais, on court à la catastrophe».

    «Un directeur seul n'a pas la possibilité de faire changer les choses à l'hôpital, poursuit Bernard Descottes, président de la CME du CHU de Limoges. Il a besoin, à ses côtés, d'un copilotage médical, sinon il va dans le mur».

    Les directeurs, eux, ne veulent rien lâcher, et dénoncent une polémique en forme de «faux problème». «Un directeur qui souhaiterait diriger un hôpital sans les médecins ou contre eux aurait une démarche suicidaire, explique Paul Castel, président de la Conférence des directeurs de CHU.

    Mais on ne peut être en situation de coresponsabilité, il faut un décideur et un seul à l'hôpital». «La contestation monte de toutes parts sur la réforme de l'hôpital, car il y a une prise de conscience que l'on va de plus en plus vers l'hôpital-entreprise», dénonce le diabétologue André Grimaldi. «La loi Bachelot procède d'une logique réductrice, renchérit le neurologue Olivier Lyon-Caen».

    De cela on voit le sectarisme de ces médecins dont beaucoup ont approuvé les réforment et soutenu sans faille Sarkozy, mais qui ne tolèrent pas que l'on touche à leurs privilèges. De plus, dans cette révolte on n'évoque pas une seule fois les malades, en fait c'est d'eux qu'il s'agit, je n'écrirais pas qu'ils s'en soucient peu, mais d'abord eux le reste viendra après.

    Une médecine hospitalière forme un tout, elle s'étend de l'administratif aux médecins puis aux malades, l'hôpital est fait pour eux et non pas pour une caste quelconque serait-ce la plus compétente et la plus humaine. La médecine coute cher, les techniques modernes permettent des avancées importantes, cela impose une bonne organisation ou tous travaillent ensemble. C'est ce que l'on ne voit pas dans ce projet, quelles seront les conséquences de cette réforme sur les soins, la qualité des services, le suivit des malades, et l'accueil aux urgences de plus en plus sollicitées, quand on voit l'état dans lequel travaille ce service.

    Alors vouloir faire des économies de bout de chandelles sur l'hôpital n'est pas sérieux, les réductions de personnels conduisent à des aberrations. À certaines personnes il leur faudrait quatre bras tandis qu'à d'autres deux bras seraient un de trop. Les plus touchés vus de l'extérieur sont les services administratifs, la prise de rendez-vous ou le téléphone ne cesse de sonner. J'en ai l'expérience en consultation de cardiologie de l'Hôpital Tenon. La personne du secrétariat, entre le contrôle des présents, les questions, l'établissement des fiches de circulation, les prises de rendez-vous, le téléphone, cette personne n'a pas une seule seconde pour souffler.

  • L'alarmante pollution médicamenteuse de l'eau,

    non épurée.

    Nos médicaments polluent nos rivières. C'est la nouvelle interrogation des chercheurs qui ont analysé l'eau après le passage en station d'épuration. L'eau rejetée contient des résidus des médicaments les plus consommés. Des médecins et des experts lancent l'alerte. C'est l'un des problèmes de nos sociétés modernes, nous consommons trop de médicaments. Nos reins filtrent notre sang et évacuent dans l'urine ce qui n'est pas bon pour notre corps, de même que nos selles évacuent nos résidus alimentaires chargés de molécules médicamenteuses. Les eaux usées de nos toilettes sont remises en circulation dans les stations dépuration qui n'ont pas été conçues pour traiter et éliminer ces résidus toxiques.

    Le schéma ci-dessous montre bien la logistique du traitement de l'eau, infos de la planète, voir ici .

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    Hélène Budzinski, «Nous consommons des médicaments qui passent dans nos urines. La réglementation sur le traitement des eaux n'a jamais prévu ce problème». © Claire Sacy / LPI

    C'est donc une nouvelle forme de pollution qui apparait dans les médias. C'est en tout cas l'hypothèse de la revue médicale Prescrire qui, dans son dernier numéro, alerte sur cette menace pour l'environnement, études scientifiques à l'appui. Des analyses effectuées par des biologistes dans les estuaires de la Seine, de la Gironde, de la Loire et de l'Adour, mais aussi dans le fleuve Saint-Laurent rapporte radio Canada, une pharmacie à ciel ouvert. Elles montrent la présence de molécules pharmaceutiques allant du paracétamol aux médicaments d'hypertension, anticancéreux en passant par la pilule contraceptive.

