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19.05.2012

La promotion Voltaire de l'ENA à l'honneur,

parmi les ministres de François Hollande.

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La promotion Voltaire ENA 1980

Support Wikipedia Que cela a dû être difficile de résoudre cette équation ministérielle de répartition des maroquins. Quant on a été trop longtemps écarté du pouvoir les appétits sont aiguisés et contenter tout le monde devient cornélien. D'autant plus que, pour bien faire, il fallait satisfaire cette exigence de parité que François Hollande s'était imposé. On imagine bien qu'elle est encore plus facile maintenant lorsqu'il n'y a pas encore le suffrage des législatives qui va bouleverser cet édifice ministériel. Les choses sont claires, Jean-Marc Ayrault 1er sur France deux le 16 mai à 20 heures, n'a pas fait de détours, ceux qui ne seront pas élus ne pourront rester au gouvernement, et cela s'applique à lui-même bien sûr.

Quelle différence avec les gouvernements de droite qui n'hésitèrent pas à mettre des copains même premier ministre, vous voyez de qui je parle. On retrouve là les fondements même de la république, il faut le suffrage des Français pour les représenter. Fini cette royauté de droite qui nomme et place des amis à des postes importants. Alors bien sur on entend des seconds couteaux clamer avant les législatives qu'ils n'ont pas d'expérience gouvernementale. Comment pourraient-ils en avoir une puisque pour le président et la plupart de ses ministres ils n'ont jamais eu cette possibilité de gouverner ? Dans le raisonnement de cette droite, il n'y aurait quelle qui aurait cette légitimité ? Ils ne seraient pas représentatifs pour diriger la France ? Comment ne pas exploser devant une telle supposition ? Il en fallait beaucoup moins sous la terreur pour avoir sa tête tranchée.

Mais aussi le représentant médiatique à France 2 David Pujadas, un peu rouge, avec Franck-Olivier Giesbert qu'on ne cesse de voir, dans cette droite télévisuelle, qui ose poser cette même question à Jean-Marc Ayrault. Sa réponse toute en douceur fut de lui faire comprendre que l'expérience de terrain qu'il avait dans sa ville de Nantes était aussi honorable, et qu'en outre, nombreux sont les présidents sans expérience gouvernementale qui ont dirigés un pays et qui en dirigent encore. Quant-ils auront des arguments aussi bas comment les apprécier ?

Et puis, il y a ceux qui tirent à tout va et qui bien sûr ne manquent pas de clamer la condamnation de Jean-Marc Ayrault d'il y a 15 ans lorsqu'il était maire de Nantes. Condamnation à 6 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour favoritisme dans un marché public de sa ville. Il assume d'ailleurs cette responsabilité mais ces faits n'ont en aucun cas mis sa probité et son honneur en jeu. Cette condamnation de Jean-Marc Ayrault mettrait en porte à faux François Hollande par ce qu'il clamait le choix de ministres politiquement irréprochables ? Non aux termes de la loi. Ces élus UMP se mettent, d'eux-mêmes, hors loi. Jean-Marc Ayrault bénéficie comme tout justiciable des effets de la réhabilitation. Celle-ci est acquise à l’issue d’un délai de cinq ans dans le cas d’une peine d’emprisonnement assortie de sursis simple, selon l’article 133-13 du Code pénal. De plus, à ce premier délai de cinq ans, un second de la même durée s’ajoute à l’expiration duquel une condamnation à du sursis simple est dite «non avenue». Jean-Marc Ayraut serait en droit de poursuivre à son tour en diffamation ces élus UMP. Tant que la politique sera à ce niveau de bassesse la France sera meurtrie.

2Cliquez sur l'image.

La première nomination de François Hollande fut celle de son secrétaire général de l’Élysée, Pierre-René Lemas préfet qui dirigeait le cabinet du président du sénat depuis le 14 octobre 2011 après avoir été meurtrit pas sa nomination aux Journaux officiels par Sarkozy en 2007 avant d'être directeur général de Paris Habitat 2008-2011. Ancien de Sciences-Po et de l'ENA promotion Voltaire, il fut un camarade de François Hollande. Il est âgé de 61 ans né le 21 février 1951 à Alger.

La structure de commandement de l’Élysée comprend d'autres membres.

