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  • On n'est pas foutu d'avoir des chiffres fiables.

    Combien de grévistes ce jeudi 29 janvier ?

    La presse écrite donne un chiffre entre un et 2,5 millions, on peut admettre qu'il soit difficile de compter, mais de un à 2,5 l'écart est énorme. La Cgt donne 2,5 millions et les pouvoirs publics 1,08 million. La Cgt recense 195 manifestations sur l'ensemble du territoire ce qui justifierait selon elle le chiffre de 2,5 millions de salariés du privé, du public, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, lycéens, contrôleurs aériens. 195 manifestations pour 2,5 millions de personnes donne une moyenne plausible de 13.000 personnes par manifestation.

    Depuis le temps que des défilés partent de la place de la Bastille à l'Opéra on devrait pouvoir approcher une valeur plus exacte sur Paris. Selon les syndicats il y aurait eu 300.000 personnes estimées lorsque le cortège était à mi-parcours, et selon la préfecture de police 65.000 personnes. Ce que l'on est certain c'est que les deniers manifestants place de la Bastille sont partis 4 heures après le début du défilé. Mais un cortège qui marche lentement avec des vides importants, c'est à dire une densité de manifestants au m² faible représente en fait peu de monde ? Il est aisé par hélicoptère de chiffrer cette densité et de définir un chiffre réaliste, plus réaliste que celui que l'on peut apprécier du sol. De là à ce qu'il y ait manipulation de chiffres probablement, mais la préfecture de police possède les moyens que n'ont pas les syndicats pour donner une estimation réaliste.

    Il y a toujours eu un écart entre les chiffres officiels et les données syndicales, mais à ce point ce n'est pas raisonnable, c'est de la fausse information, et comme d'habitude on coupe la poire en deux ce donnerait tout de même 1.25 millions. Que représente ce 1.5 millions par rapport au mécontentement général de la politique gouvernementale, peu de chose sachant par exemple que je n'ai jamais manifesté et que je fais attention quand je mets mon bulletin dans l'urne, combien sont comme moi ? Ce que l'on peut dire, sans se tromper, c'est que le mécontentement sur la politique gouvernementale apparait majoritaire dans le pays en ce moment.

    Il semblerait tout de même que cette journée revendicative que l'on annonçait importante n'ait pas pleinement satisfait les syndicats tout au moins dans les transports parisiens puisqu'ils n'ont pas été paralysés comme on aurait pu l'imaginer.

    Les syndicats prévoient d'autres journées de manifestation contre la politique du gouvernement, ce qui montre probablement qu'ils ne sont pas pleinement satisfait. La manifestation d'hier est l'expression d'un multi  mécontentement largement diffusé dans le pays, sur un ensemble de secteurs économiques. Dans l'attente, le président de la république temporise, il recevra les partenaires sociaux en février jugeant «légitime» l'inquiétude qui s'est exprimée hier, le moins serait une provocation. Bernard Thibaut de la Cgt ce matin aux infos sur la deux à laissé entendre qui si le président ne prend pas en compte la mesure des revendications des travailleurs, la discussion n'ira pas loin.

    Le Monde.fr présente sur une carte ci dessous les chiffres des manifestants en France.

    Entre 1 et 2,5 millions de manifestants
    LEMONDE.FR | 29.01.09

    © Le Monde.fr

    Quoique qu'il en soit, on ne pourra plus dire quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit, bien que je me rappelle, qu'il y a quelques dizaines d'années les journées de manifestation me semble-t-il mobilisaient plus de monde.

    C'est indéniable trop de grèves tuent la grève d'autant que finalement la grève est la revendication du pauvre et le bulletin de vote celle du riche.

    Une grève peut faire modifier l'application ou l'annulation d'une loi comme celle du CPE, mais pas une orientation politique qui dépend du vote des Français.

    D'après les échos, pas de quoi entamer la détermination réformatrice du chef de l'Etat, laquelle repose toujours sur une solide majorité populaire. Pas de quoi, encore, transformer un quinquennat de réforme en un quinquennat de repli. Juste de quoi inciter Nicolas Sarkozy à renouer au plus vite son lien avec les Français. La réponse à la crise est politique autant qu'économique.

    Et c'est là que le bas blesse, les prochaines élections nationales auront lieu en 2012 quelle sera la position de l'opposition gauche divisée eu égard à la droite qui fait toujours plus de 30 % au premier tour d'une présidentielle ? Ce qui serait grave c'est que les mêmes soient réélus, par ce que les gens en ont raz le bol et n'iraient pas voter, ce qui plongerait la France dans une dépression dont on ne peut mesurer la portée.

    Le mécontentement national est énorme devant ces réformes qui n'ont fait qu'appauvrir les Français dans tous les domaines. Quand on entend notre président clamer que l'hôpital ne manque pas de moyen mais manque de réformes, on voit bien qu'il ne connait rien à l'hôpital !