    En d'autres termes, des médicaments que nous utilisons beaucoup trop. Le paracétamol n'est qu'un exemple, qui n'en prend pas ? Un petit mal de tête, un rhume, une bronchite et j'en passe un comprimé, puis deux, il y a même des personnes qui se dopent à 5 ou 6 comprimés par jour ! Dans le temps on mettait des ventouses, rien d'élégant certes mais on ne polluait pas. La pilule qui n'est pas un médicament, mais un moyen de contraception, le produit probablement le plus utilisé au monde. Rien d'étonnant donc d'en retrouver des résidus dans l'eau.

    Quelles sont les conséquences sur la vie de poissons ? L'article d'info de la planète évoque des poissons changeant de sexe, ils se féminisent par ces substances présentent dans les eaux de la Seine et du Rhône d'après le ministère de l'écologie alerte Claude Anglot. Des humains qui deviendraient plus résistants aux antibiotiques présents dans la nature, ce qui est vrai la résistance aux antibiotiques est devenue plus marquée probablement aussi par un usage abusif, nous perdons nos défenses immunitaires en voulant trop aider notre corps.

    L'eau du robinet n'a pas encore été étudiée, et on espère qu'elle n'est pas contaminée s'inquiète le docteur Claude Danglot, médecin du travail, ancien hydrologue à la Ville de Paris, selon qui une contamination de l'eau du robinet ne serait pas improbable. L'Académie de médecine s'en inquiète et prend très au sérieux cette évolution. Elle vient de mettre en place un groupe de travail «médicaments et environnement» placé sous la houlette du toxicologue Jean-Marie Haguenoer. Nous sommes en train d'auditionner de nombreux experts. Nous espérons rendre nos conclusions et d'éventuelles recommandations d'ici à la fin de l'année, souligne le spécialiste, c'était en février 2007.

    De nombreuses études, aux États-Unis, au Brésil, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Finlande, décrivent des situations similaires. «La présence de traces de substances médicamenteuses ou de leurs dérivés a été largement établie à l'échelle mondiale, en particulier dans les eaux superficielles et souterraines, dans les eaux résiduaires, dans les boues des stations d'épuration utilisées en épandage agricole et dans les sols», souligne l'Académie nationale de pharmacie Française dans un rapport rendu à l'automne 2008, voir également l'article du Monde.fr ici .

    Le rapport de l'Académie nationale de pharmacie, voir ce rapport de septembre 2008 ici.

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    Médicaments et environnement.

    Présentation du rapport

    L'Académie nationale de pharmacie, sous l’impulsion de ses présidents Yvan Touitou (2007) et Claude Santini (2008), a voulu attirer l’attention sur le problème, récemment mis en évidence, de la présence de médicaments dans l’environnement. Ce problème concerne en premier lieu les professions pharmaceutiques mais aussi les médecins, les vétérinaires, les éleveurs, les professions paramédicales et tous ceux qui ont pour mission la protection de l’environnement et de la santé, à commencer par chaque citoyen.

    Ce rapport, élaboré par la Commission Santé et Environnement de l’Académie nationale de Pharmacie, a été conçu sur des bases bibliographiques solides qui montrent que les problèmes de la présence de résidus médicamenteux sont les mêmes partout dans le monde, à des degrés divers en fonction des capacités d’accès aux soins des populations et de l’intensité de l’élevage industriel et de la pisciculture. Mais la commission Santé et Environnement a voulu aussi auditionner des représentants de certaines professions qui ont apporté leur éclairage sur les pratiques et sur la prise en compte des rejets environnementaux en milieu hospitalier ou vétérinaire ou encore par les industries du médicament.

    Après une évaluation de la consommation mondiale et Française de substances médicamenteuses et un rappel de leur cycle de vie, de leur conception jusqu’à leur rejet et à leur biodégradation dans l’environnement, un chapitre a été consacré à la contamination des milieux (atmosphère, sols, milieux aquatiques et aliments) avant d’aborder l’évaluation des risques et la gestion de ces risques.

