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L'eau que tous n'ont pas,

un problème mondial.

A l'horizon 2030, ont estimé les Nations unies dans un rapport publié à la veille du cinquième Forum mondial de l'eau, près de la moitié de la population de la planète vivra dans des régions souffrant d'une pénurie aiguë d'eau, c'est déjà malheureusement le cas. A l'heure actuelle, un milliard d'habitants demeurent sans accès à une eau potable saine et à des sanitaires. La population du globe, aujourd'hui de 6,6 milliards d'habitants, devrait augmenter de 2,5 milliards d'ici à 2050 pour dépasser les neuf milliards. La majeure partie de cette progression vertigineuse interviendra dans les pays pauvres, et surtout dans des régions où l'eau est d'ores et déjà rare.

On, sait pour celui qui a voyagé en Afrique, en Asie, au Moyen Orient en Amérique Latine que l'eau est en un problème majeur qu'il nous faudra résoudre. L'eau indispensable à la vie n'est pas considérée comme un bien de l'humanité contrairement à l'air que nous respirons. Et pourtant sans eau, il n'y a pas de vie. Le voyageur Européen dans les régions et continents cités se rend bien compte que l'eau n'est pas potable partout. C'est pour notre organisme non adapté bien souvent un bouillon de culture microbienne, et s'il n'y prend garde de ne boire que de l'eau de bouteilles capsulées, et de ne pas accepter de glaçons et de crudités non désinfectées, il risque des infections intestinales pouvant être graves. La question de l'eau c'est en fait la question du climat, s'il ne pleut pas, il n'y a pas d'eau, et s'il fait très chaud elle s'évapore.

Dans les régions et continents cités ou le soleil brule tout, 340 millions d'Africains par exemple n'ont pas accès à une eau potable de qualité. Les projections de l'OCDE estiment en 2030 que ce sont 5 milliards de personnes qui ne bénéficient pas du minimum pour vivre décemment, boire, se laver et répondre aux besoins usuels courant comme laver sa nourriture ses vêtements. Combien de fois ne vois-t-on pas les femmes laver leurs ustensiles de cuisine dans une eau polluée. Chaque année 3 millions de personnes meurent de maladies liées à une mauvaise qualité de l'eau, comme en témoigne la récente épidémie de choléra au Zimbabwe. Or l'eau ne représente que 5 % de l'aide au développement comme en témoigne l'article du Monde.fr ici.

Mais aussi en Europe, et même en France, l'eau des nappes phréatiques est polluée par tout ce que l'on utilise comme engrais et pesticides. Dans nombre d'endroits, l'eau est la poubelle de notre civilisation. C'est le second facteur de raréfaction pour cause de pollution d'origine urbaine et rurale. Très peu de pays traitent les eaux usées cela coûte cher. Certes le problème n'est pas de même importance, ceci pour bien faire comprendre que quelques soient les pays et ou continents l'eau est un bien de la nature et précieux.

L'eau c'est aussi l'agriculture, elle en consomme 70 % mais, sans une amélioration des techniques d'irrigation, elle pourrait bientôt en exiger 90 % si rien n'est fait. La production d'un kilogramme de blé requiert entre 800 et 4 000 litres d'eau selon les régions, et un kilo de viande de bœuf, de 2 000 à 16 000 litres ? Le réchauffement climatique va aggraver la situation, en 2030, près de la moitié de la population mondiale vivra dans des zones soumises au stress hydrique. Dans certaines régions déjà, en Chine principalement, il n'y a pas assez d'eau pour le culture du riz, l'aliment mondial.

L'eau, bien du ciel, est de répartition inégale.

On estime que la planète compte 1,4 milliard de kilomètres cubes d'eau, mais près de 97 % de cette eau est salée. La majeure partie de l'eau douce est enfermée dans les glaciers ou dans les nappes phréatiques, ce qui ne laisse qu'une fraction disponible aisément pour la consommation. Les experts s'accordent à penser, c'est le terme, qu'il y a suffisamment d'eau pour la population du globe, mais que sa répartition est inégale. Selon l'Institut du Pacifique pour les études sur le développement, l'environnement et la sécurité, les Américains du Nord ont accès à plus de 6 000 m3 d'eau par personne et par an, stockés dans des réservoirs. En revanche, pour les pays africains les plus pauvres, ce chiffre tombe en dessous de 700 m3. En Ethiopie, on compte moins de 50 m3 par an et par habitant d'eau stockée. - (avec Reuters).