    Il veut le réformer mais pas les praticiens qui demandent des sur honoraires importants, c'est bien une politique de classe. A l'hôpital il faut attendre plusieurs mois pour une consultation et si vous avez l'impérative nécessité de vous faire soigner, vous n'avez pas d'autres possibilités que le privé ou comble de malheur, vous n'êtes pas le seul, de sorte que vous attendez un rendez-vous sur plus d'un mois et vous payez cher ces praticiens qui profitent du système sans aucune honte. Il y en a même qui consultent à l'hôpital et qui vous envoi pour le suivi dans leur cabinet privé, c'est à prendre ou à laisser.

    Que fait le gouvernement pour réformer ce scandale ?

    Cette manifestation traduit tout cela et bien d'autres choses sachant que notre président s'aperçoit dernièrement que notre industrie automobile soustraite la fabrication des nouvelles Twingo en Slovenie à Novo Mesto, voir cliquez ici, pour laquelle Renault a investit 400 millions. Le but, réduire de son coût de 25 % mais il nous faut payer des droits de douane sur une fabrication que nous avons créée et financée, c'est d'ailleurs la même chose pour les équipementiers, alors que les Toyota sont fabriquées à Valenciennes avec des Français, achetez donc une Toyota. Dans ces conditions comment ne pas s'étonner que notre industrie automobile licencie une partie de ses effectifs, et le comble il, «Sarkozy» va la financer avec notre argent.

    Quel est le pays qui a une telle politique ?

    Outre que notre président ne connaissait rien à la logistique de cette industrie celle-ci, fortement robotisée, serait pénalisée si ses fabrications resteraient en France. il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, nos usines sont vides ou presque, des robots partout et nous serions trop chers, expliquez moi ?

    La dernière prestation télévisuelle de François Fillon sur la deux tourne au ridicule, notre premier ministre fait une bonne politique, alors tous ceux qui ont manifestés le 29 janvier ne comprennent rien. Réfléchissons un peu, ce gouvernement est aux commandes depuis plus de 7 ans, ce sont les mêmes qu'avant et tout va mal, moi je raserais les murs de honte, pas eux, ils vont continuer les réformes. Ce qui est grave c'est que tous les secteurs d'activité sont touchés, il n'est plus possible de trouver du travail pour un jeune diplômé quand on en arrive à une telle faillite, ou bien on part en laissant la place à d'autres, ou bien on change de politique en faisant le point pour redresser le désastre que l'on a fait. Les licenciements ont pris une telle dimension, il y en a dans tous les secteurs qu'il devient impossible de les recenser de sorte que le chômage a bondit, les chiffres ne seront pas publiés en raison d'un mouvement social, ils sont très mauvais d'après Eric Woerth. Les chiffres du chômage sept mois de hausse consécutive.

    Chomâge : sept mois de hausse consécutive
    LEMONDE.FR | 31.12.08

    © Le Monde.fr

    Quand on sait en outre que la fusion ANPE et l'UNEDIC n'est pas encore opérationnelle de sorte que tous les chômeurs ne sont pas recensés, on doit s'attendre à des chiffres beaucoup importants.

    Le Monde.fr a publié le 28/10/08 une carte de la France sur les conséquences sociales de la crise, ce qui à mon avis ne représente pas la réalité actuelle, le climat social s'est très nettement dégradé.

    Les suppressions d'emplois en France
    LEMONDE.FR | 28.10.08

    © Le Monde.fr

    Que l'on ne vienne pas nous dire que la crise bancaire est seule la cause de cette dégradation des conditions sociales. La politique gouvernementale des réformes commencées avant la crise a fait que la chute du pouvoir d'achat a pesé lourd sur la consommation, les salaires bloqués, les Français se sont repliés sur eux mêmes. Que le crash bancaire ait accentué les dégradations sociales est un fait, mais les Français n'y sont pour rien, et ce sont eux qui payent. L'imprévoyance dogmatique gouvernementale à se priver des ressources fiscales par la réduction des impôts des plus riches est un non sens, le gouvernemernt s'est donc trouvé privé de moyens financiers.

    Cette crise qui en est responsable, en premier lieu la droite qui est au pouvoir et qui n'a cessé de vanter les bienfaits du capitalisme. En second lieu les banques évidemment.

    Elles ont oublié que le cœur de leur métier était d'évaluer les risques, et qui, pis encore, les ont transférés à d'autres. Mais les pouvoirs publics également, ils ont conduit des politiques à courte vue, et, surtout, ils ont été des régulateurs déficients. «Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme.» Voila ce qu'écrit Jacques Julliard dans sa chronique au Nouvel Observateur en reprenant ce qu'écrivent Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein . L'un est vice-président de la banque Lazard, l'autre directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Ce sont des hommes pondérés.

    Le diagnostic est implacable. Ils rejoignent la déclaration commune des syndicats qui demandent la réglementation de la sphère financière pour mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, aux mouvements erratiques de capitaux. La grève de jeudi n'est pas, ou pas seulement, une grève revendicative, elle n'est pas, ou pas seulement, une grève contre le gouvernement, la globalisation était inévitable. C'est une grève contre le capitalisme libéral. Contre un monde devenu fou et cupide, indécent et irresponsable.

  • Israël en danger de paix ?

    Les constructions des colonies Israéliennes en hausse de 60 %, l'année dernière.