    Cette synthèse des connaissances et des pratiques professionnelles a permis de relever les facteurs les plus importants concernant les sources diffuses ou ponctuelles des rejets de résidus médicamenteux, les niveaux de contamination des milieux environnementaux aquatiques et terrestres et quelques conséquences sur les composantes de l’environnement.

    Elle a permis aussi de relever un certain nombre de lacunes dans la connaissance des transferts et des effets et d’élaborer quelques perspectives sur la nécessité de programmes d’études, d’action ou de recherche. Par rapport aux problèmes que soulève cette contamination de l’environnement, l’Académie nationale de Pharmacie a voulu établir des recommandations qui s’adressent aussi bien aux citoyens responsables des rejets de médicaments non utilisés qu’aux Ministères en charge de la Santé ou de l’Environnement, ou encore aux agences telles l’AFSSET, l’AFSSA, l’AFSSAPS, ou à l’ADEME, l’INERIS, les Agences de l’Eau, sans oublier tous les professionnels utilisateurs ou prescripteurs de médicaments qu’ils appartiennent au monde médical, vétérinaire, industriel, agricole ou piscicole.

    Ces recommandations et leurs justifications sont placées en tête de ce document afin d’éclairer rapidement le lecteur sur l’ensemble des problèmes soulevés et des propositions C’est par les efforts de chacun dans la prévention des rejets environnementaux de résidus de médicaments que l’on réduira les risques pour les écosystèmes et pour l’homme qui représentent un problème mondial que l’on peut et doit réduire dans le cadre d’une politique de prévention. (lire la suite sur le rapport cité en référence)

    Jean Marie Haguenoer Président de la Commission Santé Environnement.

    L'origine de cette pollution est multiple, outre celle des urines et selles humaines, il y a celle des animaux domestiques qui s'ajoutent à tous les types recensés dans le rapport. Dans nos pays industrialisés toutes les eaux usées sont traitées, ou presque, par les stations d'épuration, mais elles n'ont pas dans leur cahier des charges d'obligation concernant les résidus médicamenteux qui ne sont que partiellement détruits.

    Cette situation est due à des questions de coût et non de technique, puisqu'il existe des procédés de filtration ultrafine par des systèmes membranaires utilisés pour le dessalement de l'eau de mer, ou de piégeage par du charbon actif. Selon les classes de médicaments, l'efficacité du traitement des eaux usées varie de près de 100 % à... 0 %.

    D'après le Monde.fr ces résidus pharmaceutiques se diluent sans toutefois disparaitre si bien qu'ils se retrouvent dans les eaux potables à la sortie du robinet, ce qu'en 2007 on espérait qu'elle ne soit pas contaminée.

    On voit de cette façon la progression de cette pollution, une surveillance s'impose d'autant que l'on n'en connait pas encore toutes les conséquences sur les populations les plus sensibles , les enfants et les femmes enceintes. Une véritable politique de prévention s'impose.

    La pollution médicamenteuse est d'abord une problématique de pays riches, ceux en développement ayant comme première préoccupation l'accès à l'eau potable. Sur un marché mondial estimé, en 2006, à 300 milliards d'euros, les États-Unis sont de loin les premiers consommateurs de médicaments (51 % du total), devant l'Europe (25 %) et le Japon (15 %). La France arrive au quatrième rang, derrière l'Allemagne. Les principales prescriptions, en chiffre d'affaires, concernent l'appareil cardio-vasculaire et le système nerveux. Certains pays du Sud sont aussi touchés par la contamination de leur environnement par des composés pharmaceutiques qu'ils produisent pour les pays industrialisés.

    La pollution le mal accumulé sur plusieurs décennies.

  • Être âgé est-il un bonheur ?

    Les plus de 60 ans seraient-ils heureux ?

    Le Monde.fr publie un article «Le bonheur est-il réservé au sexagénaires ? », cliquez ici. Il faut vraiment ne plus avoir confiance dans la jeunesse de son corps qui subsiste de plus en plus longtemps avec la qualité de la vie pour surmonter ses difficultés, mais il est vrai que cette interrogation mérite réflexion ? Au cours de l'existence nous passons par des périodes que l'on pourrait qualifier porteuses de bonheur, porteuses pourquoi, par ce que le bonheur est un état instable, comme la beauté, eu égard à la mocheté du corps, voire sa laideur qui est un état stable.