Le Chef d’État major particulier le général d'armée Benoît Pugas âgé de 59 ans. Il était auparavant chef d’État major du président Sarkozy. dans son rôle de «chef des armées» institué par l'article 15 de la constitution de la Vème République. Il assure notamment la permanence opérationnelle des forces nucléaires, prépare les conseils de défense et assure la liaison avec le ministère de la Défense et l’État-major des armées. Il est le principal collaborateur militaire du chef de l'État.

Directeur de cabinet Madame Sylvie Hubac conseillère d’État ENA promotion Voltaire, et diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École des langues orientales. Elle occupait auparavant le poste de présidente du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique. Elle a pour adjoint Alain Zabulon. Préfet des Landes en charge des affaires intérieures, notamment des relations avec les collectivités locales. Avant les Landes, Alain Zabulon, 57 ans, était préfet de Corrèze depuis 2008.

Chef de cabinet Pierre Besnard 46 ans, il occupe une position en dessous de secrétaire général et du directeur de cabinet et de ses adjoints. Né à Saint-Brieuc, juriste de formation, il a travaillé dans le cabinet Daniel Vaillant, il a aussi été sous-préfet, puis chef de cabinet de Jean-Pierre Bel, lorsque celui-ci est devenu président du Sénat en septembre 2011. Il était donc déjà aux côtés de Pierre-René Lemas.

Conseiller politique et secrétaires généraux adjoints. Monsieur Aquilino Morelle, Messieurs Emmanuel Macron et Nicolas Revel.

Après ces nominations ce fut le tour des membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault 1er . 34 ministres 17 hommes et 17 femmes, 7 jeunes et 4 Hollandais historiques avec une parité respectée.

Il fallait trouver un équilibre, la gauche n'était pas présente depuis 10 ans. Seuls cinq membres du gouvernement ont déjà occupé, par le passé, des fonctions ministérielles,

Laurent Fabius, 65 ans Normal-Sup, Science-Po, ENA promotion Rabelais 1973, ministre des Affaires étrangères qui a voté non au traité sur la Constitution européenne de 2005,

Bernard Caseneuve 49 ans ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères chargé des affaires Européennes,

Pascal Cafin 37 ans EELV ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères chargé du développement,

Yamina Beguigui 55 ans Algérienne née en France ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères chargé des Français d'Outre-mer et de la francophonie,

Pierre Moscovici 5 5 ans Science-Po ENA 1984, ministre des finances et du commerce extérieur,

Marylise Lebranchu 65 ans proche de Martine Aubry ministre de la réforme de l’État de la décentralisation et de la fonction publique,

Jérôme Cahuzac 59 ans premier président à la Cour des comptes ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances et du commerce extérieur chargé du budget,

Alain Vidalie ministre délégué auprès du premier ministre chargé des relations avec le parlement.

Parmi les concurrents de la primaire on trouve,

Manuel Valls 40 ans ministre de l'intérieur qui a pris une part active lors de la campagne,

Arnaud Montebourg 52 ans le chantre de la démondialisation ministre du redressement productif qui obtient un poste stratégique,

Sylvia Pinel 34 ans parti radical de gauche ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif chargé de l'artisanat du commerce et du tourisme .

Quatre Hollandais historiques,

Michel Sapin 60 ansENA, son ami depuis le service militaire qui devient ministre du travail de l'emploi et du dialogue social,

Jean-Yves Le Drian 65 ans le président du Conseil régional de Bretagne, récupère le portefeuille de la Défense,

Kader Arif 53 ans proche de François Hollande depuis 2002, euro député né en Algérie ministre délégué auprès du ministre de la défense récupère le portefeuille des Anciens combattants,

Stéphane Le Foll 52 ans qui fut son chef de cabinet lorsqu'il tenait les rênes du PS, qui a été repêché à la dernière minute à l'Agriculture et à l'agroalimentaire.

Mais aussi,

Benoît Hamon 55 ans de la gauche du PS proche de Martine Aubry et du député des Landes Henri Emmanuelli ministre délégué auprès du ministre des finances et du commerce extérieur chargé de l'économie sociale et solidaire,

François Lamy 53 ans proche de Martine Aubry spécialiste des questions internationales devient ministre délégué auprès de l'égalité des territoires, du logement, chargé de la ville.