    L'hégémonie n'a pas de limite pourquoi s'arrêterait-elle faut-il une révolte mondiale pour faire comprendre que le soutient inconditionnel à Israël est catastrophique pour la paix du monde ?

    Selon un mouvement israélien, au moins 1.257 nouvelles «structures» ont été érigées en Cisjordanie l'an dernier. Des constructions jugées illégales par Ehoud Olmert et par la Communauté internationale, mais il et elle ne font rien, voir sur cliquez ici, le Figaro International .

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    Vue de la colonie de Pisgat Ze'ev à l'eest de jérusalem AFP. Le Figaro international.

    Alors que le gouvernement israélien s'oppose officiellement à la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie, celles-ci ont augmenté de 60% entre 2007 et 2008. Selon le rapport du mouvement anti-colonisation la Paix maintenant publié mercredi, au moins 1.257 nouvelles «structures», 748 constructions «permanentes» et 509 dont mobile-homes  ont été érigées l'an dernier, contre 800 en 2008.

    Peace Now, qui base son rapport sur des photos aériennes et des visites sur place, estime à 285.800 le nombre d'Israéliens vivant dans ces nouvelles colonies de peuplement. L'organisation souligne aussi dans son rapport que des terrains, y compris à l'intérieur des colonies, ont d'ores et déjà été «préparés en vue de la construction de 63 nouvelles structures».

    Dans le second semestre 2008, des chantiers de construction ont notamment été mis en route dans les colonies urbaines de Maale Adoumim, Beitar et Givat Zeev, dans la région de Jérusalem. Le rapport note que les colonies «sauvages» déjà existantes n'ont pas été entièrement démantelées en 2008, comme s'y était engagé le premier ministre Israélien Ehoud Olmert. Seule exception : l'expulsion manu militari de 250 ultranationalistes de la «maison de la discorde» à Hébron, le 4 décembre dernier.

    Israël a le droit de se défendre oui, mais contre qui ?

    Le Hamas une poignée d'hommes sans armes significatives eu égard  aux avions, chars et autres moyen de destruction, vous voulez rire, pas un seul coup de révolver n'a été tiré des pays arabes voisins d'Israël au point qu'ils ont été traités de lâches.

    L'hypocrisie d'Israël n'a pas de limite comme si Ehoud Olmert ne savait pas que les raccordements en eau et électricité ne dépendaient pas des autorités étatiques.

    Il est clair qu'il n'y aura pas de paix et pas d'Etat Palestinien. Les Palestiniens de Cisjordanie seront «intégrés» ou «exilés». Gaza continuera  à être un gros camp de réfugiés sous perfusion d'ONU et bombardé de temps en temps quand ça s'agite trop. C'est ce qui se passe depuis des années et c'est ce qui se passera... Aucun pays voisins au monde ne cherchera à intervenir, sauf pour payer quelques «frais de reconstruction» pour avoir conscience tranquille, «le commentaire d'un internaute».

    Gaza sera la honte de l'Occident, son holocauste, avec la complicité des arabes modérés qui préfèrent ça sur leur conscience que de reconnaitre qu'il n'y pas d'autre solution que la reconnaissance du Hamas qui mène un combat légitime pour les Palestiniens.

    De El Wartan 29/01/09, cliquez ici.

    Les remords tardifs de l’Occident par rapport à son antisémitisme avéré comme le procès contre Dreyfus en France (1894), les pogroms en Russie (1881-1906) et les horreurs du nazisme en Allemagne (1939-1945) ont trouvé, à la fin de la grande guerre, l’opportunité d’expérimenter une première thérapie.

    Le rapport de forces, issu justement de cette confrontation et dont la composition du Conseil de sécurité de l’ONU en est la parfaite représentation à formaliser la création du premier Etat théocratique en 1948 dans des frontières dites vertes, les seules reconnues légalement à ce jour.

    Les Palestiniens subissent alors une première injustice de l’histoire en payant la facture nazie alors qu’ils n’ont aucune responsabilité dans le martyre des juifs d’Europe. Les peuples de la région également en subissent les mauvais effets, car la défaite des armées arabes, la nakbah, a servi d’alibi aux Etats pour étouffer les mouvements réformateurs naissants.

    Pour affirmer son alliance avec l’Occident et établir sa vocation à le représenter, Israël participe en 1956 à l’expédition armée franco-anglaise contre le canal de Suez. Les Américains étaient occupés dans le Golfe à pomper un pétrole, dont le coût de production était 5 fois moins cher qu’en Amérique pour changer surtout la vie des gouvernants arabes qui apprendront à vivre la modernité, tout en enseignant la tradition aux enfants du peuple.

    Les Palestiniens paient cette fois-ci le prix de l’intrusion du pétrole dans la formation des décisions de la politique étrangère arabe. C’est la guerre de six heures en juin 1967 appelée injustement la guerre de Six jours, planifiée par Israël pour modifier fondamentalement l’équilibre des forces dans la région qui constituera un des maillons fondateurs de cette nouvelle alliance stratégique dans la confrontation Est-Ouest.