    Avant tout, ne faudrait-il pas définir ce qu'est le bonheur ?

    Être en possession de toutes ses facultés mentales, de tous ses muscles en d'autres termes avoir la santé et du courage pour faire face aux problèmes de vie de plus en plus nombreux, le monde est devenu complexe, multidimensionnel, égoïste, ce pourrait être le bonheur que d'y faire face. Mais les problèmes de santé, moins de force, les difficultés pour marcher, pour entendre, pour voir, ne plus être sur de soi, avoir sa mémoire qui a des trous, avoir 60 ans être seul et ne pas avoir des moyens suffisants d'existence ne conditionnent pas le bonheur.

    Le terme sexagénaire regroupe une population variée, qui s'étend du pauvre retraité fatigué seul et malade à 600 et quelques euros par mois, puisqu'il s'agit principalement d'eux, aux retraités en bonne santé non usés par leur activité professionnelle ayant une vie dynamique et gagnant beaucoup plus que bien des salariés en activité.

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    La fourchette est grande et le bonheur est une quantité indéfinissable, non mesurable, il dépend de la personne de ce qu'elle souhaite, de ce qu'elle à obtenu, son esprit définit pour elle l'état de bonheur. Si l'on se place sur le plan matériel des difficultés de vie, il est logique de penser que les perspectives d'une meilleure qualité n'existent plus et qu'elles ne peuvent que décroître eu égard à la mondialisation qui fait que l'écart entre les pays pauvres et les pays riches ne peut que se réduire par le rapprochement des extrêmes, et comme le bas ne peut plus être plus bas, c'est le haut qui descend.

    Les problèmes liés à l'élargissement de l'Europe le montrent ne serait-ce que par les délocalisations dans les nouveaux pays à main d'œuvre de bas coût, qui conduisent, notre pays, à voir de plus en plus d'entreprises rechercher, dans ces pays, des coûts de production moins élevés et de licencier le personnel par la fermeture de leurs établissements.

    La caricature ci-dessus montre le randonneur sifflant passant devant une agence de l'ANPE, mais combien sont ceux qui encore peuvent faire cela ?

    Dans ce cadre, l'article du Monde.fr pose la question notre société aurait-elle tendance à privilégier les personnes âgées ?

    Pour celles nées entre les années 1925 à 1940 qui, comme moi, ont bénéficié des années fastes de l'après guerre ou il fallait reconstruire, le chômage n'existant pas, il n'y avait qu'à changer de trottoir pour trouver du travail, et qui, de ce fait, ont une retraite et des biens, un patrimoine. Leur qualité de vie apparente peut être enviée bien que, si je me réfère à mon cas, j'ai perdu, depuis ma retraite prise en 1988, plus de 25 % de mon pouvoir d'achat. Et bien plus sur le plafond de la sécurité sociale qui est la base de définition du montant de notre allocation, qui ne cesse d'augmenter plus vite que sa revalorisation, ce qui est le cas pour tous les retraités de la CNVTS.

    Il est évident que la galère de ces jeunes qui vont de CDD en CDD avec des emplois précaires permettant tout juste de vivre et ou qui ont des diplômes à bac plus cinq ne trouvant pas de travail, et pour beaucoup ne pouvant payer un loyer et restant vivre avec leurs parents, et ces salariés que l'on jette en préretraite à 55 / 58 ans, on se dit qu'elle chance nous avons eue.

    C'est le problème majeur de notre société, le déséquilibre entre nous, les vieux qui vivons vieux de plus en plus, et ces générations qui n'auront pas ce que nous avons eu. D'après l'article du Monde.fr, le portrait social de l'INSEE montre que la courbe du bonheur atteint son apogée entre 65 et 70 ans.

    L'INSEE pose la question «Le bonheur attend-il le nombre des années ?», cliquez ici .

    Au cours de la vie, il y a des âges où, plus souvent qu’à d’autres, on se déclare heureux. C’est ce qui ressort de l’analyse d’une série d’enquêtes d’opinion sur les plus de 25 ans, qui est présentée ici.