Par ailleurs on trouve,

Victorin Lurel, député et président du Conseil régional de Guadeloupe ministre des Outre-mer,

Christiane Taubira, des radicaux de gauche proche d'Arnaud Montebourg députée de Guyane devient Garde des Sceaux ministre de la justice qui a voté non au traité sur la Constitution européenne de 2005,

Delphine Batho 39 ans Royaliste ministre déléguée auprès de la Garde des Sceaux ministre de la justice,

George Pau-Langevin, 63 ans députée de Paris mais native de Pointe-à-Pitre devient ministre déléguée auprès du ministre de l'éducation nationale chargée de la réussite éducative,

Najat Vallaud-Belkacem, née au Maroc conseillère municipale à Lyon devient porte-parole du gouvernement et ministre du droit des femmes,

Fleur Pellerin, 39 ans née en Corée du Sud, adoptée à l'âge de six mois par une famille Française devient ministre délégué auprès du ministre du redressement productif chargé des petites en moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique.

Et puis,

Marisol Touraine 53 ans ministre de la protection sociale et de la santé, ancienne DSK, agrégée des sciences économiques et sociales, Louis-Le-Grand à Havard, Science-Po et Normal-sup,

Michel Delaunay 65 ans cancérologue ministre délégué auprès du ministre des affaires sociales et de la santé chargée des personnes âgées et de la dépendance,

Cécile Duflot ministre de l'égalité des territoires et du logement, une langue redoutable, DEA de géographie et diplômée de l'ESSEC,

Nicole Bricq 65 ans spécialiste des Finance ministre de l'écologie et du développement durable,

Frédéric Cuvillier 43 ans ministre délégué auprès du ministre de l'écologie et du développement durable chargé des transports et de l'économie maritime,

Auréllie Filippetti 38 ans ministre de la culture et de communication, Normalienne agrégée de lettres classiques, et famille Italienne communiste,

Geneviève Fioraso 57 ans ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche spécialiste de l'économie,

Najat Vallaud-Belkacem 35 ans d'origine Marocaine naturalisée Science-Po porte parole du gouvernement et ministre du droit des femmes,

Valérie Founeyron 52 ans médecin du sport de haut niveau une fonceuse ministre des sports et de la jeunesse de l'éducation populaire et de la vie associative,

Dominique Bertinotti 58 ans agrégée d'histoire proche de Royal ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales chargée de la famille,

Marie-Arlette Carlotti 60 ans ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé chargée des personnes handicapées.

2Document La Croix. com, cliquez sur l'image.

Le problème se posait pour le premier ministre, le choix était entre Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry. La première secrétaire de PS avait plus que tout autre sa place, c'était la suite logique. Seulement ses prises de positions pendant la primaire socialiste et le conflit permanent avec François Hollande pendant de nombreuses années ne pouvaient pas faire d'elle son premier ministre. Il lui fallait une personne qui pensait comme lui et en qui il avait mesuré la confiance. Politiquement, elle est supérieure à Jean-Marc Ayrault qui est inconnu des médias, mais peut-être plus malléable que l'aurait été Martine Aubry. Elle a joué et perdu c'est la règle du jeu. En outre, elle ne pouvait accepter un poste subalterne cela l'aurait déclassée. Bien sûr c'est une grande déception et de la rancune pourrait s'exprimer, bien qu'elle ait annoncé qu'elle ferait son travail aux législatives pour donner à François Hollande une majorité. En outre, le public aurait une bonne opinion de Jean-Marc Ayrault. Martine Aubry a assuré le 17 mai qu'elle «sera la première alliée comme j'ai été la première supportrice de François Hollande». En outre, elle a expliqué, «je sais depuis toujours que François Hollande choisira Jean-Marc Ayrault» pour Matignon. Le maire de Nantes est «un proche et François Hollande aime bien travailler dans la proximité. Et je pense que dans la période actuelle, une entente parfaite entre président et Premier ministre est absolument essentielle», a argumenté Mme Aubry. «Ce choix pour moi s'imposait, j'y étais préparée».

La photo de famille, cliquez sur l'image.

Les femmes du gouvernement, cliquez sur l'image.

08:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hollande

17.05.2012

François Hollande 7ème président de la 5ème république, et le 24ème président Français

déclara, je ne déciderai pas de tout, pour tout et partout.

Mais c'est surtout la confiance qui fut le sens de son engagement avec pour objectifs une justice indépendante et la jeunesse. Mais aussi une démocratie sociale et citoyenne. C'est également un contact chaleureux entre le président et la foule parisienne qui, sans cesse, fit qu'il serra les mains tendues, et embrassa ces visages venus l’acclamer.

Le discours du président de la république.

Support WikipediaLe deuxième président de gauche aussi, intronisé sous un faste républicain d'un autre temps mais nécessaire pour marquer l'importance des pouvoirs du président de la république. Majoritairement les Français aiment cette monarchie républicaine, cette solennité qui note que la France est un grand pays. De Gaulle n'a-t-il pas tout fait pour la restaurer ? Il y a pas moins de 10 mois, on ne pariait pas un centime sur sa capacité à être président de la république. Il serait écrasé par l'avocat Sarkozy, et pour le fantasmatique Mélenchon il était qu'un capitaine pédalo, quand à Martine Aubry c'était une gauche molle. Plus d'un ont été surpris par le fait qu'il affronta le déluge de pluie en remontant les Champs-Élysées en voiture décapotable, faisant d'elle une baignoire. Et cette petite voiture hybride, ordinaire et électricité, qui peut caler aux feux rouges et qui s'y arrête. Plus sobre et dépouillé difficile. Un temps nouveau est arrivé.

Pas de famille comme ce fut le cas avec Nicolas Sarkozy, c'est un président qui est élu. Un entretien d'une quarantaine de minutes en tête à tête entre les deux présidents pour les dossiers importants avant qu'ils retrouvent leur compagne pour l'adieu final du couple Sarkozy. Mais aussi une esquive précipitée de François Hollande du perron, il ne raccompagna pas le couple Sarkozy jusqu'à sa voiture. Y aurait-il eu entre les deux présidents des échanges houleux ? Se sont-ils dit ce qu'ils pensaient l'un de l'autre ? Tout est possible bien que Sarkozy se soit montré digne dans cette passation de pouvoir le 8 mai. Jean-Marc Ayrault à France 2 hier soir au journal de 20 heures à la question de David Pujadas, il répondit qu'il avait interrogé François Hollande et que celui-ci lui avait dit que tout c'était bien passé. Quant à François Hollande ce n'est l'image d'un homme incorrect. Peut-être tout simplement un problème protocolaire dans une investiture chronométrée et chargée en symboles républicains.

Une journée d'investiture copieusement arrosée, qui fut belle par sa simplicité. Puis, après avoir remonté en voiture les Champs-Élysées tête nue, sans imper, saluant la foule, il déposa devant la flamme du soldat inconnu une gerbe de fleurs. Après la signature du registre pour la mémoire, il écouta la Marseillaise et le champ des partisans et salua les grands corps constitués. La simplicité de la foule sous la pluie qui entourait cette partie de la place de l’Étoile l'attira comme pour s'imprégner de la chaleur des mains tendues. Après un déjeuné à l’Élysée avec les anciens premiers ministres socialistes de la cinquième république il partit sous la pluie honorer Jules Ferry entouré d'enfants dans le parc des Tuileries. Puis ce fut à la maison de Pierre et Marie Curie ou, sous les vivats, des employés il déposa aussi une gerbe à leur mémoire. La fin des cérémonies se fit à l'Hôtel de ville de Paris ou il retrouva les parisiens venus l'acclamer mais aussi dans cette grande et belle salle il reçut un accueil chaleureux des personnalités de son parti. Partout le même enthousiasme pour ce président normal, peut être de trop. Avant de monter dans l'avion pour l'emmener à ce rendez-vous, de tous les dangers avec la croissance et la révision du pacte de stabilité budgétaire avec la Chancelière Angela Merkel, sur le tarmac au pied de l'avion le nom du premier ministre, Jean-Marc Ayrault fut annoncé par son secrétaire général Pierre-René Lema. Un préfet de sensibilité socialiste nommé mardi 15 mai par le président de la république. Deux hommes qui se connaissent depuis leurs études à Sciences-Po. Un couple de socialistes du terroir, calmes et pondérés, ensemble sur le ban de l'Assemblé nationale, à la culture qui fleur bon la France. Cette nomination réhabilite ce prestigieux préfet, au fait de sa carrière, qui était le chef de cabinet de Jean-Pierre Bel, et qui avait été mortifié par Nicolas Sarkozy l'envoyant aux journaux officiels.