    Malheureusement, même la guerre froide n’avait pas servi la cause Palestinienne, car ses soutiens arabes les plus fermes, comme l’Algérie, l’Egypte, l’Irak, la Syrie la Libye ou l’ex-Yémen du Sud, n’avaient parfois d’autre choix que de soutenir Moscou contre l’ex-puissance coloniale ou parce que l’Occident était l’allié de l’adversaire, Israël.

    Cette fois, les Palestiniens paient le prix d’une confrontation idéologique planétaire dont ils deviendront jusqu’en 1990 et malgré eux le véritable fusible et en subiront les dommages collatéraux. Le soutien occidental à Israël est prétendument justifié par sa sécurité, ce qui l’a autorisé à s’arroger un droit de guerre permanent. L’argument ne résiste pas à la réalité,

    car les Etats voisins arabes n’ont pas tiré une seule cartouche depuis la guerre d’octobre 1973 dont les objectifs militaires étaient d’ailleurs limités à la récupération du Golan et d’une partie du Sinaï. Boumediène,

    qui avait payé cash, avec une générosité pour le moins précipitée, la facture de 200 millions de dollars pour couvrir les frais de l’effort de guerre des armées Egyptienne et Syrienne en armement Russe moderne dont notre propre armée n’en disposait pas.

    Les Etats engagés lui ont fait croire que cette offensive était totale et qu’elle visait à libérer Jérusalem et à affranchir les armées arabes de leur complexe d’infériorité. Il s’est produit tout le contraire. Les Accords de Camp David en septembre 1978 ont servi l’Egypte, lui ont conféré un statut d’interlocuteur privilégié de l’Occident et divisé les Arabes. Israël a obtenu la paix et la terre alors que le droit préconise la paix contre la restitution des territoires à leurs propriétaires légitimes les Palestiniens. Trente-cinq ans plus tard, ni le Hezbollah, dont la témérité aura coûté 6 milliards de dollars à un Liban convalescent ni l’organisation embryonnaire du gouvernement élu de Hamas ne menacent réellement la sécurité d’Israël.

    Tout le monde le sait et les intéressés en premier lieu, pas plus d’ailleurs que l’Iran, transformé pour l’occasion en épouvantail, ne représente une menace sérieuse. Car, même s’il venait à développer sa propre capacité nucléaire, il ne prendra pas le risque de faire une guerre même conventionnelle à la place des arabes, auxquels il dispute le leadership régional.

    Très pragmatiques, les Iraniens mesurent surtout les conséquences d’une riposte d’Israël dotée de plus de deux cents ogives nucléaires et soutenue inconditionnellement par les puissances occidentales. L’alignement sur Israël est par ailleurs souvent présenté aux opinions publiques occidentales comme un soutien à une démocratie amie cernée de dictatures hostiles. En fait, son image positive est essentiellement le résultat des efforts du lobby pro-israélien, plus riche, plus organisé et plus actif que le lobby arabe et au sentiment répandu, surtout aux USA, qu’Israël et l’Occident appartiennent à la même culture judéo-chrétienne. Cette filiation lui a conféré une impunité dont elle use et abuse, jusqu’à en faire la matrice du sentiment anti-occidental dans nos sociétés.

    S’il est vrai que chaque démonstration d’arrogance d’Israël participe à la militarisation, à son image des systèmes politiques arabes et divise davantage leurs dirigeants, il n’en est pas de même des opinions publiques du monde musulman qui ont pris la mesure de l’impuissance ou de la faiblesse de leurs Etats et forment une sorte d’union sacrée pour préserver leur dignité.

    Leurs réactions spontanées et citoyennes, tout en étant nouvelles, n’en sont pas moins réelles et, dans beaucoup de cas, récupérées et capitalisées par les forces politiques les plus radicales. Une fois couplées aux motifs d’insatisfaction internes, ces forces seront le meilleur argument d’Israël pour nous présenter à un Occident prédisposé aux préjugés comme des nations hostiles à ses valeurs.

    Logique implacable, récurrente et tellement conforme au confort intellectuel dans lequel s’est installée la pensée, les tenants du « the West and the rest ». Gaza a renseigné sur la persistance du parti pris des puissances Occidentales de leurs gouvernants, médias et autres faiseurs d’opinion et donne raison, à ce titre, aux plus sceptiques d’entre nous sur la volonté des USA et la capacité de l’Europe à amener Israël à admettre que la création d’un Etat palestinien, la seule solution politique à la crise du Moyen-Orient.

    Cette inconscience stratégique des USA soutenue par la solidarité subalterne de l’Europe ont déjà produit déjà leurs premiers effets en dépouillant le projet Euro-méditerranéen de sa substance et les initiatives américaines pour le Moyen-Orient du peu de crédibilité qui leur restait après l’invasion de l’Irak.

    De même qu’Israël aura réussi une fois de plus à différer la convivialité entre chrétiens et musulmans, réactivée à marche forcée après les attentats contre New York, Madrid et Londres.

    Les Palestiniens risquent d’être pour encore longtemps la représentation douloureuse des contradictions d’un monde arabe anachronique et sans poids dans la production de valeurs matérielles et immatérielles universelles.