L'eau n'est pas qu'une affaire politique, elle est aussi citoyenne.

L'augmentation de la population, nous l'avons vu, mais aussi celle du niveau de vie conduisent à une demande accrue et une crise mondiale de l'eau n'est pas impossible à imaginer si des mesures ne sont pas prises immédiatement. «L'eau n'est donc pas qu'une affaire politique» déclare Daniel Zimmer, directeur associé du Conseil mondial de l'eau, qui regroupe des ONG, des gouvernements et des organisations internationales et qui a mis sur pied le forum mondial, lequel se tient tous les trois ans. Les pénuries d'eau sont citées comme l'une des causes sous-jacentes du conflit du Darfour, dans l'ouest du Soudan. L'eau est également une sérieuse pomme de discorde entre Israël et ses voisins arabes, ainsi qu'entre les pays d'Asie centrale, l'une des régions du globe les plus arides, où une culture comme le coton absorbe beaucoup d'eau.

La gestion de l'eau un défit pour demain à traiter aujourd'hui.

Les sociétés humaines doivent réformer rapidement leur gestion des ressources en eau douce, sur lesquelles pèsent des pressions de plus en plus importantes. Sans changements, la sécurité hydrique, (voir l'excellent article sur la sécurité hydrique dans les pays arabes ici), alimentaire et énergétique de certaines régions du monde serait compromise. Tel est, en substance, le message des organisateurs du 13e congrès mondial de l'eau, qui a eu lieu à Montpellier du lundi 1er au jeudi 4 septembre 2008. Pendant longtemps, la ressource en eau a été disponible, en grande quantité, et de bonne qualité. Elle était considérée comme inépuisable, résume Cecilia Tortajada, présidente de l'Association internationale des ressources en eau (IWRA), coorganisatrice du congrès. Ce n'est plus le cas, nous approchons maintenant des limites.

Notre objectif est de générer de la connaissance sur ce sujet, et de pousser les décideurs à anticiper les défis à venir. Le congrès de Montpellier, à dominante scientifique, qui s'est tenu il y a quelques mois avant la réunion du Forum mondial de l'eau, fixé en mars 2009 à Istanbul, qui rassemblera politiques, industriels et organisations non gouvernementales. Quelques 260 communications ont été prévues en Hérault, évolution du débit des fleuves ouest-africains, impact du réchauffement climatique sur l'irrigation du riz en Chine, gestion des conflits entre usagers en Espagne, etc.

Parmi les causes du déséquilibre climatique le réchauffement qui augmente l'évaporation de l'eau des fleuves et la fonte des glaciers dans les pôles aortique boréal et antarctique austral et dans nos montagnes. Les neiges du Kilimandjaro ne sont presque plus qu'un souvenir. Le régime des pluies est aussi affecté. Nous sommes près d'un changement climatique sans précédent aux conséquences non encore maîtrisées.

Ces évolutions imposent des réponses tous azimuts, meilleure connaissance des ressources, création d'infrastructures de stockage et de traitement des eaux usées, maîtrise de la consommation et des pollutions, réexamen des politiques agricoles, nouvelles méthodes d'arbitrage entre des usagers qui entreront de plus en plus en conflit...

Les participants au congrès de Montpellier l'ont martelé  «ces réponses doivent être élaborées par les Etats, les collectivités locales et les usagers concernés».

«En matière d'eau, chaque situation est particulière. Et, contrairement au pétrole, l'eau ne peut pas être transportée sur de longues distances, rappelle Pierre Chevallier, directeur de l'Institut languedocien de recherches sur l'eau et l'environnement (IDEE) et président du comité d'organisation du congrès. La correspondance entre les quantités disponibles et les usages ne peut se trouver qu'au niveau local».

La gestion de l'eau est une question très politique.

"La gestion de l'eau est une question très politique"
LEMONDE.FR | 11.03.09

© Le Monde.fr

Les États-Unis s'opposent à un droit à l'eau.

Le 5e Forum mondial de l'eau s'est achevé, dimanche 22 mars, Journée mondiale de l'eau, sur une large déception.

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Des habitants du village Abyei, au centre du Soudan, accèdent à l'eau d'un puits financé par l'ONU. JOHANN HATTINGH/AFP.