Un président montrant que le pluie n'arrête pas sa marche mais qui l'obligea de changer plusieurs fois ses vêtements. Un couple Hollande Ayrault pour une France apaisée.

Les images fortes de cette journée solennelle.

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L'entrée de l’Élysée la garde républicaine, cliquez sur l'image.

L'arrivée de François Hollande, cliquez sur l'image.

La salle de cérémonie, les corps sociaux et les invités, cliquez sur l'image.

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L'adieu au couple Sarkozy sur le perron de l’Élysée, cliquez sur l'image.

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La remise de la rosette de Commandeur de la Légion d'honneur, cliquez sur l'image.

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La déclaration du président du Conseil constitutionnel Bernard Debré signifiant à François Hollande qu'en vertu de l'article 7 de la Constitution, il devient le 7ème président de la république Française incarnant la France, cliquez sur l'image.

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Le discours de François Hollande, cliquez sur l'image.

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Le président François Hollande dans son discours, cliquez sur l'image.

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L'Arc de triomphe, cliquez sur l'image.

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Le serrage des mains à l'Arc de triomphe, cliquez sur l'image.

Le départ pour l'Allemagne fut mouvementé. La foudre dès l'envol s'abattit sur l'aéronef obligeant le commandant de bord à faire demi tour pour un autre avion. A l'arrivée à Berlin, après s'être excusé de son retard, François Hollande reçut les honneurs militaires accompagné par la Chancelière.

Angela Merkel à l'aéroport montrant le chemin à François Hollande, cliquez sur l'image.

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La conférence de presse, cliquez sur l'image.

Le Merkollande ? Cliquez sur l'image

Pour cette première rencontre, entre deux pensées politiques opposées, Angela Merkel et François Hollande ont montré un accord sur la Grèce, mais pas précisément dans les mêmes termes, mais aussi leurs différents sur la politique de croissance pour l'Europe. Sur la Grèce, François Hollande déclara qu'il accepterait le vote des Grecs. Ce qui a marqué, c'est leur volonté de dialogue, ne pas rester sans tout remettre à plat lors du Conseil européen du 23 mai, y comprit les euro-bons qui sont rejetés par Angela Merkel, comme l'a annoncé François Hollande. Cette mutualisation de la dette conduirait un surcoût important pour l'Allemagne sur son taux d'emprunt. Pour ce qui est de la révision du pacte de stabilité budgétaire pour y adjoindre un volet croissance, il ouvre un compromit. Il a annoncé qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle. De son côté, Angela Merkel a assuré qu'il y avait des points d'accord sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un «concept général» qui pouvait recouvrir différents types de mesures. Une chose est certaine, Angela Merkel a tourné la page Sarkozy. La raison d’État oblige. Il n'en sont qu'au début de leur alliance d’État pas encore camarades. Mais l'adversité inspire le respect. Ils sont condamnés à sauver l'Europe ou à la tuer.

08:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hollande

15.05.2012

Quelle est la portée politique de l'hommage de François Hollande

à Marie Curie et à Jules Ferry ?