    Ils sont les seuls à le ressentir aussi profondément, car les Arabes, qui ne se consolent pas encore de la chute de Grenade, n’ont pas conscience d’avoir déjà perdu El Qods. Si la morale commande de soutenir le faible, le monde devrait prendre la défense des adversaires d’Israël, les Palestiniens, peuple de toutes les légitimités. Par Abdelaziz Rahabi.

    Qu'écrire d'autre, et qui aura le courage d'imposer à Israël même pas le respect des autres, simplement leur vie.

    La nouvelle Administration Obama sur laquelle des espoirs ont été fondés que peut-elle faire engluée au départ par son accord implicite à la guerre de Gaza qui ne trompe personne en laissant George Bush jusqu'à la limite légale écraser Gaza. Le lobbying Juif aux Etats-Unis est très puissant et  Obama en est prisonnier, et s'il veut modifier le cours des choses on peut craindre pour sa vie. Les Juifs n'ont pas hésité à tuer Yitzhack Rabin qui avait la possibilité de mettre en œuvre une paix durement négociée.

    L'Occident en voulant se faire pardonner les crimes monstrueux qu'il a commis aux Juifs, permet à ceux-ci d'écraser les Palestiniens qui ne sont pour rien dans l'holocauste Nazi.

  • De l'hégémonie d'Israël à la complicité de l'Occident,

    du silence de certains pays arabes au massacre de Gaza.

     

    La logistique d'Israël est implacable, elle peut se résumer sous cette forme, provocations, ripostes, droit de vivre en paix, protection par occupation de terres Palestiniennes, mur, ripostes et ainsi de suite, le pas à pas dans la conquête des territoires avec ces morts et la complicité du monde Occidental associée aux yeux fermés de certains pays arabes.

    Les Palestiniens ne peuvent s'en sortir, si le Hamas reconnaissait Israël ce serait reconnaître l'occupation illégale des territoires Palestiniens annexés pas à pas par Israël, ce qu'il ne peut faire.

    Le massacre de Gaza a pour conséquence outre l'affaiblissement du Hamas, le renforcement de la haine des Palestiniens à l'égard d'Israël qui accepterait pour son peuple de mettre une croix sur tous ses morts femmes et enfants sans réagir ? Pour les enfants qui ont vu cette guerre disproportionnée, ils ne peuvent oublier, c'est donc partie remise, c'est que souhaite probablement les Juifs qui ne veulent pas la paix mais seulement étendre leur territoire par les provocations.

    Il n'y a aucun intérêt dans ce conflit qui dure depuis 60 ans outre le fait de comprendre sans plus. Ce massacre de Gaza fait prendre conscience de l'injustice que subissent ces Palestiniens et j'ai essayé, d'une façon aussi impartiale que possible, sans être pour l'un ou l'autre camp, ce qui en fin de compte m'a convaincu que les Palestiniens, plus faibles, subissent en toute impunité l'injustice de la loi du plus fort.

    C'est pour cela, comme tout citoyen, qui prend conscience de ces évènements ne peut en rester indifférent. Je témoigne par ce que conflit pourrit le monde qui ne demande qu'à vivre en paix. Depuis la fin de la guerre de 39/40, les conflits n'ont pas cessés, il est tant que celui-ci s'arrête et pour cela, il faut regarder les injustices par les prises de positions partiales du monde Occidental, Etats-Unis et Union Européenne.

    Pour développer le sujet il faut revenir aux accords de 1947.

    En 1947, des leaders nationalistes juifs (sionistes) réussissent à convaincre les puissances occidentales de créer un État juif au Moyen-Orient et les Nations Unies de séparer la Palestine historique entre les juifs et les non juifs. La Résolution 181, votée le 29 novembre 1949, stipule que l'État Juif, qui représente 33% de la population, se verrait attribuer 53% du territoire. Quant à l'État Palestinien qui compte 67% de la population, devrait se contenter de 47% du territoire de la Palestine historique. Les Palestiniens rejettent ce plan si manifestement injuste, et que, pour une fois, Israël accepte, une résolution des Nations Unies, parce qu'elle est à son avantage,

    Ce n'était que le début de ce que le peuple Palestinien appelle «le désastre» dont est responsable l'Occident.

    Pour développer l'argumentaire il convient de rappeler ce que cette partie du monde à subit depuis 60 ans, d'énormes souffrances, sans avoir la prétention de tout analyser le pour l'un, ou l'autre, des protagonistes ce serait énorme, mais en faisant au mieux jusqu'aux accords d'Oslo, la suite étant plus proche de nous pour son analyse.

    Rappel historique des guerres du conflit israélo-arabe.