La déclaration ministérielle finale, âprement négociée par les 142 délégations présentes à Istanbul, ne tire pas les conséquences de la publication, le 12 mars, du rapport de l'ONU sur les ressources en eau. Il appelait à «agir d'urgence» contre la menace d'une crise mondiale de la ressource, due à l'augmentation des besoins et aux effets du changement climatique. La déclaration apparaît aussi en décalage par rapport aux débats menés depuis l'ouverture du forum, le 9 mars, qui ont attiré 25 000 participants, et ont confirmé le constat de l'ONU.

La déclaration n'est pas un document contraignant, les Etats signataires gardent les mains libres. Mais le texte, élaboré sur la base du consensus, définit une vision commune, et il est censé constituer un document de référence pour les années à venir.

«Ce n'est pas un traité international, mais une déclaration politique, commentaient les organisateurs. Elle aurait dû être l'occasion d'affirmer des engagements forts, qui font défaut».

L'absence de reconnaissance d'un «droit humain fondamental à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement», dont sont privés des milliards de personnes dans le monde, a focalisé les critiques. Jusqu'au dernier moment, l'Espagne, la France, la Suisse, les Pays-Bas, plusieurs pays d'Amérique latine ont tenté de le faire inscrire dans la déclaration, au nom des millions de morts causés chaque année par les maladies liées au manque d'accès à une eau saine.

«Ce droit serait la traduction d'une véritable responsabilité des États, et la possibilité pour les communautés privées d'eau de mettre ce sujet en tête de leurs priorités, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui», affirme Chantal Jouanno, la secrétaire d'État Française, chargée de l'écologie. «Le droit à l'eau ne changerait pas les choses du jour au lendemain, affirme de son côté Jean Lapègue, de l'organisation non gouvernementale (ONG) Action contre la faim, mais permettrait de faire progresser l'accès à une eau saine et abordable pour tous. Ce n'est pas une contrainte, mais un levier d'action, notamment pour la recherche de financements».

La principale opposition est venue de la délégation Américaine. Ses représentants ont mis en avant l'impossibilité, pour les États-Unis, de mettre en œuvre ce principe, la gestion de l'eau relevant des États confédérés. Mais c'est surtout la crainte que ce droit n'ouvre la voie à une obligation, pour les pays riches, de financer l'accès à l'eau dans les pays pauvres, qui a provoqué le blocage. «Nous ne sommes pas sûrs d'avoir affaire à des diplomates représentant la nouvelle administration américaine...», notaient certains observateurs, surpris par la contradiction entre cette position et les engagements du président Barack Obama en matière sociale et environnementale. Le Brésil, traditionnellement réticent à tout engagement concernant la gestion de ses abondantes ressources naturelles, et méfiant sur les implications concrètes de cette reconnaissance, y était également défavorable.

Malgré tout, une vingtaine de pays, poussés par les délégations latino-américaines et l'Espagne, ont publié une déclaration séparée reconnaissant le droit à l'eau, la suite sur Le Monde.fr ici.

Il est bien rare que ce genre de forum aboutisse à des résolutions concrètes, 25.000 participants de plusieurs délégations proposant chacune leur papier pourrait se comparer à un show. Chacun écoute mais ne prend de décision, le problème est trop important d'engager son pays dans une aventure qui peut coûter beaucoup. Il faut du temps pour que les opinions progressent et elles ne pourront le faire que lorsque le problème touchera leur pays. Il était donc illusoire qu'une décision d'engagement puisse survenir, l'égoïsme de chacun l'emporte toujours, wait and see. Toutefois ces rencontres ont le mérite d'échanges, de confrontations, sur les évolutions envisageables pour remédier autant que faire se peut au problème de l'eau dans les pays de famine. Mais comment faire s'il ne pleut pas ?

C'est le problème, quelle solution pourrait être proposée pour irriguer les terres afin de faire pousser des cultures ? Le dessalement de l'eau de mer serait une solution à condition d'en avoir les moyens de financement. La construction d'usines pourrait être organisée par l'ONU ainsi que l'acheminement de l'eau par pipes. L'exploitation des eaux des estuaires pour l'irrigation des zones arides et avoisinantes, mais il faut une volonté politique et un engagement bénévole des États riches. Finalement qui paye ?

Les actions locales de forages de puits d'eau sont un recours ponctuel bienfaiteur, mais trop limité. Bien souvent l'œuvre des ONG. Ce qui parait possible dans l'immédiat c'est que chacun mette en œuvre des solutions contre le gaspillage de ce bien précieux et contre sa pollution, mais aussi contre l'appropriation de l'eau des fleuves rendant l'irrigation des autres pays dépendante. si nous arriverions à cela se serait déjà un pas en avant.

Commentaires

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