Support WikipediaLes présidents de la république nouvellement élus se doivent d'honorer une figure de notre république représentant une action qui marqua la vie républicaine de notre nation. Quand Valéry Giscard d'Estaing fut investi, il ne dédia pas son septennat de l'époque à une quelconque figure de notre histoire républicaine. Son investiture refléta en 1974 le 27 mai le signe de la simplicité, il ne voulut faire grandiose. Il marqua, à pieds, le passage du ministère des finances qu'il occupait avant d'être élu président de la république, jusqu'à l’Élysée. Cette marche fit qu'il fut applaudit par la foule derrière des barrières tout le long du parcours. Arrivé à l’Élysée il fut accueillit par Alain Poher président du sénat et second personnage de l’État, le président Pompidou ne put passer le témoin par suite de son douloureux décès. Le 21 mai 1981 c'est au tour de François Mitterrand de faire son geste symbolique qu'il voulut solennel, c'était la première fois qu'un homme de gauche accédait à la magistrature suprême. Il se rendit au Panthéon. Son cortège s'arrêta rue Soufflot et descendant de voiture, il remonta seul à pieds la rue qui mène au Panthéon deux roses à la main, laissant la foule derrière lui. A l'intérieur du Panthéon, il se recueillit devant les tombes du fondateur du socialisme Français Jean Jaurès, du grand résistant que fut Jean Moulin et de Victor Schoelcher qui participa à l'abolition de l'esclavage en France. Le 17 mai 1995 ce fut Jacques Chirac qui plaça cette journée sous le signe du gaullisme. Tôt le matin, il se rendit à Colombey-les-Deux-Eglises pour y déposer une gerbe de fleurs. Le 16 mai 2007 Nicolas Sarkozy rendit hommage aux 35 jeunes résistants Français qui furent fusillés au Bois de Boulogne en août 1944 par les nazis, une semaine avant la libération de Paris.

Pour François Hollande ce sera Marie Curie et Jules Ferry.

Marie Curie est née Maria Salomea Skłodowska à Varsovie au sein du Royaume du Congrès, actuellement la Pologne, et mourut le 4 juillet 1934 au sanatorium de Sancellemoz situé à Passy en Haute-Savoie. Elle fut une grande physicienne et chimiste Française. Avec son époux Pierre Curie ils reçurent en 1903 une moitié du prix Nobel de physique avec Henri Bequerel pour leurs recherches sur les radiations. En 1911 elle reçut le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium. Elle est à ce jour la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel et la seule parmi tous les lauréats à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques différents. Elle donna sa vie à la science. François Hollande célèbre en elle l’immigrée qui fut une gloire de la science Française. En ce moment ou les immigrés sont vilipendés et accusés de tous nos maux, ce geste symbolique envers cette femme montre à la fois qu'ils peuvent apporter une valeur d'exemple à notre pays, mais avec Jules Ferry, il place la femme au même niveau que l'homme.

Jules Ferry est né le 5 avril 1832 à Saint-Dié, Vosges, et mourut le 17 mars 1893 à Paris. Membre du gouvernement provisoire en 1870 et maire de Paris en 1871, il fut l'auteur des lois de la IIIème République rendant l'instruction obligatoire gratuite et l’enseignement laïc. Considéré comme le promoteur de «l'école gratuite, laïque et obligatoire», il est devenu plusieurs décennies après sa mort, une figure emblématique de la laïcité Française et l'un des pères fondateurs de l'identité républicaine. En fait il fut un défenseur de l'école mais pas exclusivement laïque. La loi du 28 mars 1882 porta sur l'enseignement primaire obligatoire mais non de scolarisation, et ne fit pas mention directe à la laïcité, mais de façon implicite, comme on peut le remarquer sur la référence citée.

«Cette loi ne fait mention ni de la laïcité, ni de la neutralité. Les premiers programmes de l’éducation morale laïque, parus au Bulletin administratif du 27 juillet 1882, ne font mention ni de la laïcité, ni de la neutralité. On ne trouve nulle part non plus, dans cette période, l’expression de «morale laïque», autant dire qu’on n’en trouve pas, à proprement parler, l’affirmation. La loi du 28 mars 1882 s’intitule sobrement, «loi relative à l’obligation de l’enseignement primaire». Le principe de laïcité, tout en n’étant ni évoqué, ni explicité, est implicite dans la mention de l’abrogation des articles 23, 18, 44, et du § 2 de l’article 31 de la loi Falloux du 15 mars 1850. L’article 23 de la loi Falloux mettait en tête des programmes de l’école primaire l’instruction morale et religieuse. Dans la loi du 28 mars, elle est remplacée par l’instruction morale et civique. Les articles 18 et 44 de la loi du 15 mars 1850 qui donnaient aux ministres des cultes un droit d’inspection, de surveillance et de direction dans les écoles primaires publiques et privées et dans les salles d’asile, ainsi que le § 2 de l’article 31 de la même loi qui donnait aux consistoires le droit de présentation pour les instituteurs appartenant aux cultes non catholiques, sont abrogées par la loi du 28 mars 1882». Ce texte est tiré, de Laurence Loeffel, Université de Picardie Jules-Vernes, Faculté de Philosophie, Sciences Humaines et Sociales, et que j'ai corrigé et complété.