    • Il y a eu ensuite la guerre israélo-arabe ou guerre de Palestine de 1948 à la base de l'exode Palestinien et des réfugiés Palestiniens, cliquez ici et ici .
    • Puis la guerre des frontières d'Israël entre 1949 et 1956 entre l'armée Israélienne et des militants Palestiniens le long des frontières entre Israël et la Cisjordanie (à l'époque territoire annexé par la Jordanie) ainsi que le long de la Bande de Gaza (à l'époque territoire sous contrôle Egyptien), cliquez ici .
    • Puis la guerre du canal de Suez en 1956 en territoire Egyptien. Le conflit éclata entre l'Égypte et une alliance secrète, le protocole de Sèvres, formée par l'État d'Israël, la France et le Royaume-Uni, suite à la nationalisation unilatérale du canal de Suez par l'Égypte, cliquez ici .
    • Puis la guerre des 6 jours du 05 au 10 juin 1967 entre Israël et une coalition (la Ligue Arabe) formée par l'Égypte, la Jordanie, la Syrie et l'Irak, mais des troupes vinrent aussi du Liban. L'Algérie envoya aussi des chars et avions.
      Cette guerre fut déclenchée comme une attaque préventive d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Egypte le 23 mai 1967 (les Israéliens avaient préalablement annoncé qu'ils considéreraient cet acte comme un casus belli), cliquez ici.
    • Puis la guerre d'usure 1968-1970 qui fut une guerre statique le long de la ligne de cessé le feu de la guerre des 6 jours, cliquez ici.
    • Puis la guerre du Kippour ou guerre israélo-arabe de 1973 qui opposa, du 6 octobre au 24 octobre 1973, Israël à une coalition menée par l’Égypte et la Syrie, cliquez ici .
    • Puis le conflit israélo-libanais, intervention militaire Israélienne au Liban en 1982 qui est un épisode de la guerre du Liban au cours duquel l'armée Israélienne envahit le sud du Liban à partir du 6 juin 1982 officiellement dans le but de faire cesser les attaques Palestiniennes de l'OLP basée au Liban, cliquez ici .
    • Puis la première intifada appelée guerre des pierres, qui est un soulèvement général et spontané, qui a débuté le 9 décembre 1987, à 1993, de la population Palestinienne contre l'occupation Israélienne. Elle a atteint son paroxysme en février lorsqu'un photographe Israélien publie des images qui font le tour du monde montrant des soldats Israéliens « molestant violemment » des Palestiniens suscitant ainsi l'indignation de l'opinion publique, elle a pris fin en 1993 lors de la signature des accords dits d'Oslo, cliquez ici .

    Ensuite la logistique du pas à pas fait son œuvre pour arriver aux accords D'Oslo qui semblaient prometteurs dans l'engagement d'une paix entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, cliquez ici, mais les juifs l'ont assassiné le 04 novembre 1995 à Tel Aviv. Premier ministre de 1992 jusqu'à sa mort, prix Nobel de la Paix en 1994 avec Yasser Arafat pour son action dans la signature des accords d'Oslo en 1993. La poignée de main historique avec Bill Clinton bien que représentant chacun deux conceptions religieuses et culturelles différentes d'existence, un immense espoir était né.

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    Les Juifs ont détruit ainsi toute possibilité de paix malgré Shimon Pérès ministre de affaires étrangères puis ensuite premier ministre, cliquez ici, parti travailliste, également prix Nobel de la paix en 1994. Battu aux élections de 1996 par Benjamin Netenyahou et le Likoud, cliquez ici qui, bien qu'opposé aux accords d'Oslo, les accepta devant le fait accompli sauf sur le statut de Jérusalem, ce qui permit la poursuite de la logistique de conquête du pas à pas par suite de la riposte des Palestiniens.

    Les accords d'Oslo, la déclaration de principes du 13 septembre 1993.

    Appelés aussi accord de Jéricho-Gaza, ils ont été signés à Washington DC en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’OLP et de Bill Clinton, Président des États-Unis pour poser les premières pierres à une résolution du conflit israélo-palestinien.

    Le texte de la déclaration de principe.

    Aménagements de l’autonomie provisoire.

    Le gouvernement de l’État d’Israël et l’équipe de FOLP de la délégation Jordano-palestinienne à la Conférence de la paix sur le Moyen-Orient, et de la délégation Palestinienne, représentant le peuple Palestinien, sont convenus qu’il est temps de mettre fin à des décennies d’affrontement et de conflit, de reconnaître leurs droits légitimes et politiques mutuels, et de s’efforcer de vivre dans la coexistence pacifique et la dignité et la sécurité mutuelles et de parvenir à un règlement de paix juste, durable et global ainsi qu’à une réconciliation historique par le biais du processus politique convenu. En conséquence, les deux parties souscrivent aux principes suivants :

    Article I : but des négociations,

    Les négociations israélo-palestiniennes menées dans le cadre de l’actuel processus de paix au Moyen-Orient ont pour but notamment d’établir une autorité Palestinienne intérimaire autonome, le Conseil élu (le « Conseil »), pour les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, pour une période transitoire n’excédant pas cinq ans, en vue d’un règlement permanent fondé sur les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité. Il est entendu que les arrangements intérimaires font partie intégrante de l’ensemble du processus de paix et que les négociations sur le statut permanent aboutiront à l’application des résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité.

    Article II : cadre pour la période intérimaire.

    Le cadre convenu pour la période intérimaire est exposé dans la présente Déclaration de principes.

    Article III : élections 1.