    Schématiquement, le sentiment de bien-être commence par décliner jusqu’à la quarantaine environ pour amorcer ensuite une nette remontée conduisant à son apogée au cours de la soixantaine. Et l'INSEE, relativise en écrivant que même si le revenu y contribue, intervient l'évaluation que chacun fait de sa propre situation, ses aspirations, et aussi, à mon avis, à la façon dont il a conduit sa vie. La caricature montre un randonneur, une personne qui marche, et c'est là aussi un facteur de bonheur de le faire. Si au cours de sa vie l'on a été «sage», sans excès de toutes sortes, en prenant soin de soi, en faisant du sport en essayant de garder une ligne jeune, on peut être enviable pour ceux qui vous regardent, le bonheur est aussi le résultat d'une construction de sa vie.

    Et puis, il faut reconnaître que le bonheur n'est jamais atteint pour les familles pauvres qui du début à la fin de leur vie sont en galère permanente. Il touche une classe de la société qui a reçu un niveau d'éducation physique et intellectuel la préservant des excès qu'offre la vie. Voici les graphiques de l'INSEE montrant le bonheur des sexagénaires, cliquez ici .

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    Ce que je retiendrais de ces courbes c'est le taux de suicide qui, après une baisse entre 50 à 60 ans, croît de 60 à 70 ans (ce sont les valeurs moyennes aux points considérés) ce qui montre, bien plus que le bien-être, le désespoir, son évolution est semblable à celle des 35 ans à 50 ans. Elle traduit les difficultés d'existence des personnes souvent seules en retraite à partir de 60 ans sans avoir les moyens d'une retraite suffisante et ou une santé suffisante. Ce taux de suicide relativise l'effet de la courbe du sentiment de bien être.

    En fait dans ce genre d'étude les extrêmes n'apparaissent pas si l'on se fie à des statistiques représentées par les courbes de Gauss si l'on ne définit pas les limites des extrêmes. L'interprétation brutale de ces résultats montrerait que les sexagénaires nagent dans le bonheur ce qui est faux beaucoup sont dans la misère de part leur niveau de pension et de solitude.

    Il est aisé et indécent de monter un randonneur sifflotant son bonheur, mais combien sont les sexagénaires malades et fatigués. Quand on regarde autour de soi en marchant dans la rue, on voit des visages tristes, des personnes pauvres. Quel âge ont-elles impossible à définir, elles se ressemblent presque toutes. C'est le constat que j'ai fait dernièrement dans l'autobus, un lieu qui vous montre la pauvreté. Il ne faut donc pas prendre l'exemple du randonneur pour parler de bonheur, car il porte sur un microcosme.

    Le bonheur ce pourrait être du muscle à notre mémoire.

    Le passage à la retraite n'est pas toujours sans effet sur notre mémoire. Et nombreux sont ceux qui n'anticipent pas ce passage délicat, comment stimuler nos fonctions cérébrales pour donner du muscle à notre cerveau organe qui gère tout notre corps. Un bon équilibre intellectuel permet de vivre vieux plus longtemps, tout au moins il entretien le corps en bonnes conditions. Le cerveau est un muscle et plus on s'en sert plus il est performant. Comment peut-on le maintenir performant, et bien en surveillant son irrigation par le sang qui transporte la vie. Pour cela, il faut faire attention à sa nourriture, ne pas trop manger pour ne pas prendre de poids, la prise de poids est bien souvent une nourriture trop riche eu égard à la dépense physique. Surtout ne pas fumer et boire très peu de boissons alcoolisées, mais aussi faire de l'exercice pour ses articulations et son cœur. Si l'on associe à cette hygiène de vie un travail intellectuel par la lecture, les jeux bridge échecs, et l'ordinateur probablement le plus complet pour apprendre même à 80 ans, il conserve une jeunesse intellectuelle. Il permet, dans tous les domaines politiques, sociétaux, économiques, culturels, artistiques de la vie courante de vivre avec son temps. Bien entendu, le vieillissement des cellules est inéluctable mais cette qualité de vie peut permettre d'en ralentir les effets. Il a des personnes dans une Île au Japon qui conduisent sans problème leur voiture à 95 ans !

    Ce pourrait être le bonheur simple celui paisible d'une fin de vie.

    Chacun construit sa vie comme il le sent, et sans être moralisateur l'article du Monde.fr me paraît déplacé et peut en accord avec la réalité des faits.

     

     

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