Les premiers textes institutionnels qui encadrent l'école primaire dans la république sont plutôt sibyllins dans le sens de la laïcité et par voie de conséquence sur la neutralité de l'école publique.

La notion moderne de la laïcité apparaît quand la théorie politique et celle de l'État deviennent capables d'une pensée autonome sur la question religieuse. En 1792, Condorcet présente à la Convention un plan d’organisation de l’instruction publique basé sur les principes de la laïcité. Son Rapport sur l’instruction publique postule comme élément fondamental de l’éducation «la libération de l’esprit». Il tient ainsi à bannir de l’école toute doctrine politique, toute autorité religieuse et tout dogme intellectuel ou pédagogique,

«la Constitution, en reconnaissant le droit à chaque individu de choisir son culte, en établissant une entière égalité entre tous les habitants de France, ne permet pas d’admettre dans l’instruction publique un enseignement qui donnerait à des dogmes particuliers un avantage contraire à la liberté des opinions».

Les philosophes des Lumières au XVIIIème siècle comme Voltaire, se sont mis à parler de prêtres ou de missionnaires laïques pour désigner la vocation morale hors du clergé et des doctrines religieuses. Les termes «laïcué», «laïciser», «laïcisation», ne sont attestés qu'à partir de la chute du Second Empire, en 1870, le terme «laïcité» est contemporain de la Commune de Paris qui vota en 1871 un décret de séparation de l'Église et de l'État. Jules Ferry fut un adversaire résolu des Fédérés ce qui l'obligea à prendre la fuite de Paris étant encore maire. Il fut donc un homme politique très controversé puisque aussi partisan de l'expansion coloniale ce qui lui donna le surnom «Tonkinois» par ses adversaires politiques et une partie de l'opinion publique hostile à l'expansion coloniale. «Jules Ferry fut non seulement un grand colonisateur, mais c'est quelqu'un qui fonda la colonisation sur une vraie théorie raciste. De même qu'il faut éduquer les enfants, il faut éduquer les Africains, c'était cela l'idée». Les conservateurs comme Adolphe Thiers sont opposées à la colonisation qu'ils accusèrent de détourner hors du territoire les investissements, tandis que les progressistes y furent favorables pour des questions idéologiques. Mais la gauche républicaine de Georges Clemenceau y fut opposée également parce que les aventures colonialistes détournaient l'attention des provinces perdues d'Alsace-Lorraine.

Ces hommes des Lumières sont liés, sous la Troisième République, à la mise en place progressive d'un enseignement non religieux mais institué par l'État. Le substantif «la laïque», sans autre précision, désignait familièrement l'école républicaine. La laïcité sécularise alors la puissance publique et renvoie l'activité religieuse à la sphère privée.

En fait c'est Ferdinand Buisson qui crée le mot «laïcité». Député très proche de Jules Ferry, il présida en 1905 la commission parlementaire de séparation des églises de l’État. Il fut un personnage clé de la rénovation de l'école primaire. De 1879 à 1896, il fut appelé par Jules Ferry, successeur de Jules Simon, à la direction de l’Enseignement primaire. Au cours de cette période Ferdinand Buisson mit en œuvre le chantier remarquable du Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, pour la rédaction duquel il s'entoura de plus de 358 collaborateurs. La première édition fut publiée par Hachette entre 1882 et 1887. En 1890, il devint professeur de pédagogie à la Sorbonne. Puis supervisa le travail d’écriture et de conception des lois sur la laïcité. Autant dire qu'il fut le maître de la rénovation de l'école primaire.

Pourquoi François Hollande a-t-il voulu honorer Jules Ferry en lui dédiant comme à Marie Curie son quinquennat ? Pour l'école probablement certainement pas pour l'expansion colonialiste qu'il développa. Cette référence à Jules Ferry va donner à ses opposants du grain à moudre l'accusant de commémorer le racisme, ce serait vil et malhonnête. Il n'a pas cherché à approfondir le personnage, qu'il faut reconnaître avoir entrepris, avec d'autres, la longue marche vers l'école républicaine et laïque.

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