    Afin que les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza puissent se gouverner eux-mêmes selon des principes démocratiques, des élections politiques générales, libres et directes seront organisées pour le Conseil, sous la supervision convenue et sous observation internationale, tandis que la police Palestinienne assurera l’ordre public.
    2. Un accord sera conclu sur les modalités et conditions précises des élections, conformément au protocole joint en tant qu’annexe 1, avec pour objectif la tenue des élections au plus tard neuf mois après l’entrée en vigueur de la présente Déclaration de principes.
    3. Ces élections constitueront une étape préparatoire intérimaire importante sur la voie de la réalisation des droits légitimes du peuple Palestinien et de ses justes revendications, la suite sur cliquez ici.

    La logique des accords d'Oslo.

    Il a deux manières d'écrire l'histoire des accords d'Oslo

    La première repose sur la chronique des rencontres secrètes qui, durant l’année 1993, ont mis aux prises, pour la première fois, des représentants qualifiés de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Etat d’Israël conduisant à un émerveillement devant la découverte l'un de l'autre.

    La seconde plus froide ne se laisse pas prendre par cette alchimie, mais se concentre sur la logique des textes signés, sur leur conformité au droit international et sur leurs possibilités d’ouvrir vraiment une ère de paix entre les deux peuples, voir la logique des accords d'Oslo ici .

    Des livres récents illustrent cette approche contradictoire. L'un écrit par Uri Savir un proche de Shimon Pérès, l'autre écrit par Raja Shehadeh, est un avocat et juriste palestinien de Ramallah.

    Uri Savir narre une aventure qui commence dans la capitale Norvégienne au début de 1993. Pour lui, il n'y a pas de doute, les accords d’Oslo et leur application « ont tracé la voie que doivent suivre Israël, les Palestiniens et la région tout entière ». Ils sont, de ce point de vue, irréversibles.

    S’il critique souvent la politique de Yasser Arafat - notamment en matière de sécurité, il n’accepte pas forcément aussi les positions de son propre gouvernement. Il regrette ainsi le refus d’Iitzhak Rabin d’expulser les colons Israéliens du cœur d’Hébron après l’attentat de février 1994 contre des fidèles musulmans et, plus largement, la conception Israélienne de la sécurité, extrêmement bornée. Ainsi, après un attentat, explique-t-il, sans succès, à Shimon Pérès, « Si nous considérions le terrorisme comme l’enjeu principal, nous renforcerions la position des meurtriers et autres opposants au processus de paix (...). Nous devrions dire la vérité au public, que le terrorisme continuera jusqu’à ce que nous ayons conclu une paix véritable et que nous ne céderons donc à aucun prix. » Il reconnaît aussi que le bouclage renouvelé des territoires occupés, après chaque attentat, a renforcé les opposants aux accords d’Oslo.

    Pourquoi les accords ont échoués, cliquez ici .

    Un facteur important de l'échec fut l'attitude des Etats-Unis et de la Communauté Européenne dont la ligne de conduite a été constante, faire pression sur la partie la plus faible, les Palestiniens pour l'amener à plus de concessions, attitude perceptible dans les accords d'Oslo.

    La Norvège avait été choisie par l’OLP parce qu’elle était une alliée des Etats-Unis, un pays proche d’Israël, ces facteurs, pensait Yasser Arafat, favoriseraient le dialogue. Oslo se borna dans le plus grand secret à l'organisation de réunions. Au mois de mai 1993 Iitzhak Rabin, qui avait remporté les élections de juin 1992 et remplacé le dirigeant de droite Itzhak Shamir comme premier ministre, envoyait à Oslo des représentants officiels.

    Leur premier geste fut de remettre en cause les avancées déjà réalisées. Le nouveau ministre norvégien des affaires étrangères, Johan Jorgen Holst fut pris dans une logique infernale que l’on verra à l’œuvre durant les dix années suivantes,

    pour sauver les tractations, mises en cause par les exigences Israéliennes, il faut faire pression… sur les Palestiniens.

    Le rôle de la Norvège n’était pas dicté par la sympathie à l’égard d’Israël ou par le désir de l’aider. Les Norvégiens n’étaient pas forcément d’accord avec les différentes propositions Israéliennes. Mais le résultat était le même, la Norvège a toujours travaillé sur la base des demandes Israéliennes, accepté les «lignes rouges» Israéliennes, reculé pour prendre en compte les préoccupations Israéliennes de sécurité. C’était la seule manière de maintenir son rôle dans le processus de négociation.

    Les Norvégiens savaient fort bien qu’ils devaient être acceptés comme facilitateurs d’abord et avant tout par la partie la plus forte. Et Johan Jorgen Holst jouera souvent le rôle de « facteur » du gouvernement Israélien, se pliant à toutes ses exigences, lui rendant compte des négociations qu’il mène avec Yasser Arafat.

    Les Etats-Unis comme l’Union européenne adopteront pourtant la même tactique. D’autant qu’aucun mécanisme de résolution des conflits n’a été mis en place. Dans un premier temps, il avait été prévu qu’il existerait un « arbitrage international obligatoire ». Cette clause aurait permis à la communauté internationale d’intervenir sur la base du droit. Mais cette mention sera rayée, à la demande Israélienne de la Déclaration du 13 septembre, qui fait seulement référence à une éventuelle commission d’arbitrage qui ne pourra se tenir qu’avec l’accord des deux parties, une disposition qui restera lettre morte.

    Les accords d’Oslo, qui auraient dû déboucher sur l’indépendance et la prospérité, ont engendré pour les Palestiniens vexations et privations, sans même garantir la sécurité aux Israéliens.

    C’est avant tout la gangrène de la colonisation, dévorant inexorablement les terres, qui éroda l’espoir de paix chez les Palestiniens. Quelques chiffres parlent d’eux-mêmes, en 1993, on comptait environ 120 000 colons en Cisjordanie, leur nombre augmente de 40 000 sous les gouvernements travaillistes (celui de Rabin, puis celui de Pérès, juin 1993-mai 1996), de 30 000 sous le gouvernement de droite de Benyamin Netanyahou (1996-mai 1999) et encore de 20 000 durant le gouvernement d’Ehoud Barak (mai 1999-février 2001). Quand éclate la seconde Intifada, le nombre de colons en Cisjordanie dépasse les 200 000, plus un nombre équivalent à Jérusalem-Est, autre « territoire occupé ».

    « Un gouvernement du Likoud annonce la construction de dix implantations, mais n’en construit qu’une, les travaillistes en annoncent une mais en construisent dix »,

    disait un adage populaire Israélien des années 1980. Durant les années 1990, « années de paix », ces différences entre les deux formations disparaîtront et chacune multipliera les faits accomplis. L’esprit d’Oslo aurait supposé, durant les cinq ans d’autonomie, une évacuation militaire de l’immense majorité des territoires palestiniens occupés, il n’en fut rien.

    En l’an 2000, quand commencent les négociations sur le statut final, l’Autorité Palestinienne administre des confettis éparpillés sur 40% de la Cisjordanie seulement (si on additionne les zones A et B) et sur les deux tiers de la bande de Gaza.

    Mais, malgré ces faits, les accords d'Oslo ont surtout échoués à la mort d'Yitzhak Rabin qui aurait pu, me semble-t-il, sa mort ayant causé un immense désarroi parmi les Israéliens modérés, arriver à une paix car, pour les Palestiniens, c'était la possibilité de création d'un Etat eu égard aux erreurs qu'ils ont fait.

    Cela bien entendu n'excuse pas les Israéliens de vouloir conserver les territoires qu'ils occupent par la logistique du pas à pas avec la complicité de l'Occident qui ne dit rien et celle de certains pays arabes qui voient le Hamas comme une organisation capable de constituer une menace pour leur Etat.

    Alors, dans de telles conditions comment ne pas comprendre que des Palestiniens se révoltent en formant le Hamas comme seule organisation exigeant la restitution des territoires, le Fatah étant depuis longtemps hors course et à la main des Israéliens en acceptant l'hégémonie Israélienne. L'injustice conduit toujours à des révoltes quels que soient les régimes politiques, nous en savons quelque chose, il n'y donc à rien critiquer à ce que des groupes d'hommes se révoltent. En outre, le Fatah qui a accepté cette hégémonie Israélienne, est devenu le rival du Hamas, qui de ce fait, est considéré terroriste par ce qu'il ose revendiquer ce qui a été pris par cette logistique du pas à pas.

    On assiste depuis la fin des hostilités à une guerre des communiqués sur les positions d'Israël pour l'ouverture des points de passages à Rafah, à une trêve de 18 mois souhaité par Israël mais refusée par le Hamas. Puis à une trêve d'un an avec Israël proposée par le Hamas au cours des négociations indirectes organisées avec l'Egypte.

    Puis, alors que les témoignages de massacres se multiplient, Israël adopte une loi sur l’impunité de ses soldats.

    Puis à l'envoi par Obama d'un émissaire au Proche-Orient et tend la main à Téhéran, le moment étant venu de reprendre les négociations déclare Obama.

    D'après le Jérusalem-Post la Cour suprême Israélienne a ordonné dimanche au gouvernement d'autoriser l'accès à la bande de Gaza aux journalistes étrangers.

    Puis à une libération proposée par Israël du soldat Guilad Shalit prisonnier du Hamas contre la libération de 1000 prisonniers Palestiniens refusé par le Hamas. Puis à la reprise du dialogue entre le Hamas et le Fatah interrompu depuis 10 mois.

    A une incitation par les ministres des affaires étrangères de l'UE à l'Egypte pour durcir la surveillance de sa frontière avec la bande de Gaza pour empêcher le trafic d'armes à destination du Hamas. Puis à une déclaration du commissaire Européen au développement Louise Michel affirmant à Gaza que le Hamas avait une «responsabilité écrasante» dans la guerre qui a ravagé le territoire palestinien, parlant d'un «mouvement terroriste qu'il faut dénoncer comme tel».

    Ce qui est extraordinaire c'est l'irresponsabilité de ces commissaires Européens et de l'Europe qui n'a pas encore compris, depuis 60 ans, que finalement cette position partiale et aveugle ne mène nulle part en écrasant toujours le plus faible, et que tout est de sa faute. Israël à parfaitement raison d'agir de cette façon et n'est fautif en rien de ses actions.

    En d'autres termes, Israël se présente comme le bras armé de l'Occident contre les arabes, exécuteur des basses taches et n'est donc pas responsable.

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